10 Juin 2026

Réunion au parlement britannique : Paix et liberté en Iran dans une république démocratique

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Réunion au parlement britannique : Paix et liberté en Iran dans une république démocratique

Maryam Radjavi : La perspective d’un changement redonne espoir aux Iraniens

Le 10 juin, Maryam Radjavi a adressé un message à une conférence au Parlement britannique, réunissant des parlementaires et des personnalités, parmi lesquels Struan Stevenson, Bob Blackman, Jim Shannon, Toby Perkins et Lord Hamilton. Elle y a présenté les perspectives de changement en Iran.
Tout en évoquant la situation sociale désastreuse du pays, elle a demandé à la communauté internationale et au gouvernement britannique de reconnaître le gouvernement provisoire du Conseil national de la Résistance iranienne, d’inscrire les Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes et de fermer les ambassades ainsi que les centres affiliés au régime des mollahs.

Les points clés du message de Maryam Radjavi étaient les suivants :

1. Comment les unités de résistance et l’Armée de libération ont-elles réussi, malgré une répression sévère et les coupures d’Internet, à maintenir vivant l’espoir de changement au sein de la population ?

2. Pourquoi les activités des survivants de la dictature du chah et les symboles de la SAVAK constituent-ils le plus grand cadeau fait au régime des mollahs et un facteur de déviation de la lutte du peuple iranien ?

3. Quelles mesures concrètes et décisives peut adopter la communauté internationale, en particulier le gouvernement britannique, pour aider à mettre fin au terrorisme et instaurer la paix dans la région ?

Voici le texte intégral du message de Maryam Radjavi :

Aujourd’hui, l’Iran se trouve à un tournant décisif, entre la peur et l’espoir.
Les politiques de guerre, de répression et de pillage menées par le régime ont plongé notre peuple dans une situation extrêmement difficile au quotidien.
Les familles n’ont plus les moyens d’acheter leur nourriture quotidienne ni leurs médicaments. Chaque semaine qui passe, les pertes d’emploi se multiplient. Ce sont surtout les femmes qui sont les principales victimes de ces pressions cumulées. Cependant la perspective d’un changement redonne espoir à la population.
Le régime tente d’empêcher l’effondrement du système de répression et de terreur en recourant à des exécutions, des détentions, des barrages routiers et des coupures d’Internet.
Récemment, le commandant des Forces de sécurité de l’État a annoncé 6500 arrestations, touchant notamment de nombreux partisans de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI).
Malgré cette répression intense, les unités de la Résistance ont poursuivi leurs actions contre les centres de répression du régime ces dernières semaines. Elles incarnent l’espoir d’un changement en Iran.
Cinq jours avant le début de la guerre, des unités de l’Armée de la liberté stationnées à Téhéran ont lancé une attaque contre le siège de Khamenei. Malgré les efforts déployés par le régime pour étouffer cette information, ses propres experts ont récemment reconnu qu’elle avait bien eu lieu.
Le régime a tué des milliers de jeunes et d’adolescents lors du soulèvement de janvier 2026, et il continue de procéder à des exécutions. Mais il ne peut pas briser la détermination du peuple à se soulever dans l’avenir.
Les mollahs redoutent plus que jamais le rôle organisateur joué par les unités de la résistance et l’armée de la liberté.
Depuis le début du Nouvel An persan, soit au cours des 75 derniers jours, le régime a exécuté 30 prisonniers politiques, dont 8 membres de l’OMPI et 22 jeunes manifestants.
À l’heure actuelle, 12 prisonniers, dont Zahra Tabari, sont condamnés à mort et leur vie est en danger. Voici leurs photos.

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Les vestiges du chah, un obstacle au soulèvement

Parallèlement aux exécutions et à la répression, un autre facteur fait obstacle au soulèvement de notre peuple : les vestiges de la dictature du chah. Par leurs slogans et leurs actions fascistes, ils prônent un retour à l’ancienne dictature. C’est là le plus beau cadeau que l’on puisse faire au régime des mollahs, dans le but de saper la lutte du peuple iranien pour la liberté.
Ils défilent dans les rues d’Europe avec des drapeaux et des t-shirts de la SAVAK, la police secrète cruelle du chah. La SAVAK a torturé et assassiné, et le peuple iranien la déteste profondément. Aujourd’hui, ces groupes vont jusqu’à harceler les Iraniens vivant à l’étranger, notamment au Royaume-Uni.
Je voudrais rappeler les sages paroles du député Jim Shannon. Il a très justement qualifié les vestiges de l’ancienne dictature de « loup déguisé en agneau ».
Cependant, ceux qui se sont soulevés pour la liberté rejettent à la fois la tyrannie religieuse actuelle et l’ancienne dictature monarchique.
Notre slogan, « ni chah, ni mollahs », trace la voie qui mènera le peuple iranien vers la liberté totale et une république démocratique.

L’unique voie pour un changement en Iran

La guerre et les événements majeurs de ces derniers mois nous ont révélé la vérité sur les enjeux les plus fondamentaux concernant l’Iran.
Parmi ces réalités, on peut citer les suivantes :
– Il n’existe aucune solution viable au programme d’armement nucléaire du régime, si ce n’est son renversement et la mise en place d’un Iran non nucléaire par le peuple iranien et sa Résistance organisée.
– Le Moyen-Orient et le golfe Persique ne connaîtront jamais la paix ni la stabilité tant que ce régime n’aura pas été renversé.
– La menace terroriste mondiale ne prendra fin que lorsque sa source première, à savoir la dictature religieuse, aura été éliminée. Ce régime est tout simplement incapable de faire la paix.
– La seule façon d’apporter un véritable changement en Iran est de renverser le régime des mollahs par des soulèvements populaires, la Résistance organisée et l’armée de la liberté.

Appel à la communauté internationale

À l’heure où le monde est confronté à de graves défis sécuritaires et économiques liés aux ambitions nucléaires de ce régime et à ses interventions régionales, il est essentiel, pour la paix et la sécurité mondiales, d’adopter la fermeté face à ce fascisme religieux.
Une étape cruciale dans cette direction consiste pour la communauté internationale à reconnaître le gouvernement provisoire annoncé par le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI).
Par ailleurs, j’espère vivement que le gouvernement britannique ne tardera plus à désigner le Corps des gardiens de la révolution (CGRI) comme organisation terroriste.
En attendant, il faut mettre un terme au silence et à l’inaction face aux exécutions incessantes de prisonniers politiques. Ce silence et cette inaction ne font que profiter à un régime qui se maintient au pouvoir en massacrant les Iraniens.
Le Royaume-Uni devrait également expulser de son territoire les agents du régime et fermer toutes ses représentations diplomatiques ainsi que ses centres officiels et officieux, y compris ceux qui opèrent sous des appellations religieuses ou culturelles.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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