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Sep01

Discours de Maryam Radjavi pour l’anniversaire du massacre à Achraf du 1er septembre 2013

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Discours de Maryam Radjavi pour l’anniversaire du massacre à Achraf  du 1er septembre 2013

Le massacre d’Achraf, un dossier non résolu, qui concerne directement aujourd’hui la résistance, la liberté et les droits humains en Iran
Le 1er septembre 2017


Chers Amis,
Chers sœurs et frères,
Nous sommes rassemblés pour commémorer l’épopée du camp d’Achraf, commémorer l’épopée de la persévérance et du sacrifice des Achrafiens le 1er septembre 2013. C’est aussi aujourd’hui la Fête du Sacrifice.

En cette fête et en cet anniversaire nous voici réunis pour renouveller notre serment aux 52 membres des Moudjahdines du peuple qui ont versé leur sang par amour de leur patrie. Nous jurons de mener, avec chaque goutte de leur sang, l’immense bataille du renversement de la dictature religieuse.

L’épopée d’Achraf
C’est vrai qu’à chacun de ses instants, l’épopée d’Achraf reste impressionnante.

Ma chère Zohreh Ghaemi, jusqu’au moment de sa mort était au commandement des Achrafiens.

On voit dans une scène quatre Moudjahdines du peuple, les mains attachées. Mes chers frères Ebrahim Assadi, Saïd Akhavan, Hossein Mam Rassouli et Rahman Manani ont tous été abattus à bout portant. Ils sont allongés les uns à côtés des autres.

Les bourreaux n’ont même pas épargné les blessés sur leurs lits d’hôpital et les ont abattus à bout portant.

Quel que soit celle ou celui que l’on regarde, ils ont combattu jusqu’au bout et jusqu’à leur dernier souffle.

Je me souviens d’une parole de Massoud Radjavi disant : « si vous me demandez de définir les Moudjahidine du peuple de la manière la plus brève, je dirai : la fidélité au serment donné et un sacrifice sans fin dans l’histoire de l’Iran. »

Parmi ces martyrs, il y avait des figures d’avant-garde de la nouvelle génération iranienne. Rahman Manani, Amir Nazari, Saïd Akhavan, Nasser Habachi et Yasser Hadjian. Ce sont des pionniers de la jeunesse iranienne. Des combattants dévoués d’un niveau de conscience très élevé au plus haut degré d’unité et de sincérité, qui avaient choisi avec ferveur de se trouver en première ligne du combat.


Et comme nous ne l’avons pas oublié et nous ne l’oublierons pas, sept Achrafiens ont été pris en otages. Le pouvoir irakien ne nous a toujours pas donné d’informations à leur sujet. Malheureusement l’ONU, les Etats-Unis, l’Union européenne et le HCR n’ont pas contraint ce gouvernement de paille à fournir un rapport à ce sujet.

Les mollahs et leur homme de paille Maleki sont complices dans cette prise d’otages mais ils refusent lâchement d’en prendre la responsabilité. Cependant nous n’oublierons pas et nous ne connaitrons pas de répit tant que la dictature religieuse, ses agents et ses mercenaires en Irak ne seront pas traduits en justice pour ce crime.

Le message des témoins du massacre d’Achraf
Certaines épopées ont besoin du passage du temps pour délivrer leur message. Mais d’autres génèrent immédiatement une dynamique, elles se regénèrent. L’épopée d’Achraf est de celles-là. Car la résistance de 42 vaillants Achrafiens a aussitôt engendré un mouvement, une dynamique.

Vous les témoins de cette tragédie, vous les Moudjahdine du peuple qui vous êtes battus là-bas, en ces minutes et ces heures entre la vie et la mort, sous le commandement de notre sœur Maryam Akbari, vous avez mené une résistance sans répit. Elle a su répondre de la meilleure manière au devoir historique qui a été le sien. A ce moment vous n’étiez pas 42, vous étiez les représentants de toute la nation enchainée qui veut renverser la dictature religieuse. Vous étiez des martyrs vivants qui luttiez contre des assassins. Vous représentiez à ce moment l’histoire de l’honneur de la cité d’Achraf. Et auprès des représentants de l’ONU, vous avez eu un rôle déterminant pour dénoncer ce massacre.

Votre bataille en ces jours difficiles a retourné la situation. Vous avez envoyé à chaque prisonnier politique votre message et vous avez montré la voie à chaque jeune insurgé. Le message était et reste qu’il faut se lever et résister.

Le plan du régime pour anéantir le travail de la Résistance
En exécutant une longue file de commandants d’avant-garde de la nation iranienne, le régime voulait compenser son recul dans le programme nucléaire et plonger la société iranienne dans le désespoir et le découragement. Mais vous avez fait de cette tuerie une épopée de persévérance qui a renforcé l’esprit de résistance dans la population.

Les mollahs avec leur alliés s’imaginaient pouvoir éliminer la Résistance. Ils voulaient mettre une fin définitive non seulement à Achraf, mais aussi à l’OMPI, à la Résistance et même au dirigeant de la Résistance. C’était un plan préparé depuis quelques temps par le régime des mollahs et ses alliés et le 1er septembre, ils ont mis en œuvre cette boucherie.

Si vous vous en souvenez, lors du grand rassemblement de juillet 2013 à Paris, j’avais parlé de la coordination entre Khamenei, Kobler et Maleki, qui visait précisément le dirigeant de la Résistance iranienne.

En juillet 2012, sur la médiation et à la demande d’un groupe de personnalités éminentes américaines et européennes, et en leur présence, j’avais accepté l’avant-dernière rencontre avec Kobler. Cela faisait un moment que je ne le rencontrais plus parce qu’il se tenait clairement dans le camp des mollahs.

Mais dans cette réunion, outre tous les stratagèmes et les ruses pour le transfert forcé de l’OMPI d’Achraf à Liberty, Kobler qui avait rencontré des agents de la gestapo des mollahs et s’était longuement entretenu avec eux, insitait pour obtenir des renseignements sur Massoud. Je me suis mise vivement en colère et j’ai protesté. Mais en faisant preuve d’une insistance suspecte, il continuait à poser des questions et même dans le rôle du loup déguisé en agneau, il disait que pendant le déplacement, il voulait le protéger des dangers. Il était si sournois et si ignoble que même les personnalités présentes ont protesté, certaines se sont levées pour lui demander ce qu’il cherchait avec toutes ces questions suspectes ? Cette réunion a pris fin sous tension.

Une semaine après la grande tuerie du 1 septembre, le vice-commandant des Pasdaran a répété d’une autre manière avec la plus grande stupidité ses espoirs immondes tenus en échec et les intentions de Kobler. Il a dit que Massoud Radjavi n’avait pas encore réagi et que cela voulait dire que soit il aurait été tué et que ce n’était pas annoncé ; soit que cela signalait un désespoir généralisé !
Qu’ils se mettent dans la tête qu’ils emporteront cet espoir dans la tombe.

De même notre frère Tahar Boumedra a vu de près, avec cette machination, les plans du régime et de son gouvernement de paille en Irak ainsi que la complicité de Kobler. Il était à cette époque au courant de nombreux plans et programmes qu’ils avaient fomentés. Vingt jours après le massacre à Achraf, il a révélé que pour le régime iranien, le principal préoccupation était de trouver la trace du dirigeant de la Résistance à Achraf et qu’il devait avec 200 autres personnes (à Achraf et Liberty) être arrêté et expulsé.

Le 15 novembre 2013, Tahar Boumedra a souligné que dans le massacre du 1er septembre à Achraf, ils avaient cru pouvoir s’emparer de notre dirigeant.

Ni le chah ni les mollahs, avec leur condamnation à mort de Massoud, et le massacre de sa génération, ne sont parvenus à rien.

Les martyrs d’Achraf ont ouvert la voie vers la liberté de l’Iran
Montazeri, alors qu’il était dauphin de Khomeiny, avait dit que « les Moudjahdine du peuple ne sont pas des individus, mais un courant de pensée. Cela ne sert à rien de les tuer, au contraire cela va les propager. » Oui les martyrs d’Achraf croissent et se multiplient dans chaque coin de l’Iran enchainé.

Nous avons vu comment même la section 350 de la prison d’Evine est devenue un foyer de révolte et une autre Achraf et comment Gholam-Reza Khosravi y a engendré une formidable épopée.

Les martyrs d’Achraf, ont ouvert la voie d’un millier d’Achraf, la voie de la victoire et de la liberté. Avec les hautes valeurs qu’ils avaient créées, ils sont à jamais présents, ils ne cessent de nous influencer et avancent en première ligne dans chacune de nos batailles. Comme l’a dit Victor Hugo : « Les morts sont des vivants mêlés à nos combats. »

Un dossier non résolu
Quatre ans ont passé depuis l’exécution collective des Moudjahidines du peuple à Achraf. Mais ce massacre n’appartient pas au passé, car c’est un dossier qui n’a pas été résolu et qui concerne directement aujourd’hui la résistance, la liberté et les droits humains en Iran.

Il existe trois courants dans le dossier d’Achraf : d’un côté les frappes effrénées de la dictature religieuses pour anéantir la Résistance et l’alternative à ce régime. D’autre part, la politique de complaisance du gouvernement américain de l’époque qui voulait sacrifier l’OMPI avec toute la région à sa trahison. Et face à ces deux courants, brille la persévérance glorieuse de l’OMPI.

A l’occasion de l’anniversaire de cette tragédie, je voudrais aborder aujourd’hui trois sujets. D’abord la véritable motivation derrière l’exécution collective des Achrafiens, ensuite le lien entre le dossier d’Achraf, les négociations et l’accord sur le nucléaire et enfin la nécessité d’activer le dossier d’Achraf et Librety et le mouvement pour la justice à cet effet.

Le régime voulait éliminer ou faire capituler l’OMPI
Examinons l’histoire des 14 années de persévérance. Tant durant les années où les Etats-Unis assuraient la protection d’Achraf que durant les années où le gouvernement de paille irakien s’était emparé du contrôle d’Achraf, l’OMPI a fait preuve de flexibilité pour aboutir à une solution politique et a répété à plusieurs reprises accepter toute option sauf la capitulation. Mais les parties concernées n’ont fait que trahir, du gouvernement américain de l’époque à l’ONU en passant par le gouvernement Maliki.

Je rappelle que pour la seule année 2011, l’OMPI avait présenté 14 plans de transfert et de sortie d’Irak aux parties américaines et onusiennes. Je rappelle que la Résistance a publié au moins 50 avis juridiques et rapports documentés sur les statuts juridiques et les droits des Achrafiens et la nullité des calomnies du régime.

Mais le problème ce n’était pas ça. Par le passé, je lai dit à plusieurs reprises : « Ce que le régime voulait vraiment ce n’était pas que l’OMPI parte d’Achraf ou quitte l’Irak. L’objectif du régime c’était d’éliminer physiquement les membres de l’OMPI ou de les obliger de capituler. Il n’y avait pas de troisième option. »

Le secret de la survie et de l’avancée de l’OMPI
L’OMPI durant ces années a dû choisir entre la capitulation et la lutte et elle a choisi de résister et de se battre. Le secret de la survie et de l’avancée de ce mouvement repose dans ce choix.

Au cours de toutes ces années, surtout lors des attaques, les capitulards et ceux qui récusaient la résistance lançaient leurs pics aux Achrafiens par ces questions « à quoi ça sert de résister là-bas ? » et « est-ce que ça en vaut la peine ? »

Par crainte ou par leurs liens avec le camp de la dictature religieuse, ils étaient incapables de comprendre le fait que se battre et résister constituent l’arme la plus efficace d’un mouvement de libération. Un mouvement qui met cette arme à terre, perd son honneur, sa crédibilité et le soutien de la population, et finalement ne peut conserver son existence physique.

Si l’on se base sur une vision fondée sur les intérêts, on ne devrait pas ébranler l’équilibre d’une vie prospère et dans ce cas aucune séquence de la persévérance d’Achraf et Liberty ni aucune partie des combats de l’ensemble des peuples n’ont de valeurs pour eux.

Alors il faut dire que tout l’honneur revient à Achraf et aux Achrafiens qui incarnent la révolte contre la tyrannie et l’exploitation.

De ce point de vue, Achraf , en tant qu’esprit et symbole de la lutte, constitue l’enjeu même de la problèmatique de l’Iran et des Iraniens. C’est le sang qui court dans les veines de l’époque et c’est le récit qui demeure.

Le rapport entre le massacre du 1er septembre et les négociations nucléaires
Un autre sujet que je veux aborder, c’est le rapport entre le massacre du 1er septembre à Achraf et les négociations nucléaires.

La vérité c’est que l’exécution collective des Moudjahdine du peuple le 1er septembre est la moitié cachée du « calice de poison atomique » absorbée par le régime iranien et du projet de l’accord nucléaire.

Le 24 novembre 2013 les représentants du régime dans les négociations à Genève ont signé un protocole d’accord nucléaire. Avant le début de ces négociations, à savoir en septembre 2013, Khamenei, par le biais de son homme de main Maliki, s’est livré au massacre d’Achraf. Deux ans plus tard, le 21 octobre 2015, Khamenei a approuvé l’accord nucléaire dans une lettre à Rohani. Huit jours après, le 29 octobre, le régime a bombardé Liberty à la roquette faisant 24 morts et des centaines de blessés.

La dernière étape de Khamenei était de préparer un grand massacre à Liberty qui devait se dérouler dans les jours de l’Achoura 2016 ou quarante jours plus tard. Mais avant que le régime ne lance son plan, l’OMPI a réussi le grand transfert collectif en toute sécurité vers l’Albanie, faisant échouer le plan stratégique du régime.

Pour résumer, l’ensemble des étapes de l’accord nucléaire, des négociations clandestines jusqu’à son adoption définitive, devaient s’accompagner d’attaques et de tueries des Achrafiens. Parce que le problème du régime était et reste que pour survivre, il a besoin d’éliminer l’OMPI et la Résistance iranienne, son alternative. Car sa principale menace est justement cette alternative.

C’est pourquoi, après le massacre du 1er septembre, les Gardiens de la révolution ont publié un communiqué de félicitations. Ghassem Soleimani, le chef de la force terroriste Qods, a déclaré dans une séance de l’Assemblée des Experts, que cette attaque avait été « plus importante que la bataille de Mersad ». Et le suppléant du commandant en chef des Gardiens de la révolution a dit : « cet événement a une portée stratégique de premier plan pour les événements à venir dans la région et une portée très vaste. » Oui c’est le cœur du problème : essayer d’anéantir l’alternative.

Ainsi le régime des mollahs, le gouverement irakien et leurs alliés internationaux, en particulier Martin Kobler, ont préparé des plans sur le camp Liberty pour anéantir physiquement l’OMPI ou du moins les détruire politiquement et structurellement. Mais ce sont ces Moudjahdine du peuple qui avaient transformé Liberty d’un désert de pierre, en jardin de fleurs et qui avaient poussé la communauté internationale à ouvrir la voie du grand transfert hors d’Irak.

C’est pourquoi il faut savoir clairement ce qui s’est tramé dans les coulisses de l’accord nucléaire à propos d’Achraf, de la Résistance, de la liberté et des droits humains en l’Iran. Et cet accord, quels arrangements avait-il dans ses annexes qui n’ont pas encore été révélés ?

La nécessité d’activer le dossier d’Achraf
Le dernier sujet que je voudrais aborder porte sur la nécessité d’activer le dossier d’Achraf. Vous savez que la politique américaine de ces seize dernières années, particulièrement sous le gouvernement d’Obama, a été d’accorder des concessions énormes au régime iranien. La plupart des catastrophes que le régime iranien a causées au Moyen-Orient, se sont appuyées sur ces concessions. Aujourd’hui alors que le monde souffre terriblement des conséquences de cette politique, il est nécessaire d’ouvrir les plus grands dossiers. Et l’un d’entre eux est celui d’Achraf.

En vérité, le désarmement de l’Armée de libération nationale iranienne en 2003, le transfert de la sécurité et de la protection d’Achraf au gouvernement irakien, et l’évacuation d’Achraf ont été les plus grandes concessions des USA au régime iranien. Tantet si bien que si l’OMPI n’avait pas été désarmée, il est certain que le régime n’aurait pu mener une infiltration de l’Irak de cette ampleur.

Oui, il faut ouvrir ce dossier pour y trouver toutes les concessions et l’assistance qui a retardé le renversement du régime.

Par exemple, il faut savoir pourquoi dans les attaques sauvages du gouvernement de Maliki sur Achraf les 28 et 29 juillet 2009, l’ordre a été donné aux soldats américains de ne pas s’en mêler et de n’avoir qu’un rôle d’observateurs et de spectateurs.

Pourquoi quelques heures avant l’attaque du 8 avril 2011 de l’armée irakienne, une unité américaine a quitté son poste près d’Achraf ?

De même il faut savoir quelles parties, avec quels accords passés, ont rédigé et publié au nom de l’ONU des rapports mensongers et abusifs sur les Achrafiens ?

Une autre question importante c’est de savoir pourquoi l’ONU n’a pas pris la responsabilité de mener une enquête indépendante sur le massacre d’Achraf ? Pourquoi l’ONU n’a même pas mené d’enquête sur l’assassinat d’Amar Kabissi, le directeur départemental de la MANUI dans la province de Diyalli en Irak ? Il s’était rendu à Achraf le lendemain de l’exécution collective des Moudjahidines du peuple et malgré les menaces des forces du régime iranien, il avait rédigé un rapport sur ce massacre.

La question des centaines de millions de dollars de biens de l’OMPI pillés à Achraf doit aussi faire l’objet d’une enquête. Il revient au gouvernement américain et à l’ONU d’obliger le gouvernement irakien à indemniser l’OMPI pour ses biens qui étaient entièrement aux mains de ce gouvernement. La résolution 650 de la Chambre des Représentants américains, adoptée à la commission des Affaires étrangères, ainsi qu’une résolution similaire adoptée à la commission des Affaires étrangères du Sénat de ce pays, appellent le gouvernement américain à prendre les mesures nécessaires dans ce sens.

Hommage aux soutiens des Achrafiens
Je voudrais du fond du cœur remercier les personnalités éminentes amies et soutiens d’Achraf et de la Résistance iranienne qui durant toutes ces années ont publié des ouvrages et des écrits de grande valeur sur Achraf :
- M. Juan Garcès pour ses plaidoiries en défense des Moudjahidine du peuple devant la justice espagnole,
- M. Paulo Casaca pour ses travaux d’éclaircissements et ses efforts innombrables en défense des Achrafiens, notamment son rapport précieux rédigé pour le Parlement européen.
- M. Tahar Boumedra pour son livre sur les « histoires non dites d’Achraf ».
- M. Stevenson pour son livre « Sacrifice »
- M. Tanter pour avoir publié plusieurs rapports, déclarations et communiqués en faveur des droits des Achrafiens
- Le Dr. Alejo Vidal-Quadras pour la publication de son rapport sur sa visite d’Achraf.
Je dois évoquer également le rapport sur l’attaque d’Achraf, rempli de documents et d’éclaircissements politiques, qui a été rédigé par l’Armée de libération nationale.

La mission d’Achraf reprend

La dictature religieuse, sous la pression des sanctions et assaillie par le mécontentement général en Iran, se voyait au bord du renversement et c’est pourquoi elle a fait un pas en arrière pour une période dans son programme atomique. Mais une vérité plus importante, c’est que malgré les deux années qui ont passé depuis la signature de l’accord nucléaire, le régime demeure toujours dans une grave crise.

Les mollahs n’ont pas été en mesure de régler les divisions à la tête de leur régime, ni de régler la faillite économique, ni de répondre aux demandes d’une société insurgée, ni de sortir du bourbier de la guerre en Syrie. En face, le sang versé des Achrafiens est plus vif que jamais, dans le développement des protestations et dans la maturité de la société qui s’y prépare.

En ces moments même des prisonniers politiques courageux et résistants sont en grève de la faim dans la prison de Gohardasht. Leur grève qui dure a soulevé la solidarité profonde de la population à travers l’Iran et dans le monde. Nous demandons à l’ONU et des Etats occidentaux de faire pression sur la dictature religieuse en Iran pour mettre fin à la torture et la persécution des prisonniers politiques. Nous saluons ces vaillants prisonniers.

La mission d’Achraf avec les mille Achraf, les mille foyers de révolte à l’intérieur de l’Iran, reprend. La mission consiste à renverser la tyrannie religieuse et d’établir la liberté. Et je suis persuadée que cette mission sera accomplie.

Saluons les martyrs d’Achraf !
Vive le peuple iranien !

Maryam Radjavi

 

Présidente-élue du Conseil national de la Résistance Iranienne

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