À la mémoire impérissable du Dr Mohammad-Ali Sheikhi
Président de la Commission des universités du Conseil national de la Résistance iranienne
C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès du professeur Mohammad-Ali Sheikhi, grande figure scientifique et politique iranienne, qui a été, dès les débuts de la révolution anti-monarchique, l’un des piliers du monde universitaire à l’Université de Téhéran.
Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches, à la communauté des professeurs et des universitaires, à ses compagnons de lutte au sein du Conseil et de la Résistance iranienne et tout particulièrement au président du CNRI, auprès duquel le Dr Sheikhi aura été, pendant cinq décennies, un compagnon fidèle et indéfectible au fil des épreuves et de toutes les épreuves et de tous les événements.
La vie et le combat du Dr Sheikhi — compagnon de longue date de Massoud [Radjavi] et l’un des tout premiers membres du Conseil national de la Résistance iranienne — constituent, depuis la dictature monarchique, à travers la lutte contre la réaction et la répression exercées par Khomeiny, puis dans la résistance révolutionnaire après le 20 juin 1981, un symbole éclatant de la ténacité et de la résistance du monde universitaire iranien face à la dictature.

Salut à son âme lumineuse, qui s’est dressée avec un courage exemplaire contre la tragédie sanglante imposée par Khomeiny aux universités iraniennes sous le nom de « révolution culturelle », et qui a fondé, pour défendre le bastion de la liberté, le groupe des « Professeurs engagés des universités et des établissements d’enseignement supérieur ».
Le Dr Sheikhi se distinguait par des lignes de démarcation claires et fermes face au chah et aux mollahs, et par des positions intransigeantes contre les agents, mercenaires et traîtres vendus au régime. Ses écrits comme ses interventions au sein du Conseil demeurent remarquables par leur limpidité et leur force éclairante.
Sa disparition est douloureuse, mais sa voie de lutte, son insistance sur la nécessaire démarcation avec le chah et le clergé, ainsi que l’engagement exemplaire de ce professeur intègre et dévoué — en particulier pour les étudiants et les universitaires — restent vivants, influents et demeurent un phare pour l’avenir.
En vérité, le Dr Mohammad-Ali Sheikhi aura été, durant des décennies, la voix inextinguible de la protestation et de l’aspiration à la liberté dans le monde universitaire.
Il était un défenseur infatigable de la liberté académique et des droits des étudiants et des enseignants, et le porte-parole des aspirations progressistes des intellectuels et chercheurs iraniens pour libérer les universités du pays des chaînes de la réaction et du despotisme religieux.
Je présente mes condoléances au président du Conseil national de la Résistance iranienne, à ses compagnons de lutte au sein de ce conseil, et tout particulièrement à ses compagnons de la cité d’Achraf et aux unités de résistance, et j’exprime ma profonde sympathie à ses chères filles.
Il ne fait aucun doute que les étudiants et les membres du corps universitaire iranien, d’où est issu un enseignant d’une telle valeur, poursuivront sa voie jusqu’au renversement de la dictature religieuse et l’instauration de la liberté et de la démocratie en Iran.

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