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14 Mai 2021

Rassemblement d’un groupe de parents de martyrs de l’OMPI au cimetière de Khavaran à Téhéran avec le slogan « Raïssi, bourreau du massacre de 1988 »

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Rassemblement d’un groupe de parents de martyrs de l’OMPI au cimetière de Khavaran à Téhéran avec le slogan « Raïssi, bourreau du massacre de 1988 »

Dans l’après-midi du 13 mai, un groupe de parents de martyrs de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) s’est rassemblé au cimetière de Khavaran à Téhéran et a scandé des slogans, notamment « (Ebrahim) Raïssi, bourreau de 1988 ». De nombreux martyrs de l’OMPI exécutés lors du massacre des prisonniers politiques de 1988 sont enterrés dans des fosses communes à Khavaran, qui s’est transformé en mémorial pour les familles des martyrs.

Les partisans de l’OMPI portaient des photos de leurs proches tombés martyrs et ont déposé des fleurs sur les tombes non marquées. Les familles portaient également des pancartes avec les inscriptions suivantes : « Khavaran, document durable d’un crime contre l’humanité en Iran, le massacre de 1988 » et « Tant que les criminels ne seront pas poursuivis et n’auront pas répondu de leurs actes, nous ne pardonnerons ni n’oublierons ».

Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU et aux dirigeants de l’Union européenne et des États-Unis le 4 mai 2021, quelque 1112 parents de martyrs de l’OMPI ont demandé une action urgente pour empêcher la poursuite de la destruction des tombes de leurs proches par le fascisme religieux en Iran. Faisant référence à la fatwa criminelle de Khomeiny ordonnant la liquidation de tous les prisonniers politiques de l’OMPI restés fermes dans leur soutien à l’OMPI, la lettre dit : « Le régime iranien a entrepris d’effacer les preuves du massacre en détruisant les fosses communes où ils sont enterrés. » Ils ont demandé « des mesures immédiates pour empêcher toute nouvelle destruction des tombes des martyrs et l’élimination des traces des crimes qui équivalent à la torture psychologique de milliers de familles endeuillées à travers l’Iran. »

Parallèlement, « Justice For Victims Of 1988 Massacre In Iran-JVMI » a annoncé que 152 anciens responsables des Nations unies, experts en droits de l’homme de renommée internationale et juristes ont écrit une lettre à Michelle Bachelet, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, pour demander la création d’une commission d’enquête internationale sur le massacre de milliers de prisonniers politiques en Iran en 1988. Massacre, que les rapporteurs spéciaux des Nations unies ont qualifié de crime contre l’humanité en septembre 2020.

Parmi les signataires de cette lettre ouverte figurent Mary Robinson, ancienne Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et ancienne Présidente de l’Irlande ; un ancien Président du Timor oriental ; un ancien Premier ministre du Canada ; un ancien Secrétaire général adjoint de l’ONU ; 28 anciens rapporteurs spéciaux de l’ONU sur les droits de l’homme ; ainsi que les anciens chefs des commissions d’enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Érythrée et en Corée du Nord ; l’ancien procureur en chef du Tribunal pénal de l’ONU pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda ; l’ancien procureur du Tribunal spécial libanais et le premier président du Tribunal spécial des Nations unies pour la Sierra Leone ; un ancien vice-président de la Cour européenne des droits de l’homme ; et trois anciens juges de la Cour européenne de justice ; ainsi que six lauréats du prix Nobel de la paix.

En 1988, Khomeiny a émis une fatwa ordonnant l’exécution de tous les prisonniers politiques affiliés à l’OMPI. Dans la lettre des experts des Nations unies et d’autres personnes, on peut lire : « Ceux qui ont ordonné et procédé aux exécutions extrajudiciaires jouissent d’une impunité systémique. » Nombre d’entre eux, comme Ebrahim Raïssi, l’actuel chef du pouvoir judiciaire, et Alireza Avaei (alias Avayi), le ministre de la Justice du régime, ont occupé des postes clés dans l’appareil judiciaire, les parquets et autres institutions officielles.

Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a exhorté le Conseil de sécurité de l’ONU et tous les Etats membres de l’ONU à condamner formellement la fatwa de Khomeiny ordonnant le massacre des prisonniers politiques en 1988 comme un génocide et un crime contre l’humanité.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 13 mai 2021

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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