Message à une conférence au Sénat des Etats-Unis en soutien à la lutte du peuple iranien
Maryam Radjavi : Le but de la résistance est le transfert du pouvoir au peuple iranien
Hier, c’était la Journée internationale des droits humains. Pour les dirigeants cruels en Iran, cette journée représente une menace pour leur régime. Mais pour notre peuple, c’est une journée de commémoration des sacrifices consentis en faveur de la liberté et la démocratie. C’est une journée pour poursuivre la lutte en faveur des droits humains et d’un avenir démocratique.
La longue souffrance des peuples opprimés se reflète dans des documents précieux tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Déclaration d’indépendance des États-Unis. La même vérité s’applique à l’Iran, dans sa résistance inébranlable à la dictature. Des milliers et des de membres de cette résistance ont donné leur vie pour la liberté.
Le cœur de la solution
Notre peuple a enduré la torture, les déplacements et de douloureuses épreuves. Les femmes en Iran ont été confrontées à une terrible discrimination et à une injustice brutale.
Toutes ces souffrances mènent à une seule solution : le changement en Iran grâce à une résistance organisée et à un soulèvement organisé. Au cœur de cette solution se trouve la démocratie, à la fois objectif et seul moyen d’atteindre la justice, le progrès et un gouvernement par le peuple.
Le changement pour lequel nous nous battons viendra d’un soulèvement organisé, dans lequel les unités de résistance à l’intérieur de l’Iran joueront un rôle central. C’est pourquoi nous ne demandons ni argent ni armes à aucun Etat étranger.
Notre seule demande est que la communauté internationale reconnaisse la lutte du peuple iranien pour renverser un régime qui occupe notre pays depuis près d’un demi-siècle.
Après la chute de la dictature religieuse, nous entrerons dans une période de transition. Notre objectif n’est pas de prendre le pouvoir pour nous-mêmes. Notre objectif est de transférer le pouvoir au peuple iranien par le biais d’un processus pacifique et démocratique.
Un mouvement organisé pour le changement
Dans les six mois, des élections nationales seront organisées pour la mise en place d’une Assemblée constituante, directement choisie par le peuple.
Cette Assemblée rédigera une nouvelle constitution démocratique et nommera un gouvernement de transition chargé de diriger le pays jusqu’à ce que la constitution de la nouvelle république soit achevée. Le soutien du peuple iranien à cette solution garantit son succès.
Cette solution repose sur un mouvement organisé : l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), qui compte des milliers de membres compétents, et une alternative démocratique, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), une coalition de différentes tendances politiques.
Un vaste réseau de sympathisants à l’intérieur du pays, ainsi que des jeunes en quête de changement et les unités de résistance présentes dans toutes les villes iraniennes, constituent la force motrice du soulèvement. La cité d’Achraf-3 en Albanie est l’un des centres de l’OMPI. Elle abrite un millier de femmes d’avant-garde, près d’un millier d’anciens prisonniers politiques et de nombreux hommes et femmes respectés, connus et appréciés dans les villes et les provinces de tout l’Iran.
Une longue liste d’experts et de diplômés iraniens, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, sont les architectes de l’Iran libre de demain.
Ici, je voudrais souligner l’importance et la valeur de la résolution 145 du Sénat, qui soutient les habitants d’Achraf-3. Nous sommes profondément reconnaissants envers les honorables sénateurs des deux partis qui ont soutenu cette résolution.
Les manœuvres trompeuses de Khamenei
Mesdames et Messieurs,
Les événements qui se sont déroulés en Iran, en particulier ces six derniers mois, ont balayé les fausses « solutions » et les faux choix pour l’avenir du pays. Aujourd’hui, il ne reste que deux options réelles : soit le maintien de la situation actuelle, le fascisme religieux, le terrorisme, le bellicisme et les programmes nucléaires et balistiques du régime ; soit un véritable changement apporté par le peuple iranien et sa résistance, conduisant à une république démocratique et pluraliste.
Cette situation est le résultat de conditions propices au renversement du régime. Khamenei est arrivé au bout du chemin. Chacune de ses décisions est une tentative pour échapper à un soulèvement et à son renversement.
Il rejette publiquement toute négociation, mais recourt secrètement et par désespoir à des manœuvres visant à tromper les États-Unis et l’Europe, afin de gagner du temps.
Il y a eu plus de 1950 exécutions en Iran en 2025, les condamnations à mort répétées contre les membres de la Résistance et les efforts continus pour déstabiliser la région font tous partie de la tentative du régime d’échapper à son destin inévitable. Il a atteint son niveau le plus bas depuis quatre décennies. Il reste pourtant une menace pour la paix et la sécurité dans le monde.
Le centre de l’intégrisme islamiste
Depuis plus de quatre décennies, notre Résistance avertit que l’intégrisme sous la bannière de l’islam est la principale menace pour la paix et la stabilité dans le monde actuel, et que son épicentre est le fascisme religieux qui règne en Iran.
L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, principale force de la résistance, prône une interprétation démocratique de l’islam. Elle a agi comme l’antithèse de l’intégrisme et constitue le principal obstacle à cette tyrannie.
Nous exigeons une fermeté internationale contre ce régime inhumain, notamment en empêchant la vente de pétrole par le régime, dont la moitié est entre les mains du corps des pasdarans, en mettant fin à la présence des agents du régime dans les pays occidentaux, en reconnaissant la lutte du peuple iranien pour renverser le régime et la lutte de la brave jeunesse iranienne contre le corps des pasdarans.
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