Que s’est-il passé durant les deux journées du rassemblement « Iran libre » ?
Le rassemblement « Iran libre » s’est tenu les 20 et 21 juin, à l’occasion du 45e anniversaire du 20 juin 1981, qui marque le début de la résistance nationale en Iran, la Journée des martyrs et des prisonniers politiques ainsi que de l’anniversaire de la création de l’Armée de la liberté nationale iranienne. Cet événement a réuni des personnalités politiques du monde entier qui ont souligné la nécessité de soutenir la lutte du peuple iranien pour la liberté et la démocratie, de reconnaître le gouvernement provisoire annoncé par le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et d’établir une république démocratique en Iran.
Lors de la première journée du rassemblement « Iran libre », en présence de Maryam Radjavi, les Moudjahidine du peuple à Achraf-3 ont également participé par visioconférence. De nombreuses personnalités internationales ont prononcé des discours.
Lors de son intervention, Maryam Radjavi a déclaré :
La voie vers la liberté de l’Iran n’est pas une guerre étrangère ; ce n’est pas l’attente de l’effondrement spontané du régime ; ce n’est pas la fabrication artificielle et robotisée d’une alternative. La véritable force du changement est sur le terrain, issue d’un peuple qui aspire à une société libre et juste.
L’avenir de l’Iran, ainsi que la paix et la liberté dans ce pays, résident dans l’instauration d’une république démocratique. L’annonce d’un gouvernement provisoire par le Conseil national de la Résistance vise précisément à transférer la souveraineté au peuple par l’organisation, dans un délai de six mois, d’élections libres pour une Assemblée constituante et législative nationale.
Vous trouverez ci-dessous une sélection d’interventions de personnalités participantes.
Charles Michel, ancien président du Conseil européen
Charles Michel a qualifié le régime des mollahs en Iran de « vulnérable », dont les jours sont comptés. Il a souligné que son recours au terrorisme constituait un signe de faiblesse. En conclusion, il a appelé la communauté internationale à abandonner le statu quo et à soutenir la résistance démocratique organisée. Il a affirmé que le moment était venu de choisir de se tenir aux côtés d’un Iran libre.
Christine Arrighi, députée française
Mme Arrighi a déclaré que « la France, mon pays, sera inévitablement amenée à regarder les choses sous un autre angle et, quoi qu’il arrive, à rendre hommage à la Résistance et à tous ceux qui l’incarnent ici aujourd’hui. Car demain, après-demain ou plus tard, c’est vous qui serez au pouvoir. »
Dominique Attias, avocate et présidente du CA de la Fondation des avocats européens
Évoquant son parcours d’avocate engagée en faveur des femmes iraniennes emprisonnées et torturées, Dominique Attias a averti que réduire au silence le soutien et la mobilisation dans les pays occidentaux sert directement les intérêts des mollahs. Elle a ajouté que chaque manifestation interdite à Paris contribue à resserrer davantage la corde des pendaisons à Téhéran
Boris Johnson, ancien Premier ministre du Royaume-Uni
Évoquant une comparaison historique avec la chute du régime d’apartheid en Afrique du Sud, Boris Johnson a déclaré : « Le changement doit venir de l’intérieur. » Il a présenté le Conseil national de la Résistance iranienne comme une voie démocratique claire pour le pays et a salué le « plan en dix points » de Maryam Radjavi comme un cadre fondamental pour un avenir libre et démocratique en Iran.
Carsten Müller, député fédéral allemand, président de la commission des affaires juridiques et de la protection des consommateurs
Carsten Müller a souligné l’importance vitale et urgente d’un soutien unifié de l’Europe à la Résistance iranienne. Il a rendu hommage aux décennies de sacrifices et de persévérance de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran et a exprimé son soutien au plan démocratique en dix points de Maryam Radjavi pour l’avenir du pays.
Baronne O’Loan, membre de la Chambre des lords du Royaume-Uni
La baronne O’Loan a déclaré que le régime iranien ne souhaitait pas la tenue de ce rassemblement, car de tels événements illustrent l’ampleur du soutien international à la campagne pour la liberté et la démocratie en Iran.
Naike Gruppioni, députée italienne
Naike Gruppioni a présenté le programme politique de Maryam Radjavi comme l’alternative la plus crédible à la dictature actuelle. S’engageant à promouvoir des initiatives concrètes au sein des institutions italiennes et européennes, elle a affirmé qu’elle œuvrerait pour des sanctions plus sévères, la libération des prisonniers politiques et le soutien au projet démocratique du Conseil national de la Résistance iranienne.
John Baird, ancien ministre des Affaires étrangères du Canada
Selon John Baird, la véritable légitimité politique appartient à la résistance organisée à l’intérieur du pays et aux citoyens qui ont résisté à une répression sévère lors des soulèvements nationaux de janvier 2026. Soutenant le Conseil national de la Résistance iranienne et Maryam Radjavi, il a salué quatre décennies de persévérance de cette coalition ainsi que son programme complet en dix points.
Deuxième journée du rassemblement « Iran libre », le 21 juin
Maryam Radjavi a déclaré lors de son discours :
« Aujourd’hui, à l’un des moments les plus sensibles de l’histoire de l’Iran, la question décisive est de savoir quelle est la solution à la crise et comment il est possible — et nécessaire — de renverser ce régime. Toute la question est que le changement en Iran exige une force de changement. Une force capable de lutter sous une répression maximale et capable, aux côtés du soulèvement populaire, d’écarter les Gardiens de la révolution du chemin du peuple iranien.
Je veux dire qu’avec une telle résistance organisée sur le terrain et avec une alternative qui a fait ses preuves pendant 45 ans dans les épreuves les plus difficiles à l’intérieur du pays comme au niveau régional et international, l’équation iranienne a trouvé sa réponse. D’autant plus que le régime des mollahs est aujourd’hui plus faible et plus démuni que jamais. »
Vous trouverez ci-dessous une sélection des interventions des personnalités participantes.
Général Keith Kellogg, ancien envoyé spécial des États-Unis
Le général Kellogg a rappelé le rôle joué par le Conseil national de la Résistance iranienne dans la révélation, en 2002, des installations nucléaires secrètes de Natanz et d’Arak. Il a souligné que cette vérification sur le terrain demeure une base essentielle pour demander des comptes au régime iranien.
Selon lui, un régime affaibli et privé de capacités nucléaires est un régime que le peuple iranien pourra finalement renverser par sa propre volonté et ses propres moyens.
Bob Blackman, député britannique et président du Comité britannique pour la liberté en Iran
Bob Blackman a déclaré que la dictature religieuse est arrivée dans une impasse historique. Incapable de résoudre les profondes crises politiques, économiques et sociales du pays, elle recourt aux exécutions, à la répression, au terrorisme, aux interventions régionales, à la prise d’otages, aux menaces contre la navigation internationale ainsi qu’à la recherche de l’arme nucléaire afin d’empêcher un nouveau soulèvement et de pousser le monde à poursuivre sa politique de complaisance.
Kathleen Depoorter, députée belge
Mme Depoorter a souligné que les événements des six derniers mois ont démontré de manière définitive que le régime actuel n’est pas réformable de l’intérieur et doit être entièrement remplacé. Elle a ajouté que l’avenir de l’Iran sera façonné depuis l’intérieur du pays par les unités de résistance de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, qui ont brisé la barrière de la peur.
À l’issue de cette conférence de deux jours, les participants, aux côtés de Maryam Radjavi, ont visité une exposition organisée en hommage au 20 juin 1981 ainsi qu’à la Journée des martyrs et des prisonniers politiques. Cette exposition présentait des photographies de nombreux martyrs de la Résistance au cours des 45 dernières années ainsi que de combattants de la liberté et d’insurgés exécutés ces derniers mois.
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