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05 Jan 2026

Chronique du soulèvement national en Iran-décembre 2025 – février 2026 Messages et prises de position de Maryam Radjavi

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Chronique du soulèvement national en Iran-décembre 2025 – février 2026 Messages et prises de position de Maryam Radjavi

5 février 2026 – Des étudiants mènent des manifestations pour exiger la justice et la libération des prisonniers politiques

Je salue les étudiants libres de Téhéran, Machhad, Chiraz et Tabriz en Iran, qui se sont levés pour protester contre la répression, l’oppression et l’intimidation des mollahs. Ils réclament justice pour le sang de leurs camarades tombés martyrs, ainsi que la liberation des étudiants arrêtés, des prisonniers du soulèvement et des prisonniers politiques. Le soulèvement et la résistance continuent jusqu’à la victoire.

21 janvier 2026 – Les menaces du pouvoir judiciaire révèlent la peur du régime face au soulèvement

Les menaces du chef du pouvoir judiciaire de Khamenei annonçant des « châtiments rapides » contre les manifestants révèlent l’intention du régime de procéder à des exécutions massives et constituent un aveu explicite de sa panique face au soulèvement.
Les massacres effroyables dans les rues du pays, les blessés achevés par des tirs à bout portant dans les hôpitaux, les procès expéditifs de milliers de personnes arrêtées lors du récent soulèvement et l’extorsion d’aveux forcés traduisent la guerre totale de Khamenei contre le peuple iranien. Mais la colère et la haine accumulées de la population, ainsi que la détermination des jeunes insurgés à renverser ce régime, sont bien plus puissantes ; elles s’abattront sur les criminels au pouvoir comme une tempête dévastatrice.

16 janvier 2026 – Zahedan poursuit ses marches malgré les arrestations massives et un dispositif sécuritaire renforcé

Hommage aux courageux habitants de Zahedan, aux compatriotes baloutches épris de liberté, qui aujourd’hui encore, par une marche audacieuse et en scandant « À bas Khamenei » et « À bas le dictateur », ont ravivé les flammes du soulèvement du peuple iranien. Cette manifestation, organisée à la suite de rafles massives et dans un climat de sécurité extrêmement, avec l’omniprésence des forces de répression dans les rues et autour du lieu de la prière du vendredi, témoigne de la détermination inébranlable du peuple iranien à renverser ce régime criminel.

14 janvier 2026 – Appel à reconnaître la résistance et à désigner comme terroriste le Corps des pasdarans

En Iran, Khamenei, avec son Corps des pasdarans, a engagé une guerre contre notre peuple, tandis que les jeunes, avec un minimum de moyens, se sont levés pour défendre et protéger la population innocente et sans armes.
Dans cette guerre impitoyable, au cours de laquelle, en l’espace de deux semaines, des milliers d’Iraniens innocents ont été tués, la neutralité n’a pas de sens. Le minimum pour la communauté internationale est de reconnaître la lutte des jeunes et des unités de résistance contre le Corps des pasdarans pour le renversement du régime.
Les pays européens doivent inscrire le Corps des pasdarans sur la liste des organisations terroristes, une mesure qui aurait dû être prise depuis longtemps. Les ambassades et les représentations de ce régime doivent être fermées et ses représentants expulsés.

14 janvier 2026 – Les affrontements nocturnes révèlent l’échec du régime et la répression numérique

Mardi soir, une fois de plus, Téhéran et de nombreuses villes ont été le théâtre d’affrontements de la population et des insurgés contre les pasdarans criminels.
Mais les jeunes prêts à se sacrifier, ainsi que les filles et les femmes combattantes, mettront à genoux le régime des mollahs avec toute sa cruauté et feront advenir la liberté et la démocratie.
Les mesures répressives dans les villes, le déploiement de mitrailleuses dans les rues et le blocus numérique de l’ensemble de l’Iran ne sont que l’expression de la défaite de Khamenei face au peuple soulevé.

13 janvier 2026 – Les manifestations nocturnes à travers l’Iran défient la répression et les coupures d’internet

Lundi soir, au seizième jour du soulèvement, avec des corps blessés et des cœurs endeuillés mais une détermination sans faille, à Téhéran et Ispahan, à Chiraz et Meshkan dans la province de Fars, à Fallahiyeh–Shadegan et dans de nombreuses autres villes, main dans la main, vous avez illuminé les rues de votre colère aux cris de « À bas Khamenei », en prenant pour cible les centres de répression et de pillage. Votre message est clair : ni les coupures d’électricité, ni la coupure d’Internet, ni l’enlèvement des blessés dans les hôpitaux, ni l’oppression sans limites de Khamenei ne feront obstacle à la révolution démocratique du peuple iranien. Votre résistance a contraint le monde à faire un choix, et il choisira à coup sûr de se tenir aux côtés du peuple iranien.

12 janvier 2026 – Les funérailles des martyrs se transforment en nouveaux actes de soulèvement

Hommage aux fières familles endeuillées des martyrs qui, aux côtés du peuple révolté, ont transformé les funérailles des martyrs au cimetière de Behesht-e Zahra de Téhéran et à Abdanan en une nouvelle scène du soulèvement national en Iran, en criant « À bas Khamenei ». Elles ont juré d’obtenir justice pour les martyrs en scandant « Je tuerai celui qui a tué mon frère ». Oui, une nation qui s’est levée et qui en paie le prix est invincible.‌

11 janvier 2026 – Menaces du régime et intimidation judiciaire : signes d’un désespoir croissant du pouvoir

Après les menaces de Khamenei à l’encontre des « émeutiers » et celles de l’appareil judiciaire des mollahs, qui taxait les insurgés d’ « ennemi de Dieu », c’est désormais au tour du pasdaran Ali Laridjani d’appeler à la fermeté contre les manifestants. Mais les dirigeants du régime doivent savoir qu’ils n’échapperont pas à la colère du peuple. Les tribunaux de l’Iran démocratique de demain attendent ces criminels féroces qui ont sur les mains le sang de centaines de milliers d’Iraniens.

11 janvier 2026 – Appel à la reconnaissance internationale du droit de résister à la répression

En plein soulèvement populaire en Iran, alors qu’un grand nombre de jeunes ont été tués ou blessés par les pasdarans et que des milliers de personnes ont été arrêtées, au nom du peuple iranien et de sa Résistance, j’appelle l’ensemble des gouvernements du monde à :

1. inscrire le Corps des pasdarans sur la liste des organisations terroristes ;

2. fermer les ambassades et les centres affiliés au régime ;

3. expulser les agents officiels et officieux ainsi que les réseaux de lobbying du régime.

11 janvier 2026 – Les habitants de quartiers de Téhéran et de grandes villes s’emparent de l’espace public dans une révolte ouverte

La nuit dernière, une fois de plus, la population et les jeunes sont descendus dans la rue dans divers quartiers de Téhéran — notamment Chahrara, Shahrak-e-Gharb, Pounak, Saadat-Abad, Sattarkhan, Jannat-Abad, Heravi, Pol-e Roumi et Ariachahr — et, aux côtés des villes révoltées telles que Karadj, Aligoudarz, Ispahan, Chiraz, Shahrekord, Sanandaj, Qazvine, Qom, Racht et Bouchehr. Ils ont pris le contrôle des rues, façonnant le paysage politique iranien aux cris de « À bas Khamenei », « À bas le dictateur » et « À bas le tyran, qu’il soit chah ou mollah ». Désormais, le déploiement d’agents et de pasdarans criminels, les gaz lacrymogènes, les balles et les arrestations de manifestants ne peuvent plus rien pour le guide suprême vaincu et aux abois. La population, d’une seule voix, affirme que le régime du guide suprême doit disparaître.

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10 janvier 2026 – Des soulèvements menés par la jeunesse s’étendent à 190 villes et affrontent les forces du régime

Je salue les jeunes insurgés artisans du soulèvement à travers tout le pays, qui franchissent aujourd’hui la deuxième semaine de cette grande révolte. Des intrépides qui ont propagé le soulèvement à 190 villes et fait trembler le sol sous les pieds de Khamenei. En défendant les manifestants au prix de leur vie, ils n’ont pas permis que le soulèvement soit étouffé. Au treizième jour, ces jeunes ont porté un nouveau coup à la dictature religieuse par des manifestations de grande ampleur à Machhad et Téhéran, ainsi que dans des dizaines d’autres villes, notamment Ispahan, Chiraz, Karadj, Zahedan, Kerman, Kermanchah, Izeh, Islamabad-e-Gharb, Guilan-e-Gharb, Dezfoul, Doroud, Babol, Ramsar, Tchaboksar, Qom, Pakdacht, Bagher-Chahr, Lamard, Lordegan, Yazd et Kouhdacht, et en prenant le contrôle de certaines villes et de certains quartiers. À Téhéran, les jeunes insurgés ont affronté les agents du régime en au moins vingt points, notamment à Nezam-Abad, la place Ferdoussi, Saadat-Abad, Mirdamad, Vali-e Asr, Shariati, Zafaranieh, Sattar-Khan, Motahari, Rah-Ahan, Ekbatan, Seyed-Khandan, Khak-e Sefid, Sadeghieh et Narmak. Aux cris de « A bas le dictateur » et « Cette année est une année de sang, Seyed Ali sera renversé », ils ont exprimé leur détermination à parvenir à la victoire finale.

https://fr.ncr-iran.org/communiques-cnri/iran-protestations/extension-du-soulevement-a-190-villes-au-14e-jour-affrontements-et-incendie-de-centres-de-repression-et-de-pillage-a-travers-tout-le-pays/

9 janvier 2026 – Manifestations à Zahedan après la prière du vendredi et rôle de premier plan des femmes baloutches

Aujourd’hui, lors du soulèvement national à travers l’Iran, la population de Zahedan est descendue dans la rue après la prière du vendredi. Les agents de Khamenei les ont pris pour cibles tirant à balles réelles et du gaz lacrymogène.
Je salue nos vaillants compatriotes baloutches qui, aux cris de « À bas Khamenei » et « De Zahedan à Téhéran, je donne ma vie pour l’Iran », ont rejoint les manifestations nationales.
La présence des femmes baloutches dans ces manifestations, malgré l’encerclement et les tirs des forces de sécurité, criant « Pauvreté, corruption, vie chère : nous irons jusqu’au renversement », reflète la détermination inébranlable des femmes d’Iran à renverser le fascisme religieux.

9 janvier 2026 – Des protestations nocturnes ciblent les centres de répression dans les grandes villes

Hommage au peuple courageux et aux jeunes insurgés qui, pour la douzième nuit du soulèvement, à travers tout l’Iran, ont privé de sommeil le régime des mollahs et ses dirigeants criminels, et pris pour cibles de leur colère les centres de répression et de pillage, ainsi que les symboles de ce régime d’exécutions et de massacres. Hommage aux fiers martyrs de la nuit de jeudi, ces jeunes insurgés qui ont joué et continuent de jouer un rôle irremplaçable dans l’avancée du soulèvement populaire et dans l’élimination des obstacles qui se dressent sur sa route. Hommage à Téhéran la révoltée, à Machhad la combattante héroïque, et aux villes insurgées d’Ispahan, Kermanchah, Tabriz, Oroumieh, Qazvine et Bandar-Abbas, qui, aux cris de « Cette année est une année de sang, Seyed Ali sera renversé » et « À bas le tyran, qu’il soit chah ou mollah », ont affirmé avec force leur détermination à poursuivre le soulèvement jusqu’au renversement du régime.

8 janvier 2026 – Martyre des manifestants et grèves nationales des bazars

Chaque tulipe qui jaillit aujourd’hui du sang des martyrs porte la promesse du jour de la liberté. Les salutations et hommages du peuple iranien révolté à huit jeunes insurgés d’avant-garde qui, la nuit dernière, après des heures de combat contre les miliciens du Bassidj et les pasdarans criminels, sont tombés martyrs. Ils ont affronté les criminels de l’unité spéciale afin d’empêcher l’acheminement des renforts ennemis pour réprimer la population. Ce sang versé ne fait que raffermir la détermination du peuple de procéder au changement. Au douzième jour du soulèvement national en Iran, les commerçants et artisans de Téhéran et de nombreuses villes du pays — Saqqez, Chahrekord, Diesel-Abad (Kermanchah), Hacht-Bandi (Hormozgan), Sanandaj, Marivan, Divandarreh, Kamyaran, Mahabad, Oroumieh, Piranchahr, Fassa, Sarpol-e Zahab, Kerman, Takab, Ardebil, et bien d’autres — étaient en grève totale. Le destin de l’Iran se forge dans le soulèvement et la résistance organisée, portés par sa jeunesse insurgée ; la victoire les attend.

7 janvier 2026 – Les manifestations massives et les tirs à balles réelles n’arrêtent pas le soulèvement

Hommage aux habitants courageux de Kermanchah, Ahwaz, Ilam, Chiraz, Fassa, Ispahan, Chahrekord, Qazvine, Kerman et de nombreuses autres villes qui, aux côtés de Téhéran, sont descendus aujourd’hui dans la rue, en ce onzième jour du soulèvement national, en scandant «À bas Khamenei ». Les tirs à balles réelles des pasdarans et des agents répressifs de Khamenei contre les manifestants, notamment à Dieselabad de Kermanchah, ne peuvent empêcher le soulèvement du peuple iranien. Que Khamenei le sache : chaque balle tirée par ses agents ne fait qu’attiser davantage les flammes du soulèvement. La victoire et la liberté appartiennent au peuple qui ne tolère ni l’oppression ni l’injustice

6 janvier 2026 – Les villes se soulèvent alors que les protestations réclament la liberté et une république démocratique

De ville en ville à travers l’Iran, les étincelles se transforment en soulèvement. Je salue la population courageuse de Malekshahi et d’Abdanan, dans la province d’Ilam, qui, avec bravoure et aux cris de « A bas Khamenei », a pris le contrôle des rues et mis les forces de sécurité en fuite. Je salue le soulèvement des habitants de Shahrekord, de Machhad et de Yazdanshahr (province d’Ispahan), descendus aujourd’hui dans la rue pour la libération de leurs enfants arrêtés, sans craindre ni les balles ni le gaz lacrymogène. Et je salue aussi les villes en révolte qui, la nuit dernière, ont privé Khamenei et ses agents de sommeil, de Birjand et Sari jusqu’à Kouchk, près d’Ispahan. La voix des rues d’Iran, des bazars d’Iran, des universités d’Iran est un seul cri : « Liberté ! ». Je salue les unités du soulèvement et de la révolte, dans toutes les villes, quartiers et régions du pays, qui résistent pour l’avènement d’une république démocratique : c’est un feu qui ne s’éteindra pas.

6 janvier 2026 – Le bazar de Téhéran explose au dixième jour des manifestations nationales

Au dixième jour du soulèvement national en Iran, la colère a de nouveau embrasé le bazar de Téhéran. Aux cris de « Liberté, liberté, liberté » et « Ce mois-ci est un mois de sang, Seyed Ali [Khamenei] sera renversé », les manifestants ont rappelé que la tempête du soulèvement ne connaît pas de répit. Les forces répressives, déployées sur place dès les premières heures du matin, ont tenté d’empêcher la formation des rassemblements en tirant des gaz lacrymogènes, mais elles se sont heurtées à la résistance popualire et ont été contraintes, en plusieurs endroits, de prendre la fuite. Saluons les commerçants insurgés de Téhéran ! Les villes d’Iran se sont soulevées pour effacer Khamenei, le tyran, et son régime criminel de l’histoire de l’Iran.

5 janvier 2026 – Les menaces du pouvoir judiciaire révèlent l’incapacité du régime à réprimer les protestations

Les menaces criminelles de Mohseni Eje’i, chef du pouvoir judiciaire et procureur général du régime, proférées au neuvième jour du soulèvement national et visant à imposer des procès expéditifs aux insurgés et à exercer une répression implacable contre eux, constituent l’aveu manifeste de l’échec du régime dans la répression du soulèvement, ainsi que de l’impuissance totale de Khamenei et de sa machine répressive face aux jeunes insurgés et à une population excédée. Ce régime, assis sur un baril de poudre, n’a ni issue ni échappatoire. L’arme des exécutions et des prisons n’a plus d’effet et ne sauvera pas la dictature religieuse encerclé par la colère populaire. Le chef du pouvoir judiciaire des mollahs, l’un des principaux responsables du massacre de 30 000 prisonniers politiques de 1988, alourdit encore ses crimes par ces menaces, crimes dont il devra répondre devant les tribunaux d’un Iran démocratique.

5 janvier 2026 – Attaque contre l’hôpital d’Ilam et appel à une responsabilité internationale

L’attaque menée par les agents de Khamenei contre un hôpital à Ilam, à coups de gaz lacrymogène, dans le but d’arrêter et d’enlever des manifestants blessés et d’interpeller des personnes sans défense, constitue un crime impardonnable. Cette attaque est survenue au lendemain du massacre à Malekshahi, dans la province d’Ilam. Khamenei, incapable de faire face au soulèvement national du peuple iranien, tente d’éteindre les protestations par un recours maximal à la cruauté. Mais il ne fait qu’attiser davantage les flammes du soulèvement du peuple iranien. J’appelle l’ensemble de la population et la jeunesse des provinces voisines, en particulier le Lorestan et le Kurdistan, à soutenir la population d’Ilam. Le monde ne doit pas rester silencieux face aux crimes contre l’humanité commis par le fascisme religieux au pouvoir en Iran.

https://fr.ncr-iran.org/communiques-cnri/iran-protestations/crime-contre-lhumanite-a-ilam-attaque-des-pasdaran-contre-un-hopital-dilam-et-enlevement-des-blesses-du-massacre-de-malekshahi/

 

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Janvier 4, 2026 – Message concernant le début de la deuxième semaine du soulèvement national

Message pour la seconde semaine du soulèvement national en Iran

Une fois encore, les manifestations nationales et le soulèvement ont embrasé l’ensemble de l’Iran. Dans sa deuxième semaine, s’est étendu à toutes les provinces. Une fois encore, le soulèvement en Iran s’est teinté du sacrifice de jeunes vies et des enfants chéris des mères. Et du sang de la jeunesse de la patrie, des tulipes rouges ont fleuri. Saluons les héros de l’avant-garde du soulèvement, dont la chute a fait couler les larmes de notre peuple, tout en emplissant les cœurs d’une immense fierté face à une génération d’une telle bravoure. Une génération qui a mis la peur de côté et afflue dans les rues est, sans aucun doute, assurée de la victoire.

Janvier 3, 2026 – Réponse aux menaces et à la répression de Khamenei

Après une semaine de silence au sujet du soulèvement populaire, Khamenei est apparu sur la scène avec des promesses de répression et a déclaré : « La protestation est différente de l’émeute. Nous parlons avec le protestataire… mais parler avec l’émeutier ne sert à rien ; l’émeutier doit être remis à sa place. Que certains, dans le but d’insécuriser le pays (lire : le régime), se livrent à des émeutes est absolument inacceptable, totalement inacceptable. Il faut reconnaître l’œuvre de l’ennemi ; l’ennemi ne reste pas tranquille. » Premièrement – Khamenei a raison : 80 millions d’Iraniens sont ses ennemis, et leur action consiste à troubler l’ordre du système de la dictature religieuse. Ils n’ont qu’un seul message à lui adresser : qu’il plie bagage et qu’il débarrasse la nation iranienne de son méfait. Le mieux serait encore qu’il retrouve la raison et qu’il s’en aille de lui‑même. Deuxièmement – Khamenei doit savoir qu’avec les menaces, les fanfaronnades et la répression, il ne pourra pas arrêter le soulèvement. Un peuple qui est descendu dans l’arène ne renoncera pas tant qu’il n’aura pas atteint la démocratie et la souveraineté populaire.

Janvier 2, 2026- Hommage à la jeunesse et aux villes soulevées à travers l’Iran

Le flot de la colère implacable de mes compatriotes en Iran, des jeunes insurgés et générateurs du soulèvement, des étudiants, des commerçants et des enseignants, gagne en force à chaque instant. Mille bravos à vous, forces de la révolution démocratique et grande armée de la liberté du peuple iranien, d’Azna, Lordegan et Kouhdacht à Fassa, Fouladshahr, Téhéran, Hamedan, Machhad, Doroud, Arak, Chiraz et aux autres villes insurgées qui avez décidé le changement et la révolution. Des milliers de salutations aux martyrs du soulèvement de décembre 2025-janvier 2026, dont le sang bouillonne dans les veines des insurgés, sans jamais s’éteindre.

Janvier 1, 2026 – Hommage aux martyrs des manifestations nationales

En ce cinquième jour des protestations nationales du peuple iranien, je salue les martyrs tombés à Fouladchahr et à Lordegan, enfants valeureux de la terre d’Iran, qui, par leur sacrifice, sont devenus une étoile guidant les jeunes insurgés du soulèvement dans leur combat pour la liberté. J’exprime mes plus sincères condoléances et ma profonde solidarité aux familles des martyrs, à leurs amis et compagnons de lutte, ainsi qu’à leurs concitoyens et à la population des provinces d’Ispahan et de Tchaharmahal-Bakhtiari. Il ne fait aucun doute que le nom de ces martyrs demeurera à jamais gravé dans l’histoire de la lutte du peuple iranien pour la liberté.

Janvier 1, 2026 – Condamnation des attaques contre les étudiantes

L’attaque criminelle des agents en civil et du renseignement de Khamenei contre la résidence universitaire des étudiantes de l’Université Melli témoigne de la panique du régime face au rôle moteur des étudiants, en particulier des jeunes femmes. S’en prendre aux étudiantes est un acte ignoble auquel l’ensemble des étudiants et des jeunes s’opposeront. Ce régime va partir, et le grand changement est en marche avec le soulèvement et l’Armée de la liberté. Dans chaque ville, sur chaque place, dans chaque rue et chaque université, par votre unité, empêchez les arrestations. Brisez avec courage et par le cri de liberté le climat de terreur que le régime instaure avec ses gaz lacrymogènes, ses tirs, ses arrestations et ses passages à tabac.

Décembre 31, 2025- Quatrième jour des manifestations nationales et violence du régime

Quatrième jour du soulèvement national en Iran : de Téhéran à Machhad, d’Ispahan à Chiraz, de Hamedan à Doroud en passant par Yassoudj ; affrontements des forces répressives contre la jeunesse et la population, tirs contre les manifestants à Fassa, Kouhdacht et en d’autres points du pays. D’un côté, Khamenei, par la voix de son président, adopte une posture de « traitement pacifique » des manifestants ; de l’autre, il nomme le pasdaran Vahidi, figure brutale et terroriste, comme adjoint au commandement en chef des pasdarans, et fait proférer des menaces contre la population par l’intermédiaire d’Ejeï, le chef du judiciaire. Mais le dernier mot revient au peuple et aux jeunes insurgés dans la rue : ceux qui n’ont plus rien à perdre. Ce régime doit partir.

Décembre 30, 2025- Manifestations étudiantes et appel à renverser le régime

Je salue les étudiants épris de liberté dans diverses universités, notamment l’Université de Téhéran, Sharif, Khadjeh Nassir, Allameh, Amir Kabir, Elm-o-Sanat et d’autres établissements, qui sont descendus aujourd’hui dans la rue en scandant « À bas le dictateur », « À bas le principe du guide suprême » et « Par le sang de nos compagnons, nous résisterons jusqu’au bout ». Les étudiants courageux de l’Université de Téhéran, aux cris de « À bas le dictateur » et « Vive l’université, ni caserne ni prison », ont contraint les mercenaires du régime, qui tentaient d’attaquer les étudiants, à battre en retraite. Le troisième jour du soulèvement des commerçants, des étudiants et d’autres couches de la population iranienne témoigne de la volonté du peuple iranien de se libérer du joug de la dictature religieuse. Si la nation iranienne se lève aux côtés de ses enfants insurgés, ce régime criminel est voué au renversement.

Décembre 29, 2025 – Extension de la grève des commerçants et des slogans populaires

La grève et la contestation des commerçants honorables de Téhéran se sont étendues pour la deuxième journée consécutive, gagnant en ampleur et touchant de nombreux secteurs, notamment Beyn-ol-Haramayn, Tchahârsouq, l’immeuble Aluminium, le bazar Jafari, Saray-e Melli, Lalehzar, Toupkhaneh, Cheragh Bargh, Sarcheshmeh, ainsi que d’autres zones.

Les manifestants ont scandé des slogans tels que « À bas le dictateur », « Pezeshkian, honte à toi, dégage du pays », « Les commerçants préfèrent la mort à l’humiliation », « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur, nous sommes tous ensemble » et « Cette année est une année de sang, Seyyed Ali sera renversé ».

Ces slogans mettent en cause à la fois la racine du problème — le système honni de la dictature religieuse — et la seule issue possible : la résistance et le soulèvement.

Ce mouvement reflète la colère d’une population excédée par la cherté de la vie, la pauvreté et la répression des libertés sous la domination des mollahs, et désormais résolue à ne plus se taire.

J’appelle l’ensemble de la population, en particulier les jeunes insurgés, à la solidarité et au soutien de la mobilisation des commerçants.

Décembre 28, 2025 – Protestation des commerçants du bazar de Téhéran contre l’effondrement économique et la répression

Je salue les commerçants et artisans honorables de Téhéran, qui ont manifesté aujourd’hui en fermant leurs commerces pour protester contre l’injustice et l’oppression du régime clérical prédateur. La chute accélérée de la monnaie nationale, l’inflation galopante, la récession sans précédent, ainsi que la discrimination et la corruption systémiques du pouvoir, ont plongé la quasi-totalité de la population iranienne dans l’exaspération. La seule voie qui reste est celle de la protestation et de la résistance.

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Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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