Entretien avec Charles Michel et les généraux James Jones et Keith Kellogg
Le 20 juin, Mme Maryam Radjavi s’est entretenue avec M. Charles Michel, président du Conseil européen jusqu’en 2024, le général James Jones, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Obama et ancien commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, ainsi que le général Keith Kellogg, ancien conseiller à la sécurité nationale par intérim du président Trump, conseiller à la sécurité nationale de l’ancien vice-président Mike Pence, et envoyé spécial du président américain pour l’Ukraine en 2025.
Au cours de cette rencontre, Mme Radjavi a remercié Charles Michel, le général Jones et le général Kellogg pour leur soutien au peuple iranien et à sa résistance. Elle a souligné que le régime iranien est aujourd’hui plus affaibli que jamais, tandis que la résistance organisée et ses unités à l’intérieur du pays sont plus préparées que jamais à relever les défis.
Elle a toutefois rappelé que le régime ne renoncera ni au pouvoir, ni à la répression, ni à ses ingérences dans les pays de la région. Selon elle, les événements récents ont une nouvelle fois démontré que le changement en Iran ne peut se faire que par le peuple iranien et sa résistance organisée. Elle a ajouté que la communauté internationale devait se tenir aux côtés du peuple iranien pour se débarrasser d’une dictature religieuse qui a conduit la région et le monde au bord d’un conflit généralisé.
Charles Michel a estimé que les campagnes de désinformation dirigées contre la résistance iranienne étaient dénuées de fondement. Il a souligné que le plan en dix points de Mme Radjavi constituait un programme solide et convaincant qui répond clairement à toutes ces accusations et contre-vérités.
Le général James Jones a assuré à Maryam Radjavi qu’il était, comme elle, convaincu que le soutien au peuple iranien et à sa résistance est une condition essentielle pour la paix et la sécurité internationales. C’est pourquoi tout accord conclu avec ce régime doit impérativement comporter des engagements concrets en matière de droits humains, a-t-il ajouté.
Il a également estimé que, malgré les ressources considérables investies en leur faveur, la position internationale des partisans du chah s’était fortement affaiblie. Selon lui, tant le président des États-Unis que son vice-président ont pris leurs distances avec cette mouvance.
Le général Keith Kellogg a pour sa part déclaré que ce régime ne quittera pas le pouvoir de son plein gré et qu’il était nécessaire de lui opposer une résistance déterminée, à l’image de celle menée par le mouvement de la résistance iranienne.
Il a ajouté que cette résistance avait enregistré, depuis sa précédente visite un an auparavant, « des progrès importants et tangibles », renforçant son optimisme quant à l’avenir. Il a également estimé que les prétendants monarchistes comme le fils du chah, ne disposaient pas de réelle capacité d’action politique, qu’il n’était qu’un nouveau Ahmed Chalapi et qu’à part le fait d’être le fils d’un chah , il n’avait rien à présenter et que son influence ne reposait que sur des opérations de communication et des coups médiatiques.
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