14 Avr 2026

Message à une conférence officielle au Conseil régional des Marches en Italie

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Message à une conférence officielle au Conseil régional des Marches en Italie

Maryam Radjavi : Aucun système fondé sur la peur ne peut durer

Honorable Président Francesco Acquaroli,
M. Gianluca Pasqui, Président du conseil régional,
Honorable conseillers régionaux,

Je vous adresse mes salutations,
Je vous remercie sincèrement pour votre solidarité envers la résistance du peuple iranien pour la liberté et la démocratie, ainsi que pour l’instauration d’une république démocratique en Iran.
Aujourd’hui, l’Iran et l’ensemble du Moyen-Orient se trouvent à un tournant décisif et sans précédent.
En janvier dernier, un soulèvement de grande ampleur s’est propagé dans les 31 provinces de l’Iran. Les mollahs au pouvoir l’ont réprimé en massacrant des milliers de jeunes, dont des adolescents. Cette violence n’a fait que renforcer la détermination de notre peuple à mettre fin au régime.
En même temps, les unités de résistance ont intensifié leurs actions contre le régime. Dans les faits, elles se sont transformées en unités organisées d’une armée de la liberté à l’intérieur de l’Iran. Le 23 février, elles ont mené une opération de grande envergure visant le siège de Khamenei, l’un des sites les mieux protégés du régime. Cet événement a démontré la puissance du mouvement de résistance à l’intérieur du pays.
Les habitants des Marches, qui se sont maintes fois opposés aux dictatures religieuses et militaires, comprennent bien l’importance de la lutte du peuple iranien.
L’histoire n’oublie pas cette période, pendant la Seconde Guerre mondiale, où les Marches se sont soulevées contre le fascisme et l’occupation nazie. Les travailleurs, les étudiants et les femmes ont tenu bon malgré une répression sévère et ont rejoint les réseaux de résistance.
Un tel peuple est vraiment capable de comprendre les sentiments, la détermination et la conviction du peuple iranien qui s’est soulevé.
Comme tous les peuples qui se sont révoltés, le nôtre se heurte à de nombreux obstacles dans sa quête de la liberté. Parmi eux, figurent la répression exercée par le régime, ainsi que les tentatives des vestiges de l’ancienne dictature de détourner le soulèvement populaire.
Heureusement, le peuple iranien peut s’appuyer sur 120 ans de lutte pour la liberté. Il a atteint un niveau de sagesse politique et de progrès qui ne laisse aucune place à la tyrannie, qu’elle soit religieuse ou monarchique.
Aujourd’hui, le régime est au bord de l’effondrement. C’est pourquoi il recourt à l’exécution de prisonniers politiques. Du 18 mars au 6 avril, treize prisonniers politiques ont été exécutés. Sept d’entre eux étaient de courageux jeunes gens insurgés qui avaient pris part au soulèvement de janvier.
Les six autres étaient des membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran. Ils sont considérés comme des héros de la lutte pour renverser la dictature religieuse.

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Une alternative crédible

Chers amis,
Nous nous félicitons du cessez-le-feu dans la guerre qui a éclaté le 28 février au sujet des programmes nucléaires et balistiques du régime. Nous espérons que ce cessez-le-feu provisoire, contrairement aux désirs des vestiges des régimes des mollahs et du chah, mènera à une fin définitive de la guerre.
Nous espérons également qu’il ouvrira la voie vers la paix et la liberté. Dès le début, le mot d’ordre de cette résistance et de son gouvernement provisoire a été, et reste, « paix et liberté ».
Nous soulignons également que la fin des exécutions en Iran, qui est une demande unanime du peuple iranien, doit figurer dans tout accord international.
Ces derniers jours, le fils de Khamenei a affirmé compter 17 millions de partisans dévoués du régime, prêts à donner leur vie. En réponse, j’ai déclaré que, si c’était vrai, il devrait accepter la tenue d’élections libres pour une assemblée constituante ou pour la présidence du pays.
Ces élections devraient se dérouler sous la supervision des Nations Unies et reposer sur le principe de la souveraineté populaire, et non de la souveraineté des mollahs.
Cependant, la théocratie au pouvoir n’a pas le courage de l’accepter. Elle considère la paix et la liberté comme une menace pour sa propre survie.
Depuis de nombreuses années, nous affirmons que ni la politique de complaisance des gouvernements occidentaux, ni une intervention militaire étrangère ne peuvent résoudre la question iranienne. La solution réside dans un changement de régime par le peuple, par le biais de sa résistance et d’un soulèvement organisé.
Face à ce régime, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) offre une alternative crédible, qui bénéficie d’un soutien suffisant au sein de la société. Le CNRI est une coalition de forces démocratiques et de personnalités qui cherchent à renverser le régime clérical en place.
Le plan en dix points de ce mouvement de résistance reflète sa vision d’une république démocratique en Iran. Il comprend des principes tels que la séparation de la religion et de l’État, l’égalité des genres, l’autonomie des minorités ethniques, l’abolition de la peine de mort et un Iran sans nucléaire.
Le CNRI a également annoncé la formation d’un gouvernement provisoire chargé de transférer la souveraineté au peuple iranien. Ce gouvernement garantira une transition pacifique, ordonnée et démocratique du pouvoir vers le peuple. Nous appelons la communauté internationale à reconnaître ce gouvernement provisoire.
Votre longue expérience vous a montré que la renommée des Marches et d’Ancône ne tient pas uniquement à leur histoire. Elle tient aussi à leur résistance face à la dictature et à leur combat pour la liberté. Les Marches et Ancône ont démontré qu’aucun système fondé sur la peur ne peut durer.
Depuis plus de 60 ans, notre résistance n’a jamais failli dans la défense de ces mêmes valeurs. Elle s’est opposée tant à la dictature monarchique qu’à la dictature religieuse. Aujourd’hui, elle incarne l’espoir pour l’avenir.
J’espère que les honorables conseillers des Marches, ainsi que tous les défenseurs de la paix, de la liberté et des droits humains, soutiendront activement la lutte du peuple iranien pour renverser le régime. Je vous invite également à encourager le gouvernement italien à fermer les missions diplomatiques du régime et à faire pression sur lui pour qu’il mette fin aux exécutions de prisonniers politiques et de jeunes manifestants.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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