29 Avr 2015

Texte du témoignage de Maryam Radjavi

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Texte du témoignage de Maryam Radjavi

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres éminents

Distingués membres de la Commission,

Merci de me donner cette occasion de m’adresser à vous.

Aujourd’hui, l’extrémisme et l’intégrisme islamistes, sous le nom de Daech ou de groupes paramilitaires chiites, ont lancé une attaque brutale contre des territoires allant de l’Asie de l’Est jusqu’aux rives méridionales et orientales de la Méditerranée, n’épargnant ni les Etats-Unis ni l’Europe.

Depuis 36 ans, nous résistons à une tyrannie religieuse mue par l’intégrisme islamiste et nous nous battons pour la démocratie en Iran.

Avant d’entrer dans les détails, permettez-moi d’aborder brièvement quelques points :

1. L’extrémisme et l’intégrisme islamistes ont émergé comme une menace à la paix et la tranquillité régionales et mondiales après l’arrivée au pouvoir en Iran en 1979 de la dictature religieuse (fondée sur le principe du velayat-e faqih, ou pouvoir absolu du guide suprême religieux). Depuis lors, le régime de Téhéran a agi comme la force motrice et l’épicentre de ce phénomène inquiétant régional et mondial.

2. L’objectif principal de l’intégrisme islamiste est d’établir un empire islamique (ou califat) et d’appliquer les lois de la charia par la force. Il ne reconnaît aucune frontière ni de différence entre sunnites et chiites. Ce phénomène se caractérise principalement par l’agression et le penchant à la violence. C’est pourquoi rechercher des modérés parmi ses partisans est une illusion.

3. En 1993, nous avons publié un livre intitulé «L’intégrisme islamiste, la nouvelle menace mondiale »[1] mettant en garde contre cette menace et identifiant Téhéran comme son épicentre. Nous avons réitéré que le régime des mollahs cherchait à se doter de la bombe atomique afin d’exporter son idéologie réactionnaire et garantir sa propre survie. Malheureusement, cette menace n’a pas été prise au sérieux. L’expérience de ces trois dernières décennies montre qu’en l’absence de politique de fermeté avec le régime de Téhéran, le monde devra faire face à des conséquences destructrices.

4. Malheureusement, l’incapacité de contrecarrer l’ingérence post-2003 du régime iranien en Irak, a permis à ce dernier d’occuper progressivement son voisin et de propulser la propagation de l’intégrisme de manière sans précédent. De même, les atrocités perpétrées par la Force Qods (des gardiens de la révolution) en Irak et en Syrie (pour soutenir les pantins de Téhéran, Bachar al-Assad et Nouri al-Maliki), et le massacre et l’exclusion des sunnites, doublés du silence de l’Occident, ont renforcé Daech.

5. Je répète que le régime des mollahs ne fait partie d’aucune solution alors que nous essayons de faire face à l’intégrisme islamiste ; c’est en fait le cœur du problème.

La solution déterminante à ce problème est un changement de régime par le peuple iranien et sa Résistance. Ce régime est extrêmement fragile et vulnérable. Comme on l’a vu pendant le soulèvement 2009, l’écrasante majorité du peuple iranien aspire à un changement fondamental, à savoir mettre fin à la théocratie et l’instauration de la démocratie.

La démonstration de force du régime est creuse et découle de la faiblesse de la politique occidentale. Elle vise à masquer l’incapacité sous-jacente des mollahs à répondre aux exigences de millions d’Iraniens au 21e siècle.

En raison du rôle central de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) en tant que mouvement musulman démocratique, la Résistance iranienne s’est établie comme l’antithèse de l’intégrisme islamiste.

Nous pouvons et nous devons vaincre l’intégrisme islamiste, chiite ou sunnite. La formation d’une coalition internationale et les mesures pratiques suivantes sont indispensables pour atteindre cet objectif :

a) Chasser totalement la Force Qods d’Irak et mettre fin à l’influence du régime iranien dans ce pays. Permettre une véritable participation des sunnites dans le partage du pouvoir et armer les tribus sunnites afin de leur permettre d’assurer la sécurité de leurs communautés ;

b) En Syrie, aider l’opposition modérée et la population à mettre fin à la tyrannie d’Assad et instaurer la démocratie dans ce pays ;

c) Reconnaître les aspirations du peuple iranien à renverser le régime des mollahs et à cesser l’inaction vis-à-vis des violations flagrantes des droits humains en Iran. Assurer la protection et la défense des droits des habitants du camp Liberty (membres de l’OMPI) en Irak ;

d) Promouvoir l’islam authentique, démocratique et tolérant pour contrer les interprétations intégristes de cette religion ; et

e) bloquer toutes les voies menant le régime iranien à se doter de l’arme nucléaire.

Monsieur le Président,

Le discours sur l’extrémisme islamiste qui est devenu une menace mondiale de longue date et qui a lancé un assaut de grande ampleur sur les acquis de la civilisation – ne peut être un simple exercice académique ou universitaire. Le but, ici, est plutôt de trouver une solution viable et pratique pour protéger l’humanité contre ce sinistre phénomène.

Avec la montée de Daech et l’escalade de la crise en Irak, en Syrie et au Yémen, l’extrémisme islamiste est devenu plus irritant ces derniers mois. Mais, pour le peuple iranien et sa résistance, il ne s’agit pas d’un danger inconnu. A la suite de l’effondrement de l’Union soviétique et de la première guerre du Golfe en 1991, la résistance avait prévenu que l’intégrisme islamiste était devenu la nouvelle menace mondiale. Malheureusement, cette menace n’a pas été prise au sérieux.

Aujourd’hui, les corps couverts de sang de jeunes écolières au Pakistan, l’enlèvement de femmes et de filles innocentes au Nigeria, la décapitation de jeunes sans défense et le déplacement forcé de dizaines de milliers de personnes en Irak et en Syrie, l’effroyable massacre des sunnites en Irak et leur enlèvement, leur déplacement et leur réinstallation forcée, les attaques terroristes à Paris et Copenhague, l’atroce persistance et l’escalade des exécutions en Iran, associée au massacre et à l’emprisonnement des minorités religieuses, ont tous profondément horrifié la conscience de l’humanité contemporaine.

Aujourd’hui, tout le monde au Moyen-Orient, en Europe et ailleurs dans le monde, est confronté à la plus grande menace de notre temps : le défi de l’extrémisme se faisant passer pour l’islam.

La question est de savoir quelle est la cause principale de la création et de la montée l’intégrisme islamiste et où se trouve son épicentre ? La variante chiite de l’intégrisme est-elle différente de la sunnite ? La propagation de cette tumeur maline était-elle inévitable ? Et enfin, ce phénomène funeste pourra-t-il être vaincu – et si oui – quelle est la stratégie pour le vaincre ?

Il est essentiel de répondre à ces questions, car elles peuvent servir de guide pour cerner la solution et adopter les politiques appropriées pour faire face à ce phénomène funeste.

La cause principale de l’émergence et de l’expansion de l’intégrisme

Le système du guide suprême que Khomeiny, le fondateur du régime iranien, a établi après avoir usurpé la direction d’une révolution populaire en Iran – rendue possible parce que le régime du chah avait réprimé les mouvements démocratiques et progressistes et emprisonné leurs dirigeants – a créé pour la première fois dans l’histoire contemporaine un Etat qui a fusionné le pouvoir politique avec l’autorité « religieuse » : une tyrannie médiévale cachée sous le voile de la religion.

Le but ultime et déclaré des intégristes est d’établir un califat islamique et d’appliquer les lois de la charia par la force. C’est le dénominateur commun et le point focal de toutes les variantes du fondamentalisme islamiste, chiite ou sunnite, qui rend leurs différences secondaires à la lumière de ce but commun. Khomeiny l’a surnommé “velayat-e motlaq-e faqih” (le régime du guide suprême absolu), soulignant que la préservation du pouvoir «islamique» l’emportait sur tout le reste.

Ce phénomène est nettement caractérisé par son agressivité et sa propension à la violence. Il ne reconnaît aucune frontière et sa survie repose sur l’expansion. Pour cette raison, dès le premier jour, le régime a recouru à des massacres, à la torture et à des exécutions quotidiennes, auxquels se sont ajoutées des lapidations, des énucléations des yeux et des amputations, qui continuent de nos jours. Parallèlement, il s’est mis à s’ingérer dans les affaires des autres pays.

Le système du guide suprême est incompatible avec le monde d’aujourd’hui, les besoins de la population et les événements contemporains. Il est incapable de résoudre les problèmes politiques, sociaux, économiques ou culturels du 21e siècle. Par conséquent, il compte uniquement sur la violence à l’état brut, sous le couvert de l’islam, pour prolonger son existence. Les mollahs veulent ramener le monde en arrière par la force pure, la violence et la tuerie, ce qui explique pourquoi ils commettent d’innombrables atrocités.

En Iran, les mollahs ont éliminé les femmes de la vie politique et sociale. Au moyen de la discrimination, la répression brutale et le voile obligatoire, ils ont essayé d’intimider et de terroriser la population. Sous la bannière de la « révolution culturelle », ils ont fermé toutes les universités pendant trois ans afin de mettre en place des entités d’enseignement totalement en ligne avec leurs lubies. Ils ont fermé tous les journaux qui critiquaient leur politique et interdit l’ensemble des organisations, partis et entités politiques d’opposition.

Les minorités ethniques ont été soumises à une répression et une discrimination sévères et les minorités religieuses ont été brutalement opprimées et privées de leurs droits fondamentaux. Cette conduite criminelle a rapidement été inscrite dans la Constitution et institutionnalisée dans le code pénal et le code civil et se poursuit aujourd’hui.

C’est précisément l’exemple que les intégristes chiites et sunnites suivent dans les autres pays. Ce système de gouvernance est en totale contradiction avec l’islam et les normes civilisées. Il est appelé « califat islamique » par des intégristes sunnites qui ont les mêmes caractéristiques et modus operandi. D’un point de vue juridique et religieux, ce système n’a pas la moindre capacité de changement de l’intérieur. Le régime élimine quiconque conteste le pouvoir absolu du clergé.

Comme il est stipulé dans sa Constitution, le régime des mollahs a formé le Corps des gardiens de la révolution pour protéger le système du guide suprême et l’étendre à d’autres parties du monde musulman[2]. Il a également créé 75 organes répressifs pour enfermer et réprimer la population.

À ce jour, il a exécuté 120.000 opposants politiques, allant de fillettes de 13 ans à des personnes âgées, en passant par des femmes enceintes.[3]

L’exportation de cette école de pensée médiévale, ou comme l’appelait Khomeiny, l’exportation de la révolution, est indispensable et inhérente au modus operandi du régime. Le dirigeant de la Résistance iranienne Massoud Radjavi a expliqué en plusieurs occasions la principale théorie qui sous-tend la politique de l’exportation de l’intégrisme : Incapable de guider l’énorme énergie libérée par la révolution antimonarchique pour la liberté, la démocratie et le développement, Khomeiny en a englouti une partie dans la guerre contre l’Irak et en a dirigé le reste hors du pays sous prétexte de «l’exportation de la révolution ».

En effet, l’existence d’une société extrêmement jeune et agitée qui avait renversé la dictature précédente rendait ce régime médiéval instable en permanence, ce qui l’a incité à exporter son idéologie rétrograde afin de contenir ses crises internes.

Dans la Constitution du régime iranien, l’exportation des crises, du terrorisme et de l’intégrisme a été codifiée dans les articles 3, 11 et 154 sous le couvert de «soutien sans relâche aux Mostazafan » (opprimés du monde) et de «l’unité du monde musulman ». Ils figurent au nombre des piliers de la politique étrangère du régime.[4]

Pour Khomeiny, l’exportation de « la révolution islamique » en Irak et l’instauration d’un régime frère dans ce pays a été le premier point à l’ordre du jour, ouvrant la voie à un conflit qui a ensuite éclaté quand l’Irak a attaqué l’Iran en 1980. En essayant de dominer l’Irak dès 1979 puis en poursuivant la guerre antipatriotique Iran-Irak, avec le slogan de «libérer Qods [Jérusalem] via Karbala », le régime a cherché à exporter son idéologie médiévale dans le monde musulman. Par contre, la communauté internationale et le Conseil de sécurité des Nations Unies ont exigé la fin de la guerre et appelé à un cessez-le-feu. Khomeiny s’était rendu compte avec raison que l’Irak pouvait servir de tremplin pour s’étendre sur le monde arabe et musulman.

La carte ci-jointe, publiée par le Corps des gardiens de la révolution au milieu des années 1980, illustre le dessein de Khomeiny de transformer l’Irak en une passerelle pour dominer le monde musulman. Khomeiny a perdu cette guerre. Mais l’échec de la communauté internationale à saisir et à comprendre la nature et les intentions de ce régime et les politiques erronées qui en ont résulté pour traiter avec lui, ont permis aux successeurs de Khomeiny d’atteindre ce but. En regardant maintenant, vous pouvez voir que le régime a tenté exactement d’empiéter sur les pays qu’il avait l’intention de dominer dans les années 1980.

Khomeiny a accepté la défaite dans la guerre Iran-Irak en 1988. Pour éviter tout mouvement social, il a massacré plus de 30.000 prisonniers politiques en l’espace de quelques mois. La majorité des victimes appartenaient à l’OMPI, qui est paradoxalement un groupe musulman chiite.[5]

Aujourd’hui, ces mêmes responsables du massacre de 1988 occupent des postes clés dans les organismes gouvernementaux, y compris au gouvernement de Hassan Rohani et au pouvoir judiciaire.[6]

Parallèlement à la guerre en Irak, et surtout après, le régime iranien a alloué un énorme budget pour mettre en place les centres soi-disant culturels et éducatifs dans divers pays dans le but de propager son idéologie intégriste islamiste et recruter des partisans. Dans de nombreux pays, y compris au Liban, dans les territoires palestiniens, en Syrie, en Irak et au Yémen, il a formé, financé et armé des terroristes chiites comme sunnites.

Dès le début, le régime des mollahs a essayé de propager l’intégrisme en prenant en otage 52 Américains pendant 444 jours en 1979, en faisant sauter la caserne des Marines américains à Beyrouth en 1983, en créant le Hezbollah au Liban et le Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (le groupe CSRI) ainsi qu’un certain nombre de groupes dans d’autres pays musulmans, et en prenant en otage des ressortissants occidentaux au Liban.

Ce n’est pas une politique limitée au passé. Ces dernières années, la politique d’ingérence dans les affaires des autres pays s’est plutôt intensifiée, prenant des dimensions nettement plus vastes et plus profondes. En tant que tel, ce phénomène, prenant à la fois une forme nouvelle et des dimensions plus larges, a émergé en utilisant le levier de la position culturelle et historique de l’Iran, un pays également doté d’une des plus grandes réserves de pétrole et de gaz au monde.

En réalité, l’Iran est devenu la capitale culturelle du monde musulman dès les premières décennies après l’avènement de l’islam, si bien que toute transformation ou changement en Iran a eu un impact collatéral sur le monde musulman au cours des quatorze derniers siècles. Cependant, après son arrivée au pouvoir, Khomeiny a fait prendre à l’Iran un chemin différent pour le transformer en épicentre de l’intégrisme. Il s’est proclamé parrain des extrémistes et intégristes islamistes et des terroristes au Moyen-Orient.

Ce n’est que via l’existence du régime du guide suprême en Iran que le fondamentalisme islamiste a pu se transformer en une nouvelle menace mondiale. Sans l’instrument de la puissance étatique dans un pays comme l’Iran, les forces réactionnaires n’auraient pu rassembler un tel potentiel ni la perspective d’émerger comme une force politique destructrice.

Cette transformation aurait été impossible sans le rôle central de l’Iran, un pays vaste et riche situé dans un endroit stratégique et connu pour son influence unique dans le monde musulman. Inversement, l’effondrement de cet épicentre conduira à l’isolement et à la défaite de cette menace funeste à travers le monde le rendant inopérant.

Dichotomie artificielle entre l’intégrisme chiite et sunnite

Contrairement aux réalités soulignées ci-dessus, Daech et les groupes intégristes sunnites n’entretiennent pas de lien perceptible et clair avec les mollahs de Téhéran, et sont hostiles dans plusieurs domaines ; par conséquent une dichotomie artificielle a été supposée entre intégristes sunnites et chiites. D’aucuns politiciens et commentateurs sont donc allés jusqu’à considérer le régime iranien comme un partenaire fiable dans la lutte contre Daech.

Or les dirigeants religieux de Téhéran utilisent en toute opportunité les groupes fondamentalistes sunnites et chiites à leurs propres fins. Ils commandent au Hezbollah du Liban et arment des groupes extrémistes sunnites dans les pays arabes. Ces vingt dernières années et à de nombreux moments importants, le régime iranien a fourni une aide énorme aux extrémistes sunnites comme Al-Qaïda. Dès 2001, Téhéran a offert un asile sûr aux dirigeants d’Al-Qaïda, facilitant plus tard leur passage en Irak, en Syrie et dans d’autres pays musulmans.

En février 2012, le guide suprême du régime Ali Khamenei a souligné que « la Révolution islamique a une obligation religieuse impérieuse d’aider les djihadistes sunnites et chiites ».[7]

Le 4 juin 2014, trois jours seulement avant la prise de Mossoul par Daech, Khamenei a fait un discours public dans lequel il a dit : «Ne vous trompez pas. L’ennemi est l’Amérique. Les groupes takfiris sont juste des séditieux. » [8] Dans le lexique du régime iranien, l’opposition loyale est qualifiée de séditieuse.

Plus important encore, sans la domination du régime iranien en Irak, sans la politique sectaire de son pantin de Premier ministre Nouri al-Maliki et sans le massacre de la population sunnite en Irak, et sans les 250.000 personnes massacrées en Syrie par le régime d’Assad et la Force Qods du régime iranien, Daech n’aurait jamais été en mesure de trouver un terreau aussi fertile pour émerger et s’étendre.

Dans son testament, Khomeiny a appelé au renversement de tous les gouvernements en place dans le monde musulman, suivi de l’éviction de leurs dirigeants et de l’instauration d’un « Etat islamique avec des républiques libres et indépendantes ».[9] L’actuel guide suprême du régime, Khamenei, s’est autoproclamé source d’émulation pour les chiites et Guide suprême de tous les musulmans. En d’autres termes, en ce qui concerne la gouvernance, Khamenei se considère comme le maître de tous les musulmans.[10]

La Force terroriste Qods, formée il y a un quart de siècle, est l’instrument de l’exportation de l’intégrisme vers les communautés chiites mais aussi sunnites.

Théoriquement parlant, l’intégrisme représente une vision pervertie de l’islam. Ce qui est présenté sous la bannière de ces deux aberrations de la foi musulmane, est essentiellement une seule et même chose. Les deux soulignent la misogynie et la discrimination religieuse. Les deux, contrairement aux versets coraniques, imposent la religion et les croyances par le recours à la force. Les deux s’appuient sur les lois du millénaire passé de la charia pour faire respecter les formes les plus violentes et inhumaines de châtiments. Les deux visent un califat réactionnaire, qui se traduit par le pouvoir cruel d’un tyran individuel. Les uns l’appellent le Velayat-e-Motlaq e faqih (le régime du guide suprême absolu) tandis que les autres s’y réfèrent comme un Califat. Bien sûr, il y a trente ans, Khomeiny avait dit clairement dans un discours public que «nous voulons un calife qui ampute, fouette et lapide à mort. »[11]

Les intégristes chiites, cependant, sont plus dangereux que les sunnites parce qu’ils s’appuient sur une puissance régionale, à savoir la dictature religieuse au pouvoir en Iran. Regardez la situation en Irak et ce qui se passe là-bas au jour le jour. Les milices soi-disant chiites des mollahs agissent plus brutalement que leurs homologues sunnites, comme Daech. A long terme, elles constituent une menace beaucoup plus grande que leurs homologues sunnites à l’existence indépendante de l’Irak et à la paix, la sécurité et la stabilité régionales. Au moyen de ces milices, les mollahs ont fait de quatre pays arabes des théâtres de leur terrorisme et de leurs destructions.

Les milices en Irak, le Hezbollah au Liban et le Houthis au Yémen sont sous le contrôle total et le soutien des Gardiens de la Révolution (pasdaran) des mollahs et de Khamenei. Le régime iranien est le premier protecteur de Bachar al-Assad et le principal facteur de son maintien au pouvoir en Syrie. En septembre 2014, un membre du Parlement (Majlis) des mollahs a déclaré : «Actuellement, trois capitales arabes sont aux mains de l’Iran et Sanaa sera la quatrième (…) Nous cherchons l’unification des pays islamiques. »[12]

Un imam du vendredi a ajouté que les frontières de la République islamique ont atteint le Yémen.[13] Des responsables des plus hauts rangs du régime, y compris le conseiller principal de Khamenei, ont clairement et publiquement qualifié la Syrie de province iranienne.[14]

En bref, le régime au pouvoir en Iran est l’axe de l’intégrisme islamiste en termes d’idéologie, de politique, d’argent, d’armes et de soutien logistique. Au-delà de toute forme de lien politique ou financier concret entre ce genre de groupes et le régime iranien, le facteur déterminant est la présence d’un régime intégriste au pouvoir en Iran (velayat-e faqih), qui présente un modèle et inspire la formation de tous les groupes et cellules fondamentalistes. Sans un tel régime, il n’y aurait pas d’espace intellectuel, idéologique ou politique, ou une base centrale et un épicentre fiable pour l’émergence et la croissance de ces groupes.

Tant que le régime des mollahs à Téhéran ne sera pas remplacé par un gouvernement démocratique, tolérant et pluraliste, le problème de l’intégrisme islamiste persistera indépendamment de toutes les opérations militaires et de sécurité, émergeant à chaque fois sous une version différente.

La bombe atomique dans la politique d’exportation de l’intégrisme et du terrorisme

Les armes nucléaires servent à la fois pour garantir la survie du régime iranien et à ouvrir la voie à l’exportation de l’intégrisme.

L’ancien président du régime des mollahs et actuel chef du Conseil de discernement Ali-Akbar Hachemi Rafsandjani, s’étaient vantés dans les années 1990 que «si nous nous dotons d’armes nucléaires, qui pourrait empêcher l’exportation de la révolution dans les pays islamiques ? »

La fatwa de Khamenei disant que les armes nucléaires sont haram (interdites) est un canular. Il y a plusieurs années, Khomeiny avait rappelé à Khamenei que le guide suprême a le pouvoir d’abroger unilatéralement ses engagements religieux faits aux citoyens si cela peut servir les intérêts de l’Etat.

En se dotant une bombe atomique, le régime iranien cherche à bouleverser le rapport de force régional pour ensuite exercer son hégémonie sur toute la région. A coup sûr, un régime du seuil nucléaire ou doté de l’arme atomique en Iran, accélèrera une course aux armements dans la région. Mais il ne s’agit que de la moindre des conséquences. Les principales retombées seront la domination du régime iranien sur le plan politique, économique et militaire de la région et de nombreux pays musulmans.

Ce serait une erreur fatale de croire que le silence vis-à-vis des agressions du régime dans toute la région contribuera à faire avancer les négociations sur le nucléaire. Le régime iranien pratique en sous-main cette approche de différentes manières et, bien sûr, en a jusqu’à présent pleinement tiré parti pour faire avancer ses desseins, tant ses projets nucléaires que son ingérence dans la région. La fermeté avec ce régime le forcera à reculer. D’autre part, lui accorder des concessions ne fait que l’encourager à être plus agressif.

Le programme nucléaire : fierté nationale ou propagation de l’intégrisme dans la région ?

Qualifier le programme d’armes nucléaires des mollahs de source de «fierté nationale» est un affront au peuple iranien qui pense le contraire. Utiliser ce prétexte pour accorder des concessions aux mollahs est donc inacceptable. Les mollahs cherchent à obtenir des armes nucléaires pour préserver leur régime et exporter leurs conceptions réactionnaires dans la région, les deux étant contraires aux intérêts et aux aspirations du peuple iranien.

L’Iran n’a pas besoin de l’énergie nucléaire, parce que ça n’a pas de sens sur le plan économique. Le régime des mollahs a investi des centaines de milliards de dollars dans ce programme, alors que le manque d’investissement dans l’industrie pétrolière a laissé le pays sans raffineries adéquates, l’obligeant à importer de l’essence de l’étranger. Un véritable désastre.[15]

Notre expérience de 36 ans a rendu manifeste que les mollahs ne comprennent que le langage de la fermeté et de la force. Ceux qui rejettent une théocratie dotée de l’arme nucléaire et se tiennent aux côtés du peuple iranien doivent s’abstenir de faire preuve de complaisance et d’offrir des concessions à une dictature religieuse meurtrière, qui est, en même temps, le banquier central du terrorisme et le premier au monde en terme de nombre d’exécutions par habitant. La communauté internationale doit reconnaître le droit du peuple iranien à se battre pour la liberté. En conséquence, au nom de la Résistance du peuple iranien, je souligne que :

1. le programme nucléaire du régime va à l’encontre des intérêts nationaux du peuple iranien, qui s’y oppose profondément. Contrairement au régime des mollahs, nous voulons un Iran démocratique, non-nucléaire. Sur les 80 millions d’Iraniens, pas moins de 50 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté.

2. L’acquisition d’un arsenal nucléaire, les violations des droits humains et l’exportation de l’intégrisme et du terrorisme sont des éléments indispensables à la théocratie. Défendre les droits de l’homme en Iran et contraindre le régime de se retirer d’Irak, de Syrie, du Liban, du Yémen et d’Afghanistan offrent le véritable critère pour déterminer si oui ou non le régime a abandonné son programme d’armes nucléaires. Tout autre chose, quelque soit sa présentations ou son camouflage, reviendrait à se leurrer et accepter la catastrophe d’une théocratie dotée de l’arme atomique.

3. Ajouter six ou neuf mois à la date de désengagement nucléaire tout en traitant avec un régime engagé depuis trente ans dans un jeu de cache-cache tricheur ne donne pas de solution. La seule garantie pour protéger le monde de la menace d’un désastre nucléaire est la mise en œuvre complète de six résolutions du Conseil de sécurité sur le programme nucléaire iranien, l’arrêt complet de l’enrichissement et contraindre le régime de fermer ses sites nucléaires ainsi que ses programmes d’ADM et de missiles.

4. Des inspections inopinées à tout moment, n’importe où de tous les sites suspects, militaires ou autres sont essentielles pour empêcher les mollahs de se doter de la bombe.

5. Le régime iranien doit être contraint d’apporter des réponses satisfaisantes sur les possibles dimensions militaires (PDM) de ses projets nucléaires (avant la conclusion d’un accord final), rendre disponibles ses experts et documents nucléaires et dévoiler les réseaux impliqués dans la contrebande de l’équipement et des matières nucléaires vers l’Iran.

6. La notion de réenclencher les sanctions si Téhéran viole ses engagements ou triche n’est ni pratique ni possible. Aucune sanction ne doit être levée avant la signature d’un accord qui empêche efficacement et définitivement les mollahs d’acquérir la bombe. Sinon, le régime dépensera des milliards d’actifs non gelés pour acheter des armes, y compris des missiles sophistiqués en provenance de Russie.

La propagation de l’intégrisme islamique n’était pas inévitable

La puissance perçue de l’intégrisme islamiste en général et de son épicentre à Téhéran en particulier, n’a ni la capacité ni le potentiel d’exercer une domination, mais c’est la conséquence de l’absence d’une réponse en temps opportun à ce phénomène. Cette absence de réponse est le sous-produit du fait que l’intégrisme islamiste n’a pas été correctement saisi ou compris, ce qui a conduit à adopter des politiques malavisées. Plus précisément :

1. Avoir ignoré la menace de l’intégrisme islamiste après l’effondrement de l’Union soviétique et la guerre du Golfe Persique en 1991.

2. Avoir oublié que les événements survenus après le 11 Septembre dans la région ont éclipsé le rôle de l’épicentre de l’intégrisme, à savoir le régime iranien, en lui donnant la possibilité de mettre en œuvre ses plans pour propager l’intégrisme dans la région.

3. L’incapacité à contrecarrer l’ingérence croissante de Téhéran en Irak après 2003 a conduit à livrer progressivement ce pays aux mollahs. Le régime ainsi reçu sur un plateau d’argent ce prix qu’il n’a pas pu gagner au cours des huit années de guerre avec l’Irak dans les années 1980, malgré un million de morts, trois millions de blessés et de mutilés du seul côté iranien, 1000 milliards de dollars de dégâts et la destruction de 3000 villes et villages. La domination de l’Irak par les mollahs, en particulier sous Nouri al-Maliki, est le résultat de l’une des plus grandes erreurs géopolitiques après la Seconde Guerre mondiale. Elle a eu des conséquences désastreuses pour toute la région, y compris la montée de Daech et les crises en Syrie et au Yémen.

4. Avoir désarmé et interné l’OMPI (la principale opposition iranienne et le seul mouvement organisé musulman anti-intégriste), avant de le livrer ensuite à Maliki, le pantin du régime, et être resté silencieux et inactif devant les attaques répétées contre ses membres en Irak.

En outre, l’OMPI et le Conseil national de la Résistance iranienne, (une coalition des forces démocratiques qui cherchent un changement de régime en Iran) ont été mis à l’index pendant quinze ans, entravant dans la pratique leurs énormes moyens et gaspillant leurs ressources, qui auraient pu être utilisés pour encourager un changement en Iran. Ces actions ont été les meilleurs signaux envoyés à Téhéran pour poursuivre ses efforts en vue d’acquérir la bombe et d’exporter le terrorisme et l’intégrisme en toute impunité et sans avoir à se soucier de son opposition populaire et légitime.

Une politique ferme de l’Occident et le soutien aux aspirations du peuple iranien à un changement, ainsi qu’une approche différente vis-à-vis du mouvement de résistance qui constitue l’antithèse de l’intégrisme des mollahs aurait empêché la propagation de l’extrémisme et du terrorisme sous couvert de l’islam.

La formation d’une coalition régionale et le lancement de l’opération Tempête décisive visant à mettre fin à l’occupation du Yémen par les supplétifs du régime iranien a été la première initiative du genre de ces 25 dernières années qui a dressé un obstacle à l’escalade de l’ingérence régionale du régime.

Il est temps à présent de tirer des leçons de l’expérience passée. Depuis 1993, la Résistance iranienne met en garde contre la menace de l’intégrisme émanant du régime iranien. Et depuis 2003, nous avons constamment révélé l’ingérence du régime en Irak. Malheureusement, ces avertissements n’ont pas été entendus. Aujourd’hui, je répète que les mollahs ne sont pas une partie de la solution. Ils sont vraiment une partie du problème. Nous devons nous opposer à l’ingérence de Téhéran en Irak. En aucun cas, les milices irakiennes affiliées au régime iranien ne doivent être légitimées. La solution consiste à chasser le régime iranien d’Irak.

Négocier un maximum pour préserver le minimum

Les mollahs ont besoin d’exporter l’intégrisme, la guerre et le terrorisme sous la bannière de l’islam au-delà des frontières iraniennes pour préserver leur pouvoir à Téhéran. Un des caractères essentiels de l’intégrisme, c’est qu’il ne peut survivre qu’en demeurant sur l’offensive. Confiner le régime iranien à l’intérieur de ses propres frontières et le contraindre à abandonner ses projets nucléaires, mettra à nu ses véritables faiblesses sous-jacentes et permettra d’accélérer sa chute.

Khamenei et d’autres responsables du régime ont maintes fois démontré cette réalité : un pas en l’arrière équivaut à reculer jusqu’au renversement de l’Etat. En décembre 2014, le Secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale du régime, Ali Chamkhani, a abordé ce point après la mort d’un des plus hauts commandants de la Force Qods en Irak. S’exprimant lors de ses funérailles, Chamkhani a déclaré : «Ceux qui répandent des rumeurs maladives, nous demandent pourquoi nous intervenons en Irak ou en Syrie. La réponse à cette question est claire. Si [nos commandants] ne versent pas leur sang en Irak, alors il nous faudra verser notre sang à Téhéran, en Azerbaïdjan, à Chiraz et Ispahan. » Chamkhani a souligné : «Pour éviter de verser notre sang à Téhéran, nous devons verser notre sang en Irak et le défendre. »[16]

Le soulèvement de 2009 a démontré que les Iraniens, en particulier les jeunes et les femmes, cherchent l’occasion d’apporter un changement fondamental en Iran. Alors que les extrémistes sunnites recrutent des jeunes dans les pays arabes et même dans certaines capitales européennes, en Iran, les jeunes sont engagés dans une bataille féroce contre la théocratie. Depuis trente-six ans, les Iraniens vivent ce phénomène inquiétant dans toutes ses dimensions politiques, sociales et économiques. Un océan de sang les sépare du régime en place.

La raison est qu’une force organisée et cohérente qui adhère à l’islam, l’OMPI, a prôné dans la société iranienne une culture de tolérance et de foi dans la liberté. Elle a contesté, de toutes ses forces, les interprétations extrémistes et violentes de l’islam et a offert une alternative culturelle anti-intégriste à la société iranienne.

Par conséquent, tandis que le régime devient de plus en plus isolé à l’intérieur du pays, il a un besoin accru d’agression au-delà de ses frontières. Conscients que l’intégrisme islamiste a échoué en Iran et qu’il est détesté par le peuple iranien, les mollahs ont intensifié la répression interne et ont plus que jamais recours au terrorisme et au bellicisme afin de préserver leur théocratie, la misogynie, la discrimination religieuse, ou en un mot, de maintenir leur emprise fragile sur le pouvoir.

Rappelons que dans la dernière année de la Seconde Guerre mondiale, alors même que le nazisme constituait toujours la plus grande menace pour l’humanité, il était incapable d’empêcher les fissures inévitables qui se formaient dans son cœur en putréfaction, et qui l’ont rapidement conduit à sa chute.

La nécessité d’une réponse culturelle et religieuse à l’intégrisme

Une évaluation précise des événements de ces dernières années a conduit à une conclusion très importante comme quoi l’extrémisme et l’intégrisme islamistes sont vulnérables et peuvent donc être vaincus. Pour ce faire, il faut une politique globale ferme et mettre l’accent sur l’épicentre, à savoir le régime de Téhéran. Cependant, le renforcement et l’augmentation des capacités de collecte de renseignements et des opérations militaires sont en soi insuffisantes.

Un antidote politique, religieux et culturel est nécessaire pour déraciner de manière permanente cette tumeur cancéreuse. En l’absence d’une autre interprétation de l’islam – qui représente en fait le véritable esprit de l’islam, celui qui prône la tolérance, la liberté, et le libre-choix pour la population, les dirigeants extrémistes dépeindront la guerre contre le fondamentalisme comme un combat contre l’islam. Ce faisant, ils créeront alors la source la plus importante pour alimenter ce phénomène funeste. Nous devons démarquer le véritable islam de cet état d’esprit réactionnaire rigide, tout en exposant et tarissant les ressources de la démagogie et de l’exploitation de l’islam par les intégristes, spécialement le régime iranien. Ce ne sera pas une tâche aisée et elle ne donnera pas ses fruits avec une simple rhétorique de charme.

Heureusement pour l’Iran, l’OMPI est la plus grande organisation d’opposition politique et offre une alternative culturelle et idéologique à l’intégrisme islamiste.

Tout au long de ses cinquante années d’histoire, l’OMPI a posé un défi politique et culturel au dogmatisme islamique. Elle croit que les fondamentalistes sont paradoxalement les plus grands ennemis de l’islam, que leurs points de vue et leur conduite n’ont rien à voir avec l’islam authentique et qu’il faut restaurer le Coran et l’islam.

Cette organisation a commencé à s’engager dans une campagne culturelle, sociale et politique étendue après la chute du chah. Elle était active chez les jeunes dans les lycées et les universités, parmi les femmes et les travailleurs, ainsi que dans un large éventail d’autres secteurs sociaux. Elle a travaillé pour dénoncer la nature médiévale, rétrograde et anti-démocratique de Khomeiny et sa bande de mollahs. Elle a également présenté l’islam démocratique. En à peine deux ans et demi, elle a réussi à sensibiliser un large secteur de la société iranienne, les recrutant en les éloignant des mollahs au pouvoir, avant que le régime n’élimine toutes les voies d’activités politiques pacifiques.

Lors les premières élections présidentielles iraniennes, Massoud Radjavi qui était le candidat de l’OMPI, a reçu un large soutien de tous les secteurs sociaux grâce à son adhésion à un programme axé sur les libertés politiques et sociales diamétralement opposés à la culture de l’intégrisme islamiste. Khomeiny redoutait si fort qu’une majorité vote en faveur de Radjavi qu’il a mis son veto à sa candidature. Par ailleurs, selon le décompte officiel, M. Radjavi a reçu plus d’un demi-million de voix à Téhéran lors des premières élections législatives, en dépit de la fraude électorale massive.

L’islam démocratique, une réponse à l’intégrisme islamique

L’islam auquel nous adhérons est un islam démocratique. L’objectif déclaré de l’intégrisme islamique est l’application de la charia par la force. C’est le dénominateur commun du régime du guide suprême en Iran et du califat islamiste de Daech.

En tant que musulmane, je déclare :

Tout ce qui est appliqué par la force et la contrainte n’est pas l’islam. Ni la religion, ni la prière, ni le hijab ne peuvent être appliqués par la force. Comme le dit le Coran : « Il n’y a pas de contrainte en religion ».

La liberté est le message qui sous-tend l’islam. Comme le dit le Coran, l’islam est venu pour libérer les peuples des chaines, pas pour imposer la charia.

Ce que les fondamentalistes font passer pour la charia n’a rien à voir avec l’islam. C’est en effet, contraire aux enseignements de l’islam. La charia des fondamentalistes est soit une invention, soit appartiennent au précédent millénaire et ne leur sert qu’à acquérir ou conserver le pouvoir.

Tout ce qui enchaîne les humains et les prive de liberté, de choix et de dignité contredit l’islam.

L’islam est la religion de la compassion et de la liberté. Dieu Tout-Puissant a désigné le Prophète comme une miséricorde pour les mondes.

L’islam considère la souveraineté comme le plus grand droit accordé au peuple. Il condamne la dictature sous quelque forme ou bannière que ce soit. L’islam est basé sur la consultation, la liberté de choix, d’expression et de croyance.

Selon le Coran, les gens de toutes origines, croyances et sexes sont égaux. L’islam défend et encourage les progrès et les réalisations humaines. Conformément à cet enseignement l’OMPI a prôné au cours des 36 dernières années la démocratie, le pluralisme et la séparation de la religion et de l’Etat.

L’islam respecte profondément les droits humains et considère le meurtre d’une personne comme le meurtre de toute l’humanité. L’islam respecte toutes les religions. Le Coran insiste sur le fait qu’il n’y a aucune différence entre les prophètes.

Ce message peut vaincre l’intégrisme islamiste dans son épicentre idéologique le plus important. C’est pourquoi, l’islam démocratique et tolérant, qui est l’islam véritable et authentique et non faussé par les mollahs, constitue l’antithèse de l’intégrisme.

En adhérant à cet état d’esprit, l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, la force axiale de la Résistance iranienne, a joué un rôle décisif dans la défaite culturelle et intellectuelle du régime des mollahs et son isolement en Iran comme le parrain de l’intégrisme islamiste.

Ce mouvement, tant en raison de sa campagne acharnée contre le fascisme religieux au pouvoir en Iran et de l’énorme prix payé dans cette lutte, est qualifié pour affronter le fondamentalisme islamiste.

La stratégie pour vaincre l’intégrisme

Avec l’arrivée au pouvoir des mollahs en Iran, l’extrémisme islamiste est apparu comme une menace pour la paix et la sécurité. Il s’est largement propagé après 2003 quand le régime iranien a commencé à dominer l’Irak. Tant que les mollahs resteront au pouvoir en Iran, la crise continuera d’une façon ou d’une autre. Ainsi, la solution ultime est de renverser le régime iranien, ce qui ne peut être fait que par le peuple iranien et sa Résistance. Toutefois, afin d’éviter que la crise ne s’avive et pour mettre fin à cette catastrophe, la communauté internationale doit prendre les mesures suivantes :

1. Prendre des mesures concrètes pour chasser le régime iranien d’Irak. Ce n’est qu’alors que l’intégrisme commencera à battre en retraite, parce que c’est précisément de là qu’il s’est propagé. La Force Qods, les milices chiites, et d’autres supplétifs du régime iranien ayant pénétré profondément dans le tissu politique, militaire, sécuritaire et économique de l’Irak durant les huit années de Maliki, doivent être retirées des structures du pouvoir. Ce serait une grosse erreur de demander l’aide de ces milices chiites dans la lutte contre Daech. La seule réponse appropriée à Daech est de faire confiance aux sunnites, de les responsabiliser et de les armer, tout en les faisant participer au pouvoir de manière réaliste et significative.

2. Aidez le peuple syrien à renverser Bachar al-Assad et à se diriger vers la démocratie. Les crimes du régime d’Assad, qui reste au pouvoir grâce au soutien de Téhéran et des gardiens de la révolution, est la première raison de la réussite des extrémistes sunnites dans le recrutement de volontaires. S’il y avait eu une réponse appropriée à la terrible attaque chimique du régime d’Assad dans une banlieue de Damas, Daech n’aurait certainement pas été aussi puissant aujourd’hui. Les crimes du régime iranien et de Bachar el-Assad en Syrie, qui ont fait des centaines de milliers de morts et plus de 10 millions de sans-abri, sont la plus grande cause de la rage et de la haine que ressentent les musulmans sunnites.

3. Au lieu de la complaisance avec le cœur de l’intégrisme et du terrorisme, à savoir le régime des mollahs, il faut reconnaitre le désir et la volonté du peuple iranien de renverser le régime des mollahs. Le silence vis-à-vis des violations flagrantes et systématiques des droits humains et l’escalade des exécutions collectives en Iran fournit le plus grand encouragement aux extrémistes.

Une partie majeure de cette approche serait de défendre les droits et de garantir la protection des habitants du camp Liberty. Bien au-delà d’une question humanitaire et de la violation des engagements écrits et répétés des Etats-Unis et de l’ONU, la situation des membres de l’OMPI en Irak depuis 2003 a seulement bénéficié au régime iranien et a ouvert la voie à l’expansion de l’extrémisme.

Comme 5,2 millions d’Irakiens l’ont déclaré dans un communiqué en 2006, l’OMPI constitue le rempart politique et culturel le plus important contre la propagation et la pénétration du fondamentalisme. Après que les Etats-Unis aient remis la protection des habitants du camp d’Achraf au régime fantoche de l’Iran en Irak, 116 habitants ont été tués lors de six attaques meurtrières par les forces de sécurité irakiennes. Vingt-cinq autres ont perdu la vie en raison d’un blocus médical inhumain et le manque d’accès en temps opportun à des soins médicaux. Sept autres ont également été pris en otage en 2013, et leur sort et leur lieu de détention restent inconnus.

4. Il faut mettre l’accent sur une interprétation démocratique et tolérante de l’islam pour contester les interprétations fondamentalistes, tant chiites que sunnites.

5. Une politique de fermeté vis-à-vis du programme nucléaire du régime iranien est vitale pour lui bloquer la route à la bombe. Cela jouerait un rôle important dans l’élimination de l’intégrisme dans la région parce que cela affaiblirait son épicentre et limiterait la portée de son agression.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Aujourd’hui, le régime des mollahs est plongé dans une crise profonde en Iran. Les Iraniens rejettent cette théocratie totalitaire. Ils aspirent à la liberté, la démocratie et à un changement de régime.

Le régime iranien est également confronté à une crise économique paralysante. Toute la structure du régime baigne dans la corruption. Les chiffres officiels disent que 12 millions de personnes souffrent de la faim en Iran.[17] Ce pays a l’un des taux d’inflation les plus élevés et le taux de chômage atteint pas moins de 40%.[18] Néanmoins, Rohani a augmenté de 50% le budget des gardiens de la révolution.[19]

Malgré une répression absolue, les protestations se développent de jour en jour. Le 15 avril, un million d’enseignants iraniens ont organisé des manifestations à l’échelle nationale dans 27 des 31 provinces. Les protestations et les grèves ouvrières se multiplient également chaque jour.[20]

Les figurants de la «modération» au sein du régime iranien, comme Rohani, partagent les points de vue des autres factions sur les lignes rouges du régime et le pouvoir totalitaire du guide suprême. Ils sont partenaires dans la répression et l’exportation du terrorisme. Contrairement aux affirmations des partisans de la complaisance avec ce régime, non seulement ils ne sont pas une force de changement, mais servent à prolonger la vie du régime du guide suprême. Les comparer à l’opposition d’autres régimes autocratiques est une erreur. Tant que ce régime restera au pouvoir, l’intégrisme islamiste restera la principale menace mondiale.

Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) est une coalition composée de 500 membres, dont les femmes forment la moitié. Il est composé de forces démocratiques qui cherchent à renverser le régime dans son intégralité et à instaurer une république pluraliste et laïque. Le CNRI mène une résistance contre le régime iranien depuis 34 ans. En plus du soutien d’une large base dans le pays, il a acquis une vaste reconnaissance internationale et le soutien d’un grand éventail de tendances politiques en Europe, aux États-Unis et dans les pays arabes et musulmans.

Selon la Constitution du CNRI, un gouvernement provisoire sera formé pour une période intérimaire de seulement six mois après le renversement du régime des mollahs pour faciliter le transfert de la souveraineté au peuple d’Iran. Il est chargé d’organiser des élections libres et équitables en présence d’observateurs internationaux, pour élire une assemblée législative et constituante, qui rédigera une nouvelle constitution et gèrera les affaires du pays jusqu’à ce que la constitution de la nouvelle république soit ratifiée.

Conformément à sa constitution et ses ratifications, le CNRI est engagé au respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et aux autres conventions internationales pertinentes. Il s’est également engagé à la séparation de la religion et de l’Etat et à l’égalité des femmes et des hommes. J’ai souligné le programme de la Résistance iranienne pour l’Iran de demain dans le plan en dix points :[21]

1. À nos yeux, le vote du peuple est le seul critère de légitimité et c’est pour cela que nous voulons une république fondée sur le suffrage universel.

2. Nous voulons un système pluraliste, avec la liberté de partis et d’assemblée. Nous respectons l’ensemble des libertés individuelles et nous insistons sur la liberté totale d’expression et des médias et l’accès sans condition pour tous à Internet.

3. Nous nous engageons à défendre l’abolition de la peine de mort.

4. Nous sommes engagés pour à la séparation de la religion et de l’Etat. Toute discrimination vis-à-vis des adeptes de l’ensemble des cultes sera interdite.

5. Nous croyons dans l’égalité totale des femmes et des hommes dans les domaines politiques, économiques et sociaux. Nous sommes aussi engagés en faveur de la participation à part égale des femmes à la direction politique. Toute forme de discrimination contre les femmes sera abolie. Elles bénéficieront du droit de choisir librement leurs vêtements, de décider librement de leur mariage, leur divorce, leurs études et leur profession.

6. Nous croyons en l’état de droit et la justice. Nous voulons édifier un système juridique moderne fondé sur les principes de la présomption d’innocence, le droit à la défense, le droit de saisir justice et le droit à un procès public. Nous voulons également l’indépendance totale des juges. La loi de la charia des mollahs sera abolie.

7. L’Iran de demain sera un pays respectueux des droits humains. Nous sommes engagés à respecter la Déclaration universelle des droits de l’homme et les pactes et les conventions internationales, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la

Convention contre la torture et la Convention sur l’élimination de toutes les formes de

Discrimination contre les femmes.

L’Iran de demain sera un pays où règnera l’égalité de toutes les minorités. Nous insistons sur l’autonomie du Kurdistan dont le plan a été adopté par le CNRI. La langue et la culture de nos compatriotes quelle que soit leur ethnie, font partie de la richesse humaine de tout le peuple de ce pays et doivent se développer et se diffuser dans l’Iran de demain.

8. Nous reconnaissons la propriété privée, l’investissement privé et le libre marché. Nous prônons le principe de l’égalité des chances pour tout le peuple iranien dans le monde professionnel et le droit à l’emploi. Nous protègerons et développerons l’environnement.

9. Notre politique étrangère sera fondée sur la coexistence pacifique, la paix et la coopération internationale et régionale et le respect de la Charte des Nations Unies.

10. Nous voulons un Iran sans nucléaire et sans armes de destruction massive.

Permettez-moi de conclure en citant l’un des pionniers du mouvement américain des droits civiques, le révérend Martin Luther King, Jr. : « L’arc de l’univers moral est long, mais il tend vers la justice ». Notre mouvement existait avant la révolution iranienne et nous avons foi qu’avec votre aide, nous pouvons faire bouger l’arc de l’univers moral plus rapidement parce que notre cause est juste.

Je vous remercie

[1]Mohammad Mohaddessine, “Islamic Fundamentalism: The New Global Threat”, 1ère edition, (Seven Locks Press:1993).Disponible à : http://www.amazon.com/Islamic-Fundamentalism-New-Global-Threat/dp/092976532X/ref=sr_1_12?s=books&ie=UTF8&qid=1429620725&sr=1-12&keywords=islamic+fundamentalism

[2] Constitution de la République islamique d’Iran, article 150. Le Corps des gardiens de la révolution islamique, organisé aux premiers jours du triomphe de la Révolution, doit être maintenu afin de poursuivre son rôle de sauvegarde de la Révolution et de ses acquis.

[3] Tombés pour la liberté, 20.000 martyrs de l’OMPI – Liste partielle des 120.000 victimes des exécutions politiques en Iran sous le régime des mollahs. Compilé par l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran pour le quarante et unième anniversaire de sa fondation – Septembre 2006.

[4] Constitution de la République islamique d’Iran, article 3, n° 16. « Encadrement de la politique étrangère du pays sur la base de critères islamiques, engagement fraternel envers tous les musulmans et soutien sans relâche aux Mustazafan [opprimés] du monde. » Article 11 : « (…) le gouvernement de la République islamique d’Iran a le devoir de formuler ses politiques générales en vue de cultiver l’amitié et l’unité de tous les peuples musulmans, et elle doit constamment s’efforcer de réaliser l’unité politique, économique et culturelle du monde musulman. » Article 154 : « Tout en s’abstenant scrupuleusement de toute forme d’ingérence dans les affaires intérieures des autres nations, elle soutient les justes luttes des Mustazafan contre le Mustakberan [oppresseurs] dans tous les coins du globe. »

[5] Hebdomadaire Mojahed, n ° 427, du 9 février 1999, contenant la liste des noms et coordonnées de 3208 prisonniers politiques massacrés.

[6] Mostafa Pour-Mohammadi, représentant du ministère du Renseignement dans la Commission de la mort chargée du massacre des prisonniers politiques en 1988, est maintenant ministre de la Justice dans le gouvernement Rohani.

[7] Sermon de Khamenei à la prière du vendredi de Téhéran, le 3 février 2012 : « Nous croyons que les musulmans, qu’ils soient Shafeï, Jaafari, Maleki, Hanbali ou Zaïdi, sont tous des cultes islamiques qui sont frères et doivent se respecter les uns les autres. Ils doivent entretenir un dialogue sain, fraternel dans le Fiq’h, dans l’interprétation des mots et de l’histoire et travailler main dans la main pour construire une seule civilisation puissante et mondiale islamique du Prophète Mohammad (SAW) à l’époque contemporaine.

« L’Iran ne cherche pas à faire des Arabes des Perses ou à faire des chiites des autres musulmans. L’Iran cherche à défendre le Coran et la tradition du Prophète Mohammad (SAW) et de sa Maison (SAW) et à revitaliser la nation islamique. Car la révolution islamique a une obligation religieuse et le devoir d’aider les djihadistes sunnites et de l’organisation du Hamas ainsi que les djihadistes chiites du Hezbollah sur un pied d’égalité. » (Chaine d’information d’Etat iranienne, le 3 février, 2012)

[8] Discours de Khamenei sur la tombe de Khomeiny : «Aujourd’hui, certains dans diverses parties du monde musulman – sous le nom de groupes Takfiri, wahhabites et salafistes – adoptent de mauvaises mesures inappropriées contre l’Iran, les musulmans chiites et l’islam chiite. Mais tout le monde devrait savoir que ce ne sont pas les principaux ennemis. » (Chaine d’information d’Etat iranienne, 4 juin 2014)

[9] Dernière volonté Khomeiny, article F :

« Vous, les humbles du monde et des pays islamiques et musulmans du monde, levez-vous et prenez vos droits avec vos mains vides. Ne craignez pas la propagande des super puissances et de leurs laquais serviles. Expulser les dirigeants criminels qui livrent vos gains à l’ennemi et aux ennemis de notre cher islam. »

[10] Site Shob’heh : « Pourquoi sa sainteté le guide est-elle appelée « le guide des musulmans du monde » ?

a. Non seulement il y a une différence entre une source d’imitation et un dirigeant d’un gouvernement islamique, mais il y a aussi une différence entre un «décret» et une «fatwa». C’est une obligation pour les adeptes d’une source d’imitation de respecter sa fatwa, alors que si une autorité religieuse émet un «décret», tous les chiites et même les autorités sont tenus de le suivre. (Comme le décret publié par Mirza Chirazi pour boycotter le tabac)

b. Par conséquent, si une autorité religieuse vient à diriger, c’est une obligation de se conformer à ses ordres gouvernementaux. Par conséquent, elle devient leur imam et leur chef.

c. Aujourd’hui, il y a deux milliards de musulmans dans le monde. Près de 500 millions d’entre eux sont chiites. Par conséquent, à la lumière du fait que c’est une obligation pour tous les musulmans de suivre les ordres du « Tuteur de tous les musulmans» ou «le Vali-e Faqih», alors il est clair qu’il est le chef de file de tous les musulmans du monde.

[11] Discours de Khomeiny sur la naissance du Prophète de l’islam en 1982.

[12] 18 septembre 2014 – Un député du Majlis a déclaré : « actuellement trois capitales arabes sont dans les mains de l’Iran et Sanaa sera la quatrième capitale (…) Nous cherchons l’intégration de tous les pays musulmans. »

[13] Agence de presse officielle IRNA, 17 avril 2015 – Le représentant du guide suprême dans la province et imam du vendredi de la ville de Zandjan a déclaré : « Les frontières de la République islamique sont au Yémen et en attaquant le Yémen on attaque la République islamique. »

[14] Agence de presse officielle Fars, 14 février 2013 – Le mollah Mehdi Ta’eb, conseiller suprême de Khamenei : « La Syrie est la 35e province du pays et une province stratégique pour nous. »

[15] Etant donné la croissance démographique et du nombre de personnes utilisant des voitures privées, l’Iran a besoin d’essence et se retrouve un des plus grands importateurs d’essence.

Nom de la raffinerie Capacité de production/jour Production d’essence (litres/jour)

Abadan 9138 1291

Téhéran 1700 1348

Kermanchah 1137 1350

Chiraz 1905 1352

Lavan 987 1355

Tabriz 2884 1327

Ispahan 7568 1357

Arak 4760 1372

Bandar-Abbas 13000 1376

(BBC research, 30 aout 2011)

[16] Ali Chamkhani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale : “Iil y a des gens malades qui répandent des rumeurs ces temps-ci, s’interrogeant sur le rapport entre Samara et Hamid Taqavi. Ils demandent ce nous avons à faire en Irak et en Syrie. La réponse à cette question est claire. Si Taghavi et ses semblables ne versent pas leur sang à Samara, alors nous devrons verser le nôtre au Sistan, en Azerbaïdjan, à Chiraz et Ispahan. » (Agence de presse Fars, 29 décembre 2014)

[17] Ali Rabi’i, ministre de la Coopération, du Travail et des Affaires sociales – Agence de presse Mehr, le 5 décembre 2014

[18] Site Iranian Economy – 18 novembre 2014

[19] Année fiscale iranienne Budget de 1394 (Mars 2015 – Mars 2016) – Eghtessad, 7 janvier 2015

[20] Associated Press, 16 avril 2015 – L’agence iranienne de presse semi-officielle ILNA a annoncé que des milliers d’enseignants ont organisé des manifestations dans tout le pays exigeant des salaires plus élevés. La dépêche indique que des manifestations pacifiques ont eu lieu jeudi dans plusieurs villes, dont la capitale, Téhéran. Elle ajoute que les enseignants se sont rassemblés en silence devant les bureaux du ministère de l’Éducation. A Téhéran, des centaines d’enseignants se sont rassemblés devant le parlement. Les manifestants portaient des pancartes sur lesquelles ils demandaient des salaires plus élevés et exigeaient la libération des enseignants qui auraient été arrêtés dans des manifestations similaires le mois dernier.

[21] La vision de Maryam Rajavi de l’Iran de demain – 22 juin 2013

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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