Message de Maryam Radjavi à l’occasion de l’année académique 2025–2026
Chers élèves et étudiants, qui alignés en millions de rangs en cette rentrée, effrayez les réactionnaires et les tyrans au pouvoir.
Honorables professeurs des écoles, du secondaire et du supérieur qui, malgré toutes les souffrances, les discriminations et les privations, assumez la responsabilité d’éduquer et de former une génération déterminante à un moment critique.
La première leçon, la leçon de la liberté
La première leçon, qui est la leçon de liberté, appelle cette année plus que jamais, la jeune génération d’élèves et d’étudiants au soulèvement et à la révolution, pour faire de la rentrée scolaire et universitaire une ouverture vers la liberté.
Célébrons la mémoire des élèves et étudiants morts pour la liberté ou souffrant en prison et sous la torture ! Des martyrs des années 1980, notamment les héros de l’épopée du 27 septembre 1981, aux adolescents et jeunes dont le sang a été versé par les pasdarans de Khamenei lors du soulèvement de 2022.
La participation massive des lycéens, notamment des lycéennes, à ce soulèvement, qui a impliqué au moins 1 700 lycées, est un cauchemar impossible à oublier pour le régime.
En mai dernier, Eje’i, le chef du pouvoir judiciaire des mollahs, a reconnu, au bout de deux ans de dissimulation, que plus de 90 000 des élèves, des étudiants et des enseignants avaient été arrêtés lors du soulèvement de 2022[1]. Ainsi le régime reconnait-il la détermination des adolescents et des jeunes Iraniens à le renverser. Cela confirme également l’existence d’une force combative et rebelle au sein d’une société en proie à des troubles.
L’échec du régime dans l’éducation
La dictature religieuse, aujourd’hui percluse d’échecs stratégiques majeurs, a échoué dans les domaines de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Malgré 47 ans d’opportunités et 2 000 à 3 000 milliards de dollars de revenus pétroliers, « 18 millions de personnes sont encore analphabètes et peu instruites » [2].
Le nombre d’enfants non scolarisés a atteint deux millions l’an dernier.[3]
Des milliers d’écoles urbaines et rurales manquent d’installations sanitaires ou n’ont même pas de toilettes.[4]
Les écoles du pays sont confrontées à une pénurie de 176.000 enseignants.[5]
La pauvreté généralisée a laissé les familles dans une situation si désespérée qu’elles ne peuvent pas acheter de fournitures scolaires à leurs cinq millions d’écoliers.[6]
La part de l’enseignement supérieur dans le budget public a chuté de 4 % en 2019 à 2,8 % cette année. La part de l’éducation est passée de 13,4 % à 8,7 % durant la même période. Cependant, la part de la répression et de la guerre avoisine les 30 %.
Par contre, cette année, le président marionnette de Khamenei a officiellement placé les établissements scolaires sous le contrôle répressif des forces de police. Celles-ci sont non seulement chargées d’assurer la sécurité du régime dans les écoles, mais s’ingèrent désormais jusque dans la production de « manuels et matériels pédagogiques ». Lors de la signature de l’accord, le ministre de l’Éducation et de la Formation de Pezeshkian, a fièrement annoncé cette collaboration honteuse avec Radan, le sinistre commandant de la police.
Le plus grand échec du régime dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement supérieur est que, malgré 46 années de censure et de répression, et l’utilisation d’un appareil énorme et coûteux pour injecter son idéologie réactionnaire dans le système éducatif du pays, il n’a pas été capable de subordonner les étudiants à son système réactionnaire. Au contraire, la force de la révolution et de la rébellion a jailli de cette génération et s’est imposée avec l’avant-garde des unités de résistance, plus déterminée que jamais à renverser la tyrannie religieuse. D’autant plus que, comme l’a dit Massoud [Radjavi, le dirigeant de la Résistance iranienne], « le régime est désormais un loup de papier et les lions rebelles ne tarderont pas à le déchirer ».
Le rôle majeur de la jeune génération
La rentrée coïncide avec une conjoncture décisive, qui renforce l’importance du rôle de la jeune génération, en particulier des lycéens et des étudiants. Assumer cette responsabilité implique une démarcation toujours plus claire et plus ferme avec la tyrannie religieuse et toute forme de dictature.
Notamment en s’opposant à :
Toute orientation ou activité qui ralentirait la lutte contre la tyrannie religieuse ;
Tout effort favorisant la conciliation avec les factions internes du régime ;
Tout ce qui porte atteinte à l’unité des forces populaires ;
Tout ce qui viole les démarcations historiques, nationales et patriotiques avec le chah, et les mollahs.
Et toute orientation et action mettant l’accent sur les contradictions nationales, religieuses et culturelles au lieu du conflit principal, qui est le conflit entre le peuple iranien et la dictature religieuse.
Une résistance vigilante à toutes ces lignes déviantes et réactionnaires est la garantie de la victoire du peuple iranien dans sa lutte pour la liberté.
L’Iran libre demain, avec la souveraineté populaire dans une république, permettra la mise en place d’un système éducatif progressiste dans lequel chacun bénéficiera d’un accès égal aux opportunités éducatives et obtiendra l’égalité des chances pour tous, hommes et femmes ; tant pour l’emploi que pour la participation aux affaires du pays. Exactement le contraire de la discrimination institutionnalisée par la dictature religieuse, où les filles ont la plus forte présence et participation dans les universités, mais la plus faible part du marché du travail et sont empêchées de jouer un rôle politique et social.
Un système éducatif fondé sur la liberté
Nous croyons en l’instauration d’un système éducatif fondé sur la liberté, la démocratie et l’égalité, qui enseigne aux adolescents et aux jeunes les principes de la vie démocratique et une culture supérieure, exempte de patriarcat, de sexisme, de coercition et d’oppression.
En réalité, chaque école ou université devient un pôle d’innovation : innovation dans le savoir et la technologie, innovation dans une vie démocratique et égalitaire, libre de toute coercition et exploitation.
Cet avenir est à portée de main. Des millions d’élèves et d’étudiants, d’enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur, leur avant-garde des unités de résistance, la grande armée de la liberté et la tempête des soulèvements, le feront advenir.
[1] Eje’i : « Environ 90 000 étudiants et lycéens ont été graciés lors des événements de 2022 », Agence Tasnim, 6 mai 2025
[2] Abdolreza Fouladvand, chef de l’organisation du mouvement pour l’alphabétisation, agence Tasnim, 30 juin 2024
[3] Farshad Ebrahimpour, membre de la Commission de l’éducation du Parlement, site Iran Dideban 20 octobre 2024
[4] Agence Tasnim, 8 janvier 2024
[5] Chef du Centre de recherche du Parlement réactionnaire, 30 juin 2024
[6] Amir Touyserkani, producteur et vice-président des producteurs de papeterie, Telegram, Tchand Saniyeh, 14 septembre 2025
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