Maryam Radjavi : Le régime des mollahs n’abandonnera jamais l’arme nucléaire
L’activation du mécanisme de « snapback » et l’application des résolutions du CSNU sont tardives mais urgentes et nécessaires
Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré que les discussions infructueuses de la semaine dernière entre les ministres des Affaires étrangères des trois pays européens et le ministre des Affaires étrangères du régime iranien, ainsi que l’échec de la réunion des vice-ministres des Affaires étrangères le 26 août à Genève, prouvent une fois de plus la vérité indéniable que le régime des mollahs n’est pas prêt à abandonner son projet de construction d’une bombe atomique. Cela rend d’autant plus urgentes et essentielles l’activation du mécanisme de snapback et l’application des six résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur les projets nucléaires du régime.
Mme Radjavi a rappelé : Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, « ni guerre ni complaisance », la véritable solution à la crise iranienne est un changement de régime par le peuple iranien et sa Résistance. La Résistance iranienne a prévenu depuis longtemps que la complaisance rendait la guerre inévitable, une réalité dont nous avons déjà été témoins. Sans la complaisance et les concessions, ce régime n’aurait jamais été aussi près d’obtenir l’arme nucléaire et il n’y aurait pas eu de guerre non plus.
Il convient de rappeler que le 20 novembre 2013, à la veille des négociations avec le P5+1 à Genève, Mme Radjavi avait déclaré: “Tout accord de la communauté internationale avec le régime clérical, sans un arrêt complet de l’enrichissement, l’arrêt de la production et de l’installation de centrifugeuses, la fermeture totale du site d’eau lourde d’Arak, l’acceptation du protocole additionnel et le libre accès de l’AIEA à tous les sites et aux experts du régime qui ont été tenus à l’écart des inspecteurs pendant des années, ne fera qu’offrir au régime davantage d’occasions de fabriquer la bombe atomique.”
Le 24 novembre 2013, suite à l’accord de Genève, elle avait affirmé : “Si les puissances mondiales avaient agi avec fermeté, indépendamment des considérations économiques et politiques, elles auraient pu entièrement démanteler le projet de fabrication de bombes du régime au cours de ce même cycle de négociations.” Elle avait mis en garde : “La mise en œuvre intégrale des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies – en particulier l’arrêt complet de l’enrichissement, l’acceptation du protocole additionnel et le libre accès des inspecteurs de l’AIEA aux sites et installations suspects – est essentielle pour que le régime renonce à la bombe atomique (…) Toute faiblesse, tout retard ou tout recul de la communauté internationale ne fera que permettre à Khamenei d’avancer à nouveau vers la construction de la bombe par la tromperie et la fraude.”
Le 14 juillet 2015, à la suite du JCPOA (accord nucléaire), Mme Radjavi avait déclaré : “Si les pays du P5+1 avaient agi avec fermeté, le régime iranien n’aurait eu d’autre choix que de se retirer complètement et d’abandonner définitivement son projet d’armement nucléaire, c’est-à-dire de renoncer à tout enrichissement et d’arrêter complètement ses projets de fabrication de la bombe (…) Aujourd’hui encore, le monde doit insister fermement sur la non-ingérence et le retrait du régime de toute la région, et cette nécessité doit être inscrite comme principe fondamental dans tout accord.”
Dans le même temps, Mme Radjavi avait aussi insisté sur le fait que : “Un autre point important est que l’argent qui afflue vers le régime doit être placé sous le contrôle strict de l’ONU et utilisé pour répondre aux besoins urgents du peuple iranien, en particulier les maigres salaires impayés des travailleurs, des enseignants et des infirmières, ainsi que la nourriture et les médicaments pour les masses. Sinon, Khamenei continuera à canaliser l’argent vers la politique du régime consistant à exporter le terrorisme et le fondamentalisme en Irak, en Syrie, au Yémen et au Liban, tout en remplissant plus que jamais les poches des gardiens de la révolution. Le peuple iranien a le droit de savoir ce qu’il reçoit réellement d’un accord dont dépendent, selon le président du régime, même son pain, son eau et son environnement. En réalité, tout accord qui ignore les droits humains du peuple iranien et ne les souligne pas ne fera qu’encourager la répression et les exécutions continues du régime, bafouer les droits du peuple iranien et violer la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte des Nations unies.”
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 28 aout 2025
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