20 Mar 2026

Message de Maryam Radjavi pour la nouvelle année iranienne, Norouz 1405

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Message de Maryam Radjavi pour la nouvelle année iranienne, Norouz 1405

Un Norouz authentique en Iran, affranchi des mollahs et des chahs, libre de toute tyrannie et de toute dépendance

En ce 45e printemps teinté de rouge de la Résistance iranienne, je vous souhaite un joyeux Norouz, la nouvelle année persane, et une joyeuse Aïd el-Fitr qui tombent cette année à la même date.
Saluons la mémoire des martyrs tombés pour la liberté au cours de l’année écoulée ; même si les mollahs et les vestiges du chah n’ont reculé devant rien et ont recouru à toutes sortes de manœuvres pour s’approprier et piétiner leur sang autant qu’ils l’ont pu.
Les usurpateurs et les voleurs, surtout ceux qui s’emparent de la souveraineté populaire, pensent pouvoir aussi voler le sang et les martyrs. Ces misérables ne savent pas que le sang injustement versé engendre la justice et leur restera en travers de la gorge.
Nous entrons à présent dans un printemps qui verra éclore la révolution démocratique vers une république démocratique. Bien que le peuple iranien soit amer à cause de la guerre, de ses tragédies et de ses pressions, je dis à ce peuple souffrant : « Puisse cette période, plus amère que le poison, prendre fin ! »
Il faut adresser tous nos vœux aux prisonniers politiques résistants qui se sont dressés contre les mollahs et le chah, la dictature et la dépendance, aux insurgés des soulèvements, et aux unités de l’Armée de la liberté qui incarnent l’esprit indomptable du printemps et les vents « qui transforment les temps et les situations » de notre peuple.  Tant celles et ceux qui ont été pendus que ceux qui ont avec témérité attaqué le siège de Khamenei, se battant jusqu’à leur dernière balle et leur dernier souffle.

Nous voulons la paix et la liberté

En ce Norouz, prions pour la libération du peuple iranien en cette nouvelle année iranienne 1405. Contrairement aux vestiges des mollahs et du chah, nous voulons la paix et la liberté. Nous voulons la justice et l’indépendance. Nous ne voulons pas le pouvoir, mais le transférer au peuple iranien.
Dans l’année qui vient de s’écouler, Khamenei a fini par mourir et comme l’a dit Massoud [Radjavi, le dirigeant de la Résistance iranienne] :
« Le peuple va revivre, à condition que nous ne laissions pas s’envoler les fruits de la lutte, des souffrances et du sang versé et que le cycle centenaire de la tyrannie ne continue pas avec le vol de la souveraineté populaire. Oui, cette année est une année d’avancée et une épreuve historique. »

La force du printemps

Vous êtes la force qui écrit un nouveau destin, la force qui fait passer l’Iran de la dictature à la souveraineté populaire et cette force qui engendre le printemps.
La plus grande puissance est entre vos mains.  Vous qui, dans des tempêtes comme la Révolution Constitutionnelle de 1906, l’avez incarnée avec la résistance de Sattar Khan et l’avant-garde du peuple épris de liberté de la province d’Azerbaïdjan, puis avec la révolution antimonarchique, vous avez démontré qu’aucune force ne peut résister à un peuple qui se soulève pour la liberté. Vous qui avez écrasé le chah avec son infernale SAVAK et son armée redoutable, vous pouvez sûrement écraser les mollahs et leurs Gardiens de la révolution.
Le fascisme religieux et le fascisme monarchique n’ont pas leur place en Iran.

englis-french-newyear-persian La complicité du chah et des mollahs dans la tyrannie

L’affrontement entre le peuple iranien et le régime au cours de l’année écoulée a révélé l’issue réelle des lignes et des slogans des prétendants :
Ceux qui bataillent pour ramener l’Iran à la dictature du chah ont montré que leur programme pour l’avenir est la dictature et la répression de la société et des minorités ethniques opprimées.
Le chah brandissait l’étendard de la « Révolution blanche » et de la « Grande civilisation ». Khomeiny prêchait ce qu’il appelait la « Révolution islamique », et Rafsandjani parlait de la « Grande civilisation islamique ». Mais dans les deux régimes, des exécutions et des massacres ont été perpétrés en réponse à la résistance qu’ils affrontaient.
Si la société et l’histoire de l’Iran étaient si stagnantes et silencieuses qu’elles se satisferaient du fils de Khamenei ou du fils du chah, il n’y aurait ni révolution, ni soulèvement, ni unités de résistance, ni armée de la liberté. Longtemps, le mot « révolution » a été tabou, interdit et craint. Jusqu’à ce que l’effervescence sociale contraigne même le fils du chah à se raccrocher, au lieu de la « Révolution blanche » de son père, à une absurdité sans rapport baptisée « révolution du Lion et du Soleil ».
Le chah et les mollahs ont été des compagnons inséparables, des jumeaux, qui main dans la main ont semé l’oppression tout au long de l’histoire de l’Iran. Mais le peuple iranien et les forces de la révolution démocratique sont déterminés à réparer les ravages d’un siècle. La perspective d’une société démocratique, que Massoud [Radjavi] a esquissée dès le début et vers laquelle il a orienté la résistance, inspire notre combat.
L’avenir peut se construire dès aujourd’hui. Pour cela, il est essentiel de s’unir autour de principes faisant consensus parmi la majorité des Iraniens : une république démocratique, la séparation de la religion et de l’État, l’autonomie des minorités ethniques, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’abolition de la peine de mort et un Iran non nucléaire vivant en paix et en coexistence avec le reste du monde.
Le gouvernement provisoire visant à transférer la souveraineté au peuple iranien et à instaurer une république démocratique, conformément au plan en dix points du CNRI, sert à atteindre cet objectif. La défense des droits des femmes iraniennes en général, et des compatriotes baloutches, arabes, kurdes et turkmènes opprimés en particulier, s’inscrit dans cette perspective.
Saluons tous ceux et celles qui résistent, des partisans de la Résistance iranienne dans le monde aux Moudjahidine du peuple à la cité d’Achraf-3 en Albanie et aux partisans de ce mouvement à l’intérieur de l’Iran qui luttent pour cet objectif !

Un Norouz de souveraineté populaire et d’élections libres

En ces temps difficiles, j’en appelle à l’aide et au soutien de vous toutes et tous. L’oppression et le pillage perpétrés par les mollahs ont plongé une grande partie de notre peuple dans la pauvreté et le dénuement. Les aider est un devoir national.
Je vous demande de vous tenir aux côtés des familles des martyrs du soulèvement de janvier pour honorer la mémoire de ces tulipes rouges.
En souvenir de tous les martyrs tombés dans la voie de la liberté depuis le 20 juin 1981, jusqu’à ceux qui, au sein des unités de résistance, ont frappé le cœur de l’ennemi.
N’ayez aucun doute : le peuple qui s’est révolté avec détermination lors des soulèvements successifs de 1999, 2009, 2017-18, 2019, 2022 et 2026, uni aux unités de résistance et à l’Armée de la liberté, instaurera le véritable Norouz en Iran. Un Norouz authentique, affranchi des mollahs et des chahs, libre de toute tyrannie et de toute dépendance.
Le Norouz du peuple souverain d’Iran s’épanouira par des élections libres pour faire advenir l’heureuse fête d’une société nouvelle. Une société dont chaque pierre sera fondée sur le libre choix et la participation de toutes et de tous à la détermination de leur destin.
À la lumière du programme et des plans du Conseil national de la Résistance, la feuille de route pour le renouveau politique et social de l’Iran est plus claire que jamais : la voie de transition vers un Iran libre, développé et égalitaire.
Un printemps arrive où le développement économique et social du pays dépendra du développement des libertés fondamentales.
Un printemps arrive où les gens, en particulier les jeunes, seront des citoyens actifs et décisionnaires, et où les femmes, en participant à la direction politique de la société, deviendront les architectes du développement de l’Iran de demain.
Oui, un printemps arrive où les petits Iraniens bénéficieront des meilleurs soins pour grandir et s’épanouir.
Dans un Iran libre, conformément au programme du CNRI, un système de conseils s’étendra à tous les domaines et à l’organisation administrative du pays.
Toute politique sera évaluée à l’aune de la justice afin que le peuple puisse jouir de chances égales. Cette même justice sociale qui va de pair avec la liberté et la démocratie.
Dans un Iran libre, la pauvreté et le sans-abrisme n’auront plus de place, et la société bénéficiera des plus grands progrès scientifiques et technologiques.
Oui, l’Iran de demain deviendra une pépinière de liberté et de justice.
Si aujourd’hui notre patrie, l’Iran, est martyrisée, l’espérance y a tout autant profondément pris racine ; une espérance née du cœur même de cette lutte et des soulèvements qui s’embrasent grâce à elle.
En ces instants où nous accueillons l’aube de la nouvelle année, nous pensons à nos sœurs et frères courageux qui sont emprisonnés dans les geôles du régime.
Je leur dis : le moment où les portes des prisons et toutes les chaînes seront brisées par le peuple iranien n’est pas loin.
« Ô toi qui transformes les cœurs et les regards,
ô toi qui ordonnes la nuit et le jour,
ô toi qui fais tourner le cycle du temps et changes les états,
change notre condition en la meilleure qui soit ! »
Bonne année 1405 !

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Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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