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25 Mar2019

La gestion calamiteuse des autorités face aux inondations destructrices en Iran provoque l’indignation générale

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La gestion calamiteuse des autorités face aux inondations destructrices en Iran provoque l’indignation générale

Le régime tente de dissimuler le nombre de victimes et insiste sur les efforts des organes répressifs pour contenir la colère populaire face à l’incurie des autorités.

Alors que de fortes inondations ont dévasté plusieurs régions en Iran et que la population ne peut retenir sa colère face à l’absence de secours et le rôle des autorités dans la destruction des infrastructures du pays - qui ont largement contribué à aggraver les conséquences de ce désastre naturel - les gardiens de la révolution et des autres organes répressifs se sont mobilisés pour empêcher les mouvements de protestation populaire au lieu de secourir la population sinistrée. Dans le même temps, le régime tente de cacher le nombre réel des victimes.

Le commandant adjoint des forces de sécurité de l’État, Ayoub Soleimani, a déclaré aujourd’hui : « Assurer la sécurité est notre tâche la plus importante dans les régions sinistrées (…) Le déploiement de patrouille fixes et ambulants, avec la collaboration du Bassidj (milice) et des pasdaran, ainsi que l’installation de postes de contrôle dans de nombreux endroits, sont des mesures qui doivent être prises avec tous les moyens nécessaires pour prévenir des délits et des dommages éventuels. »

Aujourd’hui, des averses et des vents violents ont provoqué des inondations massives dans la majorité des provinces iraniennes. A Chiraz, une partie de la ville a été inondée, notamment la porte de Ghoran et le bazar de Vakil, situé dans le centre historique de la ville, faisant de nombreuses victimes. Alors que le régime avance le nombre de 17 tués, on estime que le nombre réel des victimes est bien plus grand et augmente d’heure en heure. La puissance des débordements a été telle que des centaines de véhicules ont été emportées par le courant.

La négligence évidente des responsables a fait dire à un membre du parlement des mollahs, Kouroch Karampour, que les responsables de la mauvaise gestion de la crise doivent être traduits en justice.
Ce n’est pas la première fois que Chiraz est confronté à de fortes averses. Or, ces dernières années, les constructions non réglementaires de chemins et de bâtiments par les pasdaran et les autres organes du régime, ont eu pour conséquence d’obstruer le réseau traditionnel des eaux pluviales qui avait protégé la ville pendant des centaines d’années, et ont permis le débordement des eaux par la porte principale de la ville.

Les habitants de Chiraz insistent que les autorités de la province n’ont pas pris au sérieux les alertes météorologiques récentes et n’ont pas procéder à l’évacuation des habitants, ni interdit la circulation à la porte Ghoran.
Outre la province de Fars, des dizaines de personnes ont également perdu la vie ou ont été blessés dans les provinces de Lorestan, Khousistan, Sistan-Baloutchistan, Ispahan, Bouchehr, Ilam, Kermanchah, Golestan et d’autres régions du pays. A Sarpol-zohab, une ville touchée l’an dernier par un tremblement de terre, les inondations ont emporté les tentes et les préfabriqués d’une population déjà fortement éprouvée, que le régime avait délaissée.

La situation dans la ville d’Ahvaz est critique, avec une forte crue de la rivière Karoun. De même que dans le Lorestan, où la rivière Poleh-Dokhtar a débordé.

Maryam Radjavi, a présenté ses condoléances à la population sinistrée et a appelé à protester contre la gestion calamiteuse de la crise par les autorités et à contraindre le régime à mettre à la disposition de la population les moyens et les équipements des pasdaran pour qu’elle puisse elle-même intervenir pour empêcher d’autres catastrophes notamment dans les barrages de Karaj, de Téhéran et la ville de Karaj.

En détruisant l’environnement, les mollahs et les pasdaran corrompus ont aggravé les destructions, et en gaspillant les richesses du pays dans leurs machines de répression, de terrorisme, de bellicisme, ainsi que dans leurs projets nucléaire et balistique, ils ont privé le pays des infrastructures nécessaires pour protéger la population devant des catastrophes naturelles telles que les tremblements de terre et les inondations.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 25 mars 2019

Maryam Radjavi

 

Présidente-élue du Conseil national de la Résistance Iranienne

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