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24 Sep 2014

Maryam Radjavi: L’affaire du 17 juin 2003 s’est effondrée

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Maryam Radjavi: L’affaire du 17 juin 2003 s’est effondrée

Au nom de Dieu, au nom de l’Iran et au nom de la Liberté
Au nom de Sedigheh Mojaveri et de Neda Hassani dont les noms resteront éternels tant que retentiront les chants des hommes et les hymnes à la liberté. Saluons le sang versé et les vies perdues qui, il y a onze ans, ont défendu la nécessité de résister pour la liberté.

Mesdames et Messieurs,
Le plus grand investissement du régime du guide suprême en France est parti en fumée. L’affaire du 17 juin 2003 s’est effondrée. La campagne de diabolisation a échoué. Le monde a approuvé la légitimité de la résistance pour le renversement du régime. Le bien-fondé de cette persévérance a été démontré. Et son intégrité et sa transparence ont suscité le respect de tous.

Mesdames et Messieurs,
Les enquêtes et les poursuites judiciaires qui ont duré quatorze ans en France forment un document historique complet qui éclaire sur la vérité éprouvante des tensions qui ont opposé le peuple et la résistance d’Iran à la dictature religieuse et aux tenants de la complaisance qui la soutiennent.
La première vérité, c’est que dans cette affaire, il y a eu un marchandage avec le régime iranien :
L’ouverture d’un dossier vide contre la Résistance en 2001 suivie de l’attaque du 17 juin 2003, n’ont d’autre raison que celle d’un marchandage. Cette tractation visait à préserver les intérêts du gouvernement français après l’invasion américaine de l’Irak et l’ordre nouvelle de la région et aussi constituait un gage en faveur des mollahs pour développer les échanges commerciaux.

L’attaque du 17 juin contre les bureaux du Conseil national de la Résistance iranienne, le CNRI, s’est déroulée cinq jours après la conclusion d’imposants contrats commerciaux avec les mollahs. Selon le témoignage de l’ancien directeur de la rédaction du Journal du Dimanche, qui était témoin de la négociation, deux mois avant le 17 juin, Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, dans sa rencontre avec son homologue à Téhéran lui avait fait la promesse de cette opération. Trois jours après l’attaque, un rapport interne du ministère du Renseignement des mollahs soulignait que les services de renseignement français (la DST) avaient mis au point les détails de ce raid avec les services des mollahs et savaient même que les dossiers de 16 interpellés seraient remis à la justice pour des mises en examen.

Quelque soit l’angle sous lequel on se place, cette affaire point par point est imprégnée du régime du guide suprême. Il semble que la victoire de la justice et de la résistance ainsi que l’échec de la diabolisation marquent une réussite pour toute l’humanité exaspérée par la tyrannie et l’intégrisme.

La seconde vérité, c’est l’instrumentalisation de la justice, de la diplomatie et des services de renseignement de divers pays par le régime du guide suprême.
Dans l’histoire de l’attaque calamiteuse des USA en Irak, comme l’ont rapporté les médias américains, c’était notamment l’Iran qui « avec une flopée de fausses informations » dans « une des plus grandes opérations de renseignement de l’histoire contemporaine », a trompé le monde sur l’existence d’armes de destruction massive en Irak pour déclencher la guerre. En France aussi, c’est le régime iranien qui avec une flopée de fausses informations, a poussé le gouvernement de l’époque à une erreur de calcul grossière, et à lancer une attaque sans précédent contre les bureaux du CNRI.

A cette époque, Michel Tubiana, alors président de la ligue des droits de l’homme, avait dénoncé une vaste propagande de l’ambassade d’Iran en France qui diffuse tout un tas de documents sur ce sujet. Il avait ajouté que la justice en France avait été intoxiquée par le régime iranien. Malgré tout, on peut se réjouir du fait que, pour reprendre les mots de Maitre Henri Leclerc, la justice française a montré qu’elle peut éviter de s’incliner face aux considérations politiques. Parce qu’on est dans un état de droit et de démocratie.

Et à présent, le temps est venu pour que la politique, la diplomatie et les services de renseignement se préservent de l’intoxication du régime des mollahs. Il est temps de faire preuve de fermeté et de démanteler les réseaux des agents de ce régime et les sociétés écrans des pasdarans en France et en Europe.

La troisième vérité, c’est la fabrication de toutes les accusations à Téhéran par le régime des mollahs.
Deux ans après l’attaque du 17 juin, une commission sous contrôle du Conseil suprême de sécurité nationale du régime a fait verser à l’instruction 1500 pages de mensonges et de faux documents. Au cours des années suivantes, cette même commission a envoyé sept agents du ministère du Renseignement, le Vevak, comme témoins au juge d’instruction. Les principales accusations accumulées dans cette affaire sont tirées des déclarations de ces agents. Pour déverser leurs calomnies dans le dossier, certains agents du Vevak ont été auditionnés cinq fois, voire plus. Les auditions étaient clairement orientées.

En plus de la demande d’extradition faite par Khatami, alors président des mollahs, selon un document obtenu des années plus tard, le procureur général du régime Najaf-Abadi, a envoyé à son homologue en France des demandes successives d’extradition des membres de la résistance. Le sinistre juge Saïd Mortezavi, alors procureur de Téhéran, a envoyé au parquet de Paris de fausses informations et des documents fabriqués pour alimenter les accusations de blanchiment d’argent contre les membres de la résistance. Ils ont saturé le dossier de calomnies parlant de secte, d’association de malfaiteurs, de terrorisme, de violences, de tuerie de Kurdes et de chiites, de tortures, d’assassinats et de morts suspectes dans les rangs de la Résistance. Ainsi donc, ces calomnies ont été tracées mot à mot par la plume de Khamenei et l’accusation de secte est un code derrière lequel se cache le fascisme religieux.

Les accusations de terrorisme et de violence sont l’autre nom des accords conclus entre les bandes de ce régime et les partisans de la complaisance occidentale, et la torture et les éliminations internes dans la résistance, sont des productions des mollahs et du Vevak qui rejettent leurs propres crimes sur leur opposition.

Ces accusations sont aujourd’hui jugées nulles et non avenues par la justice française. Mais n’oublions pas que c’est en s’appuyant sur ce genre de calomnies infondées que la dictature religieuse a exécuté 120.000 des meilleurs enfants du peuple iranien, et que c’est toujours en brandissant ces mensonges qu’elle continue d’arrêter, d’exécuter et de tuer y compris à Achraf et à Liberty.

Ainsi donc, s’il est question d’appliquer la justice, il faut réparer les préjudices matériels et moraux que cette affaire a causés au peuple iranien et à sa résistance. La vérité, c’est que les mollahs ont fourvoyé beaucoup de gens dans le monde et en ont soudoyé autant avec l’argent de notre peuple opprimé et écrasé de misère. La vérité c’est que des tonnes et des tonnes de faux documents, de textes mensongers, de sites, de publications et de livres débordant d’aberrations contre la résistance ont été utilisées. Mais une vérité encore plus importante, c’est que notre résistance a fait dénoncer toute l’affaire de diabolisation et de diffusion de mensonges du régime par une grande juridiction compétente, et que désormais cela n’a plus aucun effet.

La quatrième vérité porte sur la transparence et la démocratie qui régissent des relations internes de cette résistance
Il y a onze ans, le jour où j’ai été libérée de prison, devant une large foule rassemblée à Auvers-sur-Oise, j’ai déclaré que l’accusation de terrorisme n’avait aucun fondement. Concernant les accusations financières, j’avais souligné que les biens et l’argent de ce mouvement viennent totalement du peuple iranien et des soutiens de la résistance à travers le monde. Et j’ajoutais que j’étais certaine que la résistance iranienne pouvait justifier chaque centime aux autorités légales et que tous verraient qu’elle n’a rien à cacher dans ce domaine.

Ces années là en France, la justice, les services de renseignements et d’autres organes se sont mobilisés pour examiner à la loupe le fonctionnement financier, organisationnel et politique de la résistance. Les comptes bancaires de centaines de personnes ont été contrôlés. Mais cela ne leur a pas suffi. Ils ont demandé l’aide des instances judiciaires et de renseignement des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, du Luxembourg, de la Turquie, de la Jordanie et des Emirats. Ils ont étudié des centaines d’ordinateurs et de disques durs, des millions de feuilles d’archives du CNRI, des écoutes longues et permanentes de membres de la résistance et les relations internes de ce mouvement de la manière la plus négative. Ils ont constitué un dossier de centaines de milliers de pages, jusqu’à ce que la semaine dernière, la justice prononce un non-lieu « non seulement pour le délit de blanchiment mais également pour les autres infractions financières poursuivies » et conclue un non-lieu
C’est-à-dire toutes les accusation et les désinformation et les fausses témoignages ont été invalidés.

Auparavant, un autre non-lieu avait affirmé que « l’OMPI exerce une résistance légitime contre le régime brutal gouvernant l’Iran » et que les «offensives militaires » de l’armée de libération nationale « ne peuvent pas revêtir une qualification terroriste ». Oui, si les relations internes et externes de ce mouvement n’avaient pas été au plus haut point transparentes et intègres, si la structure de cette résistance n’avait pas été pétrie de libre choix et de démocratie, il était impossible que sous la sévérité des contrôles judiciaires, elle puisse tenir et obtenir pareille victoire. C’est pourquoi, la victoire de la résistance est non seulement un échec de la campagne de diabolisation, mais c’est aussi une ouverture pour une lutte sans répit fondée sur la liberté et la démocratie.

La cinquième vérité, c’est que les tenants de la complaisance ont ouvert la voie à l’intégrisme
Nous n’avons cessé d’insister pour que ce dossier passe devant un tribunal pour clamer la vérité devant la justice. Mais les avocats de la résistance ont dit avec justesse que ce dossier allait dénoncer le fascisme religieux au pouvoir en Iran, et c’est pourquoi il n’y aurait pas de procès.

A présent une affaire se termine et un autre dossier s’ouvre, et les véritables malfaiteurs doivent être jugés devant le tribunal de l’histoire et le plus grand juge que constitue la conscience de l’humanité contemporaine.

Il s’agit de ceux qui ont lancé ces poursuites et cette machination à la demande du régime iranien pour réprimer une résistance légitime. Ceux qui, avec ce dossier fabriqué, ont préparé le terrain aux exécutions et aux six massacres à Achraf et à Liberty. Ceux qui ont poussé certains médias à accompagner le fascisme religieux dans sa campagne de diabolisation contre ce mouvement de résistance. Et ceux qui se sont joué de la dignité de la France, et qui vis-à-vis de la résistance, ont décapité la justice.

Oui, messieurs vous êtes tous coupables ! Et c’est finalement à cause de ce grand crime que vous avez commis, que vous avez été mis hors jeu. A présent, regardez les conséquences de vos actes :
Votre crime ne se limite pas à avoir enfreint la loi et violé la justice. Votre crime ne se résume pas uniquement à avoir abusé de la justice. Bien pire que cela, votre crime a été d’ouvrir la voie à la bête immonde de l’intégrisme.

Ainsi l’erreur fatale de la politique française et des gouvernements occidentaux ces dernières années, c’est d’avoir détourné la lutte contre le terrorisme. L’émergence et le développement des groupes extrémistes comme Daech viennent du fait que les gouvernements occidentaux se sont livrés à une longue complaisance avec le parrain de Daech, à savoir le régime du guide suprême en Iran.

Fabriquer des dossiers vides et sans fondement contre l’antithèse et l’alternative efficace à l’intégrisme islamiste, c’était accorder la plus grande concession à ce régime qui n’a cessé durant ces trente dernières années de semer les graines d’Al-Qaïda et de Daech dans tout le Moyen-Orient et en Afrique, spécialement en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. Ceux qui, ces jours-ci, pour s’opposer au danger de Daech en Irak, invitent le régime iranien à coopérer, ou avancent des concessions sur le programme nucléaire de ce régime, font une erreur irréparable. C’est comme si durant la seconde guerre mondiale, les Alliés avaient appelé les nazis à libérer la France.

A ceux qui insistent pour associer ce régime, je lance un avertissement : cela revient à tomber dans le piège des mollahs et au lieu de maitriser la crise irakienne et syrienne, cela va aviver les conflits entre chiites et sunnites et rétablir la domination du régime sur l’Irak et va aggraver la situation en Syrie. Il y a un quart de siècle, nous avons annoncé que la nouvelle menace mondiale est l’intégrisme sous l’impulsion du régime iranien. Il y a onze ans, j’ai lancé un avertissement comme quoi la domination de l’Irak par les mollahs, était cent fois plus dangereuse que leur bombe atomique. Mais au lieu de combattre ce danger, les Etats occidentaux ont enchainé l’alternative à l’intégrisme, c’est-à-dire la résistance iranienne en la bombardant, en la désarmant, en la poursuivant en justice, en la mettant sur la liste du terrorisme et en la diabolisant.

Comme l’a dit il y a plusieurs années Massoud Radjavi : le dossier du 17 juin 2003 « est la tache la plus noire de la lutte anti-terroriste en Europe et le plus grand service rendu à la dictature religieuse et terroriste au pouvoir en Iran. »

Oui, messieurs, votre grand crime est d’avoir privé le monde de la solution pour combattre le danger de l’intégrisme. L’antithèse du régime du guide suprême, c’est l’islam démocratique qui est représenté par l’Ompi. Un islam tolérant étranger à la contrainte, à la terreur et aux décapitations et qui se révolte contre cela ; un islam porteur du message de fraternité, de liberté, de clémence et de justice.

Et enfin, la sixième vérité et la plus éclatante, c’est la grande persévérance du mouvement de la résistance.
Lors de l’attaque du 17 juin, les mollahs ont entrainé douze gouvernements pour anéantir cette résistance. Un haut responsable français à l’époque avait dit officiellement que le but de l’attaque était de démanteler la structure de l’opposition. Les autorités françaises de l’époque ont demandé des renseignements contre l’Ompi à d’autres pays et ont maintenu ouvert ce dossier vide de manière anormale.

En 2008 le gouvernement britannique et en 2009 l’Union européenne, sur la base des décisions successives rendues par les tribunaux, ont supprimé l’étiquette de terrorisme collée à l’Ompi. Cette étiquette figurait au nombre des justifications des responsables français d’alors pour ouvrir l’instruction et lancer l’attaque du 17 juin. Mais après sa suppression, ils n’ont pas voulu clore cette affaire. Ce dossier était une fatwa, un décret pour anéantir la résistance. Dans un cercle vicieux et corrompu, ils voulaient soit la détruire, soit la paralyser.

Des politiciens, des parlementaires et tous ceux qui avaient exprimé leur solidarité avec ce mouvement, et nos voisins à Auvers-sur-Oise, Méry-sur-Oise et ailleurs dans le Val d’Oise, ont aussi été soumis à ces pressions. L’argent des contribuables français a été dépensé pour un projet qui répondait à la demande de la tyrannie religieuse, à savoir l’anéantissement de la résistance.

Dans les tensions de ces 14 années, ce qui a émergé c’est la force qui a permis à ce mouvement de durer et sa force morale. Un mouvement dont les membres, ces dernières années, ont subi un maximum de pressions à Achraf et à Liberty, où ils ont été assiégés et victimes de six massacres. Un mouvement qui a été confronté à des dizaines de procès, un mouvement qui a fait l’objet d’enquêtes incessantes de dizaines de services de renseignement, qui a fait l’objet d’une diabolisation et d’un contrôle judiciaire sévère, et qui a fini par sortir intègre et la tête haute du brasier de toutes ces machinations.

Pour reprendre les termes de William Bourdon, avocat du CNRI, ce non-lieu a été prononcé, alors que la Résistance iranienne incarne le droit légitime de résister à la dictature et à la barbarie et qu’il n’y a pas de précédent dans l’histoire de la justice en France parce que cela ouvre la voie à d’autres jugements et que cela rétablit le droit.

Cette décision du juge Trévidic est aussi une réhabilitation de la justice française. Ce non-lieu met en relief l’indépendance de l’action de la justice, contrairement à l’approche de Jean-Louis Bruguière qui faisait prévaloir les intérêts du gouvernement.

Chers amis,
On ne pourra jamais oublier les souffrances, les angoisses et les sacrifices de toutes ces années, dont on voit aujourd’hui le fruit. Ces larmes, ces cris, ces arrestations, ces grèves de la faim, ces nuits sans sommeil, cette inquiétude, ces sympathisants qui ont tout à coup abandonné travail et famille, venus des pays les plus lointains pour participer au sit-in à Auvers-sur-Oise, ces héros, comme Marzieh et Nader, Hamid et Mohsen, Hadi et Mohammad, Ali et Hechmat, et les autres qui ont plongé dans le brasier des machinations et qui soufrent encore de leurs blessures, nos vieilles mères décédées depuis, comme Mme Kouchali et Mme Azari, ces Achrafiennes de cœur, le Dr Mandana et notre chère Forough, la mère de Neda Hassani, (décédée après s’être immolée). Il faut saluer leurs mémoires.

Et ces « compatriotes appréciés et amis dévoués » qui selon les termes de Massoud Radjavi « dans les jours sombres et de persécution dans le pays et à l’étranger, ont fait preuve de fidélité et de persévérance. Ils ont ouvert les bras à l’Ompi, et lui ont donné tout ce qui lui manquait. Alors, bienheureux soient les âmes lumineuses, les consciences lisses et les mains affectueuses qui ont passé du baume sur chacune des plaies. Elles ont retiré un à un les poignards de notre dos et de nos flancs et ont fait échouer les machinations. » Saluons-les toutes !

Pour finir, je voudrais rendre hommage à ceux qui ont apporté à la Résistance iranienne l’aide de l’honneur et de la conscience de la France. Des symboles de la France qui nous ont quittés comme l’Abbé Pierre, Danielle Mitterrand, Lucie et Raymond Aubrac, Adrien Zeller, Maurice Boscavert, Mario Stasi, Mouloud Aounit et ma chère Ginette Lefebvre. Saluons leur mémoire.

Et aussi les femmes et les hommes d’honneur et de principe qui dès le début et jusqu’à aujourd’hui se tiennent aux côtés de ce mouvement. Des personnalités qui tout au long de ces années ont déployé des efforts, fait preuve de courage, ont défendu les valeurs de la France et combattu la complaisance et l’injustice.

Monseigneur Gaillot, Jean-Pierre Béquet, François Colcombet, Alain Vivien, Pierre Bercis, Gilbert Mitterrand, Yves Bonnet, Jean-Pierre Muller, le sénateur Jean-Pierre Michel, les députés Dominique Lefebvre, Gérard Charasse, Michel Terrot, André Chassaigne, le sénateur Alain Néri, Renée Le Mignot, Jean-Pierre Brard, Jean-François Legaret, Jean-Pierre Spitzer, Emile Blessig, Khalil Meroun, Taoufik Sebti, Dhaou Meskine, et des centaines d’autres grandes personnalités.

A toutes et à tous, aux majorités de membres de l’Assemblée nationale et du Sénat français et aux 14.000 maires et élus de France qui se sont tenus à nos côtés et aux avocats de la résistance iranienne, en particulier William Bourdon, Henri Leclerc, Patrick Beaudoin, Thierry Lévy, Bernard Dartevelle, Marie-Laure Barre, François Serre et d’autres avocats impliqués dans de dossier, à tous bravo et merci.

Chers amis,
Dans la conférence de presse d’aujourd’hui, à présent que la France s’est engagée dans le règlement de la crise en Irak et dans la lutte contre Daech, j’ai demandé qu’elle prenne la tête d’une initiative humanitaire pour la protection des combattants de la liberté qui se trouvent au camp Liberty, et d’assurer la défense de leurs droits. Nous demandons que tant que les Achrafiens seront en Irak, il y ait un minimum pour assurer leur sécurité et leur santé. Le blocus médical d’Achraf puis de Liberty a fait jusqu’à présent 21 morts. Notre frère Taghi Abbassian, membre de l’Ompi, qui est décédé la semaine dernière, s’inscrit au nombre de ces martyrs.

Nous insistons sur la levée totale du blocus inhumain de Liberty, surtout du blocus médical, et la fin des conditions de détention arbitraire du camp, ainsi que sur la reconnaissance de Liberty comme un camp de réfugiés sous la supervision de l’ONU, la libération des 7 otages d’Achraf et l’ouverture d’une enquête de l’ONU sur les six massacres à Achraf et Liberty. Le peuple iranien veut voir la France à ses côtés et non aux côtés de la tyrannie religieuse.

Il ne fait aucun doute que c’est la persévérance de la résistance et de notre nation qui écrit l’avenir et notre destin. La grande leçon et l’expérience éclatante que nous avons tirées tient en une phrase : persévérer autant qu’il le faut, persévérer en tout lieu, persévérer à n’importe quel prix.

Tenir bon dans le combat contre l’ennemi inhumain, au cœur des prisons, à Achraf et à Liberty, dans les rues en Iran et à travers le monde ou encore sur le terrain des batailles les plus dures des cours de justice dans le monde.

Voilà ce qui nous mène à la victoire et qui ouvre voie vers la liberté, la justice et le droit international pour un monde humain.

Vive la liberté !
Vive le peuple iranien !
Merci à tous !

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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