20 Sep 2013

Discours à la conférence internationale de Genève

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Discours à la conférence internationale de Genève

Au nom de Dieu,
Au nom de l’Iran,
Au nom de la Liberté,

Saluons les martyrs de la constellation d’Achraf, la commandante Zohreh Ghaemi, co-première secrétaire de l’Ompi, et la commandante Guiti Guiveh-Chinian, première vice-première secrétaire de l’Ompi, et cinquante héroïques Moudjahidine du peuple d’Iran qui avec leur combat admirable, ont rendu Achraf éternelle.

Zohreh, Guiti et d’autres frères comme Ahmad Vechagh tombés martyrs, ont été pendant des années dans la protection de Massoud Radjavi. Je leur suis pour toujours redevable, particulièrement Guiti, en raison de ses responsabilités.

Le 1er septembre, est un tournant important de la scène politique iranienne et dans l’histoire de la résistance pour la liberté. Dans cette confrontation, ces femmes et ces hommes intrépides, ont tenu bon jusqu’au dernier souffle de leur vie pleine d’éclat. Ils incarnent les plus nobles symboles de « la résistance à tout prix » qui réduit à néant le principe de la reddition et de la faiblesse et lui oppose un « non » ferme.

Oui, ce sont les gardiens de l’honneur de l’Iran et des Iraniens, les porte-étendards de la conscience et des valeurs de l’humanité contemporaine contre la dictature, le terrorisme et l’exportation de l’intégrisme.

Bien entendu pour moi, voir ainsi rouler dans leur sang 52 de mes plus chers sœurs et frères, est profondément douloureux et recèle beaucoup de souffrance. Cependant cette épopée est d’une part, pour moi-même et l’ensemble des membres et partisans de ce mouvement, une motivation pour nous battre cent fois plus. D’autre part, elle met en valeur la place de la résistance et l’armée de libération du peuple iranien qui sont les adversaires unis du régime du guide suprême et la principale menace à son existence.

Nul autre que le régime n’affiche cette réalité aussi clairement. Après le massacre d’Achraf, les gardiens de la révolution ont publié un communiqué parlant d’ «apaisement de l’esprit de la nation» khomeyniste et de « vengeance divine » à la mode du guide suprême.

Deux jours après, le commandant de la force terroriste Qods a prononcé un discours à l’assemblée des experts en Iran sur cette attaque disant : « Cette affaire est plus importante que la bataille de Mersad » (contre l’Ompi en 1988). Une comparaison reprise immédiatement par des tueurs de tout calibre du pouvoir iranien.

Comme les mollahs font de la bataille qu’ils appellent Mersad, à savoir la bataille contre l’avancée de l’armée de libération nationale iranienne, leur plus grande opération par rapport à la guerre Iran-Irak, et comme ils ont dit à plusieurs reprises qu’elle surpassait la bataille de Jérusalem et la prise de Khorramchahr (dans le sud de l’Iran) alors de leur point de vue, la constellation d’Achraf, avec sa résistance et sa ténacité durant dix ans, et avec l’éclat de ses étoiles, surpasse et s’avère bien plus importante que tout cela.

Massoud Radjavi avait dit que ce qui se passe à Achraf et Liberty, c’est exactement la campagne pour le renversement, et les mollahs et leurs pasdarans l’ont mieux ressenti, démontré et exprimé que personne.

C’est avec cette estimation, que le suppléant du commandant en chef des pasdaran a déclaré : « cette attaque (…) est d’une immense importance stratégique pour l’avenir de la région et d’une portée gigantesque. »

Au fait, pourquoi une attaque contre des gens sans armes et sans défense dans un état de résidence surveillée, aurait une telle importance stratégique ?

Dans l’offensive de « Lumière éternelle » qu’a mené la résistance, le régime avait senti la menace de l’avancée de l’armée de libération nationale iranienne jusqu’aux portes de la ville de Kermanchah (au sud-ouest de l’Iran). Mais ils ont ressenti bien plus fort cette menace dans la présence d’une centaine de Moudjahidine du peuple sans armes à Achraf. Au fait, pourquoi ?

En vérité, comme l’ennemi est acculé à la crise du renversement, il est obligé d’exprimer clairement la place de l’Ompi et de l’armée de libération du peuple iranien.

D’après les grandes expériences historiques, ce genre de confrontation – qui exige certes un tribut élevé et sanglant – engendre un élan politique et ouvre la voie dans le combat par une manière sans précédente.

L’armée de libération constitue depuis le premier jour une menace pour l’existence du pouvoir des mollahs. Dans les années qui ont suivi le cessez-le-feu dans la guerre Iran-Irak, les mollahs ont annoncé à l’envi la fin de ce mouvement. Mais dans les moments les plus dangereux, ils ont été obligés d’envoyer sept brigades et divisions des gardiens de la révolution pour éliminer ce mouvement. Certes, à l’époque ils ont dit qu’ils ont essayé de monter un mur qui plus haut de leur capacité.

Ces années-là, ils ont bombardé plusieurs fois les centres de ce mouvement. Une fois même, ils ont tiré en une seule nuit, un millier de missiles sur les diverses bases de cette armée.

Après l’offensive américaine en Irak en 2003, il y a eu le bombardement de l’armée de libération par les américains dans un marchandage et à la demande des mollahs. Mais ils n’ont pas réussi à éliminer ce mouvement.

Au cours des dix dernières années, malgré un blocus inhumain, malgré 670 jours de torture psychologique au moyen de 320 haut-parleurs et malgré des attaques militaires et terroristes, ce sont ces mêmes Moudjahidine du peuple et armée de libération aux mains nues qui ont maintenu et fait avancer le mouvement le plus important et le plus influent face au régime du guide suprême.

Il faut chercher la source de cette persévérance d’abord dans l’authenticité stratégique de l’armée de libération qui prône comme seule réponse le renversement total de la dictature religieuse absolue et de toutes ses ramifications.

Deuxièmement, il faut la voir dans la qualité humaine exceptionnelle de ces femmes et de ces hommes d’avant-garde, dévoués, affranchis et totalement engagés, qui ont été et sont les porteurs fidèles de cette stratégie.

Massoud Radjavi qui a fondé l’Armée de libération et qui dirige le combat sans répit contre la dictature religieuse, a fait le plus précieux présent à la société iranienne en formant cette génération radieuse. Une génération qui résiste et qui refuse de plier face à ce régime, une source de fierté pour l’histoire de l’Iran, une existence débordante qui forme le capital de la liberté pour l’Iran de demain.

Discours à la conférence internationale de Genève

Chers amis,

Ce qui s’est passé le 1er septembre était une exécution de masse. Les tueurs de Maliki et Khamenei, ont abattu un par un les Achrafiens aux mains liées d’une balle dans la tête. Si les responsables et les hauts commandants n’avaient pas vaillamment résisté et protéger de leur corps chacun des Achrafiens face aux assaillants, ces 42 survivants, aujourd’hui ne seraient pas là. Ils auraient soit reçu une balle dans la tête soit auraient été pris en otages

Il y a des années, ici même à Genève, près du siège européen des Nations Unies, des terroristes envoyés par le régime du guide suprême, ont aussi tué dans un acte de terrorisme le Pr Kazem Radjavi, grand martyr des droits humains de l’Iran, et lui ont tiré une balle dans la tête.

Les tueurs de ce régime ont aussi tué dans un attentat terroriste à Rome le représentant du Conseil national de la Résistante iranienne en Italie, Mohammad Hossein Naghdi, et lui ont tiré une balle dans la tête.

Tirer une balle dans la tête des prisonniers les mains attachées, tirer une balle dans la tête des blessés sur les lits d’hôpitaux, ou procéder à des enlèvements, ce ne sont pas des signes de puissance mais des signes de panique des mollahs.

Le crime contre l’humanité à Achraf, comme le crime contre l’humanité en Syrie avec des armes chimiques, témoignent du sentiment de danger et d’impasse fatale des deux dictatures au bord du gouffre à Téhéran et à Damas.

En vérité, deux mois avant la mascarade électorale et l’entrée en fonction du nouveau président du régime, les mollahs avait donné le coup de grâce au projet de ce qu’ils prétendent être leur modération.

Durant ces deux mois, dans tous les domaines, les hostilités internes du régime se sont révélées de plus en plus mortelles.

En 1988, après avoir bu la coupe de poison du cessez-le-feu, Khomeiny s’est lancé dans le massacre des prisonniers Moudjahidine et combattants pour empêcher la chute de son régime. Aujourd’hui, Khamenei suit le même modèle maudit.

Comme l’a dit Massoud Radjavi : « Tant qu’il leur restera une balle, Khamenei et Maliki n’hésiteront pas à l’utiliser contre nous. C’est pourquoi la résistance et la campagne à Achraf et Liberty est exactement la campagne pour le renversement. »

Mais cela fait 20 mois que selon le plan de Kobler et de l’ONU, à la suite des pressions et des communiqués à la chaine de Mme Ashton, du département d’Etat américain et de divers pays pour nous faire partir vers d’autres pays, nous sommes allés dans un lieu de transit provisoire. Mais pourquoi dans ce lieu de transit provisoire, où l’on ne devait rester que quelques jours ou quelques semaines ou à peine quelques mois, au lieu de la sécurité que l’on nous avait promis à grand cris et par écrit, nous avons reçu des bombes et des roquettes, des explosions et des coups de grâce ?

Chers amis,

La constellation d’Achraf, en ce qui concerne le peuple et la résistance iranienne, est la lumière la plus éclatante qui ouvre le chemin et la source de fierté qui affermi la volonté de remporter la victoire.

Mais en ce qui concerne les partisans de la complaisance avec les mollahs à l’ONU, les Etats-Unis et l’Europe, ce massacre les couvre à jamais de honte et de scandale. La Résistance iranienne et ses partisans dans le monde ont lancé à maintes reprises des avertissements comme quoi le gouvernement irakien inféodé aux mollahs se préparait à commettre une nouvelle tragédie contre l’Ompi.

Cela fait près de 900 jours que dans cette ville, face à l’ONU, d’honorables Iraniens qui porte le drapeau d’Achraf, des femmes et des hommes infatigables, tiennent un sit-in et répètent chaque jour cet avertissement. Nous l’avons dit et crié des centaines de fois. Nous avons écrit des centaines de fois au gouvernement américain et à l’ONU que le plan d’un massacre s’accomplissait pas à pas. Mais nous n’avons reçu pour toute réponse que le silence et l’inaction.

Si les gouvernements occidentaux avaient rempli leurs devoirs au lieu de se livrer à de la complaisance avec les mollahs, ni la dictature syrienne n’aurait eu les mains libres pour massacrer son peuple à l’arme chimique, ni Khamenei et Maliki n’auraient pu se livrer au massacre des Achrafiens.

– Est-ce que les USA ne s’étaient pas engagés à protéger les Moudjahidine du peuple en échange de leurs armes ?
– Est-ce qu’au début du transfert à Liberty, le gouvernement américain ne s’était pas engagé dans un communiqué du département d’Etat vis-à-vis de leur sécurité et de leur protection ?
– Est-ce que les USA ne sont pas une des quatre parties de l’accord qui garantit et soutient la présence des 101 Moudjahidine du peuple à Achraf ?
– Pourquoi ont-ils violés tous ces engagements ?

C’est vrai que Khamenei et Maliki ont mené la répression, un blocus et des bombardements à la roquette, mais il y a aussi un chœur à l’unisson du département d’Etat américain, des hauts dirigeants européens et des directeurs de l’ONU qui s’en est pris à nous et c’est ce chorus et tous ces engagements violés des USA qui ont ouvert la voie à ce terrible carnage.

Il est clair qu’en ce qui concerne les parties internationales, elles donnent à nouveau la préséance aux considérations diplomatiques et aux intérêts commerciaux sur la liberté, la résistance et les droits humains en Iran.

Cependant, nous avons juré de changer ces procédés tyranniques. Nous avons jurés de briser ce rapport de force injuste et illégitime. Nous avons juré de ne pas permettre que les gouvernements et les instances internationales, avec leur silence et leur inaction, ouvrent davantage la voie aux dictateurs. Nous avons juré que même si cent fois de plus, les promesses violées sont répétées, nous réclamerons jusqu’au bout les droits lésés de la résistance du peuple iranien.

Au fait, Monsieur le Secrétaire général, que sont devenus tous ces beaux discours sur la responsabilité de protéger (R2P) ? Dans les réunions du Conseil de Sécurité, Martin Kobler avec votre soutien et en vous citant ne cessait de couvrir de fleurs le gouvernement irakien, parlait de sa patience qui se réduisait et nous menaçait. Pourquoi face à un criminel qui sympathisait avec la force terroriste Qods et les agents de la gestapo des mollahs, qui a ouvert la voie à ces attaques et les a justifiées, vous avez autant gardé le silence et vous lui avez laissé le champ libre ? N’était-ce pas cet individu qui à la place du fascisme religieux et de ses vassaux en Irak, nous présentait comme des violateurs des droits humains ? Pourquoi ne lui avez-vous jamais demandé quels avantages et quels pots-de-vin il avait touchés pour cela ?

Du reste, après ce massacre abominable à Achraf, qui peut garder le silence et dormir la conscience tranquille ? Il est temps que les consciences éveillées n’acceptent plus un gramme de complaisance ni de rapprochement avec les bourreaux. Il ne faut plus laisser se répéter cette politique ignoble qui consiste à partager la responsabilité entre le bourreau et sa victime.

Il ne faut plus permettre ce que le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a fait pendant deux ans en Irak, cette méthode de tortionnaire qui veut une fois de plus rendre la victime coupable.

Dès le lendemain de l’offensive américaine en Irak et l’occupation de ce pays, le sujet officiel que les Achrafiens et la Résistance iranienne ont répété régulièrement aux autorités et aux commandants de l’armée américaine, c’était que si les dirigeants irakiens étaient opposés à ce que l’Ompi demeure en Irak, les moudjahidines du peuple étaient prêts en permanence à quitter ce pays. Ils ont dit être prêts le jour-même à partir en avion aux Etats-Unis ou en Europe

Par la suite, au cours de l’année 2011, les Achrafiens ont présenté 14 plans de transfert : ils ont accepté le plan du Parlement européen, ont accepté d’aller sur un terrain en Jordanie ou dans d’autres pays voisins et toute une série d’autres options. Mais tous ces plans sont restés lettres mortes face au sabotage du régime des mollahs et de son gouvernement vassal en Irak, et parce que les USA ont cédé au chantage de la dictature religieuse.

A l’étape suivante, les Achrafiens ont renoncé à leur droit légal de mener des entretiens pour leur statut de réfugié à Achraf. Puis ils ont accepté de quitter leur foyer de 26 ans.

Mais ce n’est pas le cœur du problème. Je l’ai dit à plusieurs reprises et je le répète à nouveau : « Ce que veut véritablement le régime des mollahs ce n’est pas que les Moudjahidine partent d’Achraf ou quittent l’Irak. Le but du régime, c’est d’éliminer physiquement les Moudjahidine ou de les soumettre. Il n’y a pas de troisième option. »

A présent, au bout de vingt mois, on peut résumer toute cette période en quelques points :

Premièrement, les trois attaques à la roquette sur Liberty ces derniers mois ont fait de l’insécurité permanente de ce camp un problème urgent. La malveillance du gouvernement irakien apparait dans le fait que malgré les conseils et les requêtes du Secrétaire d’Etat américain et de ses autres responsables, il fait toujours obstacle au transfert des équipements de protection personnel et médicaux d’Achraf à Liberty, comme les casques et les gilets de protection que portent tous les observateurs de l’ONU. Il fait même obstacle à l’achat et à l’entrée de pelles et de pioches, de briques et de ciment pour que les Moudjahidine de Liberty puissent se construire des abris.

Deuxièmement, selon la déclaration du 13 septembre du HCR, ces trois dernières années, seulement 210 personnes ont été transférées dans d’autres pays et cela n’a pas été réalisé qu’avec nos propre efforts pour leur transfert aux autres pays. C’est pourquoi jusqu’à une date incertaine, la grande majorité des habitants restera exposée au danger.

Troisièmement, le massacre du 1er septembre à Achraf fait de l’insécurité de Liberty un cas d’urgence absolue qui n’autorise aucune hésitation ni aucun retard. Désormais, le danger et les menaces qui pèsent sur Liberty sont bien plus nombreux et non pas moindres.

Après le massacre d’Achraf et le transfert du dernier groupe à Liberty, les dirigeants du régime des mollahs et les porte-parole de la commission de la sécurité du parlement du régime ont clamé que l’Ompi était « finie » et qu’il fallait que ce mouvement soit « éliminé de la surface de la Terre », et « partout où il existe une branche ou un centre, il faut le détruire ». Ils ont dit aussi «suivre la situation des gens à Liberty » et ont ajouté avec impudence « suivre » la déportation « des membres de l’Ompi ». Et ils ont averti « qu’aucun pays tiers n’a le droit de les accueillir en groupe pour qu’ils ne puissent conserver la cohésion de leur organisation » !

C’est à cause de ces menaces qu’au cours des deux dernières années, j’ai porté à la connaissance de tous la question de la sécurité à Liberty, notamment à l’ONU qui ne peut sous prétexte de l’appellation de camp de transit provisoire, s’abstenir d’y assurer la sécurité.

Aujourd’hui je répète à nouveau que tous ceux qui préfèrent ignorer la sécurité de Liberty en raison de la promesse vide de transfert rapide vers des pays tiers, se placent dans la pratique dans le camp de l’ennemi et contre les Moudjahidine de la Liberté.

A cet effet je souligne que :

1- Les otages doivent être libérer immédiatement. Sur la base de tous les renseignements précis, répétés et vastes, les otages sont aux mains du gouvernement irakien. A cet égard, nous avons transmis aux autorités américaines des informations précises et détaillées et je les ai fait parvenir au HCR, au Haut commissariat aux droits de l’homme et à l’Union européenne et je leur en ferai parvenir d’autres.
Le gouvernement américain doit clarifier sa position sur les otages sinon cela ne signifiera qu’une tractation et complicité dans cette démarche néfaste.
Le gouvernement américain, l’Union européenne et l’ONU doivent rendre clair au gouvernement irakien que la répression des réfugiés iraniens en Irak et la détention de ces otages aura de graves conséquences sur leurs relations économiques et politiques. Pour la libération des otages, un très grand nombre de Moudjahidine à Liberty et de compatriotes dans plusieurs pays ont entamé une grève de la faim. La responsabilité de la santé et de la vie des grévistes repose sur l’Onu et le gouvernement américain.

2- Une équipe d’observateurs de l’ONU et des casques bleus doivent s’installer en permanence dans l’enceinte du camp Liberty. Parce que sans la présence d’une troisième force à Liberty, on ne peut imaginer de sécurité.

3- Il faut ramener au plus vite les 17.500 murs en T et transférer à Liberty les équipements de protection comme les casques et les gilets et les habitants doivent avoir l’autorisation de construire et d’installer des doubles toits sur les baraquements, avec le droit d’acheter et le transfert de leurs équipements d’Achraf. D’autre part, il est nécessaire pour la question des biens de l’Ompi à Achraf de trouver une solution afin de pouvoir assumer les frais très lourds du transfert vers d’autres pays et les frais quotidiens très importants. Ces 20 derniers mois, nous avons dépensé plus de 10 millions de dollars à Liberty pour le carburant et l’eau, parce que nous somme sous un blocus du carburant. il nous faut l’importer du Koweït à un prix cinq fois plus élevé parce que le gouvernement irakien, contrairement à l’accord passé avec l’ONU, ne vend pas le carburant aux habitants de Liberty au même prix que pour les Irakiens.

4- Il faut garantir le droit à la propriété des habitants sur les biens meubles et immeubles à Achraf et l’autorisation de vendre les biens sous la supervision du sénateur américain Robert Torricelli qui est leur représentant légal.

5- Le HCR doit accorder le statut de réfugiés à tous les demandeurs d’asile de Liberty en tant que mesure pouvant empêcher les assauts du gouvernement irakien. Cela doit être fait au plus vite.

6- Et enfin, pour empêcher une autre tragédie, j’appelle le Haut commissariat aux droits de l’homme à mettre à son ordre du jour une enquête indépendante sur le massacre d’Achraf, dans une durée déterminée. le gouvernement américain et Mme Ashton doivent porter ce dossier devant le tribunal de La Haye.

Discours à la conférence internationale de Genève

Chers amis,

Les mollahs voulaient déraciner l’Ompi. Mais en ce 1er septembre ils ont été confrontés à une vague de soutien et d’affection du peuple iranien vis-à-vis de l’Ompi et de son courage, et se retrouvent dans une impasse.

Face à ces soutiens, les mollahs se livrent à des mensonges stupides pour faire porter à l’Ompi la responsabilité de ce massacre. Ils disent que si les bourreaux du cabinet du premier ministre irakien ont commis ce carnage sur ordre de Khamenei, c’est à cause des Moudjahidine qui n’ont pas fui, ne se sont pas rendus, ne se sont pas repentis et n’ont pas écrit de lettre de dégout.

Les pique-assiettes du guide suprême et ceux qui sont directement ou indirectement dans le camp politique de ce régime, reproduisent ce genre de mensonge. Les mollahs et leurs complices veulent occulter des esprits le problème essentiel qui est le face-à-face entre le peuple iranien et le régime du guide suprême. Aujourd’hui, la demande générale urgente en Iran, c’est le renversement de ce régime et l’instauration de la liberté et de la démocratie.

Par conséquent, tout le conflit porte sur le mot de « renversement » : le renversement du régime ou s’accommoder avec ses factions ? Le conflit principal ne porte pas sur les biens ni sur le nombre plus ou moins important de gens envoyés hors d’Irak. Non, il porte sur la reddition à ce régime ou bien lui résister partout et à tout moment. Il porte sur la trahison à la cause de la liberté ou lui rester fidèle.

A présent si vous demandez aux mollahs, aux pasdarans, à leurs partisans et à leurs complices de quoi ils accusent la résistance, ils répondront : son crime, c’est que depuis le premier jour elle dit NON au guide suprême. Et son plus grand crime, c’est qu’elle n’a pas cessé un seul instant de se battre et de résister à cette dictature religieuse.

Oui, ce qui pour les mollahs est un crime condamnable, est devant le peuple iranien, endosser une responsabilité pour la cause du peuple, dans l’honneur et la fidélité à ses promesses. Alors comme je l’ai dit plusieurs fois :
– Si résister pour la liberté et refuser de capituler est un crime, alors nous sommes fiers de ce crime.
– Si résister pour les droits du peuple iranien et résister pour le droit international est un crime, alors nous sommes fiers de ce crime.
– Si mourir massacrés, une balle dans la tête et avec les mains liées, sur la voie de la liberté est un crime, alors nous en sommes fiers et nous y sommes prêts.
Et nous sommes fiers d’Achraf et de sa constellation des martyrs.
Nous sommes fiers des gardiens de l’honneur et de la persévérance qui ont engendré, avec leur sacrifice, l’épopée du 1er septembre.
Oui, nous sommes fiers et rendons hommage à l’armée de libération du peuple iranien, nous sommes fiers de la multiplication d’Achraf et chaque pas que tout Iranien libre a pris et prendra dans la voie du renversement du régime.

Chers amis, Chers compatriotes,

Amis de la résistance, sœurs et frères et Moudjahidine qui êtes à Liberty, Genève, Berlin, Londres et Ottawa en grève de la faim,
Sœurs et frères à Vancouver, Toronto, Paris, Luxembourg, Washington, Los Angeles, San Diego, Auckland, dans le nord de la Californie, Stockholm, Göteborg, Boras en Suède, La Haye, Rome, Copenhague, Oslo, Bruxelles, Sydney, Melbourne, Cambera, Vienne, Bucarest et Madrid, qui menez un sit-in et protestez, le drapeau écarlate d’Achraf est à présent entre vos mains.

Votre combat et vos souffrances qui ont fait échouer beaucoup de complots du régime et apporté de très nombreux acquis à la résistance du peuple iranien, pourront à nouveau repousser les obstacles et rendre possible l’impossible, et en premier lieu garantir la libération des otages.

La constellation des 52 martyrs d’Achraf, en particulier l’étoile éclatante de la commandante Zohreh, a suscité l’admiration et les hommages du monde. A présent leurs regards sont tournés vers vous.
Leurs regards sont tournés vers vous pour que vous déployiez des efforts et que vous vous battiez 52 fois plus.
52 fois plus de détermination,
52 fois plus d’espérance et de moral plus haut,
52 fois plus de force,
et 52 fois plus combatifs.

Il ne fait à mes yeux aucun doute que le soleil de la victoire se lèvera sur l’épopée éternelle d’Achraf que vous poursuivez avec la force de votre lutte.

Vive la Liberté !
Vive le peuple iranien !

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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