15 Déc 2025

Discours dans une conférence à l’Assemblée nationale française – Décembre 2025

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Discours dans une conférence à l’Assemblée nationale française – Décembre 2025

Maryam Radjavi : En Iran sous le régime des mollahs, les crises ont atteint un point de non-retour

Conférence à l’Assemblée nationale française

Le lundi 15 décembre, à l’initiative du Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID), s’est tenue à l’Assemblée nationale à Paris une conférence intitulée : « Situation de crise en Iran, quelle sortie ? »
Présidée par Mme Christine Arrighi, présidente du CPID, la conférence a réuni plusieurs députés de divers courants politiques. Mme Maryam Radjavi en était l’oratrice principale.
Parmi les autres intervenants figuraient : Hervé Saulignac, vice-président du CPID ; Patrick Hetzel, député du parti Les Républicains ; Alain Vivien, ancien ministre et premier président de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes ; Gilbert Mitterrand, président de la Fondation France Libertés – Danielle Mitterrand ; Dominique Attias, ancienne présidente du Conseil des barreaux européens ; Jean-Pierre Brard, ancien député-maire et cofondateur du Comité parlementaire pour un Iran démocratique ; Jean-François Legaret, ancien maire de Paris-1er ; Mme Sarah Nouri, avocate et juriste ; et le Dr Hamidreza Taherzadeh, membre du Conseil national de la Résistance iranienne.

Voici l’intervention de Maryam Radjavi :

Chère Madame Christine Arrighi,
Mesdames et messieurs les députés,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Je suis très heureuse d’être parmi vous ce soir. Je profite de cette occasion pour remercier le Comité parlementaire pour un Iran démocratique, et son soutien à la lutte du peuple iranien.

Vague d’exécutions et d’arrestations

D’après des informations de la Résistance iranienne, il y a eu plus de 2000 exécutions en 2025 en Iran. Même si toutes ces exécutions ne sont pas politiques, elles servent les intérêts politiques du régime. Selon le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, cette vague d’exécutions en Iran est sans précédent depuis le massacre de 1988.
Le régime veut créer un climat de terreur pour empêcher un soulèvement populaire. Parmi ces exécutions, il y a eu 60 femmes. En novembre 2025, le régime a pendu 335 prisonniers. C’est un record.
Le régime se concentre sur l’arrestation et la condamnation à mort d’hommes et de femmes courageux qui soutiennent l’OMPI. Actuellement, 18 de ces prisonniers sont condamnés à mort. Voici les photos de cette femme et de ces hommes courageux. Le but de cette répression est d’empêcher les jeunes de rejoindre les unités de résistance.
Cependant, ce qui se développe, ce n’est pas la peur, mais la résistance. Car la cité d’Achraf 3 en Albanie est une source d’inspiration puissante pour la jeunesse insurgée.
La vague de protestation continue dans les prisons avec la campagne des « Mardis non aux exécutions » depuis 98 semaines et une grève de la faim chaque mardi dans 55 prisons.
La résolution récente de la Troisième commission de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui a mentionné pour la première fois le massacre de 1988, montre qu’il est nécessaire pour la communauté internationale de se mobiliser contre ce régime d’exécutions et de génocide.
Des manifestations de toutes les couches sociales se développent aussi dans la rue.
L’inflation élevée et la pauvreté, le pillage des richesses nationales par les programmes d’arme nucléaire et balistique, la guerre et la répression, ont augmenté le mécontentement.
La crise est à un point de non-retour.
Le plus grave c’est la pénurie d’eau partout en Iran. C’est le résultat du détournement des ressources en eau pour enrichir les Gardiens de la révolution et les fondations liées à Khamenei. La situation est si critique que le président du régime parle de vider Téhéran.
En réalité, les structures du pays sont détruites. C’est pourquoi l’électricité est coupée si souvent et le niveau de gaz a baissé. La pollution de l’air fait aussi des milliers de victimes chaque année.

Vague de propagande contre la résistance

Pour empêcher le soulèvement, le régime utilise également une propagande massive contre la résistance organisée et cherche à semer la division et à discréditer l’opposition.
La guerre de douze jours en juin dernier a démontré la légitimité de la troisième voie proposée par la Résistance iranienne : La solution n’est ni une guerre étrangère ni la complaisance, mais un changement de régime par le peuple et sa résistance organisée.
C’est une solution pour mettre fin aux crimes et aux crises de ce régime, y compris son programme de bombe atomique et pour libérer les femmes et le peuple iranien.
Les pays occidentaux ferment les yeux sur les exécutions, la répression et le terrorisme de la dictature religieuse pour leurs intérêts commerciaux ou à cause du chantage du régime, son bellicisme, son terrorisme et ses prises d’otages. Ils préfèrent négocier et diminuer les sanctions.
Mais après le « snapback » au Conseil de sécurité des Nations Unies et les nouvelles sanctions, les gouvernements occidentaux doivent abandonner la politique de complaisance et se tenir aux côtés du peuple iranien ; aux côtés des unités de résistance qui sont à l’avant-garde du soulèvement, avec des capacités croissantes face aux gardiens de la révolution.

Ni chah ni mollahs

Après le renversement de la dictature du chah, Khomeiny a détourné la révolution.
Aujourd’hui, le peuple iranien rejette toutes les dictatures et dit : ni chah, ni mollahs
La Résistance iranienne veut instaurer une république démocratique, pluraliste et non nucléaire, fondée sur la séparation de la religion et de l’État.
Une république fondée sur l’égalité entre les hommes et les femmes, la liberté de religion, l’abolition de la peine de mort, l’abolition de la charia des mollahs, l’autonomie du Kurdistan iranien, et la fin de la production d’armes nucléaires.
Le Conseil national de la Résistance iranienne, qui lutte contre ce régime depuis plus de 40 ans, présente un plan très clair pour transférer le pouvoir au peuple iranien.
Le peuple iranien et sa résistance sont déterminés à instaurer un Iran libre pour la paix et la sécurité mondiale.
Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire que les parlements et les gouvernements reconnaissent la lutte du peuple iranien pour la liberté et le combat de la jeunesse insurgée contre les gardiens de la révolution.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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