Iran Libre 2025 – Assises de la jeunesse iranienne
Maryam Radjavi : l’union des générations dans la bataille pour la liberté
Jeunesse éveillée et insurgée à travers l’Iran,
Jeunesse éveillée et partisane de la résistance ici présente,
Chers compatriotes et honorables personnalités qui assistez à ce rassemblement en ligne,
Le peuple iranien et sa Résistance vivent un moment très particulier.
A présent, le destin frappe à la porte et nous appelle à nous lever pour accomplir notre grand devoir historique, le soulèvement pour la liberté.
Ce n’est pas sans raison que les jeunes insurgés dans les unités de résistance ont élargi leurs combats.
Ce n’est pas une coïncidence si vous, les principaux représentants de la jeune génération iranienne à l’étranger, vous vous êtes réunis ici et vous vous êtes levés pour soutenir les combattants de la liberté dans la patrie enchainée.
Le temps des batailles et des soulèvements les plus décisifs est venu. La force déterminante de la bataille et du soulèvement est la jeune génération iranienne insurgée qui est capable de s’organiser et d’organiser, lutte et se sacrifie, et fait tomber la dictature religieuse.
Saluons cette détermination d’airain et passionnée !
Vous qui êtes aujourd’hui une force de changement et demain une force d’espoir pour construire un Iran libre
Vous, les combattants des unités de résistance et vos camarades ici et dans le monde, nous vous saluons.
Vous qui aspirez à bâtir un nouvel ordre fondé sur la liberté, la démocratie et l’égalité.
Une organisation cohérente au service de la jeune génération
Aujourd’hui, Khamenei est encerclé par la colère et le mécontentement du peuple iranien et notre peuple a mis en avant son arme la plus efficace, les nouvelles générations s’appuyant sur une organisation cohérente forte de décennies de lutte contre deux dictatures.
Cette arme efficace, c’est la détermination de la jeunesse insurgée d’Iran.
Cette arme, c’est la force combattive et altruiste que vous incarnez.
Depuis longtemps, tant dans notre pays que dans le monde entier, les plus grands changements vers la liberté des peuples se sont produits non pas avec des forces et armées immenses ; mais avec des femmes et des hommes prêts à se sacrifier.
C’est vous qui êtes la force déterminante sur le terrain.
Ce sont votre volonté et vos mains qui arrêteront l’engrenage de la réaction et de l’oppression et mettront en marche celui de la révolution et de la liberté.
Massoud [Radjavi, le dirigeant de la Résistance iranienne] a dit : « Dès le départ, la guerre principale en Iran s’est passée d’un côté entre le camp du peuple et de sa résistance et de l’autre la dictature religieuse et elle se poursuivra jusqu’à la liberté. La jeunesse combattive et insurgée doit se tenir prête, toujours plus prête pour cette bataille. »

Une file infinie de comètes
Vous êtes la continuation de 60 années, non il vaut mieux dire des 120 années de lutte sans relâche de générations pour la liberté. Générations endurantes qui, par une lutte incessante, ont bravé la mort et vaincu la torture et les bourreaux. Vous qui n’avez jamais quitté le champ de bataille.
Le 27 septembre 1981, aux cris de « A bas Khomeiny » et « Chah, sultan du pouvoir religieux, ton heure est venue », vous avez levé le drapeau du renversement et vous avez fait des unités de l’Armée de libération nationale, la force puissante du peuple iranien. Vous avez déclenché et continuez de déclencher les soulèvements en Iran, depuis le soulèvement de Machhad en 1992 jusqu’aux soulèvements de 2022.
Les mollahs n’auraient jamais imaginé qu’une file interminable de comètes de cette génération viendrait mettre fin à leur régime.
Gloire à vous et à votre génération, qui, à l’instar du jeune génie Vahid Bani-Amerian, du champion de boxe Javad Vafaï-Sani, Babak Alipour et leurs compagnons, avez défié les prisons et les potences de Khamenei.
Face à ce climat de peur et de répression, ces exécutions et ces arrestations, c’est cette génération puissante et innombrable qui dit à Khamenei : Tu peux arrêter, emprisonner et tuer, mais sache que tu creuses ta tombe de tes propres mains.
Désormais, c’est la société iranienne qui s’oppose à la peine capitale. La grève de la faim de 1500 condamnés à mort reflète la détermination d’un peuple excédé qui ne veut pas de ce régime criminel.
Une génération insurgée assoiffée de liberté
Aujourd’hui, nous sommes plus proches que jamais du renversement du régime clérical.
Y a-t-il eu un moment au cours des 47 dernières années où le régime a atteint un tel niveau d’impuissance et de délabrement ?
Y a-t-il eu une époque où toutes les pseudo-solutions sans autre but que de préserver le régime ont échoué comme aujourd’hui ?
Ceux qui ont participé à ce régime et fait passer les tortionnaires de la ligne radicale pour des réformateurs ont désormais été écartés.
Ceux qui avaient misé sur la guerre et une intervention militaire étrangère ont lamentablement perdu leur pari et leur honneur.
Les nostalgiques de la monarchie déchue ont avoué, à travers un plan soigneusement élaboré, qu’ils rêvent de ressusciter un néofascisme en s’appuyant, qui plus est, sur les institutions criminelles du régime actuel.
Et sur la scène internationale, il a été prouvé que la grande erreur à propos de l’Iran a été la politique de complaisance, une politique désastreuse qui, en plus du déshonneur, a finalement apporté la guerre.
Il est donc devenu évident qu’il n’existe que deux options : Soit le maintien de ce régime, soit une révolution démocratique ; soit la dictature religieuse, soit une république fondée sur le vote du peuple. Par conséquent, la solution est celle qui est la cible de la plus grande censure du siècle. Cette solution qui est constamment diabolisée et bombardée par un barrage d’artillerie d’innombrables accusations.
La solution réside dans le renversement du régime par le peuple iranien et sa résistance organisée et avec cette force rebelle assoiffée de liberté.
Les alliés des mollahs, pour préserver le régime, prétendent que la résistance ne dispose d’aucune assise populaire.
Ils ont raison, nous n’avons jamais eu et ne voudrons jamais avoir la base à laquelle ils pensent, à savoir les miliciens du Bassidj, les soi-disant réformateurs et les « agents du renseignement » en civil. Pour nous, le peuple iranien et cette génération insurgée en quête de liberté, nous suffisent.
Une lutte intergénérationnelle pour la liberté
À l’exact opposé du régime, confronté à des désertions permanentes, à la grande fierté des Moudjahidine du peuple, plusieurs générations combattent côte à côte dans leurs rangs, unies dans une même lutte.
Et ces rangs grossissent chaque jour. Depuis les Moudjahidine qui ont lancé le combat dans les salles de torture du chah et qui ont consacré toute leur vie à cette cause sans la moindre hésitation, en passant par les milliers de jeunes filles et garçons dans les unités de résistance, et jusqu’à vous, jeunesse éveillée et engagée, qui vous êtes levés à l’étranger pour les soutenir.
Et jusqu’à ceux qui ont établi un modèle de combat, stable et tenace, les Moudjahidine du peuple résolus et inébranlables d’Achraf 3. Un millier de femmes héroïques dans le conseil de direction et une génération d’hommes émancipés.

D’autant plus que nous sommes à la veille du dixième anniversaire de l’attaque terroriste de missiles de la Force Qods contre le camp Liberty en Irak, au cours de laquelle 24 Moudjahidine du peuple sont tombés martyrs mais ont maintenu debout le drapeau sanglant de la liberté en Iran.
Chers amis,
Lorsque nous parlons de la nouvelle génération, de la nouvelle pensée et de la détermination de la jeune génération, nous entendons la volonté de changement, le libre choix et la participation égale des femmes et des jeunes à façonner le destin de leur société et de leur pays.
Sous le régime des mollahs, le chômage, la pauvreté et les pendaisons sont le lot de la jeunesse. Mais la jeune génération iranienne s’est soulevée pour mettre fin à cette injustice honteuse.
Cette même jeunesse qui, malgré ses profondes connaissances et ses hautes études universitaires les plus poussées, ne bénéficie d’aucune part des revenus et des richesses de son pays, cette force jeune et talentueuse dont l’énergie créatrice ne trouve d’autre débouché que le commerce ambulant, le portage à dos d’homme, le petit transport de carburant et de passagers, et dont le cœur déborde de haine et de colère envers des dirigeants meurtriers et pillards. C’est de cette génération que surgira le volcan des soulèvements qui rasera le palais du tyran.
Le cœur de la question de la lutte pour la liberté
Vous vous demandez sûrement ce qu’il faut faire pour réaliser ce grand changement ?
Regardez les unités de résistance qui ont entretenu le flambeau du soulèvement et de la révolution par leur lutte.
Vos mains, jeunes gens, mises dans celles de vos camarades qui luttent, sont le bras puissant du peuple qui met en mouvement le soulèvement et l’armée de la liberté.
Sachez que vous, adolescents et jeunes d’Europe, d’Amérique, du Canada et d’Australie, qui vivez à des milliers de kilomètres de votre patrie, vous avez accompli de nombreuses choses pour la révolution et la liberté.
Vous pouvez inciter chaque jeune Iranien à rejoindre le front pour renverser le régime des mollahs et soutenir les unités de résistance.
Empruntez un chemin d’abnégation pour la libération d’un peuple enchainé ! Plus vous poursuivez ce chemin, plus vous vous libérerez, plus vous vous renforcerez, plus vous deviendrez dignes d’un monde développé, libéré et en évolution.
Il y a des années de cela, Massoud [Radjavi] a dit : « Nous avons besoin d’épaules — c’est-à-dire de capacités — de cœurs et de consciences, d’âmes et d’esprits qui puissent, en tous points, supporter les souffrances d’une révolution et en porter le fardeau sur leurs épaules. » Car nous voulons « déraciner cette idéologie réactionnaire et inhumaine. Ouvrons la bataille ! »
Oui, le cœur du problème est le même pour toutes les générations, où qu’elles soient et à n’importe quel moment : la lutte pour la liberté et l’égalité.
L’essentiel est de choisir. Choisir de sacrifier ses propres intérêts pour changer le destin d’un peuple. C’est le même choix que Spartacus a fait il y a 2 000 ans. Le même choix qu’ont fait il y a 1 400 ans la figure historique de la résistance à l’oppression l’Imam Hussein, ses compagnons et sa soeur Zeynab, pour créer l’épopée éternelle de la bataille de l’Achoura.
Le même choix qu’ont fait il y a 120 ans la jeunesse et les adolescents iraniens qui ont mené la Révolution constitutionnelle à la victoire.
C’est le chemin que trois jeunes de 25-26 ans ont emprunté un jour : Mohammad Hanif-Nejad, Saïd Mohsen et Ali-Asghar Badi’zadegan. Il y a soixante ans, ils ont choisi de créer une nouvelle pensée, une nouvelle voie et une nouvelle tradition. Cette nouvelle voie était l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran.
Cette même organisation que Massoud [Radjavi], alors en prison et après le martyre des fondateurs, a pris la responsabilité de continuer et de développer alors qu’il était un jeune de 24 ans, et l’a amenée à son point actuel. Saluons cette voie !

Il y a 54 ans, après avoir été arrêté et torturé pendant des mois dans la prison militaire du chah, le moudjahidine martyr Mehdi Reza’i, âgé de 18 ans, déclarait au procureur : « Nous sommes des jeunes instruits. Nous avions la meilleure vie dans la meilleure situation, mais nous avons tout abandonné pour sauver notre peuple. » Gloire à Mehdi Reza’i, la rose rouge de la révolution contre le chah !
Ce choix, c’est l’étincelle de la révolution. Pour avancer, pour se libérer de ce qui nous entrave, il faut se révolter. Se révolter contre le pouvoir même qui a arrêté l’humanité.
Se révolter contre la culture réactionnaire, contre les relations d’exploitation, contre le système patriarcal, et se révolter contre toute pensée et tendance qui enferme l’être humain au plus profond de lui-même.
Et c’est maintenant à votre tour et à celui des générations futures de faire des choix courageux, de contribuer au renversement de ce régime et au nouveau projet de l’Iran de demain.
Bâtir un Iran libre et prospère
Nous voulons bâtir un Iran libre et prospère. Un Iran où tous les talents s’épanouiront et le capital humain reviendra dans l’Iran démocratique de demain.
Nous voulons reprendre l’Iran et reconstruire cette patrie ravagée, et s’il le faut, avec notre propre sang.
Un Iran où tous ses citoyens jouiront des mêmes droits et participeront au progrès politique et économique.
Une patrie dans laquelle personne ne bénéficiera de privilèges ni ne souffrira de privations en raison de ses croyances ou de sa non-croyance en une religion ou un culte.
Nous voulons mettre fin à la double oppression dont les minorités ethniques ont souffert sous la dictature du chah et des mollahs. Et nous défendons leur autonomie dans le cadre de l’intégrité territoriale de l’Iran.
Nous voulons une patrie où aucune porte ne sera fermée aux femmes.
Une société et une patrie dans laquelle les femmes jouiront des libertés et des droits égaux politiques, économiques et sociales, et participeront activement et à égalité à la direction politique de la société.
Nous voulons une patrie où les jeunes joueront un rôle essentiel à la détermination de l’avenir de leur pays et auront un rôle créateur et dynamique dans la gestion de chaque ville ou village, chaque unité de production, d’administration ou d’éducation.
L’indicateur le plus important de la démocratie dans l’Iran libre de demain sera le rôle qu’y joueront les femmes et les jeunes.
J’appelle les nouvelles générations et jeunes générations iraniennes à lutter et à œuvrer avec toujours plus d’ardeur pour un avenir aussi glorieux.

Novembre 2019, une éruption de colère populaire
Ces jours-ci, nous approchons de l’anniversaire du grand soulèvement de novembre 2019. Ce soulèvement a révélé la fureur du peuple iranien dans 200 villes pour renverser le régime du Guide suprême.
« 800 points du pays » sont devenus des foyers de rébellion et de protestation contre le régime. Et plus de 1890 centres de répression, de pillage et de propagande du régime ont été la cible de la colère populaire.
Dans des villes comme Chiraz, Karadj, Robat-Karim et Fardis, des quartiers entiers ont été libérés pendant quelques heures. Et les villes insurgées et les unités de résistance se sont révélés. De fait, la stratégie des Moudjahidine du peuple s’est appliquée dans la rue.
Saluons la mémoire des 1500 martyrs du soulèvement de novembre, de la ville ensanglantée de Mahshahr jusqu’à Téhéran, en passant par Shahriar, Islamshahr, Behbahan, Ahwaz, Ispahan, Sirjan et Marivan !
Saluons la jeunesse rebelle qui aspire aujourd’hui à un plus grand soulèvement !
Saluons les créateurs de ce brillant exemple qui a montré comment le peuple et ses soulèvements victorieux, avec sa force d’avant-garde combative et organisée, peuvent et doivent renverser le régime des mollahs.
Ô jeunes du pays,
Vos cœurs sont des sources jaillissantes d’espérance
Votre volonté, de l’acier trempé de certitude,
Encore un pas en avant,
Et voici que l’aube de la liberté se lève sur ce peuple enchainé
Sans nul doute, elle est en marche.
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