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Monday, 07 February 2005 |

Monsieur le Président de la République Française
Palais de l'Elysée
55, Rue du Faubourg Saint-Honoré
F - 75008 - Paris - France
Bruxelles, le 25 juin 2003
Monsieur le Président,
J'ai été choquée d'apprendre l'attaque lancée par la police française
le 17 juin 2003 contre les réfugiés iraniens en France, membres ou
sympathisants du Conseil National de la Résistance iraniennne. Les
conditions brutales de cette intervention soulèvent beaucoup
d'interrogations et ternissent la réputation de terre d'asile de la
France
Cette opération intervient à un moment où se déroulaient en Iran, à
Téhéran en particulier mais également dans d'autres villes iraniennes,
de nombreuses manifestations pour réclamer la mise en oeuvre de
libertés politiques et la fin d'un gouvernement théocratique. Madame
Maryam Radjavi, en exil en France depuis 1982 et élue par le CNRI
présidente de la future République, prône une interprétation moderne et
démocratique de l'Islam. Il est inquiétant de constater que l'
interdiction en Iran de ces manifestations pour une ouverture
démocratique coïncide en France avec des interpellations massives
d'opposants au régime de Téhéran et l'arrrestation de Madame Radjavi.
Je vous demande bien vouloir intervenir afin de faire procéder
immédiatement, en l'absence de motifs d'inculpation précis et prouvés,
à la remise en liberté des 11 membres encore détenus à ce jour, et en
particulier de faire libérer Madame Maryam Radjavi, qui a subi
récemment une intervention chirurgicale. Je vous prie instamment de
veiller à ce qu'aucune expulsion ni extradition vers l'Iran ou un pays
tiers n'intervienne, mesures qui mettraient immédiatement la vie de
Madame Maryam Radjavi en danger.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération.
Ulla Sandbaek, MEP
Parlement Européen |