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Nov25

Message de Maryam Radjavi pour la Journée mondiale de l’élimination des violences faites aux femmes

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Message de Maryam Radjavi pour la Journée mondiale de l’élimination des violences faites aux femmes

L’élimination des violences faites aux femmes en Iran passe par le renversement du régime des mollahs

En cette journée internationale de l’élimination des violences faites aux femmes, je salue toutes mes sœurs en Iran et dans le monde qui se sont dressées pour l’égalité, la liberté et la fin des violences et de l’oppression faites aux femmes. Je salue également toutes les femmes qui ont souffert dans cette lutte, ou qui ont été victimes de la torture ou de la potence. L’idéal glorieux de l’égalité et d’un monde sans violence, sans exploitation, ni discrimination sexuelles se réalisera à coup sûr avec une résistance sans répit ni compromis et en payant un lourd tribut.
Cela fait près de 60 ans que les sœurs Mirabal ont été assassinées en Amérique latine le 25 novembre, des victimes en souvenir desquelles la journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes a été instituée. Ces trois femmes, surnommées les « papillons » sont gravées à jamais dans le cœur des défenseurs de la liberté et de la démocratie.

De nombreuses années après, dans notre patrie, l’Iran, des milliers de papillons ont donné leur vie sous la torture ou sur les potences pour que la flamme de la quête de la liberté et de l’égalité reste vivace. La torture ou l’exécution de dizaines de milliers de femmes insurgées par ce régime misogyne ne connait pas de semblable dans le monde d’aujourd’hui, et forme le cas le plus significatif et le plus haineux de violences faites aux femmes en Iran.

Les exécutions du début des années 1980, le massacre de 30.000 prisonniers politiques de 1988, et l’assassinat ou la prise en otages de 23 femmes des Moudjahidine du peuple (OMPI) entre 2011 à 2015 dans les camps d’Achraf et de Liberty, ont révélé l’hostilité particulière de ce régime envers les femmes, surtout des femmes de l’OMPI et d’autres femmes qui luttaient contre ce régime.

Un grand nombre de personnes arrêtées durant le soulèvement et les manifestations de décembre 2017, étaient des femmes qui ont été torturées et maltraitées.

Selon les déclarations de Rassoul Sanaï-Rad, directeur politique du corps des pasdaran, « 28% des gens arrêtés dass les manifestations étaient des femmes».

Les arrestations et les comportements violents contre les manifestantes ont continué les mois suivants, notamment avec des agressions d’enseignantes lors des manifestations du mois de mai.

Cette violence généralisée s’exerce contre les femmes dans tous les domaines sociaux, économiques et politiques en Iran. C’est pourquoi elle est structurée, étendue et invasive. Le régime en fait la promotion, la renforce et la préserve. De cette manière, malgré le mécontentement général, elle n’a jamais connu de répit.

L’hostilité contre les femmes constitue l’idéologie de ce régime. Si les mollahs renonçaient à la violence et l’inégalité institutionnalisées dans leurs lois et leur charia, s’ils renonçaient aux opérations de contrôle et répressives quotidiennes des femmes dites « mal-voilées », s’ils renonçaient à violer et violenter les prisonnières, s’ils empêchaient le harcèlement des femmes au travail et dans les espaces publics, ils ne pourraient pas se maintenir au pouvoir.

De cette manière chaque jour, des millions de femmes en Iran sont la cible de violences, d’humiliations et d’agressions quotidiennes.

L’aspect le plus étendu des violences faites aux femmes c’est la répression organisée et permanente pour le port du voile obligatoire.

Hossein Achtari, commandant des forces de sécurité, a déclaré que chaque jour au moins 2000 femmes sont arrêtées dans des opérations de contrôles.

Il y a deux ans, le régime a étendu son appareil de répression contre les femmes, en déployant 7000 agents « invisibles » dans les rues de Téhéran et en créant une nouvel organe de coordination du nom de « front populaire national de la pudeur et du voile », composé de 301 instituts et associations chargés de contrôler la tenue vestimentaire des femmes dans les rues et au volant de véhicules. Cela venait s’ajouter aux 12 ministères et 14 organes déjà chargés de la répression systématique des femmes.

Ces opérations quotidiennes donnent lieu à de graves violences et crimes contre les femmes commis par des agents non officiels et d’autres en civil. Un exemple de ces sauvageries, sont les agressions à l’acide en série contre plusieurs femmes à Ispahan en 2014 qui ont choqué l’opinion publique en Iran. Aujourd’hui, les autorités internationales soulignent le fait que les miliciens d Ansar-e-Hezbollah soutenu par le régime étaient liés à ces agressions à l’acide contre les femmes à Ispahan.

Diverses formes de violences faites aux femmes, verbales ou physiques, ainsi que les viols dans les prisons – une méthode de torture courante – sont une autre arène significative des violences en Iran.

Les femmes ne sont pas libres de s’exprimer dans l’Iran sous la répression étouffante des mollahs. Elles ne peuvent parler des agressions sexuelles dont elles sont victimes, surtout quand l’agresseur est une autorité, un agent de sécurité ou des services de renseignement qui jouit d’une impunité judiciaire et du pouvoir de réprimer et d’intimider. Ils ont carte blanche dans la commission de délits sexuels. L’Iran dans ce domaine est un des pires pays au monde.

Les violences sexuelles faites aux femmes sont omniprésentes au travail et selon l’Organisation mondiale du travail, sont un « poison de l’environnement professionnels ». Ces lieux de travail sont ouvertement dominés par cette violence cruelle faite aux ouvrières.

Cette situation est le résultat de conditions dans lesquelles les ouvrières travaillent 12 heures par jour pour un salaire de misère qui est souvent la moitié ou le tiers du salaire officiel, et qui les condamne, selon les autorités, à un nouvel esclavage.

En raison de l’absence de tout soutien juridique, de la crainte du déshonneur dans la culture perverse des mollahs et de la peur du licenciement, les ouvrières sont contraintes de taire la souffrance des violences sexuelles.

Elles sont les principales victimes de la misère, de la vie chère et de faillite économique. Le nombre de femmes chefs de famille dépasse les 3,5 millions.

La misère, l’absence de domicile fixe, le poids écrasant de subvenir aux besoins de la famille et les pressions intolérables de la maladie, ont fait des femmes la couche la plus vulnérable de la société en Iran. Nombreuses sont les femmes déshéritées victimes de diverses formes de corruption, de violences et d’abus.

Aujourd’hui, la violence et l’humiliation imprègnent tous les domaines de la vie des femmes en Iran.

Depuis l’arrivée de Rohani à la présidence des mollahs, au moins 85 femmes ont été exécutées. Actuellement des dizaines de femmes condamnées à mort se trouvent dans diverses prisons, notamment à la prison centrale d’Oroumieh, et dans celle de Qarchak à Varamine.

Au printemps dernier, la nouvelle scandaleuse du viol de 41 femmes et jeunes filles dans la ville d’Iranchahr a choqué l’opinion publique iranienne. Les violeurs avaient des liens ouverts ou cachés avec le pouvoir en place. En conséquence, les autorités ont minimisé ce crime. Les violeurs ont échappé à la justice. Mais le procureur général du régime, Mohammad-Jafar Montazeri, a déclaré que ceux qui avaient propagé la nouvelle seraient poursuivis. Parallèlement, des jeunes qui s’étaient élevés contre ce crime, ont été arrêtés.

Le visage hideux des violences faites aux femmes apparait aussi dans le mariage forcé des fillettes que les lois réactionnaires des mollahs et leur charia honteuse ont rendu courants. Selon les chiffres officiels, les mariages précoces des fillettes atteignent les 180.000 chaque année, ce qui représente 24% de tous les mariages annuels.

Les violences sexuelles contre les femmes en Iran sont profondément politisées de la même manière que la politique officielle du régime est profondément sexiste. Ces violences dont la liste est longue sont une plaie profonde dans l’esprit et le coeur de la société iranienne. Elles ne peuvent se résoudre que dans la lutte pour le renversement de la tyrannie religieuse.

L’égalité des femmes et l’élimination de toute forme de discrimination et de violence contre les femmes constituent une partie significative de la lutte de la Résistance iranienne. Dans l’Iran de demain, la Résistance iranienne défendra avec force l’élimination de tous les facteurs contribuant à maintenir les femmes en bas de l’échelle au travail et dans l’enseignement, et faisant obstacles au choix des femmes :

- Quelles que soient leur origine, leur confession et leur couche sociale, quels que soient leur âge et leur lieu de résidence, toutes les femmes doivent bénéficier de droits égaux aux hommes dans tous les domaines économiques, sociaux et politiques. La discrimination à l’égard des femmes doit disparaitre sous toutes ses formes.
- Face à la violence, aux viols, aux discriminations et à la privation de liberté, les femmes doivent bénéficier d’un accès garanti à la justice.
- L’âge de la majorité pour les filles doit être fixé à 18 ans. Avant cet âge, elles ne doivent pas être considérées responsables sur le plan juridique.
- Il faut supprimer le voile obligatoire.
- Sur le marché du travail, les femmes doivent jouir d’opportunités égales aux hommes, de la sécurité du travail et de toutes les prestations sociales.
- Les femmes doivent bénéficier du droit libre et unilatéral de choisir leur époux, de se marier et de divorcer.
- Il faut interdire la polygamie.
- Il faut interdire le mariage avant l’âge légal et toute contrainte faite aux femmes dans la vie familiale.
- Il faut interdire le travail des fillettes avant l’âge légal du travail.
- Les diverses formes de violences contre les femmes, les actes d’intimidation ou de privations de liberté doivent être considérés comme un délit.
- Le commerce sexuel, le trafic des femmes et la contrainte à la prostitution sont un crime et les individus qui en sont responsables seront passibles de poursuites judiciaires.
- Toute forme d’exploitation sexuelle des femmes, quel qu’en soit le prétexte, et toutes les lois, coutumes et règlements permettant aux parents, au tuteur ou à une tierce personne liée à une fille ou une femme de la donner à quelqu’un pour en tirer une exploitation ou un plaisir sexuels, sous prétexte de mariage ou de tout autre chose, seront abolis.
- Les lois de la charia des mollahs seront abolies dans l’Iran de demain.
- Il faudra mettre l’accent pour « rejeter toutes les mesures pénales qui constitue une discrimination contre les femmes ».
- Les lois et châtiments inhumains comme la lapidation, seront abolies.
Et toutes les lois autorisant le meurtre des femmes sous des prétextes familiaux seront abolies.

Le peuple iranien et sa Résistance, notamment ses femmes d’avant-garde, sont fermement déterminés à concrétiser ces mesures.

Maryam Radjavi

 

Présidente-élue du Conseil national de la Résistance Iranienne

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