Message de Maryam Radjavi à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale des travailleurs – 1er mai 2026
La solution réside dans une révolution visant à instaurer une république démocratique et un nouvel ordre afin de garantir les droits du peuple iranien, en particulier ceux des travailleurs
Chères sœurs ouvrières et chers frères ouvriers,
Courageux travailleurs et personnes démunies qui voyez désormais la solution dans les manifestations, la grève et la révolution,
Je tiens à vous souhaiter une bonne Journée internationale des travailleurs, malgré les nombreuses épreuves et injustices subies sous la dictature religieuse.
Le 20 avril dernier, Mohammad Massoum-Shahi, un ouvrier de 38 ans, membre de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) et pionnier de la lutte ouvrière, a été exécuté par les bourreaux de Khamenei pour le « crime » de s’être rebellé afin de défendre les droits légitimes du peuple iranien.
Avant lui se dresse une longue file d’ouvriers et de travailleurs qui ont fait la fierté de la classe ouvrière iranienne en donnant leur vie cette année lors d’affrontements avec le régime clérical hostile aux travailleurs, notamment lors du soulèvement de janvier 2026.
À l’heure actuelle, le régime profite de la situation de guerre, et s’en sert pour exécuter les combattants de l’Armée de la liberté et les jeunes insurgés, afin de licencier les travailleurs et les priver de leurs droits et libertés. L’accès à Internet étant restreint, d’innombrables entreprises ont été contraintes de fermer leurs portes et beaucoup ont perdu leurs moyens de subsistance
Le régime clérical a consacré une part considérable de l’économie nationale, dominée par le Guide suprême et le Corps des pasdarans, à ses ambitions nucléaires ainsi qu’à la production de missiles et de drones afin de préserver son emprise sur le pouvoir. Dans le cadre de ce pillage généralisé et continu, les ressources nationales ont été dilapidées.
Pourtant, au-delà de tout cela, le bien le plus précieux de l’Iran, à savoir le travail et les efforts inlassables de sa classe ouvrière, a été soumis au pillage incessant et à l’exploitation inhumaine des mollahs.
Ces profondes blessures, qui caractérisent la situation de la classe ouvrière iranienne sous la dictature ouvrière, ont pris cette année des proportions particulièrement alarmantes. L’inflation a dépassé les 50 %, et les prévisions laissent entrevoir des taux de 80, 100, voire 120 %. Les retards persistants dans le versement des salaires, le poids écrasant de la hausse des prix et des tables de plus en plus vides ont poussé les moyens de subsistance de la grande majorité des travailleurs au bord de l’effondrement.
Il n’est plus possible de supporter cette période sombre et de plus en plus difficile. La solution réside dans le déclenchement d’une révolution visant à instaurer une république démocratique qui rejette toute forme de dictature, qu’elle soit religieuse ou monarchique, ainsi que dans la mise en place d’un nouvel ordre garantissant les droits du peuple iranien, en particulier ceux des travailleurs.
Dans ces conditions oppressantes sous la dictature religieuse, où la répression, les exécutions, la hausse des prix, le sans-abrisme, la guerre et le pillage ravagent chaque jour la vie des travailleurs, ces derniers réclament la paix et la liberté. C’est le drapeau brandi par le Conseil national de la Résistance iranienne, sous lequel les jeunes rebelles mènent leur combat à travers tout le pays.
J’appelle tous les travailleurs, les agriculteurs, les ouvriers et les travailleurs précaires, y compris les vendeurs de rue, les petits porteurs, les petits livreurs de carburant, les chauffeurs, les coursiers, les travailleurs sous contrat, les travailleurs licenciés et les chômeurs, à soutenir les unités de résistance et l’Armée de libération.
- Étiquettes : CNRI, La Journée internationale du Travail, régime Iranian, soulèvement en Iran

