24 Juil 2008

Iran : Séminaire international à Auvers-sur-Oise

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Iran : Séminaire international à Auvers-sur-Oise

Réunion à Auvers-sur-OiseLe 29 juin, des parlementaires et dignitaires de Grande-Bretagne, du Canada, d’Australie et d’Italie ont rencontré Maryam Radjavi dans sa résidence d’Auvers-sur-Oise.

Elle s’est réjouie de la grande victoire remportée en Grande-Bretagne où le Parlement a fini par retirer l’OMPI de la liste noire. Elle a rendu hommage aux parlementaires britanniques pour leurs efforts dans cette campagne. Elle a aussi souligné combien il était urgent de retirer l’OMPI de la liste de l’UE.

Les participants à cette réunion présidée par Lord Corbett n’ont pas manqué de féliciter Maryam Radjavi pour la grande étape franchie au Royaume Uni. Tous ont exprimé leur détermination à faire disparaître l’étiquette injuste de terroriste. Chacun s’est dit confiant dans l’imminence de la victoire finale et l’a assuré de son soutien jusqu’à ce que l’Iran soit libre.

S’adressant aux parlementaires britanniques, Mme Radjavi a évoqué le débat à la Chambre des Communes et à celle des Lords le 23 juin où s’est décidé à l’unanimité d’entériner la décision de justice de réhabiliter l’OMPI. « J’ai regardé les débats, a-t-elle expliqué. J’ai senti que ce que à quoi nous assistions au Parlement était historique, une défense glorieuse par les députés et les pairs du Royaume de la justice et du droit à la résistance du peuple iranien. Une formidable série de nobles parlementaires attaquant la politique de complaisance. Le régime iranien a vainement tenté jusqu’au dernier moment d’empêcher la levée de la proscription de l’OMPI. Non seulement a-t-il échoué, mais vous avez à juste titre rappelé au gouvernement britannique son obligation de rechercher immédiatement le retrait de l’OMPI de la liste du terrorisme de l’UE.»

«Vous avez mis à bas la barrière la plus difficile et les mesures les plus injustes, a-t-elle ajouté. Vous avez démontré que la foi dans les idéaux et les valeurs humaines n’a pas de limite. Rien n’est impossible. Dans notre mouvement nous disons : « c’est possible et il le faut ».»

« A mes yeux, de cette manière vous avez brisé les reins de la politique de complaisance. C’est pourquoi je suis persuadée qu’au niveau européen et aux Etats-Unis vous jouerez un rôle clé en poursuivant le même objectif.»

«En ce qui concerne l’UE, Lord Bassam, le porte-parole du ministère de l’Intérieur à la Chambre des Lords, a été très clair en disant au cours du débat que « ce serait étrange si l’UE ne suivait pas la démarche britannique. Il faudra les informer de nouveau et leur rappeler que nous avons levé la proscription et que cet ordre a été mis en œuvre ». Ainsi donc, vous êtes dans une position unique d’exiger de l’UE qu’elle mette fin à l’injustice contre le peuple iranien

Mme Radjavi a rappelé que « l’occident n’a pas réussi à changer l’attitude des mollahs ou à les contenir. Le temps presse. La communauté internationale doit prendre les mesures appropriées avant qu’il ne soit trop tard. La solution à cette crise est une solution iranienne. La Résistance iranienne est la réponse aux mollahs. C’est pourquoi le régime redoute tant la Résistance. Il y a deux semaines, dans une déclaration commune, trois millions de chi’ites ont exprimé leur soutien à l’OMPI et demandé l’éviction d’Irak du régime des mollahs. La colère avec laquelle le régime a réagi a montré sa faiblesse. L’occident fait donc une erreur en affirmant que si l’OMPI était retirée de la liste du terrorisme, les mollahs feraient preuve d’encore plus d’hostilité. C’est une erreur de calcul sur la capacité des mollahs. Au contraire, reconnaître la résistance enverra un message de fermeté à Téhéran. Je pense qu’il est temps de s’assurer que les gouvernements occidentaux reconnaissent cette réalité.»

C’est Lord Corbett qui a ensuite pris la parole. Le Président du groupe travailliste à la Chambre des Lords et du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran a déclaré : Quand nous avons commencé cette campagne, nous n’avions aucun doute sur notre victoire, parce que la vérité était de notre côté et que le gouvernement n’avait rien à ses côtés. En fait c’était une bataille entre la vérité et le mensonge.

Réunion à Auvers-sur-OiseLes faits présentés aux tribunaux britanniques parlent d’eux-mêmes La justice a prononcé un verdict clair et le véritable test pour le système légal britannique était de savoir si l’indépendance dont se targue notre judiciaire dans un dossier hautement politique pouvait remporter cette épreuve. Nos tribunaux ont démontré leur indépendance et je dois vous dire que notre gouvernement a été extrêmement fâché. Lundi dernier dans les deux Chambres du parlement, les porte-parole des ministres se sont montrés moins que bons perdants. Ils veulent être rancuniers, ok, soyez rancuniers. Parce que, comme l’a dit Mme Radjavi, nous n’en avons pas encore fini.
C’était le Royaume Uni qui a parlé au reste de l’Union européenne pour qu’elle recopie cette interdiction de la Résistance iranienne. Nos tribunaux l’ont balayé d’un revers de la main, elle n’a donc plus de base légale dans le reste de l’Union européenne et nous ferons tout ce que nous pourrons pour voir que dès que possible cette interdiction levée dans toute l’Union européenne. Et ensuite, l’ensemble de l’UE pour se tourner vers les Etats-Unis.

Essayer de satisfaire les fous de Téhéran n’a rien apporté si ce n’est de les mettre sur la route qui conduit aux armes nucléaires et leur permettre de tuer davantage de Britanniques et de soldats de la coalition en Irak et en Afghanistan. A chaque fois qu’un cercueil sort d’un avion avec le drapeau de l’Union Jack dessus, qu’il vienne d’Irak ou d’Afghanistan, c’est une honte pour notre gouvernement parce qu’il sait qui est derrière, et que c’est la Résistance iranienne qui en a fourni les renseignements.

Nous n’allons pas partir Mme Radjavi. Nous sommes avec vous et nous faisons de notre mieux pour nous assurer que cette aube nouvelle viendra en Iran et que cette fière nation dont les mollahs ont volé la liberté mérite mieux que cela. Je ne doute pas que la majorité du peuple iranien veuille un nouveau départ, veuille un pays démocratique et puisse prendre la place qui lui revient dans la communauté internationale.

Lord Waddington, ancien ministre britannique de l’Intérieur : Nous devons nous assurer que l’UE agisse bien, la base légale de l’interdiction européenne ayant disparu. Il ne faut pas lui permettre d’ajourner cette affaire. Le temps compte beaucoup pour vous, il compte beaucoup pour ceux qui œuvrent pour la démocratie en Iran. Je veux vous assurer que nous continuerons à travailler pour votre cause qui nous est très chère. Je suis sûr que je vivrai assez longtemps pour voir la démocratie s’instaurer en Iran.

La baronne Gould : J’ai adhéré au comité parlementaire parce que je me suis sentie extrêmement concernée par ce qui arrivait aux femmes en Iran et ça s’aggrave pour elles. Nous comptons beaucoup sur vous pour nous conseiller et nous soutenir afin d’avancer dans la bataille et j’espère que la prochaine fois que nous nous réunirons ce sera à Téhéran.

Lord Dholakia : La vraie bataille commence maintenant. Nous avons agit comme il le fallait jusqu’à présent. Nous ne parlons pas seulement d’une organisation qui s’intéresse authentiquement à l’Iran, mais nous pouvons dire en toute confiance que la seule force possible qui puisse remplacer le régime iranien c’est l’OMPI et nous ne devons pas l’oublier. Nous ne voulons pas que notre gouvernement et les Etats-Unis poursuivent la complaisance avec le régime et nous devons y mettre fin. Je le fais tout d’abord à cause de ceux qui attendent à la Cité d’Achraf et pour ceux qui ont perdu la vie. Il ne faudra jamais oublier pourquoi ils sont morts au cours de cette bataille. Je voudrais être avec vous lors de la fête dans les rue de Téhéran où je pourrais lever les mains pour dire que la victoire appartient à ceux qui sont justes et équitables et qu’il s’agit de vous.

Joe Benton, député : Je déclare mon soutien total à l’ensemble de vos efforts. J’ai été profondément bouleversé par le rassemblement de samedi [à Villepinte]. Je me suis étrangement senti en harmonie avec tout. J’ai ressentie une véritable empathie.

Je vous assure, en mon nom et celui des collègues à la Chambre des Communes et la Chambre des Lords, de notre soutien total et je prie pour vous et votre mouvement pour avancer à l’avenir avec succès et rapporter la justice en Iran.

Lord King : Il est important de noter que les trois principaux partis politiques britanniques se sont unis pour combattre le mal des mollahs qui ont commis tant de crimes contre les Iraniens. Le plus tôt ce régime partira, le mieux ce sera pour tous. Hier nous avons célébré le retrait de l’OMPI de la liste des organisations proscrites au Royaume Uni. La prochaine étape sera de faire reconnaître l’OMPI et le CNRI par l’UE et enfin j’espère vous revoir à Téhéran pour célébrer votre victoire.

La baronne Verma : Je me suis amarrée à votre cause au moment où j’en ai entendu parler par vos représentants. Lorsque je vous ai rencontrée pour la première fois en février, j’ai su que ce qui se passait et ce pourquoi nous travaillions au Royaume Uni était juste. Le monde a besoin d’une version différente de l’Islam et vous et vos représentants, vous montrez qu’il existe un islam bien plus doux et bien plus abordable. J’espère vous retrouver à Téhéran très bientôt avec le peuple libre d’Iran.

La baronne Gibson : J’ai remarqué qu’il y avait un grand nombre de femmes hier au rassemblement [de Villepinte]. Nous surveillons les mollahs et ce qu’ils font à nos sœurs en Iran et nous n’aimons pas cela. Nous continuerons à travailler pour les femmes en Iran et pour les hommes aussi. J’ai un message pour les mollahs : nous savons que vous ne respectez pas les femmes, et elles ne vous respectent pas non plus, les femmes du monde entier ne vous aiment pas et elles vous surveillent.

Ed Grieves, avocat britannique : L’affaire de l’OMPI à la POAC a été un événement des plus historiques sur le front juridique. Si l’état de droit existe dans l’Union européenne, alors elle devra lever la proscription de l’OMPI.

Lord Cotter : Les gens au Royaume-Uni, dans l’Union européenne et aux Etats-Unis sont préoccupés par la façon dont sont traitées les femmes et les enfants en Iran et nous devons leur dire exactement ce qui se passe. Nous devons aussi dire au monde quel est l’impact du régime en Irak et son taux de morts et se qui se passe exactement là-bas. Je voudrais vous assurer Madame la Présidente que je suis solidement avec vous comme bien d’autres. Si je peux représenter un grand nombre de parlementaires qui ont suivi la direction fantastique de Lord Corbett, de Lord Waddington et de plusieurs autres, je peux vous dire que je suis sûr que le soutien croissant au parlement va être incroyable à présent que nous avons remporté ce grand succès. Merci pour cette merveilleuse hospitalité et toute la force de cette campagne.

Raymond Folco, députée canadienne : Après la récente victoire, il faut tourner nos efforts vers l’Europe, le Canada et les Etats-Unis pour retirer l’OMPI des listes du terrorisme. C’est certainement un but dans la lignée de l’objectif de démocratie en Iran. C’est dans la ligne de l’objectif de donner aux femmes iraniennes les mêmes droits démocratiques que, par exemple, les Canadiennes.

Antonio Stango, président du parti radical italien, et président d’Helsinki Watch en Italie : Après le grand succès au tribunal du Royaume Uni nous devons agir de toute urgence à l’Union européenne pour obtenir le même résultat. Nous y travaillons et nous devrions faire campagne dans chaque pays de l’UE dès que possible car le temps presse. Non seulement l’Europe doit retirer immédiatement l’OMPI de la liste du terrorisme, mais elle doit aussi la dédommager pour les torts qu’elle lui a causés à elle et au peuple iranien.

C’était une honte pour l’Europe, et ça l’est toujours et nous devons nous laver de cette honte en Europe parce que la liberté de l’Iran et la nôtre à tous. Je ne me sentirai totalement libres que lorsque les 80 millions d’Iraniens le seront. Nous poursuivrons notre campagne jusqu’à la victoire finale.

Yasmin Ratansi, députée canadienne : En tant que première député musulmane du Canada, je voudrais vous assurer que nous ferons tout notre possible pour retirer l’OMPI de la liste terroriste, après votre succès, de l’autre côté de l’Atlantique.

Tom Wappel, député canadien : J’ai lu le verdict de la POAC avec beaucoup d’attention ligne par ligne et cela m’a beaucoup impressionné. Maintenant que nous avons la décision de la cour d’appel et que l’ordre de retirer l’OMPI de la liste a été entériné par le parlement britannique, je retournerai voir le ministre responsable de cette affaire, avec l’aide de mes collègues au Canada, pour le forcer à une révision en vu de retirer l’OMPI de la liste.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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