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11 Oct 2025

Journée mondiale contre la peine de mort : Campagne urgente pour stopper les exécutions en Iran

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Journée mondiale contre la peine de mort :  Campagne urgente pour stopper les exécutions en Iran

 

Maryam Radjavi : Notre plan pour un Iran sans exécutions ni torture

Chers compatriotes, honorables personnalités,
À l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, je rends hommage à tous ceux qui ont été exécutés pour leur défense de la liberté.
En cette journée, la colère et le dégoût des peuples du monde visent la tyrannie religieuse en Iran ; un régime d’exécutions et de massacres, un monstre de mort et un symbole de destruction.
Malgré tout cela, le peuple iranien et sa résistance luttent contre ce régime avec des sacrifices faisant honneur à la nation. Les mollahs ont voulu tracer notre destin à la corde du gibet. Nous nous sommes rebellés et avons forgé un nouveau destin, garant de liberté.
Notre résistance porte la promesse lumineuse que le renversement inévitable de ce régime n’est pas seulement une victoire pour le peuple iranien, mais aussi une grande victoire pour les droits humains dans le monde entier.

Le rôle du régime en pleine crise

Mesdames et Messieurs,
Alors que le monde attend la paix dans un Moyen-Orient ensanglanté, Khamenei est celui qui perd le plus à cause de la paix. D’autant plus que son pouvoir qui a essuyé de nombreux échecs se trouve au bord du renversement, surtout face aux soulèvements. C’est pourquoi il a déclaré la guerre à la société iranienne avec l’arme des exécutions. Nous vivons aujourd’hui des jours d’angoisse, dont chaque aube risque d’être rougie du sang des Moudjahidine du peuple (OMPI) et autres résistants emprisonnés.

Nouvelle vague d’exécutions

Le 4 octobre, sept prisonniers politiques, des minorités arabes et kurdes d’Iran, ont été pendus. Auparavant, Somayeh Rashidi, une insurgée prisonnière politique, avait été laissée mourir à petit feu en lui refusant des soins médicaux. Le mois dernier, en deux semaines, trois prisonnières du centre de torture de Qarchak ont perdu la vie faute de soins médicaux. À l’heure actuelle, des dizaines de prisonniers politiques sont condamnés à mort.
Le 16 juillet dernier, Khamenei a exprimé son inquiétude face aux activités des partisans de l’OMPI. Il a déclaré qu’ils cherchent, en affaiblissant le régime, à faire descendre la population dans la rue pour en finir avec le système. Et dix jours plus tard, il a fait exécuter Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani, accusés d’appartenir à l’OMPI. On avait exigé d’eux à plusieurs reprises sous la torture et la pression de renoncer à leurs convictions, mais ils avaient refusé de se soumettre. Avant son exécution, Behrouz Ehsani leur avait dit : « Je ne négocierai pas ma vie. » Actuellement, 17 autres prisonniers sont sous le coup d’une condamnation à mort, accusés d’être membres de l’OMPI.

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Des condamnations fabriquées

Ces exécutions et ces condamnations sont le fruit d’une violation flagrante des normes judiciaires équitables. Ils sont torturés. Soit ils n’ont pas d’avocat, soit leurs avocats n’ont pas la possibilité ou le courage de les défendre, soit ce sont des avocats de façade nommés par le régime. Les procès sont expéditifs. Les procédures judiciaires sont des mascarades et le verdict final est prononcé à l’avance par Khamenei en personne.
Nous disons aux mollahs : si vous dites la vérité, rendez public au moins une fois un procès des membres de l’OMPI qui sont condamnés à mort.
Si vous dites la vérité, acceptez la visite d’une délégation internationale à Téhéran pour enquêter sur le cas de la mort par agonie de Somayeh Rachidi.
Si vous dites la vérité, laissez une délégation de la Croix-Rouge, de l’ONU, d’Amnesty International ou de tout autre instance internationale interroger les 17 condamnés à mort pour leur appartenance à l’OMPI. Le monde comprendra alors qu’ils n’ont commis d’autre crime que de lutter pour la libération d’un peuple enchainé.

Le régime appelle à répéter un massacre

Leur crime, c’est de dire que la dictature, la guerre et la condamnation de millions d’Iraniens à la faim et au sans-abrisme doivent prendre fin. Leur crime et de vouloir la liberté et de soutenir l’OMPI.
Les médias officiels du régime appellent explicitement à la répétition du massacre de prisonniers politiques 1988.
Le Pr. Javaid Rehman, alors rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Iran, a écrit dans son dernier rapport en juillet 2024, que le génocide des membres de l’OMPI était basé sur le fait que les auteurs de ce massacre les qualifiaient d’« hypocrites ». Il a appelé l’ensemble des pays à poursuivre et juger pour crimes contre l’humanité et génocide les auteurs des exécutions massives des années 1980 en Iran, notamment du massacre de 30.000 prisonniers politiques de 1988.
Alors que les partisans de l’OMPI sont condamnés à mort lors de procès minutes, le régime organise depuis près de deux ans à Téhéran des simulacres de procès pour condamner les membres de la Résistance, qui résident tous hors d’Iran et ont déjà été plusieurs fois condamnés à mort. Le but du régime avec ces procès et ces fausses accusations contre le mouvement est d’empêcher les jeunes de rejoindre la résistance.
Les tribunaux de la dictature religieuse, son funeste ministère du Renseignement et les Gardiens de la révolution criminels de Khamenei, sont tous mobilisés pour contrer ce mouvement avec des arrestations, des fabrications de dossiers et des exécutions à la chaine. En fait, dans la période qui a suivi le massacre de 1988, les vagues d’exécutions de ces dernières semaines constituent un tournant sans précédent. Le régime tente ainsi désespérément de retarder le soulèvement et son renversement, mais il comment une lourde erreur.

Résister à la politique d’exécutions

La politique de la prison et de la potence n’a aucun effet sur la détermination du peuple iranien. Au contraire, elle rend le régime davantage vulnérable face à la colère populaire. Et rien ne pourra arrêter la vague des soulèvements.
Oui, tel est le message des courageux prisonniers qui dénoncent ce régime d’exécutions et de massacres chaque semaine lors des « Mardis de non aux exécutions ». Tel est le message de la jeunesse dynamique et des unités de résistance qui entretiennent la flamme du soulèvement dans tout l’Iran.

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Appel à la communauté internationale

Les exécutions politiques et les condamnations à mort constituent un test pour la communauté internationale ; aujourd’hui, en réponse au bellicisme et à la fabrication de l’arme nucléaire par le régime, elle a inversé son erreur d’il y a dix ans et enfin repris l’application des résolutions suspendues du Conseil de sécurité de l’ONU.
Il s’agit bien sûr d’une mesure positive. Mais permettez-moi de souligner que tant que ce régime sera au pouvoir, il ne renoncera pas à ses projets nucléaires. La répression, les violations des droits humains, l’exportation du terrorisme et du bellicisme constituent son principal pilier. Il ne prendra au sérieux les politiques occidentales, que lorsque la communauté internationale s’opposera à Khamenei sur les violations des droits humains, et plus particulièrement sur les exécutions.
Notre message à la communauté internationale est de cesser de solder les droits humains de nos compatriotes opprimés. Cessez de solder les droits humains en échange d’un accord sur le nucléaire et de solder les droits humains en échange de l’arrêt du bellicisme et du terrorisme du régime.
Au cours des neuf premiers mois de 2025, le nombre d’exécutions a atteint 1 200, soit le niveau le plus élevé depuis 36 ans.
Il s’agit d’un test pour les gouvernements occidentaux : Que font-ils face à la vague d’exécutions en Iran ? Le peuple iranien leur demande de subordonner leurs relations avec ce régime à l’arrêt des exécutions !

Notre plan est pour un Iran libre sans peine de mort

Je parle au nom d’une résistance baignée de sang, dont plus de cent mille membres ont été exécutés par le fascisme religieux. Notre plan pour l’avenir est un Iran sans peine de mort ni torture.
Notre projet pour l’avenir est d’abolir la charia des mollahs. Leurs tribunaux d’injustice et toutes leurs instances de répression, de tuerie et d’espionnage seront dissouts. Nous rejetons le code pénal inhumain et les autres lois qui violent les droits humains sous ce régime. Nous déclarons la loi de Qisas (le talion) comme inhumaine et contraire aux préceptes de l’islam depuis son adoption en 1981, lorsqu’elle a été proposée au parlement des mollahs.
Nous défendons une justice indépendante fondée sur le pardon, la compassion et l’humanité.
Le dirigeant de la Résistance, Massoud Radjavi, lors des combats de l’Armée de libération nationale iranienne, a fait libérer des milliers de soldats capturés du régime, sans la moindre violation de leurs droits humains. Il s’agit d’une tradition de longue date de la Résistance iranienne, et les membres de cette résistance suivent cette doctrine.

La garantie judiciaire pour le peuple iranien

Notre plan pour l’avenir de l’Iran est la séparation de la religion et de l’État, et que personne ne sera avantagé ou privé en termes d’élection, de choix, d’emploi, d’éducation et d’autres droits individuels et sociaux en raison de sa « croyance ou de sa non-croyance en une religion ou un culte ».
La société tout entière doit jouir d’une véritable sécurité judiciaire sous la protection de la loi, et tous doivent être égaux devant la loi.
Dans l’Iran libre de demain, la peine de mort sera abolie.
Le système judiciaire reposera sur le principe de la présomption d’innocence. Tous les procès seront publics et les accusés auront le droit de se défendre.
Comme le stipulent les résolutions du Conseil national de la Résistance : les crimes des responsables du régime clérical, des commanditaires et des auteurs de tortures, de meurtres, de pillages et de violations des droits de la personne seront jugés en audience publique, en présence d’un jury et d’observateurs internationaux.

Chers amis,
Le recueil que vous voyez dénonce le génocide commis contre les Moudjahidine du peuple dans les provinces d’Iran en 1988. Il reflète l’image de 48 années du fascisme religieux. Nous nous sommes levés pour tourner cette page de l’histoire de l’Iran.
Oui, en rejetant toute forme de dictature, celle du chah comme celle des mollahs, nous recherchons un ordre nouveau, une république démocratique fondée sur la liberté, la démocratie et l’égalité.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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