• Accueil / Interviews / Diplomate iranien jugé en Belgique: « procès historique » pour l’opposition iranienne
03 Fév 2021

Diplomate iranien jugé en Belgique: « procès historique » pour l’opposition iranienne

Catégories // Activités // Interviews // Nouvelles et activités

Diplomate iranien jugé en Belgique: « procès historique » pour l’opposition iranienne

3 FÉVRIER 2021 PAR AGENCE FRANCE-PRESSE

Le procès en Belgique d’un diplomate iranien pour un projet d’attentat en France contre l’opposition iranienne (CNRI), est « historique » car « c’est tout le régime qui est au banc des accusés », a affirmé la dirigeante du CNRI Mariam Radjavi à la veille du verdict, attendu jeudi.

« C’est le régime dans son intégralité qui est jugé dans ce procès, il s’agit de terrorisme d’Etat », a affirmé Mme Radjavi par téléphone à l’AFP, affirmant que le projet d’attentat avait été commandité et approuvé « au plus haut sommet » du régime iranien.

Le diplomate iranien Assadollah Assadi, en poste à Vienne au moment des faits, est accusé d’avoir préparé un attentat contre le rassemblement annuel du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) à Villepinte, en banlieue parisienne, en juin 2018.

Une peine de 20 ans de prison a été requise contre le diplomate et des peines de 15 à 18 ans contre ses trois coaccusés, un couple belgo-iranien et un exilé iranien en Belgique.
Le couple avait été arrêté in extremis par la police belge à Bruxelles en possession de 500 grammes d’explosif TATP et d’un détonateur.

« S’ils avaient réussi leur coup, cela aurait été un désastre », a déclaré Mme Radjavi, alors que des milliers de personnes assistaient au meeting de Villepinte.
La justice belge était rapidement remontée jusqu’à Assadi, repéré l’avant-veille des faits à Luxembourg en train de remettre au couple un paquet contenant la bombe.
Il avait été arrêté le 1er juillet en Allemagne, où il ne bénéficiait plus de son immunité diplomatique.
Ce dossier, mêlant espionnage et terrorisme, a suscité des tensions entre l’Iran et plusieurs pays européens.

En octobre 2018, Paris avait accusé le ministère iranien du Renseignement d’être derrière cet attentat avorté, ce que Téhéran avait vivement démenti.
« Nous attendons l’application de la justice, mais aussi que l’Europe réagisse et prenne des sanctions tous azimuts contre le régime des mollahs », a ajouté Mme Radjavi, en réclamant « la fermeture des ambassades du régime en Europe, l’expulsion de ses agents, le démantèlement de ses réseaux d’espionnage ».
« Si ces mesures ne sont pas prises, cela veut dire que le régime iranien ne paye aucun prix pour ses crimes », a-t-elle déclaré.
Le CNRI, dont la principale composante est les Moudjahidine du peuple (MEK), se présente comme le plus important mouvement d’opposition intérieur et extérieur au régime iranien.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

En savoir plus

Suivez-nous