Message à la manifestation à New York en présence de personnalités politiques
Mercredi 23 septembre 2026, les Iraniens épris de liberté et les partisans du Conseil national de la Résistance iranienne ont organisé, pour la deuxième journée consécutive, une imposante manifestation devant le siège des Nations unies, sur la place Dag Hammarskjöld. Ils y ont fait retentir leur protestation contre la présence du représentant du fascisme religieux, parrain des exécutions, du terrorisme et de la guerre, portant ainsi leur voix de contestation à l’attention de l’opinion publique mondiale.
Plusieurs personnalités américaines, des représentants d’associations iraniennes et membres d’organisations de jeunesse ont participé à la manifestation. Ils ont évoqué la nécessité d’une action internationale contre les exécutions politiques, la répression des libertés et la reconnaissance de la résistance du peuple iranien.
Parmi les orateurs présents lors de la manifestation figuraient l’ancien sénateur Robert Torricelli, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani et l’ambassadeur Mark Ginsberg.
La manifestation a été accompagnée d’un message vidéo de Maryam Radjavi.
Dans son intervention, s’adressant à la communauté internationale, elle a déclaré :
Le moment est venu pour la communauté internationale d’écouter la voix du peuple iranien.
Un peuple qui ne veut ni la guerre ni la tyrannie.
Et enfin, quelle responsabilité la communauté internationale doit-elle assumer face à un régime qui est l’ennemi du peuple iranien et une menace pour la paix et la sécurité régionales et mondiales ?
Vous pourrez lire ci-dessous le texte du message adressé à ce rassemblement :
Maryam Radjavi : Le régime au pouvoir en Iran ne représente pas le peuple iranien, il est son ennemi et l’assassin de sa jeunesse
Chers compatriotes iraniens,
Eminentes personnalités,
Je vous adresse mes salutations, vous qui êtes réunis ici aujourd’hui. Vous êtes venus manifester contre la présence du président et représentant du fascisme religieux en Iran, parrain du terrorisme, des exécutions et du bellicisme.
Alors que les dirigeants du monde entier se réunissent à l’Assemblée générale des Nations unies, vous vous êtes rassemblés pour protester contre l’occupation du siège de l’Iran par la dictature religieuse.
L’heure est venue d’écouter la voix du peuple iranien
Aujourd’hui, votre message à leur intention est clair : L’heure est venue d’écouter la voix du peuple iranien. Le peuple iranien ne veut ni la guerre ni la dictature. Il veut la liberté, une république démocratique et le droit de décider de son propre avenir.
Le régime qui dirige l’Iran ne représente pas le peuple iranien. Il est ennemi du peuple et responsable du massacre de la jeune génération iranienne. Il constitue également une menace pour la paix et la sécurité dans la région et dans le monde.
Le peuple iranien est déterminé à mettre fin à cette dictature. Tant que ce régime restera au pouvoir, la répression, les exécutions, le terrorisme et le bellicisme se poursuivront.
Les religieux au pouvoir tentent de détourner l’attention de la crise qui sévit en Iran en créant des tensions dans le détroit d’Ormuz et dans toute la région.
Mais le véritable combat oppose, d’un côté, le peuple iranien et sa Résistance organisée, et de l’autre, la dictature religieuse.
Le régime redoute un soulèvement
Ces derniers jours, les forces de sécurité du régime ont été mises en état d’alerte maximale.
Les Gardiens de la révolution ont organisé deux grands exercices militaires dans les rues de Téhéran et de 15 autres villes d’Iran. La milice du Bassidj a été déployée dans les stations-service. Le pouvoir religieux craint profondément un nouveau soulèvement.
La hausse des prix a provoqué de graves troubles sociaux dans tout le pays. Les travailleurs, les infirmières, les chômeurs et les retraités sont une nouvelle fois descendus dans la rue pour manifester quotidiennement.
Parallèlement, les unités de résistance ont mené des centaines d’actions contre la répression ces deux derniers mois. Les prisonniers politiques ont intensifié leur résistance. Derrière les murs de la prison, ils appellent le peuple à se soulever et à manifester.
Oui, le régime au pouvoir n’a jamais été aussi affaibli qu’aujourd’hui. La mort de Khamenei a plongé le régime dans une profonde instabilité. Une lutte de pouvoir acharnée a dégénéré entre les factions au pouvoir. Certains membres du soi-disant « parlement » du régime réclament la destitution de Pezeshkian, l’actuel président du régime. D’autres exigent que l’ancien président Rohani soit traduit en justice.
Le régime a besoin d’une stratégie de guerre et de répression
Le régime des mollahs mise sur la guerre et la répression pour assurer sa survie. Cette stratégie consiste notamment à entretenir les conflits, à intensifier les activités de ses groupes mandataires dans la région, à poursuivre son programme d’armement nucléaire, à exécuter des prisonniers politiques et à augmenter les prix.
Mais cette stratégie a des conséquences fatales pour sa survie. Plusieurs événements majeurs survenus en Iran au cours de l’année écoulée revêtent une importance considérable. Parmi ceux-ci figurent deux guerres, un soulèvement majeur, un massacre et l’intensification des activités des unités de résistance.
Ces événements ont mis en lumière des faits importants dans trois domaines.
Premièrement, comme la Résistance iranienne le souligne depuis de nombreuses années, ce régime ne renoncera pas aux piliers de sa survie. Il ne cessera pas de réprimer le peuple iranien. Il ne renoncera pas à son programme nucléaire, à son programme de missiles ni à son soutien à la guerre et aux groupes par procuration dans la région.
Deuxièmement, depuis de nombreuses années, il est évident que la politique de complaisance avec ce régime ne fonctionne pas. Elle ne fait qu’encourager davantage de violations des droits humains et attiser davantage les tensions belliqueuses.
Troisièmement, au cours de l’année écoulée, il est aussi apparu clairement que la guerre et l’intervention militaire étrangère ne sont pas la solution au problème de l’Iran.
Ni la guerre ni la politique de complaisance ne sont la solution. La solution réside dans le renversement de ce régime par le peuple iranien et sa Résistance organisée. C’est une vérité que nous avons proclamée il y a 22 ans. Au cours de l’année écoulée, tout le monde a pu s’en rendre compte.
Malgré la guerre et une répression intense, la Résistance iranienne a continué à développer son réseau organisé dans les villes de tout l’Iran. Les unités de résistance ont également mené des opérations d’envergure et sans précédent.
Les vestiges de l’ancienne dictature du chah, qui rêvaient de ramener l’Iran au passé, ont eux aussi reçu leur réponse. Ils espéraient accéder au pouvoir grâce à une intervention militaire étrangère ou en reproduisant le modèle Chalabi en Irak. Leur plan consistait à rétablir la SAVAK, ainsi que la torture, la répression et la loi martiale. Cela n’arrivera jamais.
Oui, la solution pour l’Iran réside dans un changement démocratique mené par le peuple iranien et sa résistance organisée. Ce changement est à notre portée.
Aujourd’hui, nous appelons la communauté internationale à reconnaître la lutte du peuple et de sa jeunesse contre le Corps des gardiens de la révolution en vue de renverser le régime, ainsi qu’à reconnaître le Gouvernement provisoire pour la paix et la liberté proposé par le Conseil national de la Résistance iranienne, sur la base de son plan en dix points.
Vive la liberté !
Vive le peuple iranien !
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