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Fév10

Pour la liberté et au nom de la liberté : cap sur la liberté en Iran-De la révolution de 1979 au soulèvement de 2018 en Iran

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Pour la liberté et au nom de la liberté : cap sur la liberté en Iran-De la révolution de 1979 au soulèvement de 2018 en Iran

A l’occasion de l’anniversaire de la révolution antimonarchique en Iran du 11 février 1979, et du soulèvement de janvier 2018, une réunion s’est tenue le 10 février sous le titre « Soulèvement du peuple iranien, insurrection de la jeunesse pour le renversement de la dictature », en présence de Maryam Radjavi. Dans son intervention lors de ce rassemblement de la jeunesse iranienne, elle a déclaré :

Chers compatriotes,
Jeunesse insurgée d’Iran,

En cet anniversaire de la révolution de février 1979 en Iran, saluons le peuple et la jeunesse qui ont renversé la dictature du chah et les jeunes qui aujourd’hui se sont insurgés pour renverser la dictature des mollahs.

La révolution de février 1979 s’est faite pour la liberté et la démocratie en Iran. Mais Khomeiny, ce démagogue, en a usurpé la direction et l’a noyée dans un bain de sang. Alors saluons les audacieux qui aujourd’hui se sont révoltés pour libérer la révolution des griffes de la dictature religieuse. Ce qu’ils disent aujourd’hui c’est que « nous arracherons de la gueule du loup la révolution qu’il a volée ».

Souvenons-nous des femmes et des hommes d’avant-garde qui avec leur vision, leur volonté et leur sacrifice, ont engendré cette glorieuse révolution de février 1979. Des milliers de saluts à Mohammad Hanifnejad, Saïd Mohsen et Ali-Asghar Badi-Zadegan (fondateurs de l’OMPI)*, Massoud Ahmadzadeh, Amir-Parviz Pouyan et Bijan Djazani (fondateurs de l’OGFPI) **.

La dictature du chah et ses soutiens colonialistes ont fait un coup d’Etat contre le grand Mossadegh, notre leader historique. La dictature du chah a écrasé les mouvements de libération et groupes après groupes a exécuté ou emprisonné les membres de l’OMPI et de l’OGFPI.

Je me souviens des années 1970 où les prisons du chah étaient pleines de prisonniers politiques. Les familles se réunissaient plusieurs jours de la semaine devant les portes des prisons de diverses villes pour voir leurs enfants et leurs proches. Moi aussi j’y allais avec elles pour y voir mon frère Mahmoud. Les prisonniers politiques étaient sous la torture de la police secrète du chah, la Savak, et cela renforçait chaque jour la colère du peuple. La société réprimée était assoiffée de liberté. Avec les organisations des Fedayines du peuple et des Moudjahidine du peuple à l’avant-garde, le climat de peur et le mur de la répression se sont effondrés.

A cette époque, les universités étaient le foyer du mouvement contre le chah. Les protestations et les grèves se multipliaient chaque jour. Pour finir, sous la pression du soulèvement et des manifestations générales, la dictature monarchiste a été contrainte de libérer tous les prisonniers politiques. Le dernier groupe a été libéré le 20 janvier 1979, avec Massoud (Radjavi), Moussa (Khiabani), Achraf (Rabi’i) et quelques autres membres de l’OMPI et de l’OGFPI.

Personne n’oubliera quand Massoud est apparu au balcon de la prison de Qasr pour lancer à la foule : « c’est vous qui nous avez libérés. C’est votre soulèvement ! »

Je me souviens aussi que trois jours après sa libération, le 24 janvier 1979, Massoud est allé à l’université de Téhéran et dans son discours, opposé à Khomeiny, au lieu de défendre la soi-disant « révolution islamique » qui sentait la dictature sous couvert de l’islam, il a clairement défendu la révolution démocratique du peuple d’Iran. C’était la première fois qu’avec le peuple iranien, nous entendions les mots de « révolution démocratique ». Oui, parler de révolution démocratique à cette époque demandait vraiment beaucoup de courage. Car il y a 40 ans, les rumeurs et les fantasmes allaient jusqu’à voir le visage de Khomeiny dans la lune !

Dans ce premier discours, Massoud a expliqué clairement que « la révolution vient juste de commencer et je ne suis pas venu pour admirer le cours spontané des événements. Je ne suis pas venu pour rendre hommage à ce qui est fait et me contenter de l’admirer. Arrêtons-nous un moment pour penser à ce qui doit advenir, je veux parler de la liberté. »

Et il a précisé : « mes frères et sœurs, les Moudjahidine du peuple n’ont pas donné leur vie pour s’enrichir, nous n’avons pas donné nos vies pour recevoir des postes. » Il a bien souligné qu’il fallait protéger le sens sacré du mot « liberté ».

A l’aube de la liberté, Massoud a rappelé : « Est-il possible de tuer le soleil ? Peut-on empêcher le vent de souffler et la pluie de tomber ? Peut-on empêcher les tulipes de pousser ? Peut-on garder un peuple prisonnier pour l’éternité ? Non, jamais ! Nul ne peut enchaîner un peuple pour l’éternité. »

Ce sont là des jours et des moments inoubliables de cette révolution et c’est aussi le véritable récit de l’histoire du peuple iranien aujourd’hui.

Mais comme le chah avait exécuté les Moudjahidine et les Fedayines, les conditions ont tourné en faveur de Khomeiny qui s’est emparé de la direction de la révolution pour la mener sur le chemin de la réaction et de la tyrannie.

Un an plus tard, Khomeiny a instauré la Constitution du guide suprême, c’est-à-dire le pouvoir des mollahs à la place de la souveraineté populaire. Quelques années plus tard, il a instauré le pouvoir absolu et inconditionnel des mollahs. Or à aucun moment dans son soulèvement, le peuple iranien n’avait voulu d’un système aussi terrible.

Khomeiny avait déjà exécuté la plupart des militants du soulèvement des années 78-79. Les jeunes de l’OMPI et les jeunes combattants exécutés dans les années 1980 et ses massacres étaient en majorité de ceux qui avaient fait triompher la révolution.

Khomeiny était l’ennemi des aspirations du peuple iranien et de sa révolution. L’ennemi de Mossadegh. L’ennemi de la Révolution constitutionnelle de 1906. Il était l’héritier du cheikh Fazlollah et du mollah Kachani et leur complice dans le coup d’Etat du 19 aout 1953 contre Mossadegh. Le bilan de Khomeiny et de Khamenei peut se résumer en cinq concepts : massacre, pillage, ruine, exportation de l’intégrisme et du terrorisme au nom de la révolution et une misogynie extrême. Toute l’histoire de la dictature religieuse condensée dans cinq concepts.

Et malgré tout, le peuple iranien n’a jamais été satisfait de ce régime, il n’a jamais plié devant lui et n’a jamais renoncé à son rêve de liberté et de souveraineté populaire.

Où peut-on voir cette résistance ? Dans le « non » historique du peuple iranien à la dictature religieuse. Dans l’OMPI, dans l’armée de libération nationale et dans leur persévérance face à la répression et face aux conspirations régionales et internationales. On peut la voir dans une alternative démocratique, à savoir le Conseil national de la Résistance iranienne, dans les innombrables soulèvements à travers le pays et dans la conscience profonde de la société.

Cette conscience apparait dans la popularité de la notion d’égalité, surtout dans la jeunesse iranienne. C’est le plus grand acquis de la société iranienne dans sa résistance contre un régime misogyne. L’avenir de l’Iran se bâtira de toute façon sur l’égalité des femmes et des hommes.

La conscience de la société iranienne peut se voir dans l’approbation générale du principe de la séparation de la religion et de l’Etat. Ce principe a été adopté avec un plan précis par le Conseil national de la Résistance iranienne en 1985.

La conscience profonde de la société, peut se voir dans l’échec de l’intégrisme et de l’extrémisme. Vous voyez que le slogan des soulèvements en Iran est « A bas le principe du guide suprême ».

Et pour finir, le signe le plus important de la conscience et de la maturité de la société iranienne se reflète dans l’endurance d’une alternative démocratique, à savoir le Conseil national de la Résistance iranienne, et plus particulièrement dans l’élément du leadership qui trace la voie et la direction du soulèvement.

Le soulèvement commencé le 28 décembre 2017 est porteur de ces valeurs. Ainsi donc, l’information majeure est que l’extrémisme et l’intégrisme engendrés en Iran avec la dictature religieuse en 1979 est mort avec le soulèvement de 2018.

Jeunesse insurgée pour le renversement,
Vaillants enfants d’Iran,

Dans le soulèvement récent, vous avez commencé à éliminer le régime des mollahs. C’est un début prometteur. Khamenei et son corps des pasdaran vous avaient fermé toutes les routes et tous les espaces, mais votre détermination a triomphé.

Par conséquent, croyez fermement dans la poursuite du soulèvement. Ce mouvement est édifié sur vos souffrances et le sang de vos amis. Ce mouvement est édifié sur les souffrances de dizaines de millions d’Iraniens. Ce mouvement ne s’arrêtera pas parce que les conditions qui l’ont fait naitre sont toujours en vigueur et que vous le continuez, vous, la jeunesse intrépide d’Iran, en étant présents sur le terrain.

Chers amis,

Trois facteurs essentiels ont joué dans l’émergence de ce soulèvement, et ces trois facteurs lui donnent la capacité de continuer :
1- Le mécontentement explosif.
2- Le changement de la situation internationale en défaveur du régime et une coalition régionale contre ses ingérences intégristes et ses guerres.
3- L’élément déterminant : la présence de l’OMPI et de la Résistance iranienne et leur rôle de leadership.

Permettez-moi de développer davantage ces trois facteurs :
Premièrement : la société déborde de colère et de haine envers le régime. Le mur de la peur s’est fissuré. L’arrestation d’au moins 8000 personnes n’a pu affaiblir la volonté populaire de poursuivre le soulèvement.

Le corps des pasdaran et la milice du Bassidj sont démoralisés par la force de la nation. Le temps et les conditions sont favorables au développement du soulèvement. Regardez les grèves et les manifestations incessantes des ouvriers et des travailleurs ! Regardez les protestations des lycéens et des étudiants ! Quel est le message du développement de ces protestations ? Ces protestations sont un cri qui se renforce chaque jour. Le cri de la liberté, le cri du soulèvement et le cri de « je veux le renversement du régime ».

Je salue tous les insurgés, surtout mes sœurs et mes frères travailleurs. En 1978, les travailleurs du secteur pétrolier en Iran ont fait plier le régime du chah avec leur grande grève. Aujourd’hui aussi, les cris des travailleurs résonnent dans tout l’Iran. Ils constituent une importante partie du soulèvement en Iran et du mouvement pour le renversement. Saluons les travailleurs iraniens !

Les manifestations des épargnants spoliés continuent. Ils protestent contre la corruption et les vols sans fin des mollahs. Il y a deux jours, Khamenei a dit : « la corruption est comme un serpent à sept têtes des légendes. » Oui, la corruption de la dictature religieuse est un dragon à sept têtes. Mais la tête principale du monstre est dans l’antre de Khamenei.

Chers amis,
Le deuxième facteur de la poursuite du soulèvement, sont les bouleversements politiques sur la scène internationale. Khamenei a toujours bénéficié, surtout dans les seize dernières années, de la politique des gouvernements américains. Si les gouvernements américains précédents n’avaient pas, à maintes reprises, ouvert la voie à Khamenei et au régime des mollahs, ou s’ils n’avaient pas gardé le silence, il n’aurait pas pu mener des ingérences aussi destructrices en Irak et en Syrie et il n’aurait pas pu bénéficier des concessions comme le désarmement, l’encerclement et le bombardement des Moudjahidine du peuple et de l’armée de libération nationale. Mais aujourd’hui, Khamenei a perdu le soutien de la complaisance des Etats-Unis. Par conséquent, contrairement au passé, la volonté du peuple iranien de se soulever, ne se retrouve pas face à un obstacle international.

Quant au troisième facteur, c’est la présence active de l’OMPI et de la Résistance iranienne. Heureusement, elle a fourni les lignes directrices et la nouvelle orientation de ce mouvement. C’est ce facteur déterminant qui montre la voie, qui donne le cap et qui empêche de dévier. C’est l’élément qui guide, qui dirige et garantit la poursuite de la révolte. Et dans le dernier soulèvement, il était manifeste, surtout dans le rôle de générateur d’un millier d’Achraf, d’un millier de foyers de révolte.

Plus les foyers de révolte se multiplieront, plus votre force d’insurrection augmentera. Au fait, dans quelles conditions ces foyers de révolte prennent-ils forme et se développent ?

D’une part avec le mécontentement et la colère explosive accumulés dans l’ensemble des villes et des villages d’Iran, et d’autre part avec le souvenir éternel des martyrs et des victimes du massacre de 1988.

Savez-vous où se trouve Touyserkan qui a connu un des plus vifs affrontements ? Savez-vous ce qu’il y a de spécial à propos de cette ville ? C’est une ville où pendant le massacre de 1988, le régime a pendu dans la rue des Moudjahidine du peuple sous les yeux de la population. Et maintenant le soulèvement jaillit de ces villes. Comme l’a dit Massoud Radjavi dans l’un de ses messages aux insurgés : « Nous sommes plus forts que la mort, les exécutions et les massacres. Chaque fois que l’on nous fauche, nous repoussons encore plus fertiles. Nous nous insurgeons et continuons d’attaquer les fondements de l’ennemi qui est le principe du guide suprême. »

Filles et fils de l’Iran,

Un autre sujet que je voudrais rappeler à chacun d’entre vous, c’est votre responsabilité. Considérez la poursuite et le développement du soulèvement, comme relevant de votre responsabilité. Il y a deux ans, au rassemblement annuel de la résistance, j’ai déclaré : « Pour parvenir à une république de liberté et d’égalité, inutile d’attendre un miracle, de la chance ou le hasard en notre faveur. Notre seule richesse, c’est le peuple iranien et ses enfants d’avant-garde et c’est véritablement la plus grande force au monde. Il faut donc tout attendre de nous-mêmes et de notre volonté. C’est pour cela qu’il nous faut construire un millier d’Achraf, un millier de foyers de révolte. »

Chacun et chacune d’entre vous, jeunes intrépides, jouez un rôle déterminant quand vous vous organisez. Beaucoup d’entre vous ont eu un rôle actif dans l’établissement d’un, deux, trois, cent et mille Achraf, ces foyers de révolte, ou en apportant la meilleure aide aux manifestants. Vous pouvez former davantage de foyers et organiser le soulèvement.

Vous pouvez former ces foyers et ces conseils de résistance dans chaque lycée, chaque université, chaque usine, chaque administration et chaque quartier. Vous pouvez apporter dans ce cadre, dans des formations locales ou séparément, une aide aux familles des prisonniers et des martyrs du soulèvement. Vous pouvez transmettre vos expériences et vos conseils.

Vous avez tous des milliers d’obligations et de responsabilités vis-à-vis du soulèvement, de sa durée et de son développement. Chacun d’entre vous peut certainement en assumer une partie.

Femmes, jeunes, ouvriers, travailleurs, opprimés, vous avez un immense potentiel explosif face à la dictature religieuse. Et en première ligne, votre rôle est unique. Venez sur le terrain avec toutes vos forces pour poursuivre et étendre le soulèvement afin de renverser ce régime et instaurer la liberté.

Je voudrais aussi souligner ceci : n’accordez aucune importance à ceux qui parlent de la puissance du corps des pasdaran. Ils n’ont de la force que lorsqu’il n’y a pas de soulèvement et de protestations. Ils n’ont de la puissance que si tout le monde se soumet. Mais quand chacun d’entre vous a un rôle pour faire avancer le soulèvement, ils sont impuissants.

Ici, j’appelle tous ceux qui ont été embauchés par les forces répressives, particulièrement dans les pasdaran et la milice du Bassidj, à désobéir et abandonner les services honteux de ces forces criminelles. La pauvreté et le dénuement valent mille fois mieux que les salaires versés par ces criminels et ces tortionnaires. Prenez vos distances avec les bourreaux qui ont tué des adolescents innocents à Izeh, à Arak et à Doroud ! Je m’adresse aussi aux personnels de l’armée et des forces de sécurité. Abstenez-vous de la moindre collaboration avec les pasdaran criminels ! Ne permettez-pas aux mollahs de vous utiliser pour faire couler le sang des enfants de l’Iran !

Et pour finir, je dis à nouveau à la jeunesse intrépide : souvenez-vous que dans l’histoire de ces dernières décennies, des jeunes de votre âge ont fait trembler la dictature à plusieurs reprises. Mehdi Rezaï avait 20 ans quand à la cour martiale, il a condamné le régime du chah. Fatemeh Mesbah, Daryouch Salahshour, Massoud Chakiba-Nejad et Homeyra Echragh en 1981 ont effrayé plus d’une fois le régime. Et ces dernières années, Saba et Assieh, Faezeh et Nastaran, Hanif et Siavoch, Saïd et Rahman, Mahdieh et les autres martyrs héroïques ont alimenté la flamme de la persévérance du camp d’Achraf face à Khamenei et ses mercenaires. Chacun d’entre eux a fait la démonstration de ce message brillant : « on le peut et on le doit ».

Votre génération incarne aussi de facto ce message en lançant un soulèvement. Vous avez montré que sous la répression la plus dure, vous pouvez et vous devez lancer un soulèvement. Vous avez démontré que vous pouvez et vous devez générer des foyers d’insurrection et assurément vous démontrerez à nouveau que l’on peut et que l’on doit renverser le régime des mollahs et instaurer la liberté et la souveraineté populaire.

A présent, je voudrais m’adresser aux jeunes ici présents. Pour le soulèvement qui a vu le jour dans notre pays, vous avez des devoirs importants. Il est certain que si vous étiez en Iran, quelle que soit votre ville, vous seriez dans les rangs des insurgés.

L’important c’est que chacun, où qu’il se trouve, se considère responsable. Il suffit d’avoir pour préoccupation pressante le soulèvement et les insurgés. De cette manière, vous pouvez voir de très nombreuses choses à faire et vous pouvez les soutenir sérieusement. Tous, vous le pouvez et vous devez le faire.

Chers compatriotes,

Le dernier soulèvement a prouvé que les Iraniens ne se contenteront pas moins que de renverser le régime et d’instaurer la liberté. La présence des femmes et des jeunes en première ligne dans le soulèvement garantit sa poursuite.

Cela fait 39 ans que les femmes en Iran sont la cible de répression et d’humiliations systématiques. La contrainte du voile obligatoire, la contrainte d’une série d’oppressions et de persécutions intolérables ont fait que les femmes en Iran ont le plus de motivation pour se battre afin de renverser ce régime. Face à la répression, au voile obligatoire et aux autres contraintes, elles ne se sont jamais soumises.

Dès les premiers jours du régime de Khomeiny, les femmes de l’OMPI se sont opposées au voile obligatoire et ont participé activement à la manifestation de leurs sœurs à Téhéran.

Je voudrais souligner les demandes que j’avais formulées il y a deux semaines au Conseil de l’Europe : la libération immédiate des manifestants arrêtés, la liberté d’expression et de réunion, la fin de la répression et du voile obligatoire des femmes. Tout de suite !

Nous l’avons toujours dit et nous le répétons : non à la religion obligatoire, non à la contrainte en religion, non au voile obligatoire et non à un gouvernement obligatoire. Le temps est venu de mettre fin à ces contraintes.

Le peuple et les manifestants en Iran ont décidé d’instaurer une république fondée sur la liberté et la démocratie. Ils ont décidé de renverser la dictature religieuse. Ils ont décidé de jeter la Constitution du guide suprême et de la remplacer par une Constitution fondée sur la liberté, l’égalité et la démocratie. Ils ont décidé de renverser les pasdaran et la milice du Bassidj. Ils veulent remplacer le programme nucléaire et les autres programmes d’armes de destruction massive, en investissant dans l’éducation, la santé et le sport, le bien-être social, l’emploi et l’économie.

C’est notre feuille de route et la première étape en est le renversement de ce régime dans sa totalité.

C’est notre feuille de route : au nom de la liberté, pour la liberté, cap sur la liberté en Iran. L’aube de la liberté de l’Iran et des Iraniens arrive.

Vive les insurgés et le soulèvement du peuple iranien !
Saluons la mémoire des martyrs !

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* L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran
* L’Organisation des guérilleros Fedayines du peuple d’Iran

Maryam Radjavi

 

Présidente-élue du Conseil national de la Résistance Iranienne

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