Conférence à la chambre des communes du Canada: Montée sans précédent des exécutions politiques en Iran
Maryam Radjavi : la liberté du peuple iranien est étroitement liée à la paix mondiale
Le 27 mai, une réunion s’est tenue à la Chambre des communes du Canada en présence de parlementaires, sous la houlette de Judy Sgro, présidente de la commission du commerce et ancienne ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, ainsi que de Michael Cooper, député canadien.
Cette conférence a également réuni plusieurs personnalités canadiennes et américaines qui ont pris la parole, notamment Robert Joseph, ancien sous-secrétaire d’État américain chargé du contrôle des armements et de la sécurité internationale, Tony Clement, ancien ministre canadien de la Santé et de l’Industrie et ancien président du Conseil du Trésor, ainsi que Kyle Matthews, directeur exécutif de l’Institut montréalais pour la sécurité mondiale.
Les principaux thèmes abordés lors de cette réunion étaient les suivants :
• Le régime des mollahs renoncera-t-il à l’arme nucléaire et acceptera-t-il un accord ?
• Quelle alternative est capable de renverser le régime des mollahs ?
• Quelle est la situation des droits humains et des exécutions en Iran ?
Au début de la séance, un message vidéo de Maryam Radjavi a été dans lequel elle a souligné que :
• débarrasser le monde du fascisme religieux en Iran constitue un objectif commun ;
• ce régime n’a ni l’intention de changer de comportement et de politique, ni la capacité et la nature pour le faire ;
• par conséquent, cette menace n’a qu’une seule réponse : le renversement du régime par le peuple iranien et sa résistance organisée.
Veuillez trouver ci-après le texte complet de ce message :
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Chers invités, Mesdames et Messieurs,
C’est pour moi un grand plaisir de m’adresser à cette importante réunion en cette période décisive.
Les événements majeurs de l’année écoulée ont mis en évidence des réalités fondamentales.
Premièrement, libérer le monde de la menace du fascisme religieux, la principale source d’insécurité, de terrorisme et de guerre, est un objectif unique et commun.
Deuxièmement, ce régime n’a nullement l’intention de modifier son comportement ou ses politiques. Il n’en a ni la capacité ni la nature fondamentale.
Il n’y a donc qu’une seule réponse à cette menace : le renversement du régime par le peuple iranien et sa résistance organisée.
La force principale du changement en Iran
Au cours des quatre dernières décennies, ceux qui ont fait passer en premier leurs intérêts politiques ou commerciaux à court terme ont ignoré la nature immuable du régime.
Ils ont vu les violations brutales des droits humains en Iran, mais ont fermé les yeux.
Ils ont fait preuve de tolérance envers le programme d’armement nucléaire et les armes de destruction massive du régime, alors que le Conseil national de la Résistance iranienne avait révélé divers aspects de ce programme ultra secret dans plus de 130 conférences et communiqués.
Ils ont ignoré la solution essentielle à la question iranienne que constitue le mouvement de résistance, et pire encore, ils lui ont fait obstacle à des moments décisifs.
Le grand défi actuel trouve ses racines dans cette triste histoire. Mais au-delà, nous devons en tirer une leçon pour l’avenir.
La principale leçon à retenir est que collaborer avec des dictatures peut apporter des avantages à court terme aujourd’hui, mais que cela mène à un désastre demain.
De plus, une politique qui ignore le peuple iranien et sa résistance a privé le monde de la principale force de changement en Iran.
Regardez la situation en Iran. Même s’il y a une guerre étrangère, le principal combat des dirigeants du régime est celui qu’ils mènent contre le peuple iranien.
En janvier dernier, ils ont réprimé le soulèvement en tuant des milliers de jeunes et d’adolescents.
Aujourd’hui, ils vivent jour et nuit dans la crainte d’un nouveau soulèvement.
L’impasse du régime
Depuis le début de la guerre, ils exécutent les prisonniers politiques les uns après les autres, dont huit membres des Moudjahidine du peuple, qui faisaient partie d’unités de résistance. Ils ont également exécuté 20 jeunes pour avoir pris part au soulèvement ou combattu les gardiens de la révolution.
Le chef des forces de sécurité du régime a annoncé que 6500 personnes avaient été arrêtées depuis le début de la guerre. Il a précisé que 567 d’entre eux étaient liés à l’OMPI.
Ils tentent de dissimuler leur position de faiblesse et leur peur d’être renversés derrière le vacarme de la guerre.
Mais ils n’ont aucune réponse à opposer à une société prête à se soulever, d’autant plus que les unités de résistance dans de nombreuses villes iraniennes combattent les Gardiens de la Révolution et se préparent au prochain soulèvement.
En même temps, les vestiges du régime du chah, qui a été renversé par une révolution populaire en 1979, prônent un retour à la dictature d’autrefois et à la restauration de sa funeste police secrète, la SAVAK.
Ces mesures minent les mouvements anti-dictatoriaux actuels. Cependant, la société iranienne n’acceptera ni le statu quo ni un retour au passé. Au contraire, elle s’oriente vers l’instauration d’une république démocratique fondée sur la séparation de la religion et de l’État, l’autonomie des minorités ethniques opprimées et l’égalité des genres.
Alors que le régime atteint un point de non-retour, le Conseil national de la Résistance iranienne, qui constitue l’alternative démocratique à ce régime, a annoncé la formation d’un gouvernement provisoire fondé sur le Plan en dix points de la Résistance iranienne.
Expulsez les agents du régime du Canada
Aujourd’hui, en Iran, d’un côté, le régime veut la guerre, et de l’autre, les vestiges de l’ancienne dictature veulent la même chose. Mais le mot d’ordre du gouvernement provisoire est « paix et liberté ».
Le Canada a franchi une étape importante en rompant ses relations diplomatiques. Si d’autres pays avaient fait de même, la situation serait différente aujourd’hui.
Toutefois, cette mesure ne pourra avoir un effet positif sur la lutte du peuple iranien pour la liberté que si elle en est suivie d’autres.
Il s’agit notamment de mettre fin à l’utilisation abusive du territoire canadien par les agents du régime, de les expulser et de poursuivre les dirigeants du régime pour crimes contre l’humanité et génocide.
Reconnaître la lutte du peuple iranien pour renverser le régime et soutenir le gouvernement provisoire annoncé par le Conseil national de la Résistance constitue une autre étape cruciale.
C’est ce que le régime redoute par-dessus tout. En même temps, cela envoie un message de solidarité et de soutien au peuple iranien.
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