«La solution de Maryam Radjavi pour l’Iran : ni guerre, ni complaisance, un changement par le peuple iranien
Berlin (OTS) – La dirigeante de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi, mise sur une « troisième voie » concernant la question iranienne : ni intervention militaire étrangère, ni politique de complaisance avec Téhéran, mais un changement démocratique de pouvoir opéré par le peuple iranien lui-même — soutenu par une résistance organisée et la mobilisation de la société civile.
Au cœur de cette approche se trouve le constat que la société iranienne a depuis longtemps dépassé les illusions de réformes et qu’il ne s’agit plus aujourd’hui de corrections superficielles, mais bien de mettre fin à la dictature et d’établir une république fondée sur la souveraineté populaire, la séparation de la religion et de l’État, ainsi que l’État de droit. Il est également souligné que tout retour à des modèles autoritaires — religieux ou monarchiques — entraverait l’avenir démocratique de l’Iran.
Elle en déduit six demandes immédiates adressées à la communauté internationale,
en particulier à l’Europe :
(1) la reconnaissance du droit des Iraniennes et des Iraniens à abolir la dictature ainsi que du combat des jeunes militants et des unités de résistance contre les forces répressives ;
(2) des mesures immédiates du Conseil de sécurité de l’ONU pour mettre fin aux exécutions — en particulier celles des insurgés détenus et des prisonniers politiques — et le soutien à la campagne nationale « Non aux exécutions » ;
(3) des mesures permettant à la population d’accéder à un internet libre et non censuré ;
(4) la saisine du Conseil de sécurité pour traduire Khamenei et d’autres dirigeants du régime devant un tribunal international pour crimes contre l’humanité et génocide, ainsi que des actions juridiques sur la base du principe de compétence universelle ;
(5) la fermeture des ambassades du régime et l’expulsion des diplomates ainsi que des agents du Corps des gardiens de la révolution (IRGC) et du ministère du Renseignement ;
(6) la coupure totale des sources de financement qui soutiennent le régime.
Le plan en dix points de Maryam Radjavi pour l’avenir de l’Iran
1. Abolition du velayat-e faqih (pouvoir absolu du clergé). Instauration de la souveraineté populaire dans une république fondée sur le suffrage universel et le pluralisme.
2. Liberté d’expression ; liberté des partis politiques, de réunion, de la presse et d’internet. Dissolution et désarmement du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), de la Force terroriste Al-Qods, des unités en civil, de la milice Bassidj, du ministère du Renseignement, du Conseil de la révolution culturelle, et de toutes les patrouilles et institutions répressives dans les villes, villages, écoles, universités, administrations et usines.
3. Engagement envers les libertés et droits individuels et sociaux conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme. Suppression de tous les organismes de censure et d’inquisition. Recherches de justice pour les prisonniers politiques assassinés ; interdiction de la torture ; abolition de la peine de mort.
4. Séparation de la religion et de l’État et liberté de religion et de croyance.
5. Égalité totale entre les femmes et les hommes dans les domaines politique, social, culturel et économique ; participation égale des femmes à la direction politique. Suppression de toute discrimination ; droit au libre choix vestimentaire ; droit de se marier ou divorcer librement ; droit à l’éducation et à l’emploi. Interdiction de toutes les formes d’exploitation des femmes.
6. Un système judiciaire indépendant conforme aux normes internationales, fondé sur la présomption d’innocence, le droit à la défense, le droit d’appel et le droit à un procès public. Indépendance totale des juges. Abolition des lois de la charia imposées par les mollahs et dissolution des tribunaux révolutionnaires islamiques.
7. Autonomie pour les minorités ethniques iraniennes et correction des injustices commises à leur égard, conformément au plan du CNRI pour l’autonomie du Kurdistan iranien.
8. Justice et égalité des chances économiques pour tous les Iraniens dans l’emploi et l’entrepreneuriat ; économie de marché libre. Rétablissement des droits des travailleurs, agriculteurs, personnels infirmiers, employés, enseignants et retraités.
9. Protection et restauration de l’environnement naturel, détruit sous le régime des mollahs.
10. Un Iran non nucléaire, sans armes de destruction massive. Paix, coexistence et coopération dans la région.
Maryam Radjavi est la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), une coalition d’environ 500 groupes et personnalités de l’opposition iranienne engagés pour l’instauration d’une république démocratique, laïque et non nucléaire en Iran. La moitié des membres du CNRI sont des femmes. La mission première du Conseil est de préparer des élections libres et équitables pour une assemblée législative et constituante en Iran, à organiser au plus tard six mois après la fin de la théocratie en place.
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