10 Avr 2026

Hommage aux Moudjahidine du peuple et aux insurgés exécutés

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Hommage aux Moudjahidine du peuple et aux insurgés exécutés

Maryam Radjavi :  Le prix de la liberté et d’une paix durable en Iran et au Moyen-Orient

Le 10 avril, une conférence s’est tenue pour rendre hommage aux Moudjahidine du peuple et insurgés qui ont été exécutés. Elle était intitulée : « Appel à des mesures urgentes pour l’arrêt des exécutions des prisonniers Moudjahidine du peuple, et autres combattants et courageux insurgés en Iran ».
Les Moudjahidine de la cité d’Achraf 3 en Albanie étaient reliés en ligne à cet événement. Des personnalités politiques y ont pris la parole, comme Mme Herta Däubler-Gmelin, ancienne ministre allemande de la Justice, Franz-Josef Jung, ancien ministre allemand de la Défense, John Bercow, ancien président de la Chambre des communes, Me Jean-Pierre Spitzer, éminent avocat français, ou encore Jean-François Legaret, ancien maire de Paris 1er et président de la Fondation d’études pour le Moyen-Orient FEMO.
Maryam Radjavi a ouvert la conférence par l’intervention ci-dessous :

Mesdames et Messieurs,
Chers compatriotes, vous qui souffrez, excédés par la tyrannie, la répression et la guerre,
Prisonniers politiques, héros condamnés à mort,
Moudjahidine du peuple à la Cité d’Achraf-3

Je vous adresse mes salutations.

Les Moudjahidine du peuple, Mohammad Taqavi et Akbar Daneshvarkar, Babak Alipour et Pouya Ghobadi, Abolhassan Montazer et Vahid Bani-Amerian, exécutés au sommet de leur résistance et de leur militantisme, et les sept jeunes insurgés Saleh Mohammadi, Mehdi Ghassemi, Saïd Davoudi, Amir-Hossein Hatami, Mohammad-Amine Biglari, Shahine Vahedparast et Ali Fahim, exécutés pour s’être rebellés, sont des martyrs de la paix et de la liberté.
En exécutant ces héros, le régime a démontré, en pleine guerre étrangère, qu’il considère le peuple révolté et la résistance organisée comme son principal ennemi.
Le régime moribond les a exécutés dans un accès de rage pour préserver son pouvoir face aux soulèvements inévitables qui éclateront après la guerre. Mais ces martyrs attisent plus que jamais les flammes de ces soulèvements.
Au cours des 45 dernières années, de la guerre de huit ans menée par Khomeiny contre l’Irak aux deux conflits les plus récents, cette résistance pour la liberté a brandi avec force l’étendard de la paix et de la liberté, au prix de lourds sacrifices.
Ces martyrs sont le prix de la liberté et de l’indépendance de l’Iran. Leur sacrifice a renversé la table du régime et des vestiges du chah avec leurs montages d’alternatives anti-démocratiques, dirigées contre la démocratie, le peuple iranien et sa résistance.
Ces martyrs sont le prix d’une paix durable qui s’étendra sur l’Iran et sur toute la région.
Levons-nous pour applaudir ces martyrs de la liberté !

Une resistance qui a hisse le drapeau de la paix et de la liberte

Lors du soulèvement de janvier, Khamenei a fait assassiner des milliers de jeunes et d’adolescents pour avoir participé au soulèvement, et a exposé à la télévision leurs dépouilles innocentes dans des sacs noirs.
Le peuple iranien mettra un terme définitif à ce pouvoir néfaste, un pouvoir de sacs noirs [de cadavres de manifestants], un régime d’exécutions, un régime de guerre, de destruction, de pauvreté et de détresse.
La résistance qui a hissé l’étendard de la paix et de la liberté, est la digne alternative et la force de renversement, par un soulèvement organisé, avec les unités de résistance et l’armée de la liberté.
Aujourd’hui plus que jamais preuve a été faite que la solution ne réside ni dans la complaisance ni dans la guerre, mais dans le renversement du régime par le peuple iranien et sa résistance organisée.
Il est désormais établi que la guerre principale se déroule entre le peuple iranien et la tyrannie religieuse.
C’est pourquoi, après toutes ces exécutions, le chef du pouvoir judiciaire des mollahs, Mohseni Eje’i, a ordonné à ses juges sanguinaires de « prononcer des sentences plus rapidement ».
Les porte-parole du régime mettent en garde contre un rebondissement de la force d’opposition organisée pour renverser le pouvoir. Car ils craignent clairement les conséquences de la paix et de la liberté. Ils tremblent devant la victoire de la révolution démocratique et de la république démocratique.
En conséquence, nous nous félicitons du cessez-le-feu, et notamment de l’arrêt des frappes contre les infrastructures et installations civiles. Nous espérons que ce cessez-le-feu de quinze jours, contrairement aux souhaits des vestiges des mollahs et du chah, mènera à la fin de la guerre et ouvrira la voie à la paix et à la liberté.
Comme la Résistance iranienne le souligne depuis 45 ans, une paix durable ne pourra être atteinte que par le renversement de cette dictature terroriste et belliciste par le peuple iranien et sa résistance organisée, et par l’instauration d’une république démocratique.
J’insiste sur le fait que l’arrêt des exécutions en Iran, en tant que demande unanime du peuple iranien, doit figurer dans tout accord international.

D’autant plus qu’à présent, le fils de Khamenei, pour préserver un régime à l’agonie, poursuit les exécutions quotidiennes de jeunes en Iran, tout en prétendant de façon ridicule disposer de 17 millions de dévoués prêts à se sacrifier.
Mais s’il dit vrai, qu’il accepte — comme la Résistance iranienne l’a toujours déclaré — la tenue d’élections libres pour une Assemblée constituante ou une élection présidentielle, sous supervision des Nations unies, sur la base du principe de la souveraineté populaire et non de la souveraineté des mollahs ! Nous avons annoncé, il y a 30 ans, notre disponibilité à participer à de telles élections, avec des garanties suffisantes et sous contrôle de l’ONU.
En 2014 également, en réponse à l’affirmation des mollahs selon laquelle la résistance n’aurait aucune base à l’intérieur de l’Iran, j’ai déclaré : « Assurez la liberté et la sécurité des membres et des partisans de cette résistance pour qu’ils puissent organiser une marche dans les rues de Téhéran, et vous verrez alors comment ils déferleront sur l’ensemble de votre régime. »

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Une generation innombrable

Mesdames et Messieurs,
Dès les premiers jours où les tribunaux du régime, bafouant tous les critères d’équité et les normes judiciaires internationales, ont condamné à mort, groupe par groupe, des prisonniers Moudjahidine du peuple et d’autres militants, nous n’avons cessé de dénoncer ces sentences cruelles au niveau international. Au Parlement français, au Parlement européen, au siège des Nations Unies à Genève, en Italie, à Berlin, aux Pays-Bas et ici même, j’ai montré à maintes reprises des photos de prisonniers condamnés à mort et j’ai alerté sur le danger qui les menaçait. Et, comme au cours de toutes ces années, j’ai affirmé que tant que la communauté internationale ne s’opposera pas aux violations des droits humains commises par ce régime contre le peuple iranien, vous ne pourrez pas mettre un terme à sa politique belliciste et terroriste, ni à son programme nucléaire.
Malheureusement, personne n’a écouté, et le silence et les yeux fermés ont prévalu. Pire encore, même les crimes du régime contre les membres de cette résistance sont passés sous silence.
C’est dans ces circonstances que ces Moudjahidine du peuple dévoués et ces courageux insurgés, ont défendu leurs convictions et la juste cause du peuple iranien, et qu’ils ont finalement, au prix de leur sang et de leur vie, dénoncé le scandale de ce silence et cette censure.
Saluons cette génération innombrable qui ne parle au régime qu’avec le langage de la lutte et du soulèvement.
Rendons hommage aux familles des martyrs, plus particulièrement à leurs mères et pères, courageux et résilients. Ces hommes et ces femmes admirables ont été parmi les figures de proue de la campagne des « Mardis non aux exécutions » durant la captivité de leurs enfants. Après leur pendaison, ils continueront sans aucun doute à porter haut l’étendard de l’honneur et de la résistance et deviendront une source d’encouragement pour leurs compatriotes engagés dans ce combat.
Rendons-leur hommage !

Au fil des ans, les mollahs ont eu recours à toutes sortes de stratagèmes et de tromperies pour dissimuler le fait qu’une nouvelle génération de jeunes, en pleine essor, s’est levée pour rejoindre l’OMPI et les unités de résistance. Les mollahs ont produit et financé des centaines de séries, de films et d’expositions afin de détourner la jeunesse de l’OMPI. Ils ont publié des centaines de livres débordant de mensonges et de calomnies, ainsi que des milliers de fake news et d’articles mensongers pour discréditer et déformer les objectifs, les idéaux, l’histoire et la structure organisationnelle de l’OMPI. Jamais leurs manifestations ni cérémonies de prières hypocrites du vendredi n’ont été organisées sans le slogan « Mort aux Moudjahidines du peuple !». Maintenant, ils constatent que leur propagande empoisonnée a échoué, et que la jeunesse qui se soulève pour libérer son pays retrouve, au sein de l’OMPI, un sens à son désir de se battre.
Depuis le début du règne de Khomeiny jusqu’à ce jour, les mollahs ont rêvé d’anéantir l’OMPI. Dans les terribles massacres du début des années 1980, ils ont répété à maintes reprises avoir éradiqué ce mouvement et qu’il ne restait plus personne. En 1988, Khomeiny a commis un génocide et un massacre de prisonniers Moudjahidine du peuple et autres résistants, écrivant de sa propre main au sujet des Moudjahidine : « Exterminez-les rapidement. » À la cité d’Achraf 1 et au camp de Liberty en Irak, pendant quatorze ans, le grand projet de Khamenei et de son bras droit, le terroriste Qassem Soleimani, a été d’anéantir les Moudjahidine du peuple. Ils ont eu recours à diverses méthodes inhumaines, allant d’un blocus médical à la torture blanche, en passant par des assassinats, des enlèvements, le pillage et des attaques de blindés ou à coups de machettes et de haches.

Ce 8 avril marquait le quinzième anniversaire de la mort de 36 Moudjahidine du peuple à la Cité d’Achraf lors d’une attaque menée par le gouvernement fantoche de Khamenei en Irak. Certes les Moudjahidine du peuple ont repoussé à mains nues cet assaut brutal, mais la pression exercée par diverses attaques et tirs de roquettes n’a jamais cessé.
Ils voulaient éliminer une force organisée et aguerrie, présente près des frontières iraniennes, capable, avec le soutien et la coordination des soulèvements populaires, de renverser ce régime. Mais les scènes des combats des Achrafiens, diffusées sur la chaine satellite Sima-ye-Azadi, et suivies tant dans les villes que dans les prisons, ont suscité et suscitent encore une vague de motivation, de fierté, de colère et de soutien. Contrairement aux illusions du régime, des hommes et des femmes épris de liberté ont rejoint et continuent de rejoindre ce mouvement, tirant de nombreux enseignements des combattants de la liberté et de leurs exploits. C’est ce qui fait trembler les mollahs.
Ces derniers jours, la cérémonie émouvante à Achraf-3 pour chacun de ces Moudjahidine du peuple et insurgés exécutés était si inspirante qu’elle a eu un immense impact dans les villes à travers l’Iran et les gens ont dit combien ces martyrs étaient honorés que l’OMPI se soit faite leur voix.
À présent, le régime constate que des unités de résistance et des unités de l’Armée de la Liberté se soulèvent contre eux dans toutes les provinces.
Il voit, sur les champs de bataille et les sites des soulèvements, dans les prisons et les salles de torture en passant par les potences, à nouveau les Moudjahidine du peuple et la jeunesse insurgée se précipiter, rang après rang, pour combattre et renverser le régime.
Lorsqu’une génération croit dans la voie et la cause de ce mouvement, lorsqu’elle ne craint ni l’arrestation, ni la torture, ni l’exécution pour faire progresser la lutte, et lorsque la ligne des unités de résistance et de l’armée de la liberté s’est étendue de Téhéran, à Karadj, de Qom à Machhad, et d’Ahwaz à Zahedan et Sanandaj ; cela signifie que la résistance nationale a atteint une telle puissance et une telle capacité qu’elle peut parvenir au renversement de ce régime et qu’elle le fera.
Les explosions qui ont retenti au cœur de Téhéran lors de l’attaque sur le siège de Khamenei par les unités de l’Armée de la liberté, à l’aube du 23 février jusqu’à midi ce même jour, résonne comme le chant d’une marche victorieuse.
Sur les 250 combattants intrépides qui ont participé à cet assaut, une centaine environ ont été tués ou faits prisonniers.
Il est vrai que la génération des cent mille martyrs, la génération innombrable, la génération de Massoud [Radjavi, le dirigeant de la Résistance iranienne], à mesure que les conditions se durcissent, voit ses rangs se faire plus nombreux, plus déterminés et plus endurcis. Cette génération est prête à combattre sans relâche et à payer le prix fort. Cette même génération que Massoud [Radjavi], avec ferveur et douleur, a décrite dans son message en évoquant ces condamnés à la potence : « Sept symboles d’une génération résolument opposée à la dictature et à la dépendance, en pleine croissance et floraison, contre les mollahs et le chah, les armes à la main, souriante et pendue à la potence, aspirant à voir l’Aimé. »

Une force invincible dans le cœur du peuple

Mesdames et Messieurs,
Les Moudjahidine du peuple exécutés ces derniers mois, de Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani en juillet dernier, à ces treize héros, témoignent de l’émergence d’une nouvelle génération de combattants révolutionnaires en Iran.
Écoutez leurs paroles, chacune étant une déclaration de guerre contre le monde de l’oppression, de la répression et de l’injustice. Ecoutez :
Akbar Daneshvarkar a dit : « Le drapeau qui était entre les mains de Mohammad Hanifnejad, le fondateur de l’OMPI, est maintenant entre les miennes. »
Pouya Ghobadi a affirmé : « Je marcherai, ferme et inébranlable, jusqu’à la potence. »
Babak Alipour a déclaré : « Je vais mener une guerre cent fois plus forte contre le régime. »
Abolhassan Montazer a déclaré : « Mon plus grand souhait est de rester un Moudjahidine du peuple. De combattre et de mourir en Moudjahidine du peuple. Car telle est la voie du salut. »
Et Vahid Bani Amerian, que ses concitoyens de la ville de Sonqor ont justement qualifié d’enfant de l’Iran, a déclaré : « Je suis heureux de combattre et de sacrifier ma vie pour la cause d’une société fondée sur l’égalité et la justice. »
Chacune de ces phrases est un concentré de foi, d’ardeur et de conscience.
Le système judiciaire des mollahs a admis, non sans ironie, que le rebelle héroïque Amir-Hossein Hatami avait dit droit dans les yeux de ses interrogateurs et tortionnaires qu’il voulait renverser le régime et qu’il était descendu dans la rue pour désarmer les forces répressives.
Ils ont fait ces déclarations précisément les jours où ils savaient, sans l’ombre d’un doute, que la potence les attendait. Mais ils avaient accepté leur sort en toute connaissance de cause.
Vous avez vu comment le vaillant Moudjahidine du peuple Mohammad Taghavi a dit à ses bourreaux : « Même si vous me libérez aujourd’hui, je retournerai à l’OMPI. »
Dans une conférence, pour protester contre leurs condamnations à mort, j’ai montré des photos de Mohammad Taghavi et de ses compagnons en prison, Mohammad m’a écrit une lettre me demandant pourquoi mon visage était si triste lorsque j’ai montré ces photos ! Et il a écrit : « Mon grand salut est de vivre ma vie au plus haut degré d’engagement pour libérer mon peuple, en étant encore plus prêt à mourir et à rester fidèle jusqu’à mon dernier souffle. »
C’est un message que je recevais d’eux à chaque fois que je prononçais leurs noms ou que je montrais leurs portraits.
Cette humilité, cette gratitude, ce courage était le fruit d’un choix véritable qu’ils avaient fait après avoir enduré de nombreuses épreuves et souffrances.
Ces dernières années, chaque fois qu’ils étaient jugés ou convoqué pour le renouvellement de leur peine de mort ou qu’ils partaient en isolement cellulaire, mon esprit ne les quittait pas.
Je voyais que plus la pression montait, plus il se renforçaient, devenaient plus dignes, plus déterminés et plus combattifs, envoyant un message de persévérance et de victoire.
Ils affirmaient être prêts depuis derrière les barreaux de prisons et levaient les mains en signe de victoire avec enthousiasme. Puis leurs lettres et leurs engagements ont afflué où ils juraient de vaincre et d’humilier l’ennemi.
Comme je l’ai entendu, lors des adieux à leurs compagnons de détention, ils ont apporté à tous calme et sérénité, invitant les autres à la patience et à la persévérance. Ils disaient : « pourquoi êtes-vous tristes ? Nous allons rejoindre nos autres camarades. Il ne faut pas réjouir l’ennemi. Nous avons choisi de tenir jusqu’au bout et nous sommes fiers de ce choix ; il est clair que, de cette manière, nous avons démoralisé et vaincu l’ennemi. »
Ces six valeureux Moudjahidine du peuple ont bravé les épreuves de la diabolisation, des mensonges et de la calomnie, tournant le dos à toutes les tentations qui auraient pu les inciter à l’abandon et à éviter de payer le prix de leur engagement. Ils ont renoncé à leur travail, à leur vie, à leur famille, et finalement à leur propre vie. Tel est le secret de leur persévérance.
Oui, un peuple qui possède une telle force invincible dans son cœur a acquis le pouvoir de vaincre l’ennemi.
Saluons les prisonniers politiques Moudjahidine du peuple et les autres résistants qui mènent courageusement la campagne des « Mardis non aux exécutions » depuis plus de deux ans.
Je salue aussi les condamnés à mort qui, par leur fermeté et leur force, inspirent la jeunesse iranienne à combattre, et salue la mémoire des braves martyrs dont l’esprit de résistance flotte au sommet du drapeau du grand soulèvement qui se prépare.
Gloire aux martyrs !
Vive la liberté !

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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