03 Mar 2017

Hommage au grand Mossadegh pour le 50e anniversaire de sa disparition

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Hommage au grand Mossadegh pour le 50e anniversaire de sa disparition

Tout comme dans les premières semaines qui ont suivi la révolution antimonarchique, Massoud Radjavi a déclaré sur sa tombe : il était en fait « un étranger dans son pays, exilé dans sa propre maison et bien qu’il fut vivant, c’est comme s’il avait été mort ».

Au crépuscule du 5 mars 1967, les habitants de Téhéran étaient profondément attristés par son décès, tandis que les dirigeants de la dictature de l’époque ne tenaient plus de joie. Ils pensaient rester au pouvoir pour toujours. Mais l’histoire a montré de quel côté se situe le véritable vainqueur et de quel côté se trouvent ceux qui sont voués à l’ignominie éternelle. Depuis cinquante ans, Mossadegh est vivant dans les cœurs des Iraniens, générations après générations. Son souvenir et son nom sont toujours aussi d’actualité. Il semble que cette motivation et ce désir du peuple iranien de voir s’instaurer un gouvernement du style de celui que Mossadegh avait mis en place malgré les crises et les pressions internes et étrangères. Un gouvernement démocratique, fondé sur le suffrage populaire, défenseur des intérêts fondamentaux de la nation et dénué de corruption et de tyrannie.
Après avoir nationalisé le pétrole en Iran, une autre grande victoire de Mossadegh a été de démontrer le fait qu’il est possible d’instaurer un gouvernement démocratique.
L’hostilité et la haine que lui vouaient les mollahs, de Kachani à Khomeiny jusqu’à Khamenei, vient de là, car ils lisent dans l’amour et l’amitié que portent les Iraniens à Mossadegh leur propre rejet.

La grande expérience de l’époque contemporaine montre que le coup d’Etat ignoble du 19 aout 1953 et le renversement du gouvernement de Mossadegh par les pouvoirs britannique et américain de l’époque ont ouvert de manière historique la voie à l’émergence de la tyrannie religieuse en Iran et le développement du monstre de l’intégrisme dans la région. Ainsi donc, l’espoir historique de Mossadegh se retrouve incarné dans la résistance qui s’est dressée pour renverser la tyrannie religieuse et l’instauration de la liberté et de la démocratie.
Le Conseil national de la Résistance iranienne est fier de suivre la voie du Grand Mossadegh à un stade plus élevé en s’appuyant sur des hommes et des femmes dévoués qui comme il le disait « ont tout donné dans la voie de la liberté et de l’indépendance de notre cher Iran ».

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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