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30 Oct 2025

Conférence au parlement britannique – Montée des exécutions en Iran

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Conférence au parlement britannique – Montée des exécutions en Iran

 

Maryam Radjavi : Des exécutions massives pour éloigner le danger du renversement

Honorables membres des Chambres des Lords et des Communes
Chers amis,
Je vous adresse mes salutations et vous remercie pour vos efforts en faveur du peuple iranien dans sa lutte pour mettre fin à la dictature religieuse et établir une république véritablement démocratique.
Aujourd’hui, au niveau international, la plupart des préoccupations concernant l’Iran se concentrent sur les programmes nucléaires et de missiles du régime ou sur sa répression transnationale, y compris au Royaume-Uni. Ces préoccupations sont certainement valables. Mais une plus grande tragédie est en train de se produire : l’assassinat planifié de prisonniers.

Le seul moyen pour stopper la machine à exécutions et du terrorisme

Je suis ici pour dire aux gouvernements et aux organisations internationales qu’il n’y a qu’un seul véritable moyen d’arrêter les programmes nucléaires et de missiles du régime et de mettre fin à son terrorisme et à sa machine à tuer. Ce moyen, c’est la résistance du peuple iranien pour renverser le régime.
La solution fondamentale consiste à reconnaître le droit de résister et de lutter contre l’oppression du peuple iranien, en particulier la jeunesse courageuse et insurgée.
Depuis le début de l’année 2025, soit en moins de dix mois, plus de 1 400 personnes ont été exécutées en Iran. C’est un chiffre sans précédent au cours des 36 dernières années.
L’augmentation choquante des exécutions n’a rien à voir avec une quelconque procédure judiciaire. Il s’agit d’une décision politique prise par Khamenei en personne. Son objectif est d’empêcher de nouveaux soulèvements et de retarder la chute inévitable du régime. Il a donc en fait ciblé le mouvement et la résistance acharnée pour renverser le régime.
Depuis l’année dernière, le nombre de prisonniers condamnés à mort pour appartenance présumée à l’Organisation des Moudjahidine du peuple est en augmentation. Aujourd’hui, 17 personnes sont menacées d’exécution pour ce motif. Ces condamnés ont été jugées rapidement, sans procès en bonne et due forme.
Ceux qui ont rendu ces verdicts ne sont pas des juges, mais des tueurs professionnels. Les simulacres de tribunaux de Khamenei n’ont rien en commun avec les principes d’un procès équitable ou de la justice.
Nous appelons les gouvernements et les Nations Unies à faire pression sur ce régime pour qu’il accepte qu’une délégation internationale aille rencontrer les condamnés à mort et inspecter les centres de torture et les tribunaux fictifs.

Campagne « non aux exécutions »

Depuis plus de deux décennies, la Résistance iranienne maintient fermement que dans l’Iran libre et démocratique de demain, la peine de mort sera abolie.
À la suite de cet appel, notre Résistance a lancé la campagne « Non aux exécutions », qui rassemble les Iraniens contre les politiques criminelles de Khamenei.
Face aux crimes et à la répression systématique du fascisme religieux au pouvoir en Iran, la résistance se développe dans tout le pays. Les protestations de nombreuses catégories sociales comme les travailleurs, les enseignants, les infirmières et les retraités se poursuivent. En dépit de toutes les mesures de sécurité, les unités de résistance et la jeunesse insurgée ont étendu leurs activités. Des milliers d’actions organisées et collectives dans les villes d’Iran ont mis le régime sous pression.
Cette résistance s’est également propagée à l’intérieur des prisons. Depuis 92 semaines, les prisonniers politiques iraniens mènent une campagne courageuse intitulée « Non aux mardis des exécutions ». À ce jour, des détenus de 54 prisons iraniennes ont rejoint ce mouvement.
Ces campagnes, et en particulier les activités courageuses et antirépressives des unités de résistance, ont fortement remis en question la politique d’intimidation systématique du régime.
La politique d’exécutions incessantes se heurte aujourd’hui à une forte résistance de la société iranienne. Un exemple frappant est la grève de la faim d’une semaine menée par 1500 condamnés à mort dans la prison de Ghezel-Hessar à Karadj.

Reconnaitre la résistance du peuple iranien

Khamenei est désormais acculé. D’une part, il ne pourra jamais arrêter les exécutions ; d’autre part, chaque exécution attise la colère du peuple iranien.
Nous appelons les membres respectés des deux chambres du Parlement et tous les défenseurs des droits humains à encourager le gouvernement à proscrire le corps des pasdarans et à subordonner la poursuite de ses relations avec la dictature religieuse à l’arrêt des exécutions de prisonniers en Iran.
Les mollahs se sont tournés vers les exécutions massives pour empêcher la chute inévitable de leur régime.
Le régime iranien et ses lobbies ont vendu au monde le mensonge selon lequel ce régime n’a pas d’alternative.
La seule façon de mettre fin à la répression et aux exécutions en Iran est de mettre fin à ce régime et d’instaurer une république démocratique. A cet égard, la communauté internationale doit reconnaître la résistance du peuple iranien et la lutte des unités de résistance contre le corps des pasdarans.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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