Message aux femmes et aux jeunes filles insurgées en Iran
Maryam Radjavi : Le combat des femmes dans le soulèvement de janvier a suscité l’admiration générale
Mille saluts au combat courageux de mes chères sœurs et filles qui, partout en Iran, se sont insurgées. Aux côtés de leurs frères, elles ont attisé davantage les flammes du soulèvement.
Dès les premiers jours de la révolte dans la province du Hormozgan, un groupe d’habitants de Bandar Abbas a lancé sa manifestation sous l’impulsion de femmes courageuses .
Le 4 janvier à Machhad, la population, femmes en tête, a affronté les forces de sécurité en scandant « À bas le dictateur ».
Dans le quartier de Tehransar, 200 jeunes filles ont défilé en criant « Liberté, liberté ».
Le 7 janvier, des femmes ont bloqué les rues de Chiraz.
Le 8 janvier, les jeunes filles de Saravan ont rempli les rues de slogans de protestation.
Et aujourd’hui, des milliers de femmes, artisanes du soulèvement, sont prisonnières de ce régime sauvage.
Jusqu’à présent, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran a publié les noms et les photos de 125 femmes martyres du soulèvement de janvier.
C’est le prix sanglant que les femmes d’Iran paient pour la liberté et l’égalité, et pour sauver l’Iran des griffes de la dictature.
Mes chères filles et sœurs !
Votre combat dans ce soulèvement a suscité l’admiration générale.
Cette femme courageuse qui, en première ligne des manifestations, a brisé le lourd silence des rues en criant « À bas le dictateur ».
Cette jeune fille audacieuse qui a renvoyé les grenades lacrymogènes vers les pasdarans répressifs.
Cette jeune fille intrépide qui s’est dressée face aux canons à eau pour permettre à la manifestation d’avancer.
Ces jeunes filles blessées, gisant à terre dans la rue, que leurs frères ont portées sur leurs épaules pour les tirer hors des flammes.
Cette mère courageuse à Arak qui s’est interposée face aux balles pour protéger les jeunes.
Et ces chères mères et filles qui ont transformé le deuil de leurs martyrs en scènes de combat et de protestation.
Si les scènes sont douloureuses — de la recherche des dépouilles de leurs enfants tombés martyrs à la vision de leurs corps blessés et mutilés — leur message est pourtant clair : le combat et le soulèvement se poursuivent.
Et des centaines d’autres actes de bravoure et de sacrifice ont une fois encore montré que les femmes sont à l’avant-garde du soulèvement et ouvrent la voie à la révolution démocratique de l’Iran.
Des prisons, des lieux d’exécutions et des salles de torture de l’année 1981 aux salles du massacre de 1988, jusqu’aux rues des villes iraniennes lors du soulèvement de janvier, oui, c’est le sang pur des femmes qui coule. Et c’est un fleuve impétueux qui engloutira le régime des mollahs.
Message aux femmes et aux jeunes filles insurgées en Iran
Le combat des femmes dans le soulèvement de janvier a suscité l’admiration générale#IranProtestshttps://t.co/yvKzVpFYNM pic.twitter.com/lpMizzwMCG— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) January 29, 2026
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