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28 Déc 2007

Il faut s’opposer à l’étiquette de terrorisme de l’UE contre l’OMPI avec une plus grande énergie

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Il faut s’opposer à l’étiquette de terrorisme de l’UE contre l’OMPI avec une plus grande énergie

Exprimant sa gratitude aux membres du Parlement européen pour leurs efforts visant à supprimer l’étiquette de terroriste contre les Moudjahidine du peuple d’Iran, Mme Radjavi a déclaré: « je crois que l’histoire jugera les amis de la Résistance iranienne pour la contribution qu’ils ont apportée au monde en montrant quelle est la manière correcte de traiter le régime des mollahs. » Elle parlait à un groupe d’eurodéputés le 18 décembre lors d’une réunion au Parlement européen à Bruxelles. Voici le texte intégral de son discours :

C’est en effet un privilège d’être ici parmi vous aujourd’hui. Votre amitié avec le peuple iranien et sa Résistance est inestimable.

Heureusement, vous connaissez tous les acquis récents de la Résistance et les événements qui touchent l’Iran. Aujourd’hui, je voudrais vous parler brièvement des conséquences de ces événements.

La première est le jugement de la Commission d’Appel des Organisations Proscrites prononcé le 30 novembre qui conclut que les Moudjahidine du peuple ne sont pas concernés par le terrorisme. Et vendredi dernier, la POAC a refusé le recours du Ministre de l’Intérieur. La Commission d’Appel des Organisations Proscrites a dit que la demande du ministre de l’Intérieur était hors contexte et qu’elle “n’a aucune raison fondée de réussir”. Les implications politiques et juridiques du jugement ont en choqué plusieurs. Alors que les partisans de la Résistance se réjouissent, le régime iranien et ses alliés sont déçus.

Depuis le début, il était clair qu’il serait difficile de s’opposer au gouvernement britannique sur la liste du terrorisme. Certains pensaient même qu’il s’agissait d’une mission impossible. Néanmoins, 35 parlementaires courageux ont lancé un combat remarquable contre leur propre gouvernement dans l’intérêt de la justice et de la vérité. Dans le monde occidental, ils sont les pionniers d’une politique juste. Ils croient que la suppression des barrières qui limitent cette résistance est nécessaire à la paix mondiale et à la sécurité et que c’est aussi dans l’intérêt de l’Europe.

Je voudrais profiter de cette occasion pour vous dire toute ma gratitude à tous, en particulier à lord Slynn de Hadley, ce juriste distingué et un grand ami de la Résistance iranienne qui est ici avec nous aujourd’hui.

Leurs efforts aux côtés de la Résistance iranienne sont un exemple unique de solidarité entre des personnalités démocratiques dans un pays européen et le peuple iranien contre le fascisme religieux.

La POAC a examiné ce cas pendant deux ans. Quinze volumes de documents et de preuve ont été présentés à la cour par les deux parties en présence. Cela comprenait 20 déclarations de témoin, dont l’un d’entre eux votre cher ami M. Casaca.

Le dossier comprenait toutes sortes de désinformation contre la Résistance. Les juges ont lu soigneusement toutes ces allégations et ont finalement jugé que l’OMPI n’était pas impliquée dans le terrorisme.

Le gouvernement britannique a tout fait pour empêcher ce verdict. Il a même utilisé les services d’agents de renseignements du régime iranien.

En soi, l’initiative des appelants n’était pas une tâche facile. Ils ont aussi été la cible d’attaques politiques et de propagande des mollahs. Mais, ils ont tenus bon. La cour elle-même a aussi été la cible de pression politique indirecte. Le soutien du gouvernement britannique à la dictature des mollahs a été évident et choquant.

Lord Corbett, président des lords britanniques travaillistes a dit que le Royaume-Uni s’était mis du côté du parrain le plus actif du terrorisme d’Etat. Plusieurs membres du Parlement ont dit avoir été embarrassés par le comportement de leur gouvernement.

Malgré tout cela, les parlementaires ont réussi et le gouvernement britannique a été déshonoré pour avoir soutenu les mollahs. Cette victoire est un acquis majeur pour notre mouvement et ses amis. Nous avons un dicton dans notre mouvement qui dit : « C’est possible et il le faut ». Notre victoire à la POAC a ouvert la voie pour mettre fin à l’étiquette terroriste injuste.

Avec cet exemple, je crois que nos amis des autres parlements pourront contraindre l’Union européenne à mettre un terme à son mépris de décision de la Cour européenne de justice du 12 décembre 2006.

Chers Amis,

Votre position en tant que défenseurs de la démocratie et de la liberté pour l’Iran au Parlement européen est semblable aux parlementaires britanniques qui soutiennent la Résistance. Ils ont réussi à briser le blocus politique demandé par les mollahs contre l’OMPI.

En ce qui concerne la justice et la vérité, l’OMPI n’a pas été et n’est pas une organisation terroriste. Cependant, si la Résistance n’avait pas déployé ces efforts et si les parlementaires britanniques n’avaient pas retourné le climat politique du Royaume-Uni en faveur de la Résistance, peut-être que la POAC n’aurait pas été dans en position de prononcer une telle décision.

En plus de lord Slynn, un ancien ministre de l’Intérieur et deux avocats généraux se trouvaient parmi les appelants. Tout en soutenant la Résistance, ils ont aussi protégé les intérêts de leur propre pays.

Je vous suis reconnaissante de vous trouver sur le même chemin au Parlement européen.

Vous avez montré qu’il est dans l’intérêt de l’Union européenne d’arrêter de soutenir le fascisme religieux. Il est temps de s’opposer à la liste du terrorisme de l’UE avec une plus grande énergie.

La décision du gouvernement britannique de proscrire l’OMPI a formé la base de la décision de l’UE. En tombant, ce pilier a sapé l’étiquette que l’UE a collée à l’OMPI. Après le jugement de la POAC, le Conseil de Ministres ne peut plus défendre sa décision. La POAC a déclaré que la décision du gouvernement britannique était ‘perverse’. Cela signifie que la liste de l’UE est également ‘perverse’ et doit être écartée. Une nouvelle ère a commencé dans laquelle il est possible d’atteindre des objectifs plus grands.

Honorables députés,

Le rapport des services de renseignement américains est l’autre point que je voudrais brièvement aborder. Le rapport a confirmé l’importance des révélations nucléaires faites par la Résistance iranienne, révélations qui ont poussé les mollahs à interrompre une partie de leur programme d’armes nucléaires.

Après ce rapport, le Vice-président américain, le Conseiller à la Sécurité nationale, le Secrétaire d’Etat adjoint et beaucoup d’autres responsables et parlementaires ont souligné que c’était l’opposition iranienne qui avait informé le monde du danger du programme des mollahs.

Contrairement aux découvertes du rapport des services de renseignements, il ne fait pour nous aucun doute que le régime des mollahs a repris son programme d’armes nucléaire depuis longtemps.

Se doter d’armes nucléaires est un objectif stratégique et une garantie pour l’existence du régime iranien. Il ne l’abandonnera jamais.

Je mets en garde contre les tromperies et les dissimulations des mollahs. C’est leur tactique pour gagner du temps afin d’obtenir la bombe. L’utilisation du rapport américain pour appeler à davantage de concessions au régime l’aiderait à obtenir la bombe et mettre à mal la bombe.

Aujourd’hui, même les responsables du régime admettent que quatre années de pourparlers nucléaires avec l’occident leur ont donné l’occasion d’achever leurs équipements nucléaires. La politique de complaisance a rapproché les mollahs de la bombe, tandis que les révélations de la Résistance iranienne ont contribué à la paix du monde. Ne répétez pas la même erreur. La solution n’est pas la complaisance, c’est la fermeté.

Permettez-moi aussi profiter de cette occasion pour dire quelques mots d’Achraf.

Le régime des mollahs considère l’OMPI comme une menace pour son existence et la Cité d’Achraf comme la barrière politique et culturelle majeure à son influence en Irak. Il s’est par conséquent engagé dans un complot pour exercer des pressions sur l’OMPI et l’expulser de l’Irak.

La résolution du Parlement européen du 12 juillet 2007, les positions du Comité International de Croix-Rouge, du Haut commissaire des Nations unies pour les Réfugiés et la Mission d’Aide des Nations unies pour l’Irak ont réaffirmé que l’OMPI est protégée en vertu de la Quatrième Convention de Genève, la Loi Humanitaire Internationale et le principe de non-refoulement. Leur expulsion d’Irak ou leur déplacement de force est interdit.

Simultanément, des leaders politiques irakiens particulièrement le Dr. Tariq Al-Hashemi, Vice-président irakien; le Dr. Iyad Allawi, ancien Premier ministre; le Dr. Adnan Duleimi, leader du Front de l’Entente nationale, le Dr. Saleh Matlak, leader du Front du Dialogue national; le cheikh Khalaf Al-Alyan, leader du Conseil du Dialogue national et le Dr. Nadim Jaberi ont en multiples occasions souligné que la présence de l’OMPI est basée sur des conventions internationales, selon lesquelles les membres de l’OMPI sont réfugiés politiques.

Je n’ai aucun doute que le Parlement européen et vous-mêmes, amis de la Résistance, vous mènerez de nouveau campagne pour la défense des droits d’Achraf et la neutralisation des marchandages directs et indirects du régime des mollahs.

Un autre développement, ce sont les soulèvements populaires croissants dans tout le pays, particulièrement des étudiants. Début décembre, la Résistance iranienne a appelé à une semaine d’action pour célébrer la Journée historique des Étudiants en Iran. En réponse, des dizaines de milliers d’étudiants de 15 universités de 12 villes ont organisé des manifestations. De nombreux étudiants ont été arrêtés et nul ne sait ce qu’ils sont devenus.

Les protestations sont devenues plus politiques ces derniers mois, avec le slogan étudiant de « Mort au dictateur ». En plus des étudiants, des femmes, des enseignants, les ouvriers et d’autres secteurs sociaux exigent aussi le changement.

En réponse, les mollahs ont intensifié la répression. Presque 300 prisonniers ont été exécutés cette année. Ces protestations forment la base de la solution de la Résistance, à savoir, la troisième voie.

Ces gouvernements qui refusent de renoncer à la politique de complaisance s’opposent au peuple iranien. Ils portent la responsabilité des exécutions quotidiennes de jeunes en Iran, tout comme le carnage en Irak, en Afghanistan et dans d’autres pays du Moyen-Orient.

Ils portent la responsabilité de la catastrophe vers laquelle les mollahs entraînent le monde. Ils dissimulent la menace du fascisme religieux à leurs propres peuples.

Aujourd’hui, le pouvoir judiciaire, les parlementaires et les peuples d’Europe se mettent aux côtés du peuple iranien et de sa Résistance.

Il faudrait demander au Conseil de l’Union européenne et au gouvernement britannique, pourquoi ils continuent toujours à se tenir aux côtés le fascisme religieux.

Pour contrer la violation de la loi par l’UE, nous avons deux verdicts importants. Le premier vient de la Cour européenne de justice et le second vient de la POAC au Royaume-Uni.

Ces jugements sont les moyens légaux de la victoire. Je suis absolument sûre que vos efforts et si je peux dire, votre détermination pourront mener au retrait de l’OMPI de la liste du terrorisme de l’UE.

Je suis confiant que notre lutte couplée à vos efforts mènera à la victoire.

Je crois que l’histoire jugera les amis de la Résistance iranienne pour la contribution qu’ils ont apportée au monde en montrant quelle est la manière correcte de traiter le régime des mollahs.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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