Message à la manifestation des Iraniens libres à New York devant l’ONU
Mardi 22 septembre 2026, parallèlement à l’Assemblée générale des Nations unies réunissant les dirigeants du monde, les Iraniens libres et les partisans de la Résistance ont organisé une grande manifestation à New York, sur la place Dag Hammarskjöld, contre la présence à l’ONU du représentant du régime — un régime d’exécutions et de massacres. Ils ont appelé à soutenir l’alternative démocratique que représente le Conseil national de la Résistance iranienne.
Lors de ce grand rassemblement, des personnalités telles que le général Keith Kellogg, ancien envoyé spécial du président américain pour l’Ukraine ; le général Wesley Clark, ancien commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe ; Carla Sands, ancienne ambassadrice des États-Unis ; ainsi que des dirigeants religieux, des défenseurs des droits humains et des représentants des communautés iraniennes, notamment des jeunes, ont pris la parole.
Ce rassemblement s’est accompagné d’un message vidéo de Maryam Radjavi. Elle a souligné que le siège de l’Iran aux Nations unies appartient au peuple iranien et à sa résistance légitime, et que la répression et le bellicisme sont indissociables de la nature même du régime au pouvoir.
Dans son message, elle a mis l’accent sur plusieurs points importants concernant la situation en Iran et la politique internationale :
La solution à la crise en Iran ne réside ni dans la guerre ni dans une intervention étrangère, mais dans un changement démocratique mené par le peuple et une résistance organisée.
Le message des jeunes et des prisonniers politiques est de s’opposer à toutes les formes de dictature (qu’il s’agisse du chah ou des mollahs).
Enfin, elle a abordé la question de la responsabilité de la communauté internationale face aux violations des droits humains commises par le régime et à ses politiques belliqueuses, ainsi que leurs conséquences pour la sécurité régionale et mondiale.
Vous trouverez ci-dessous le message adressé par Maryam Radjavi à ce rassemblement :
Maryam Radjavi : Le siège de l’Iran revient au peuple iranien et à sa juste résistance pour la paix, la liberté et une république démocratique
Chers compatriotes !
Eminentes personnalités et amis de la résistance du peuple iranien,
Dans votre rassemblement devant les Nations Unies résonne la voix du peuple opprimé d’Iran.
Protestation contre l’occupation du siège de l’Iran par le fascisme religieux
Nous disons que l’occupation du siège de l’Iran aux Nations Unies par la dictature religieuse perpétue la même erreur qui a consisté à ignorer le peuple iranien et sa résistance ces dernières décennies.
La présence de criminels contre l’humanité et d’auteurs de génocide dans ce bâtiment est une insulte aux droits humains, à la paix et à la justice. Ceux qui ont les mains tachées du sang de centaines de milliers d’innocents en Iran et dans toute la région doivent être exclus des Nations Unies.
Le siège de l’Iran revient au peuple iranien et à sa juste résistance pour la paix, la liberté et une république démocratique.
Il est temps d’écouter la voix du peuple iranien. Un peuple qui ne veut ni la guerre ni la tyrannie ; un peuple qui aspire à la liberté et à une république démocratique. Le régime clérical est l’ennemi du peuple iranien et une menace pour la paix et la sécurité de la région et du monde. Tant que ce régime existera, la répression, les exécutions, le terrorisme et le bellicisme persisteront. La solution réside dans un changement démocratique réalisé par le peuple iranien et sa résistance organisée. Ce changement est à portée de main.
Le message fort du peuple iranien
Notre peuple a un message fort à adresser au monde d’aujourd’hui.
Ce message est qu’il renversera le fascisme religieux au pouvoir en Iran, à n’importe quel prix.
Ce message émane des unités de résistance. C’est le message des prisonniers politiques qui tiennent bon dans les salles de torture. C’est le message des prisonniers politiques condamnés à mort. Depuis le message de la jeune et courageuse Arghavan Fallahi dont la peine de mort a été confirmée par ce régime criminel et qui a écrit depuis la prison d’Evine : « Nous sommes de la génération Z de l’opposition, contre la dictature et la dépendance, contre le chah et les mollahs », jusqu’à Javad Vaf’ai-Sani, le courageux boxeur emprisonné à Machhad depuis sept ans.
Oui c’est le message des martyrs exécutés ces derniers mois, tombés pour la liberté. C’est le message des insurgés dans les soulèvements successifs au fil des dernières années. Et c’est le message du peuple en colère qui se prépare à un soulèvement encore plus grand.

Fermer les yeux sur les crimes du régime
Votre cri dans ce rassemblement devant l’ONU exprime une protestation claire. Vous protestez contre l’accueil du président du fascisme religieux à l’Assemblée générale. Il s’agit du président d’un régime d’exécutions et de massacres.
Voici ce que nous disons :
– Pourquoi fermez-vous les yeux sur les crimes de ce régime ?
– N’avez-vous pas vu les larmes du peuple iranien et du monde après le massacre de milliers de manifestants en janvier ?
– Auriez-vous oublié que ce régime a été condamné 72 fois par l’Assemblée générale et d’autres organes de l’ONU pour ses violations des droits humains ?
– Pourquoi avez-vous ignoré le rapport du rapporteur spécial de l’ONU en 2024 soulignant que les exécutions des années 1980 et le massacre de 1988 sont des crimes contre l’humanité et un génocide ?
– Pourquoi n’accordez-vous pas d’attention au dernier rapport d’Amnesty international ? Un rapport qui met en avant que les autorités du régime des mollahs en 2022 ont commis un crime contre l’humanité.
– Pourquoi ignorez-vous le rapport publié il y a quelques jours par la mission internationale indépendante d’établissement des faits établissant que le massacre des manifestants de janvier 2026 constitue un crime contre l’humanité ?
Oui, il s’agit bien d’un régime d’exécutions et de massacres.
Un régime avec déjà plus de 1100 exécutions en 2026, avec plus de 2200 exécutions en 2025, avec l’exécution de dizaines de prisonniers politiques pour les seuls derniers mois, avec de lourds dossiers de massacres de manifestants dans les soulèvements de janvier 2026, le soulèvement de l’automne 2022, le soulèvement de novembre 2019 et de multiples autres manifestations, et avec le massacre de 30.000 prisonniers politiques en 1988.
Cette politique fermant les yeux sur les crimes du régime ne doit pas continuer.
Le rôle déterminant du peuple et de sa Résistance
Chers compatriotes et chères personnalités,
Désormais nous sommes face à plusieurs expériences :
La première c’est que lorsque des violations sauvages des droits humains en Iran se heurtent au silence et à l’inaction, le régime l’interprète comme un feu vert dans sa quête de la bombe atomique et de son bellicisme régional.
La seconde expérience c’est que la solution au problème de l’Iran, n’est ni la guerre ni une intervention étrangère, mais le peuple iranien et sa résistance organisée qui ont la capacité de réaliser un grand changement en Iran ; et puis aussi, que la source de la crise actuelle consiste dans le fait que les grandes puissances ignorent le peuple iranien et sa résistance et que, à la demande du régime, ils leur barrent même la route.
Mais le peuple qui se dresse en Iran avec une volonté puissante, se dirige vers une république démocratique. C’est une tempête que nul ne pourra arrêter. Le peuple iranien rejette toute sorte de dictature, celle du chah comme celle des mollahs.
Et comme l’a dit Massoud [Radjavi] le dirigeant de la Résistance iranienne : Notre guerre de 60 ans contre le chah et les mollahs pour la liberté et l’indépendance se poursuivra jusqu’à la victoire de la révolution démocratique.
Aujourd’hui, ici même et avec votre manifestation, nous appelons l’Assemblée générale de l’ONU, comme l’ont demandé en 2024 le rapporteur spécial sur l’Iran et dernièrement Amnesty International, à établir un mécanisme de justice pénale international pour poursuivre les auteurs de crimes contre l’humanité en Iran.
Nous appelons le Conseil de sécurité à envoyer le dossier des violations des droits humains du régime à la cour pénale internationale. Et j’exhorte les pays à poursuivre en justice, sur la base de la compétence universelle, les autorités du régime.
Nous appelons la communauté internationale à reconnaitre le droit du peuple iranien à renverser ce régime et le droit des unités de résistance et de l’armée de la liberté à se battre contre le corps des pasdarans.
Vive la liberté !
Vive le peuple iranien !
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