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28 Avr 2026

Conférence au parlement britannique pour l’arrêt des exécutions en Iran et en soutien au gouvernement provisoire

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Conférence au parlement britannique pour l’arrêt des exécutions en Iran et en soutien au gouvernement provisoire

Maryam Radjavi : Ce sont le peuple et les prisonniers politiques en Iran qui paient le prix du silence face aux exécutions

Mesdames et Messieurs les parlementaires de la Chambre des communes et de la Chambre des Lords,
Chers amis,
Merci de l’attention que vous portez à la situation critique en Iran et de votre précieuse solidarité avec la résistance du peuple iranien en faveur de l’instauration d’une république démocratique.
Aujourd’hui, notre peuple et notre pays sont confrontés à des conditions très difficiles. D’une part, ils sont confrontés aux nombreuses épreuves de la guerre, provoquées par les projets nucléaires et terroristes du régime. D’autre part, ce régime devenu fragile et instable a intensifié sa campagne de répression contre la société.
Cela comprend l’arrestation de milliers de personnes, la coupure totale et prolongée d’Internet, ainsi que l’exécution de jeunes arrêtés pendant le soulèvement, et de membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI).

Des exécutions pour contrer le soulèvement

Depuis le 19 mars, les mollahs au pouvoir ont exécuté 18 prisonniers politiques.
Huit étaient membres de l’OMPI, et dix faisaient partie des manifestants insurgés.
Ils ont été jugés et condamnés à mort par des tribunaux injustes qui ont enfreint les normes judiciaires minimales.
Ils avaient été privés de tous leurs droits, soumis à la torture, et leurs familles avaient été arrêtées ou avaient subi des menaces et des mauvais traitements.
Leurs familles se sont vu refuser le droit de faire leur deuil, et même les corps de leurs proches ne leur ont pas été rendus. Les victimes proviennent de tous les milieux sociaux ; il s’agit aussi bien de jeunes de 18 ans que d’hommes d’une soixantaine d’années.
Pourtant, le chef du pouvoir judiciaire répressif du régime continue d’insister pour que les condamnations à mort soient appliquées le plus rapidement et admet ouvertement que, face au peuple iranien, « le pouvoir judiciaire a adopté une posture de guerre totale ». Le régime redoute à l’évidence de futurs soulèvements.
Par ces exécutions brutales, le régime cherche à terroriser les jeunes et à les dissuader de rejoindre les unités de la Résistance, qui jouent un rôle décisif dans l’organisation et l’expansion du soulèvement.
Cependant, le régime est confronté à une génération qui a trouvé sa voie dans la résistance et qui n’est plus disposée à tolérer la répression et la tyrannie religieuse.
Malheureusement, les gouvernements européens, y compris celui du Royaume-Uni, restent silencieux face à une telle brutalité.
Le régime tire profit du silence de l’Europe face aux exécutions et à la torture en Iran, alors qu’il ne propose en échange que la propagation de la crise et de l’insécurité à travers le monde, y compris des actes de terrorisme, même au Royaume-Uni.

 maryam rajavi youth young executed

Mesdames et Messieurs les parlementaires britanniques,
La position de la Résistance iranienne peut se résumer par le mot d’ordre « paix et liberté ». La réalisation de ces deux objectifs passe par le renversement de la dictature religieuse.
Cet objectif peut être atteint en s’appuyant sur les soulèvements du peuple iranien et sur la force de combat organisée de la Résistance, qui constituent les unités de l’Armée de la liberté.
Nous soulignons une fois de plus que premièrement, le renversement du régime est la seule solution au problème iranien ; deuxièmement, qu’il peut se faire ; et troisièmement, qu’il sera mené à bien par le peuple et sa résistance organisée.
L’espoir des Iraniens repose sur une résistance qui mène aujourd’hui la lutte au cœur même des villes d’Iran contre la dictature religieuse et son Corps des Gardiens de la Révolution.
Au cours du soulèvement de janvier, les unités de l’Armée de libération ont mené 630 opérations contre les forces répressives afin de défendre les manifestants.
Cinq jours avant le début de la guerre récente, l’OMPI a pris pour cible le siège de Khamenei et d’autres centres gouvernementaux clés, qui comptent parmi les sites les mieux protégés du pays.
Ce réseau de résistance s’est étendu à toutes les villes d’Iran au cours de l’année écoulée et a séduit la jeune génération iranienne.
L’un des moyens utilisés par le régime pour faire face au soulèvement et à la Résistance consiste à promouvoir une fausse alternative, articulée autour du fils du chah et des vestiges de l’ancienne dictature. Cela va à l’encontre du peuple iranien et de ses soulèvements.
Le fait est que « ni chah ni mollahs » a été le principe directeur du peuple iranien et des générations successives ces 60 dernières années. C’est ce qui ressort de la lutte incessante de la jeunesse et d’une génération qui rejette la dictature et la dépendance, contre les gardiens de la révolution, les services de renseignements et les autres agents de la répression.

Les demandes de la Résistance iranienne

Mesdames et Messieurs,
Lorsque les gouvernements occidentaux restent muets face à ces exécutions quotidiennes, ce sont le peuple iranien et les prisonniers politiques qui en paient le prix.
Si les gouvernements européens adoptent une politique sans reconnaître la nécessité d’un changement de régime en Iran, ils se rangeront de fait du côté du fascisme religieux.
Comme nous l’avons répété à maintes reprises depuis 2010, le Corps des gardiens de la révolution doit être désigné comme une organisation terroriste. C’est une demande de longue date de la Résistance iranienne. Nous espérons que les obstacles juridiques à cette décision seront levés dès que possible.
Nous appelons les gouvernements européens, et en particulier celui du Royaume-Uni, à :
– subordonner leurs relations avec le régime à l’arrêt des exécutions de prisonniers politiques et de la tuerie de manifestants;
– traduire en justice les dirigeants du régime, en vertu de la compétence universelle, pour plus de quatre décennies de génocide et de crimes contre l’humanité ; et
– reconnaître le gouvernement provisoire proclamé par le Conseil national de la Résistance iranienne.

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Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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