Mar04

Maryam Radjavi : Pour la liberté en Iran de Mossadegh au soulèvement de 2018

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Maryam Radjavi : Pour la liberté en Iran de Mossadegh au soulèvement de 2018

Le mandat de Mossadegh est un exemple unique d’un gouvernement défenseur des droits du peuple et des intérêts authentiques de la nation, dépourvu de corruption et de tyrannie et surtout un symbole de ne pas compromettre l’Independence et la liberté de la patrie.

En ce jour anniversaire du dirigeant du Mouvement national iranien, Mohammad Mossadegh, saluons ce grand homme et renouvelons notre serment de poursuivre sa voie dirigée vers le bonheur du peuple d’Iran.

Le grand œuvre de Mossadegh a été de nationaliser le pétrole le 15 mars 1951, dont on célèbrera sous peu le 70e anniversaire, et qui a marqué à jamais l’histoire de l’Iran tout en suscitant l’admiration et le respect du monde. En dirigeant cette lutte, Mossadegh est devenu pour le peuple iranien et les peuples du Moyen-Orient le maitre de l’indépendance, du de l’amour de la patrie et du refus du compromis.

La première année de son arrivée au pouvoir, Khomeiny a déclaré : notre chemin n’est pas celui du pétrole (…) nous, on ne parle pas de nationaliser le pétrole. C’est commettre une erreur (…) (que) si quelqu’un a nationalisé le pétrole, de le glorifier et d’en oublier l’islam. »

Dans cette voie, Khomeiny et ses héritiers, à la place de la démocratie et de la liberté auxquelles aspirent le peuple d’Iran, ont instauré une terrible tyrannie et dilapidé le pétrole iranien en vendant le pays et en le pillant.

La haine que vouait Khomeiny et que vouent ses successeurs à Mossadegh ne vient pas seulement de sa victoire éclatante dans la nationalisation du pétrole de l’Iran. C’est aussi à cause des pas de grande valeur qu’il a effectués pour démocratiser les divers aspects du pays, écarter la tyrannie et la corruption, et éradiquer la pauvreté. La voie qu’il a suivie était totalement différente de celle du chah et de Khomeiny.

Son mandat a été bref, mais comme il s’était fixé un programme patriotique et démocratique qui était à l’époque très progressiste, il a laissé dans la mémoire collective iranienne un souvenir heureux.

Le soulèvement du 21 juillet 1952 en Iran s’est fait en soutien à Mossadegh pour faire approuver son programme en 9 points. Dans le cadre de ce programme, malgré l’arrêt des revenus pétroliers, il a réussi avec un contrôle sévère des importations et en réduisant les dépenses publiques, à établir un équilibre dans la balance du commerce extérieur, fait sans précédent dans l’histoire de l’Iran. Il a équilibré le budget intérieur et pour la première et la dernière fois dans l’histoire de l’Iran, le pays a produit des revenus indépendamment du pétrole. Malgré la difficulté des obstacles intérieurs, il a lancé des réformes dans le système financier et monétaire, dans l’administration, l’armée, la santé et l’éducation, il a initié des changements importants dans le système judiciaire et a créé un code de procédure pénale, tout en abrogeant les tribunaux spéciaux et extraordinaires.

Dans cette optique, le grand Mossadegh a également instauré le versement de 10% des intérêts des propriétaires terriens aux paysans et un programme de vente de terres de l’Etat en petites parcelles à la population pour y construire des habitations. Ce qui a permis aux personnes de bas revenus d’acquérir des maisons grâce à des petites mensualités.

Le mandat de Mossadegh, qui n’a duré que deux ans et quatre mois, est un exemple unique d’un gouvernement défenseur des droits du peuple et des intérêts authentiques de la nation, dépourvu de corruption et de tyrannie et surtout un symbole de ne pas compromettre l’Independence et la liberté de la patrie.

Comme l’a dit Massoud Radjavi (dirigeant de la Résistance iranienne) : « Mossadegh n’était pas une personne, mais une voie. Les attaques qui l’assaillaient de toutes parts visaient sa voie et sa doctrine, la voie de l’indépendance, de la liberté et la doctrine du refus du compromis face au colonialisme étranger, de la dictature et de l’extrémisme dans le pays. »

La voie du chah qui était celle de la dépendance et du despotisme a échoué. Le régime du guide suprême qui est une tyrannie religieuse a aussi échoué.

La jeune génération qui aujourd’hui s’est soulevée dans des dizaines de villes d’Iran, inspirée par Mossadegh et les Moudjahidine du peuple, se pose cette grande question : Pourquoi En Iran, avec cette culture riche et avancée et avec toutes ces ressources naturelles et humaines, ne peut-on instaurer un gouvernement démocratique ?

Cette question essentielle a rendu le peuple iranien impatient de parvenir à la liberté, la démocratie et l’égalité.

Mossadegh avait dit : « Je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour la liberté et l’indépendance de ce pays. »

Nous aussi, nous nous battrons jusqu’à notre dernier souffle pour reverser la dictature religieuse et réaliser les vœux de notre peuple d’édifier une société libre et prospère, sans discrimination.

Maryam Radjavi

 

Présidente-élue du Conseil national de la Résistance Iranienne

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