Le programme nucléaire du régime

L’Iran libre de demain sera un Iran non nucléaire, exempt d’armes de destruction massive. Et il s’accompagnera de paix, de coexistence et de coopération internationales et régionales.

La Résistance iranienne au début des années 2000, avec ses révélations documentées, a brisé le travail mené par le régime pendant 18 ans dans le plus grand secret dans quête de l’arme atomique. Nous avons fait de grands pas dans cette direction avec le slogan d’un Iran non nucléaire. (1)
En 2002, la Résistance iranienne a dévoilé les plus grands sites nucléaires secrets du régime. Et jusqu’à présent, elle a fait des centaines de révélations sur les facettes de ce programme.

Malheureusement, après l’accord nucléaire de 2015, en plus d’offrir des méga contrats économiques au régime iranien, l’Occident a fermé les yeux et gardé le silence sur la belligérance des mollahs et leurs interventions militaires et terroristes en Syrie et au Yémen.
« Si les pays P5 + 1 avaient adopté des mesures de fermeté, le régime iranien n’aurait eu d’autre choix que d’abandonner la course nucléaire.
En 2015, les partisans du régime ont affirmé qu’après l’accord sur le nucléaire et la levée des sanctions, la situation en Iran allait changer et évoluer vers l’ouverture. Cependant au contraire, la dictature religieuse a intensifié la répression interne et étendu son programme de missiles balistiques et de guerre au Moyen-Orient. Nous avons toujours dit que ce régime ne sera jamais modéré. »

Je voudrais vous rappeler ici que la Résistance iranienne, avant et après l’accord sur le nucléaire et pendant les négociations, n’a cessé d’avertir qu’il ne fallait pas contourner les six résolutions du Conseil de sécurité. (2)
En particulier, nous avons appelé à la cessation complète de l’enrichissement et à l’acceptation du Protocole additionnel et au libre accès des inspecteurs aux centres des pasdarans et aux installations suspectes du régime.
Avant la signature de l’accord sur le nucléaire, en mai 1994, j’ai déclaré lors d’une réunion au Sénat français: « L’expérience de la Résistance a montré que les mollahs ne comprennent que le langage de la force. »

Et j’ai souligné qu’« il est temps que les grandes puissances cessent leur complaisance et leurs concessions à la tyrannie religieuse sanguinaire qui est le banquier central du terrorisme et détient le record du monde en matière d’exécutions. Il est temps qu’elles reconnaissent le droit du peuple iranien à la résistance et à la liberté ».

Le jour de l’accord le 14 juillet 2015, nous avons de nouveau déclaré : « Un accord qui ignore les droits humains du peuple iranien et qui n’insiste pas dessus, ne fait qu’encourager ce régime à réprimer et exécuter sans répit, à violer les droits du peuple iranien et à piétiner la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte des Nations Unies (…) parce que le peuple iranien est la principale victime du programme nucléaire funeste de ce régime. » (3)

Permettez-moi de rappeler ici les énormes préjudices politiques qui ont donné à ce régime la possibilité et l’immunité nécessaires pour poursuivre ses crimes, notamment:
– des concessions politiques et financières injustifiables dans l’accord nucléaire de 2015,
– la suspension de six résolutions de sanctions de l’ONU en faveur des mollahs,
– et l’opposition à l’extension des sanctions sur les armes contre le régime.

Je souligne ici que tout gouvernement appâté par les dessous-de-table colossaux de ce régime, couve des catastrophes pour le monde. Et c’est une idée fausse de croire qu’avec la réduction des sanctions internationales, ce régime va renoncer à générer des conflits. Jamais. Paradoxalement, c’est à l’ombre de l’accord que le terrorisme du régime en Europe s’est déchainé.

Notes :
– Discours à la réunion de trois jours du Conseil national de la résistance iranienne pour le quarantième anniversaire de la création du CNRI (23-26 juillet 2020)
2- Position de Maryam Radjavi sur le recul « imposé » du régime dans son projet de bombe atomique dans les négociations de Genève.
3- Position de Maryam Radjavi sur l’accord nucléaire entre le régime des mollahs et les pays P5 + 1
4- Extrait des discours et interviews de Maryam Radjavi:
Entretien avec le magazine El Espanol – 8 février 2020
Message à la célébration de Norouz au Parlement français – 11 avril 2011
Grand rassemblement annuel de la résistance à Achraf 3– 13 juillet 2019
Discours à la veille de l’Assemblée générale des Nations Unies – 19 septembre 2019

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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