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18 Juil 2017

Message de Maryam Radjavi à une conférence sur le massacre des prisonniers politiques de 1988 en Iran- Chambre des Communes – Londres, le 18 juillet 2017

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Message de Maryam Radjavi à une conférence sur le massacre des prisonniers politiques de 1988 en Iran- Chambre des Communes – Londres, le 18 juillet 2017

Je tiens à vous remercier pour tous vos efforts en soutien au peuple iranien et à sa Résistance.

Je voudrais également remercier la délégation du Royaume-Uni qui a assisté au rassemblement pour un Iran libre le 1er juillet.

Aujourd’hui, je suis plus optimiste que jamais car malgré tous les obstacles, nous nous rapprochons de nos objectifs qui sont un Iran libre et la fin de l’extrémisme sous le couvert de l’islam au Moyen-Orient.

Je crois fermement que les deux objectifs sont à portée de main. Le changement de régime et un Iran libre sont en effet plus que jamais possibles.

L’année dernière, à cette époque, nous avons lancé un mouvement national et international appelant à la justice pour les 30 000 prisonniers politiques massacrés en 1988.

C’était un crime terrible dont les auteurs occupent encore des postes clés dans le régime, comme le ministre de la Justice de Rohani qui était membre de la Commission de la mort chargée du massacre.

Permettez-moi de profiter de cette occasion pour remercier les membres des deux chambres du parlement ainsi que les juristes et militants éminents des droits humains pour leurs efforts dans ce domaine.

Chers amis,

Le mouvement pour la justice en faveur des victimes du massacre de 1988 s’est rapidement étendu et a déjà ébranlé l’ensemble du régime parce que toutes ses factions, Khamenei et Rohani, ont été activement impliquées dans d’innombrables crimes contre l’humanité commis contre le peuple iranien.

Le massacre de 1988 n’est plus limité aux familles des victimes. C’est une blessure profonde dans cœur de la société iranienne qui ne peut plus être ignorée.

La pression de l’opinion publique pour tenir le régime responsable, a poussé les mollahs dans une impasse car les deux factions tentent sans succès de réprimer ou de contenir ce mouvement.

Dans cette situation, le mouvement pour la justice a amplifié les divisions au sein du pouvoir et miné l’ensemble du régime.

Il a également consolidé la force pour le changement en Iran avec la jeune génération qui a rejoint les rangs de la résistance.

Par ailleurs, le rôle destructeur du régime iranien dans la région, y compris sa participation active aux crimes contre l’humanité en Syrie ou son approche sectaire en Irak, sont des faits établis.

Par conséquent, je préviens que le fait de ne pas expulser le régime des mollahs et ses agents de Syrie ou de laisser ses agents en Irak dominer la situation, entraînera des crises plus tragiques.

Les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Europe doivent s’unir dans l’adoption d’une politique de fermeté contre le régime de Téhéran.

Des mesures pratiques doivent être prises, notamment désigner les gardiens de la révolution (les pasdaran) comme entité terroriste.

Les intérêts économiques à court terme ne devraient pas conduire à fermer les yeux sur la réalité.

J’aimerais profiter de cette occasion pour appeler le gouvernement britannique à demander des comptes aux autorités en Iran pour ce crime contre l’humanité et prendre les mesures nécessaires pour que les auteurs du massacre de 1988 soient traduits en justice.

Je demande au Haut-Commissaire aux droits humains des Nations Unies de mettre en place une enquête indépendante sur le massacre de 1988 en Iran.

Et je vous appelle à vous tenir aux côtés du peuple iranien dans sa lutte pour un changement de régime.

Je vous remercie.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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