21 Mai 2026

Conférence au parlement italien pour les droits humains et contre les exécutions en Iran

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Conférence au parlement italien pour les droits humains et contre les exécutions en Iran

  

Maryam Radjavi : Les défenseurs de la liberté et des droits humains dans le monde doivent se tenir aux côtés du peuple iranien

Honorables parlementaires italiens,
Je vous remercie de votre initiative d’organiser cette réunion et de votre solidarité avec la résistance du peuple iranien pour la liberté et la démocratie.
Vous, dont le pays a connu des moments tragiques au siècle dernier, vous pouvez parfaitement comprendre la situation actuelle de notre pays.
Une situation d’urgence exceptionnelle s’est créée, engendrant des pressions considérables sur des dizaines de millions d’Iraniens.

Le conflit principal en Iran

Les conséquences affecteront sans aucun doute le destin de l’Iran ainsi que la situation au Moyen-Orient et en Europe. La guerre et les tensions de ces derniers mois ont occulté le conflit principal en Iran.
En effet, la véritable guerre oppose le régime en place au peuple iranien. C’est une bataille qui a commencé il y a 45 ans et qui se poursuit aujourd’hui à travers les soulèvements populaires et les unités de résistance.
Le peuple iranien aspire à une république fondée sur la séparation de la religion et de l’État, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’autonomie des minorités ethniques et un développement économique et social démocratique. Telle est la vision que représente le Conseil national de la Résistance iranienne. À l’inverse, les vestiges du régime cherchent à préserver un gouvernement agonisant.
Le régime instrumentalise désormais la guerre étrangère pour camoufler sa situation désastreuse, d’autant plus que la position fragile de son nouveau guide suprême a engendré des divisions croissantes au sein du pouvoir.

Pourquoi des exécutions quotidiennes ?

Ce régime criminel a pendu huit membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple à la prison de Ghezel-Hessar ces dernières semaines. Leurs corps n’ont toujours pas été rendus aux familles, et même des proches de ces martyrs ont été emprisonnés pour avoir demandé où se trouvaient leurs sépultures.
Vous avez certainement vu les images de ces victimes.
Voici une photo de 17 insurgés arrêtés lors des soulèvements et exécutés ces deux derniers mois.
Le système judiciaire des mollahs, comme son chef l’a répété à maintes reprises ces dernières semaines, veut mener une purge sanglante des prisons.

Il est clair que ces exécutions quotidiennes sont motivées par la peur qu’inspirent au régime le peuple iranien et son soulèvement.
Mais cela n’a pas effrayé, et ne peut effrayer, la population en colère. Au contraire, la diffusion des messages et des écrits de ces membres de l’OMPI et de leurs chants à la veille de leur exécution ont galvanisé la jeunesse iranienne, qui est plus que jamais déterminée à résister. Elle jure de poursuivre la lutte pour renverser la tyrannie.

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Complaisance et vision erronée sur l’Iran

Honorables parlementaires,
Ces dernières années, sous l’influence de la politique de complaisance, des idées fausses et une grande confusion ont prévalu concernant la question iranienne.
Mais aujourd’hui, trois points fondamentaux sont avérés :
Premièrement, la dictature religieuse et belliciste en Iran est l’ennemie du peuple iranien et constitue une menace permanente pour la paix et la sécurité dans le monde.
Deuxièmement, la réponse n’est autre que son renversement.
Troisièmement, le renversement de ce régime n’est possible que par une seule voie : le soulèvement populaire et la résistance organisée du peuple iranien, centrée sur les unités de résistance.
La justesse de cette voie a été démontrée non seulement par l’échec des pseudo-solutions et des affirmations infondées, mais aussi par son succès sur le terrain.
Cette voie est une source d’inspiration pour la nouvelle génération insurgée d’Iran.
Il suffit de voir les jeunes exécutés ces dernières semaines, qui ont défendu la légitimité de leur lutte devant les tribunaux du régime.
Il suffit de voir ces dizaines de milliers de jeunes insurgés arrêtés lors du soulèvement de janvier, ces combattants sur le terrain. Il faut aussi considérer les 630 attaques menées par des unités de résistance contre des centres du régime durant ce même soulèvement.
Cinq jours avant le début de la guerre, au matin du 23 février, plusieurs unités de Moudjahidine du peuple, fortes de 250 combattants, ont mené une attaque coordonnée contre le siège de Khamenei et des centres clés du pouvoir dans la zone la plus sécurisée d’Iran. Le régime redoute la répétition de telles attaques.

Paix et liberté

Trois groupes tentent de nier ce facteur déterminant de l’équation iranienne.
D’un côté, le régime lui-même ; de l’autre, ceux qui cherchent encore à poursuivre la complaisance, et enfin ceux qui ont créé une fausse alternative à partir des vestiges de la dictature monarchiste.
Ces derniers jours, les partisans de la monarchie ont défilé dans les rues d’Europe, arborant les uniformes et les drapeaux des tortionnaires de la police politique du chah, la SAVAK. Tout chez eux est faux, hormis leur tentative d’instaurer un régime fasciste et sa SAVAK.
Bien sûr, dans les pays occidentaux, les parlements et les gouvernements se sont largement tenus à l’écart de ce scénario des vestiges de la dictature monarchiste.
Comme l’a dit récemment M. Giulio Terzi, le fils de l’ancien chah fait la démonstration d’un leadership qui, au lieu de s’appuyer sur de véritables réactions en Iran, s’appuie sur des médias diffusant à l’étranger. Les membres de l’OMPI affrontent chaque jour le danger de la torture et de la potence. Il existe une alternative structurée et active au cœur du pays, il s’agit du Conseil national de la Résistance iranienne. Un organe au rôle historique et stratégique fondamental dans la sécurité mondiale.
Oui, le peuple iranien s’oriente vers l’établissement d’une société affranchie de toute tyrannie. Comme l’a déclaré le dirigeant de la Résistance iranienne Massoud [Radjavi] : « Notre guerre de soixante ans contre les dictatures du chah et des mollahs pour la liberté et l’indépendance se poursuivra jusqu’à la victoire de la révolution démocratique. »

Briser le silence

Mesdames et Messieurs les parlementaires,
La situation en Iran et dans la région a atteint un point critique et dangereux.
La position de l’Union européenne exige d’éviter toute politique qui renforce le régime dans sa confrontation avec le peuple iranien.
Notamment, elle ne doit plus garder le silence sur la tragédie des exécutions de prisonniers politiques. Ce silence donne carte blanche au régime pour perpétrer de nouveaux crimes.
En Iran, paix et liberté sont les deux faces d’une même pièce. Si l’Union européenne est sérieuse dans ses appels à la paix, elle doit simultanément reconnaître le droit du peuple iranien et de sa résistance à renverser ce régime et se tenir à leurs côtés.
Le peuple iranien est plus proche que jamais de changer son destin et compte sur le soutien des défenseurs de la liberté et des droits humains du monde entier, y compris en Italie.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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