Briefing au Sénat des Etats-Unis – Iran : vers la paix et la liberté
Maryam Radjavi : la solution à la crise en Iran se trouve dans le peuple iranien et sa résistance organisée
Aujourd’hui plus que jamais, une question fondamentale se pose à nous : Quelle est la véritable solution à la crise iranienne ? Au cours des 47 dernières années, presque toutes les approches ont été mises à l’épreuve. Parmi celles-ci, on peut citer la politique de complaisance, ce que l’Europe appelle le « dialogue critique », les négociations, et même la guerre. Pourtant, toutes ces tentatives ont échoué, car le régime perdrait son pouvoir s’il acceptait la moindre réforme.
Le régime est plus affaibli que jamais, mais sa nature reste inchangée. Il ne reviendra pas sur sa politique de répression et n’abandonnera pas ses efforts visant à se doter de l’arme nucléaire, à soutenir des groupes terroristes agissant pour son compte et à s’ingérer dans les affaires des pays de la région.
Depuis le 19 mars, au moins 13 exécutions politiques ont eu lieu en Iran. Il s’agit de six membres de l’OMPI et sept manifestants insurgés. Ils ont tous été accusés d’avoir œuvré au renversement du régime.
Par ces exécutions, le régime intensifie le climat de terreur afin d’empêcher un nouveau soulèvement.
Malgré des décennies de répression, une résistance déterminée, dévouée et organisée existe en Iran. Ce mouvement est prêt à payer le prix fort pour la liberté et s’est développé malgré de multiples massacres.
Ce mouvement a quatre décennies d’expérience dans la lutte contre le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Sa stratégie, fondée sur une résistance organisée contre le CGRI et s’appuyant sur des soulèvements populaires, a suscité un soutien sans précédent dans la jeunesse iranienne au cours de l’année écoulée.
Je tiens à souligner que le peuple iranien ne souhaite pas revenir à la dictature du chah.
Nous estimons que le cessez-le-feu est la décision la plus appropriée que les États-Unis pouvaient prendre à un moment aussi délicat. Nous espérons que cette avancée mettra fin à la guerre et ouvrira la voie à la paix et à la liberté.
Cependant, une paix véritable et durable ne pourra être instaurée que si le peuple iranien renverse la dictature religieuse au pouvoir et organise sa résistance.
Ces derniers jours, le fils de Khamenei a affirmé que plus de 17 millions de personnes étaient prêtes à sacrifier leur vie pour le régime. Si c’est vrai, il devrait accepter la tenue d’élections libres sous la supervision des Nations unies et fondées sur le principe de la souveraineté populaire, et non sur la souveraineté des mollahs. Cependant, la théocratie au pouvoir n’a pas le courage d’accepter un tel test.

Le chainon manquant de la politique occidentale
Mesdames et Messieurs les sénateurs,
Nous vivons un moment crucial, non seulement dans notre histoire, mais aussi dans celle du Moyen-Orient et du monde entier. C’est également le moment d’assumer nos responsabilités et d’adopter la bonne politique.
Au fil des ans, la principale lacune de la politique occidentale a été de ne pas reconnaître le rôle joué par le peuple iranien et sa résistance organisée dans la mise en œuvre du changement. Alors que l’accent a été mis sur le dialogue avec le régime ou sur son endiguement, le peuple iranien et la Résistance ont été négligés.
J’exhorte les parlementaires à concentrer leurs efforts sur le soutien au peuple iranien et à la résistance organisée à l’intérieur du pays, notamment aux unités de résistance qui se trouvent en première ligne de la lutte pour la liberté.
Sur le plan politique, le Conseil national de la Résistance iranienne offre un cadre crédible pour une transition pacifique, en organisant des élections libres dans les six mois suivant la chute du régime.
Il remettra ensuite le pouvoir aux représentants élus par le peuple.
Au cœur de cette vision se trouve son plan en dix points.
Il esquisse un avenir pour l’Iran fondé sur des élections libres, l’égalité des sexes avec la participation des femmes à la direction politique, la séparation de la religion et de l’État, la reconnaissance des droits des groupes ethniques opprimés, une politique de non-prolifération nucléaire et la coexistence pacifique.
Il s’agit d’un projet pour la stabilité, la démocratie et la paix.
La solution à la crise en Iran réside dans son peuple, dans son courage et dans sa résistance organisée.
La question n’est plus de savoir si le changement est possible. La question est de savoir si le monde est prêt à reconnaître la résistance du peuple iranien et à se ranger du bon côté de l’histoire.
Je vous invite tous à soutenir le peuple iranien et la Résistance, ainsi que leurs efforts pour parvenir à un changement de régime.
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