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09 Oct 2021

Non au régime d’exécutions et de massacres en Iran – Il faut traduire Khamenei et Raïssi devant la justice internationale

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Non au régime d’exécutions et de massacres en Iran – Il faut traduire Khamenei et Raïssi devant la justice internationale

Message de Maryam Radjavi, à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort

Chers compatriotes,
Partisans de la résistance,
Amis allemands de la Résistance iranienne,

Je vous adresse mes salutations, vous qui êtes réunis à Berlin en solidarité avec la lutte du peuple iranien pour renverser le régime d’exécutions et de massacre en Iran. Je rends hommage à tous mes compatriotes et sympathisants de la Résistance qui ont organisé de nombreuses manifestations et rassemblements à l’occasion de cette journée mondiale dans diverses villes d’Europe, des États-Unis et du Canada ces quatre derniers jours.

En cette journée mondiale, nous saluons la mémoire de cent vingt mille exécutés, martyrs de la liberté en Iran, en particulier 30.000 prisonniers politiques massacrés, dont 90 % étaient membres et sympathisants des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK).

Le régime des mollahs premier bourreau de femmes au monde

La Journée mondiale contre la peine de mort cette année est consacrée aux femmes, ce qui constitue un motif supplémentaire de condamnation et d’aversion envers ce régime misogyne, plus que tout autre. Il constitue le plus grand bourreau de femmes dans le monde contemporain.

Cette année, à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, les cris des prisonniers politiques exécutés et des prisonniers assassinés sous la torture retentissent dans le ciel rougi d’Iran. En ce jour, on peut entendre le cri des manifestants tués lors du soulèvement du Khouzistan ou du soulèvement de Saravan, qui appellent tous les Iraniens à se soulever et à renverser les assassins au pouvoir.

Journée de colère et de rejet à l’encontre de la dictature religieuse

La Journée mondiale contre la peine de mort est un jour de colère et de rejet à l’encontre du régime des mollahs, qui compte le plus grand nombre d’exécutions par habitant au monde.
Un régime qui a commis le plus grand massacre de prisonniers politiques depuis la Seconde Guerre mondiale en 1988 et qui, en tuant au moins 1500 personnes dans les rues lors du soulèvement de novembre 2019, a battu le record de meurtres de manifestants.

En effet, il s’agit du seul régime au monde où les plus hauts responsables, du président au chef du judiciaire au président du Parlement, sont soit personnellement impliqués dans des massacres, soit directement responsables d’exécutions, de tortures et de la répression. C’est le seul régime dont l’entité dirigeante, le bureau de Khamenei, est le centre de commandement de tueries, de terrorisme et d’assassinats.

Comment un monde qui a mis en place la Journée internationale contre la peine de mort pour exprimer sa honte des exécutions, un monde qui a adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme depuis sept décennies, peut-il tolérer un régime d’exécutions et de massacres en Iran ?

Et comment les Nations Unies peuvent-elles accepter un régime qui compte actuellement, selon le Secrétaire général de l’ONU, 85 mineurs condamnés à mort dans ses prisons ? Amnesty International avait déjà qualifié ce régime de « dernier bourreau d’enfants ».

Khamenei a besoin d’exécuter

Le régime clérical s’appuie sur la potence à l’intérieur de l’Iran et bénéficie à l’extérieur de l’Iran de l’impunité contre ses crimes en raison d’une complaisance chronique de longue date des gouvernements occidentaux.

Comme l’a déclaré la Secrétaire générale d’Amnesty International, « l’ascension d’Ebrahim Raïssi à la présidence au lieu d’ouvrir une enquête à son encontre pour crimes contre l’humanité, dont notamment le meurtre, la disparition forcée et la torture, est un sombre rappel que l’impunité prévaut toujours en Iran ».

Dans son rapport au Secrétaire général des Nations unies cette année, le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Iran a dit qu’ « il existe une impunité généralisée et systémique dans le pays pour les violations flagrantes des droits humains, tant dans le passé que dans le présent ».

Fort de ce soutien, [le guide suprême des mollahs] Ali Khamenei a installé à la présidence Ebrahim Raïssi, le bourreau du massacre de 1988, afin de trouver un moyen de sauver son pouvoir en tirant sa dernière cartouche. Amnesty International a averti que les responsables du régime iranien continuent à se livrer au crime de disparitions forcées.

Khamenei veut échapper au renversement en intensifiant, comme avec le massacre de 1988, la répression, la torture et les exécutions de prisonniers politiques. À cette fin, non seulement les prisonniers politiques mais tous les prisonniers ont été soumis à des pressions inhumaines, torturés à la limite de la mort et simplement pendus dans l’intention de terroriser la société et de pouvoir, à ses yeux, bloquer la voie aux soulèvements.

Mais aujourd’hui, la société est prête à renverser la dictature religieuse et les activités des unités de résistance visant à briser le climat de répression ont créé des conditions pour que l’exécution de chaque condamné ou le cri sous la torture de chaque prisonnier rapproche l’ensemble du régime de son renversement.

Khamenei a besoin d’exécuter, mais chaque exécution allume un feu sous les cendres des soulèvements.

Comme l’a dit Massoud Radjavi, le dirigeant de la Résistance iranienne, « la réponse de Khomeiny et Khamenei n’est rien d’autre que meurtre, exécution, massacre, bourreau de 1988 et recommencer en juin 2009, en décembre 2017/janvier 2018 et en novembre 2019. C’est pourquoi il faut renverser et éradiquer la tyrannie religieuse honnie. »

Désormais, en plus des exécutions en série des prisonniers politiques, ce régime de bourreaux utilise la torture des prisonniers politiques malades comme une autre méthode d’exécution.
Le prisonnier politique Sassan Niknafs est décédé parce que des gardiens de prison ont empêché son transfert à l’hôpital, et le prisonnier derviche Behnam Mahjoubi est décédé des suites d’un refus d’accès aux soins médicaux.

Ce mois-ci, les mollahs ont fait preuve de cruauté en exécutant Abbas-Gholi Salehi, un brave Bakhtiari et enfant bien-aimé de Yazdanchahr, dans la province d’Ispahan, au bout de 20 ans de prison.

La publication récente d’images obtenues du piratage des caméras de vidéosurveillance de la prison d’Evine a montré une facette de la sauvagerie des mollahs envers les prisonniers, comment ils traînent les corps blessés et à moitié morts sur les marches de la prison. C’est de cette manière qu’ils tuent les uns après les autres les prisonniers innocents sous la torture ; notamment Hadi Attarzadeh à la prison d’Ahar et Shahine Nasseri, qui a dénoncé les sévices infligés au héros national Navid Afkari (exécuté en septembre 2020).

Ainsi donc, lorsqu’un peuple et ses enfants courageux font de tels sacrifices pour la liberté, comment peut-on douter de la certitude de la victoire et de la libération ?

Gloire à tous ces martyrs, qui sont la bannière du refus de se soumettre du peuple iranien et les pionniers des grands soulèvements qui montent pour mettre fin au régime !

Le peuple iranien demande le jugement des dirigeants du régime

Dans le monde d’aujourd’hui, rejeter la peine de mort et s’engager dans la résistance contre la négation du droit à la vie est indispensable pour affronter et renverser le régime monstrueux et réactionnaire des mollahs. En tant que tel, c’est une source de fierté pour le peuple iranien qu’un mouvement comme l’OMPI, se soit levé et ait hissé le drapeau pour faire tomber l’institution de l’exécution et du massacre au prix d’énormes sacrifices.

La Résistance du peuple iranien, tant au niveau national qu’international, a mis le régime dans une position difficile avec le développement du mouvement pour la justice en faveur des victimes du massacre de 1988.

La démarche juridique de la Résistance iranienne, qui a conduit à la décision du Tribunal fédéral suisse de reprendre et d’élargir l’enquête sur l’assassinat (près de Genève, le 24 avril 1990) du Pr Kazem Radjavi, le grand martyr des droits de l’homme en Iran, dans le cadre d’un génocide et crime contre l’humanité, est un tournant dans le mouvement pour la justice.

Pendant le procès actuel du bourreau Hamid Noury, qui travaillait à la prison de Gohardacht à Karadj en 1988, les efforts de l’OMPI et de la Résistance iranienne, la présence active et constante des partisans de la Résistance à Stockholm ainsi que le témoignage efficace de nombreux anciens prisonniers politiques, membres ou partisans de l’OMPI, ont empêché une exploitation néfaste de ce procès par les services de renseignement et les mercenaires des mollahs et ont permis de l’orienter sur la poursuite en justice des dirigeants du régime.

Aujourd’hui, il existe un précieux consensus international pour que la Haut-Commissaire aux droits de l’homme et le Conseil des droits de l’homme de l’ONU mettent en place une commission d’enquête internationale pour établir la vérité et la justice sur le massacre de 1988.

En juin de cette année, le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits humains en Iran a appelé à une enquête indépendante sur le massacre de prisonniers politiques et le rôle de Raïssi dans ce grand crime. Pour leur part, Amnesty International et plus de 150 éminents défenseurs des droits humains ont souligné la nécessité de mettre en place cette enquête.

En décembre 2020, sept rapporteurs des Nations unies ont annoncé que l’inaction des Etats membres après une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU évoquant le massacre de 1988, avait enhardi le régime iranien et conduit à la détérioration de la situation des droits de l’homme en Iran.

À l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, nous répétons et soulignons que les dirigeants du régime en Iran doivent être traduits en justice pour génocide et crimes contre l’humanité.

Nous appelons le Secrétaire général, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU et sa Haut-Commissaire, ainsi que les rapporteurs des Nations Unies et les organisations internationales de défense des droits humains à prendre des mesures pour une inspection des prisons du régime et des rencontres avec les prisonniers politiques.
Le dossier des terribles violations des droits humains en Iran, en particulier la conduite du régime dans les prisons et la persécution des femmes détenues, doit être renvoyé devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Le peuple iranien demande un procès international de Khamenei, Raïssi, Ejeï [chef du système judiciaire du régime] et des autres bourreaux responsables de massacres et de tueries en Iran.

Face aux exécutions et aux massacres, qui sont le principal instrument d’un régime putréfié et illégitime pour se maintenir au pouvoir, la réponse de notre peuple tient dans les unités de résistance, le soulèvement et la grande armée de la liberté pour renverser la tyrannie des mollahs.

Compassion et humanisme face à la cruauté des mollahs

Nous luttons pour un Iran sans torture ni répression, exempt de discrimination et d’inégalité.
Nous luttons pour une république démocratique fondée sur la séparation de la religion et de l’État et un Iran non nucléaire où la peine de mort sera abolie.

Nous luttons pour un système judiciaire indépendant fondé sur la présomption d’innocence, le droit à la défense, le droit à la justice, le droit à un procès public, la pleine indépendance des juges et l’abolition de la charia des mollahs.

Face à la cruauté sans pitié des mollahs, nous adhérons à la compassion et l’humanisme.

C’est un message qui avive la solidarité et l’amitié dans la société iranienne. Un message qui fait naître des soulèvements majeurs pour mettre fin au régime d’exécutions et de massacres. Et il se réalisera.

Vive le peuple iranien !
Vive la liberté !

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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