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17 Fév 2009

Iran – «Cette victoire sur l’étiquette du terrorisme est le fruit d’efforts communs» Maryam Radjavi

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Iran – «Cette victoire sur l’étiquette du terrorisme est le fruit d’efforts communs» Maryam Radjavi

Dans le sillage de la grande victoire de la radiation de l’OMPI de la liste du terrorisme de l’UE, des délégations de comités parlementaires d’amitiés avec la Résistance iranienne de divers pays européens sont venues de divers pays européens à Auvers-sur-Oise pour y rencontrer Maryam Radjavi.

Les parlementaires et personnalités politiques et sociales arrivaient de Grande-Bretagne, de Suède, du Danemark, du Luxembourg, d’Italie et d’Allemagne. Les débats ont porté sur les démarches nécessaires pour défendre les droits des Moudjahidines de la Cité d’Achraf en Irak, ainsi que le soutien à la Troisième Voie prônée par Mme Radjavi.

Dans son intervention, Mme Radjavi a tout d’abord remercié chaleureusement l’ensemble de ses hôtes pour leur soutien à la résistance. Ce que nous avons remporté est le fruit d’efforts communs, a-t-elle dit. De la persévérance remarquable des résidents de la Cité d’Achraf, jusqu’à chacune des rencontres et des lettres que vous faites. Je vous adresse à tous mes félicitions pour cette victoire. Mais je crois qu’un point est passé inaperçu, c’est l’ampleur du travail accompli. La réalité amère et douloureuse c’est que dans cette bataille, nous n’avons pas dû affronter que le régime des mollahs. Des intérêts économiques et une erreur de calcul ont fait que, dans la pratique, plusieurs grands pays d’Europe se sont aussi opposés à nous. Les mollahs possédaient des puits de pétrole et nous, une résistance indépendante, n’avions le soutien d’aucun gouvernement. Une résistance indépendante qui dans son pays voit ses membres exécutés et torturés. Mais avec votre aide nous avons surmonté les problèmes. Nous avons battu sept fois en justice le gouvernement britannique et l’Union européenne. Dans une bataille inégale, nous avons forcé la France et les pays qui voulaient à n’importe quel prix maintenir l’OMPI dans la liste noire, à battre en retraite. Oui, avec votre aide, nous avons obligé les partisans de la complaisance à entendre la voix de la justice.

Mme Radjavi a ajouté qu’il ne s’agissait pas de la fin du chemin, mais de l’ouverture d’un nouveau chapitre. Celui où vous et nous forcerons les gouvernements à reconnaître le droit du peuple iranien à résister pour la liberté. L’obstacle principal, l’étiquette du terrorisme en Europe, vient d’être écarté. Nous devons également y mettre fin aux Etats-Unis, d’autant plus que l’origine de cette marque injuste sont les Etats-Unis. Les conditions actuelles poussent les Etats-Unis et l’Europe à un changement de politique. Pour la nouvelle administration américaine, le critère de ce changement n’est pas la politique de dialogue ou l’absence de dialogue avec ce régime. Si le président Obama réussit avec le dialogue à forcer les mollahs à réduire la répression, à stopper l’exportation de l’intégrisme et du terrorisme et à suspendre le programme d’armement nucléaire, nous nous en félicitons. Mais ce n’est qu’un mirage car le problème, c’est que le régime des mollahs est incapable de reculer de ses positions.

Cependant, a poursuivi Mme Radjavi, l’urgence aujourd’hui est la situation d’Achraf. Par conséquent, la défense d’Achraf et la reconnaissance de ses droits conformément aux conventions internationales est un problème éthique, humanitaire, juridique et une nécessité politique. C’est une nécessité politique pour faire face à l’intégrisme islamiste et l’ingérence croissante des mollahs dans la région et pour les empêcher de se doter de la bombe atomique. J’estime que dans les conditions actuelles, il est nécessaire que les gouvernements européens comprennent la nécessité de défendre les droits de la Cité d’Achraf. Vous en connaissez bien les mécanismes. Si nous avons réussi à faire tomber le barrage de l’étiquette du terrorisme, je n’ai aucun doute que nous serons en mesure là aussi d’écarter tous les obstacles. Rien n’est impossible. Nous le pouvons et nous le devons.

La délégation britannique était composée de Lord Fraser, conservateur, ancien avocat général d’Ecosse, la Baronne Verma, conservatrice, membre du Shadow Cabinet, et Lord King, travailliste. Parmi les hôtes figurait aussi Elizabetta Zamparutti, députée italienne, coprésidente du comité des parlementaires et citoyens italiens pour un Iran Libre, Dario Rivolta, porte-parole des affaires étrangères du parti Forza Italia, Gustave Selva, ancien président de la commission des Affaires étrangères du parlement italien, Jens Christian Lund, député danois et président du comité parlementaire des Amis d’un Iran libre au Danemark. Hans Kristian Neerskov, président du comité international Sakharov au Danemark, Jean Huss, député Luxembourgeois, co-président du Comité des Amis d’un Iran Libre au Luxembourg, Lennart Friden, ancien député et président du comité des Amis d’un Iran libre en Suède, Henrik Hirel, membre de ce comité, Hille Gosejakob, présidente d’honneur de l’union des Assistantes sociales allemandes, Christian Zimmerman du Comité allemand de solidarité avec un Iran Libre.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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