02 Août 2021

Maryam Radjavi : le bourreau Raïssi constitue un test historique pour la communauté internationale

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Maryam Radjavi : le bourreau Raïssi constitue un test historique pour la communauté internationale

Message au rassemblement pour l’appel à la justice sur la colline du Capitole face au Congrès

Washington – 2 août 2021

Personnalités honorables,
Chers amis,
Je suis ravie de pouvoir me joindre à vous aujourd’hui dans ce rassemblement.
Je remercie les distingués orateurs pour leur solidarité et leur soutien de longue date au peuple iranien et à la Résistance, dans la noble quête pour libérer notre patrie de l’oppression de la dictature religieuse.
Ces jours-ci, l’Iran réclame la liberté avec un soulèvement allant du Khouzistan à Téhéran aux cris de « A bas Khamenei » et « A bas le dictateur ».
Khamenei, son corps des pasdarans et le meurtrier de masse, Ebrahim Raïssi, ne pourront jamais faire taire la voix des Iraniens et de leur jeunesse avec des tirs de balles et de gaz lacrymogènes, des emprisonnements et des tortures, et la fermeture d’internet.
Le renversement du régime des mollahs est à portée de main.
La nomination d’Ebrahim Raïssi à la présidence du régime signe la fin de la tyrannie religieuse. Raïssi est le symbole de la brutalité du régime. Il a joué un rôle clé en 1988 dans le massacre de 30 000 prisonniers politiques sur une fatwa de Khomeiny. La fatwa stipulait que tous les membres des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) qui campaient sur leurs positions devaient être exécutés. Plus de 90 % des personnes massacrées étaient des membres ou des partisans de l’OMPI, le principal mouvement d’opposition iranien.
En tant que l’un des plus hauts responsables judiciaires du régime, Raïssi est coupable de nombreuses exécutions et de la répression de vastes manifestations comme le soulèvement de novembre 2019, au cours duquel plus de 1500 manifestants ont été tués dans la rue.
L’ascension de Raïssi marque la fin de toute illusion restante sur la possibilité de modération ou de réformes au sein du régime. Les gouvernements occidentaux doivent comprendre que la politique de dialogue et de complaisance avec le fascisme religieux a été un échec et est périmée.
En juin, le peuple iranien a boycotté le simulacre d’élection présidentielle organisé par le pouvoir, montrant ainsi qu’il rejette la dictature religieuse dans son intégralité. Le taux de participation réel était inférieur à 10 %. Malgré toutes les fraudes, les autorités ont dû reconnaitre que le taux de participation à Téhéran n’était que de 20 %.
Le boycott national de la mascarade électorale présidentielle est l’autre face des soulèvements populaires depuis 2017 et surtout de ces dernières semaines.
Il est clair que les circonstances sont favorables à un changement démocratique et que le peuple iranien est déterminé à renverser le régime.
Pour la communauté internationale, Raïssi constitue un test historique. Va-t-elle dialoguer et traiter avec ce régime criminel ou va-t-elle se tenir aux côtés du peuple iranien ? Le peuple iranien a clairement rejeté Raïssi, le qualifiant de « bourreau de 1988 ».
Comme l’a déclaré la secrétaire générale d’Amnesty International, « le fait qu’Ebrahim Raïssi ait accédé à la présidence au lieu de faire l’objet d’une enquête pour les crimes contre l’humanité que sont les meurtres, les disparitions forcées et la torture est un sombre rappel de l’impunité qui règne en maître en Iran ».

Appel à la communauté internationale

Au nom du peuple iranien et de sa Résistance, j’appelle les Nations Unies et la communauté internationale à reconnaître le massacre de 1988 en Iran comme un génocide et un crime contre l’humanité.
Le Conseil de sécurité de l’ONU doit prendre des mesures immédiates pour organiser le procès international des dirigeants du régime, en particulier Khamenei, Raïssi, et son chef du judiciaire Ejeï, pour avoir commis un génocide et des crimes contre l’humanité.
Depuis 1988, date à laquelle elle a révélé ce massacre, la Résistance iranienne a mené une campagne sans relâche pour demander justice.
Le mouvement d’appel à la justice, qui bénéficie d’un large soutien international de parlements de nombreux pays ainsi que d’organisations humanitaires réputées, se poursuivra jusqu’à ce que les auteurs de ce crime horrible soient jugés et que l’Iran soit libre.
Le régime des mollahs est à son point le plus faible. Il n’abandonnera jamais le projet de se doter de la bombe atomique, d’exporter le terrorisme et de propager le bellicisme dans la région.
Par conséquent, l’ONU doit placer ce régime sous le chapitre sept de sa charte en tant que principale menace pour la paix et la sécurité.
Je demande instamment au Congrès américain de poursuivre sa politique de fermeté bipartisane contre le régime iranien et de souligner que les droits humains et la démocratie sont un élément central de la politique à l’égard de l’Iran.
Aujourd’hui, le mouvement qui réclame justice pour les victimes du massacre de 1988 est le mouvement de tout le peuple iranien pour renverser le régime.
Le sacrifice des enfants courageux d’Iran, il y a 33 ans, a été une source d’inspiration pour les soulèvements nationaux en cours, y compris le plus récent, qui a commencé le mois dernier dans la province du Khouzistan, dans le sud-ouest du pays, et s’est étendu à 17 provinces, dont celle de Téhéran.
Le mot d’ordre du peuple est le même partout : « A bas le principe du guide suprême ». Ce slogan se réalisera parce que le peuple iranien et sa Résistance organisée sont déterminés, plus que jamais, à y parvenir. Et nous gagnerons ce combat.
Nous sommes heureux de vous savoir tous avec le peuple iranien et sa Résistance dans ce glorieux voyage vers la liberté.
Je vous remercie.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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