20 Nov 2025

Message à la Conférence de Genève

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Message à la Conférence de Genève

Maryam Radjavi : il faut que l’ONU fasse pression pour visiter les prisons et voir les prisonniers en Iran

Honorables conseillers du Grand Conseil de Genève et du Conseil national suisse,
Honorables observateurs et défenseurs des droits de l’homme,

Face au massacre et au bain de sang dans les prisons iraniennes, votre conférence a une importance particulière. Ce massacre est la guerre de Khamenei contre la société iranienne, mais aussi une épreuve pour la communauté internationale.
Il faut se féliciter qu’hier, la Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies a mentionné le massacre de prisonniers politiques iraniens de 1988 dans sa résolution. Cette résolution est une étape importante et fait suite au rapport de juillet 2024 du Rapporteur spécial, le professeur Javaid Rehman.
Dans le rapport du professeur Rehman, l’ONU reconnait pour la première fois les exécutions des années 1980, et le massacre des prisonniers politique de 1988 comme un génocide et un crime contre l’humanité.

Justice pour les victimes du massacre de 1988

En ce moment, je pense au Dr Kazem Radjavi, assassiné à Genève par les envoyés criminels du régime, 20 mois après le massacre de 30.000 prisonniers politiques de 1988. Il réclamait la justice pour les victimes du massacre.
Ces victimes innocentes purgeaient leurs peines ou avaient même terminé leur peine.
Malgré les terribles tortures, ces héros sont restés fidèles à la liberté du peuple iranien et ont été pendus.
Les mollahs n’ont pas révélé leurs noms ni leurs tombes. De plus, ils sont devenus victimes du silence et de la censure à l’échelle mondiale, car les gouvernements et les organisations internationales ont préféré la complaisance avec ce régime.
Quatre semaines après le début du massacre, le 25 aout 1988, le dirigeant de la résistance iranienne, Massoud Radjavi, a révélé dans un télégramme au secrétaire général de l’ONU, le décret de Khomeiny qui ordonnait ce massacre mais aussi l’arrestation de plus de dix mille personnes.

Poursuite des exécutions et de la déstabilisation du monde

Malheureusement, les Nations Unies et la communauté internationale sont restés silencieuses. Et ce silence et cette inaction sont devenus une pratique courante pendant des décennies.
Pourtant la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention contre la torture sont le résultat des souffrances du monde. Il faut que ces acquis soient libérés des chaînes du commerce et de la complaisance et mis au service des opprimés. Il faut que le peuple iranien qui souffre sous cette tyrannie, se sente soutenu par l’ONU.
Il y a deux ans, les mollahs ont pendu 865 personnes. L’année dernière 1 000 personnes, et depuis le début de l’année, 1 650. Des milliers d’autres sont dans le couloir de la mort, y compris des dizaines de prisonniers politiques comme Zahra Tabari, ou Javad Vafa’i Sani.
Ces massacres continus font partie d’une stratégie globale dont l’autre partie est l’exportation de la guerre et du terrorisme et le développement de l’arme nucléaire. Tant que ce régime pourra continuer à exécuter, il va poursuivre sa politique de déstabilisation de la région et du monde.
Nous appelons les Nations Unies à prendre les mesures nécessaires pour saisir le Conseil de sécurité du dossier des violations des droits de l’homme en Iran.

Les mesures nécessaires de l’ONU

L’ONU doit aussi demander à ses États membres de traduire en justice les dirigeants du régime et les responsables de crimes contre l’humanité et de génocide, sur la base du principe de compétence universelle juridique.
Enfin, l’ONU doit faire pression sur le régime iranien pour qu’il autorise les Nations Unies et les autres organisations des droits de l’homme à visiter les prisons en Iran et à rencontrer les prisonniers, en particulier les prisonniers politiques.
Aujourd’hui, Khamenei garde les prisonniers politiques en otage dans des conditions inhumaines. Certains, comme Maryam Akbari-Monfared, Gholam-Hossein Kalbi, Saïd Chah-Ghal’eh ou Saïd Massouri sont détenus depuis deux ou trois décennies.
Mais de la même façon qu’en décembre dernier la terrible prison de Sydnaya de la dictature syrienne est tombée, Evine et les autres prisons de Khamenei vont aussi tomber.

Chers amis
Nous luttons pour un Iran sans exécutions ni torture. Il ne fait aucun doute que nous allons parvenir à cet objectif avec le soulèvement du peuple iranien et de sa résistance organisée.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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