12 Mar 2026

Evénement parallèle au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève

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Evénement parallèle au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève

Maryam Radjavi : Les dirigeants du régime en Iran doivent être traduits en justice par le biais de mécanismes internationaux

Mesdames et Messieurs,
Chères invitées, chers invités,
Au nom de la paix et de la liberté, j’appelle les défenseurs des droits humains à soutenir la solution proposée par le peuple iranien et sa résistance, à savoir l’instauration d’une république démocratique.
Aujourd’hui, le peuple iranien est confronté à des crises d’une extrême gravité : du massacre brutal de milliers de jeunes et d’adolescents lors du soulèvement de janvier par le régime criminel des mollahs, aux dangers et aux épreuves qu’inflige la guerre actuelle à notre peuple.
Aujourd’hui, le fils de Khamenei a été désigné comme son successeur. Ces trois dernières décennies, lui et son père ont été au nombre des principaux responsables de la répression.
Ces derniers jours, parallèlement à la guerre étrangère, les Gardiens de la révolution ont officiellement annoncé qu’ils tireraient sur tout manifestant.
Selon un reportage de la télévision d’État, le pouvoir judiciaire serait prêt à recourir cette année à la méthode utilisée lors du massacre de prisonniers politiques de 1988.

Protéger la vie des civils

Mesdames et Messieurs,
Je tiens à exprimer ma sincère sympathie à mes compatriotes qui ont perdu des êtres chers pendant la guerre ou à cause de la répression du régime, et dont les logements ont été détruits.
Il ne fait aucun doute que le régime criminel en Iran a joué un rôle majeur dans la situation dangereuse et tragique où se trouve le pays.
Mais la guerre principale est celle qui oppose, d’un côté, le peuple iranien et sa résistance et, de l’autre, le fascisme religieux.
Ce combat dure depuis 44 ans, depuis le 20 juin 1981.
La solution à cette confrontation réside dans le renversement de ce régime par le peuple et un soulèvement organisé.
C’est pourquoi, face à la guerre et à la répression, nous mettons l’accent sur la paix et la liberté.
Comme je l’ai dit le 28 février et je le répète : les parties concernées doivent éviter toute action mettant en danger la vie des civils innocents.
Elles doivent éviter de porter préjudice à la population iranienne ou d’endommager les écoles, les hôpitaux, les centres de services et les infrastructures civiles.
Tout ce qui vise directement la vie, la dignité et le bien-être des citoyens ordinaires doit cesser.
Le mot d’ordre de la Résistance iranienne et du gouvernement provisoire annoncé par le CNRI est « Paix et liberté ».
J’appelle tous les gouvernements et tous les défenseurs des droits humains à soutenir cette initiative, qui reflète le souhait du peuple iranien.

Mesdames et Messieurs,
Le régime détient des milliers de prisonniers politiques dans ses prisons.
Des dizaines de milliers de jeunes et d’adolescents arrêtés lors du soulèvement de janvier sont aussi toujours en prison.
Les bombardements et les tirs de missiles menacent la vie de ces prisonniers. Mais le régime n’est pas disposé à les libérer. Les mollahs retiennent les enfants du peuple iranien en otages afin d’empêcher de nouveaux soulèvements.
De nombreux prisonniers sont condamnés à mort, dont 18 personnes accusées d’appartenir à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran.

La fin de la dictature religieuse

Chers invités,
Malheureusement, au cours des quatre dernières décennies, le monde occidental a souvent ignoré la tragédie des violations des droits humains en Iran.
En gardant le silence sur la répression des libertés en Iran, ils ont fait la concession la plus importante au régime. Ils lui ont permis d’échapper à toute sanction pour ses crimes.
Nous avons maintes fois averti que la complaisance avec ce régime conduirait à la guerre. Aujourd’hui, le monde constate les graves conséquences de cette politique erronée.
Bien sûr, c’est le peuple iranien qui a payé le prix le plus élevé.
Plus de cent mille membres de cette résistance ont été exécutés pour avoir cherché à obtenir la liberté.

Mesdames et Messieurs,
Face à la dictature religieuse, le peuple iranien a réussi à présenter une alternative démocratique. Cette alternative, c’est le Conseil national de la Résistance iranienne, créé il y a 44 ans sur la base du principe «ni chah ni mollahs ».
Le Conseil national de la Résistance iranienne a annoncé un plan visant à mettre en place un gouvernement provisoire chargé de transférer le pouvoir au peuple, sur la base d’un programme en dix points.
Ce programme constitue le fondement du travail du gouvernement provisoire. Il s’agit d’un plan pour l’avenir d’un Iran libre, fondé sur la démocratie et les droits humains.
Il prévoit notamment l’abolition de la peine de mort, l’interdiction de la torture et la fin des lois religieuses de la charia.
Il appelle à l’instauration d’une république démocratique fondée sur la séparation de la religion et de l’État, l’égalité entre les femmes et les hommes et la garantie des libertés conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Il met également l’accent sur l’autonomie des minorités ethniques et défend les droits de toutes les minorités victimes de discrimination en Iran, notamment les Baloutches, les Kurdes, les Arabes et les Turkmènes.

A la communauté internationale

Honorables invités,
Je terminerai mon intervention en appelant la communauté internationale à prendre des mesures urgentes.
Dans cette guerre, ce sont les prisonniers politiques qui courent le plus grand danger. Il faut contraindre le régime des mollahs à les libérer.
Il faudrait aussi porter les crimes de ce régime devant le Conseil de sécurité des Nations unies.
Les dirigeants du régime doivent être traduits en justice par le biais de mécanismes internationaux ou par les États membres en vertu du principe de compétence universelle.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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