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07 Mar 2024

Conférence pour la Journée internationale des Femmes à Paris En présence de dignitaires et personnalités politiques de 28 pays du monde

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Conférence pour la Journée internationale des Femmes à Paris  En présence de dignitaires et personnalités politiques de 28 pays du monde

 

Maryam Radjavi : La participation active et égale des femmes au leadership politique, condition sine qua non de la démocratie

A l’approche de la Journée internationale des femmes, nous adressons nos salutations les plus cordiales aux femmes qui se sont levées en défense de la cause de l’égalité, ont fait preuve d’abnégation pour ouvrir la voie aux autres et annoncer la venue d’une ère nouvelle.
À la lumière de ce combat, de ces souffrances et de l’expérience de quatre décennies de lutte contre la tyrannie religieuse, je suis fière d’être venue aujourd’hui pour souligner que :
Les femmes sont la force du changement.
– La participation active et égale des femmes à la direction politique est la condition sine qua non de la démocratie.
– L’émancipation de la femme est la condition de celle de l’homme et ce sont les femmes d’avant-garde qui mettront fin à la dictature religieuse.

Dans le monde d’aujourd’hui, dans les plus grandes guerres et crises humanitaires, du conflit au Proche-Orient à celui en Ukraine, ce sont comme toujours les femmes et les enfants innocents qui sont les premières victimes.
La solution définitive consiste à renverser la tyrannie religieuse et intégriste en Iran. Les femmes de l’OMPI et autres combattantes iraniennes jouent un rôle déterminant pour atteindre cet objectif.

L’égalité, le défi majeur de notre temps

Chères amies, chers amis,
Bien que la question de l’égalité entre les femmes et les hommes soit apparemment acceptée par beaucoup et inscrite dans les lois de la plupart des pays, elle reste le défi fondamental de notre époque. Alors, quel est le moyen d’y parvenir ?
L’expérience de notre résistance est que la lutte contre la dictature et l’extrémisme islamiste au pouvoir en Iran et la lutte pour l’égalité ne sont pas deux batailles distinctes.
Parce qu’il est impossible de combattre la tyrannie religieuse sans libérer l’extraordinaire énergie des femmes et des hommes d’avant-garde.
Un mouvement progressiste qui veut combattre la tyrannie religieuse doit faire face à l’idéologie obscurantiste fondée sur le sexisme et l’égocentrisme destructeur. Il ne peut en conserver des traces et des éléments dans ses pensées et ses relations.
La nécessité de l’égalité est de mettre de côté la vision rétrograde et marchande à l’égard des femmes. A la place, il faut établir une culture et des relations dans lesquelles une femme ne dépend pas d’autrui et n’est la propriété de personne. Elle est un être indépendant et doté de libre choix qui peut prendre en main les rênes de son propre destin et conduire le monde présent vers un monde meilleur.

L’obligation et la contrainte sont opposées à l’esprit de l’islam

Chères amies, chers amis,
En 1979, avec le détournement de la révolution du peuple iranien, une force ayant surgi des millénaires précédents en termes de culture et d’idéologie, s’est emparée du pouvoir. Une force qui considère les femmes comme des êtres de seconde zone.
Et le dirigeant actuel de ce courant, Ali Khamenei, a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne concevait pas d’autre rôle aux femmes que celui de s’occuper du foyer et d’avoir des enfants.
A présent, la question est de savoir pourquoi, au cours des dernières décennies du XXe siècle, le régime arrivé au pouvoir grâce au détournement de la révolution a placé la répression des forces éprises de liberté et en particulier des femmes, en tête de son agenda ?
Était-ce simplement dû au caractère rétrograde des nouveaux dirigeants, ou y avait-il un autre facteur en cause ?
En fait, avec le renversement de la tyrannie du chah, les femmes sont apparues comme une force pleine d’énergie et motivée, porteuses des revendications émancipatrices les plus progressistes.
Par conséquent, en abusant de l’islam et en le déformant, Khomeiny a fourni un prétexte religieux à la répression.
Il savait très bien que pour étouffer la société, il fallait d’abord enchainer les femmes.
Par conséquent, lui et son régime ont supprimé tous les droits des femmes, dont l’un des plus élémentaires, à savoir le droit de choisir leurs vêtements. Et ils ont prétendu que c’est conforme aux préceptes de l’islam. Or, l’obligation du voile et toute autre obligation et contrainte sont contraires à l’esprit libérateur de l’islam, et le plan de séparation de la religion et de l’Etat fait partie des plans du Conseil national de la Résistance iranienne pour l’Iran de demain.

Les femmes, principales victimes du régime des mollahs

Ces derniers mois, les mollahs ont adopté une nouvelle loi intitulée « chasteté et hijab » dans leur parlement.
Il s’agit d’un programme d’organisation sociale et de sécurité pour appliquer la répression, visant particulièrement les femmes.
Au même moment, les menaces se sont répandues pour imposer le voile obligatoire sur la voie publique, dans les unités de production et administratives et dans les centres éducatifs.
Par ailleurs, les pressions et le harcèlement à l’encontre des prisonnières politiques ont doublé, mais ces femmes ont augmenté chaque jour leur résistance. Oui, l’ennemi emprisonne les insurgées, mais ces dernières transforment la prison en champ de bataille.
En fait, les mollahs prennent les mesures les plus démentielles pour empêcher les femmes d’accéder sur le terrain de la lutte et de reprendre les soulèvements.
Regardez cette société brisée ! Plus de 27 millions de femmes iraniennes en âge de travailler sont inactives.
La participation économique des femmes et leur part sur le marché du travail sont parmi les plus faibles de tous les pays du monde.
Les premières victimes du pillage impitoyable mené par les mollahs, les premières victimes de cette économie en lambeaux et les premières victimes du chômage et du sans-abrisme sont les femmes opprimées partout en Iran.
Depuis ici, je dis à mes sœurs insurgées d’Iran, en particulier à la jeune génération d’avant-garde : le salut de ces millions de femmes iraniennes enchaînées par l’oppression, la pauvreté et l’exploitation, est entre vos mains. Levez-vous ! Levez-vous et remplissez l’Iran tout entier et le monde de ce cri :
Non au voile obligatoire, non à la religion obligatoire, non au gouvernement obligatoire ! On peut et on doit renverser la dictature religieuse !
Je dis à Khamenei et aux mollahs que les chaînes de l’inégalité et de l’oppression contre les femmes iraniennes, ainsi que les chaines de la superstition et des contraintes religieuses ne tiendront plus.
Le temps où l’on opprime, réprime et ne prend pas en compte les femmes arrive à sa fin. Et vous serez renversés par ces mêmes femmes libres et émancipées.
Le jour viendra où plus personne ne sera questionné en raison de ses vêtements ou de sa vie personnelle ou de ses convictions religieuses et politiques, et où aucune femme ne sera exécutée, aucune femme ne sera fouettée et aucune femme ne sera enchaînée.
Le bruit des chaînes qui se brisent se fait entendre. C’est la voix de la révolution.
C’est la fin de l’ordre ancien et le début d’un nouvel ordre fondé sur la liberté, la démocratie et l’égalité.
Le plan en 12 points des libertés et des droits des femmes, présenté par le Résistance iranienne, garantit les droits des femmes dans l’Iran libre de demain.

International Women's Day-2

Plus de quatre décennies de lutte

Chères amies, chers amis,
Après la révolution antimonarchique, les femmes insurgées, organisées principalement dans les rangs des forces progressistes et des Moudjahidine du peuple, l’OMPI, sont allées sur le champ de bataille contre la force réactionnaire la plus redoutable de l’histoire de l’Iran.
Parmi elles, des dizaines de milliers ont été torturées ou exécutées par les mollahs au pouvoir. Les photos que vous voyez ici, sont celles de quelques-unes de ces femmes d’avant-garde de la lutte contre les régimes du chah et des mollahs.
Saluons ces héroïnes, d’Azam Rouhi-Ahangaran, Marzieh Oskouï, Fatemeh Amini et Ashraf Radjavi, Homeyra Eshraq, Soraya Abolfathi, Zahra Rajabi, Zohreh Qaemi, Sabah, Assieh, Neda et Yalda, Hananeh et Aïda.
J’ai dit que des dizaines de milliers de femmes avaient été torturées ou exécutées par le régime des mollahs.
Retenez ce chiffre ! Ce chiffre annonce le début d’une nouvelle ère dans le monde contemporain, notamment en Iran.
Voyons quelle est la caractéristique de cette époque ?
Sa caractéristique est l’émergence d’une force sur la scène politique iranienne, qui est la force dotée de la capacité de vaincre la tyrannie religieuse.
Et elle a acquis cette capacité et cette compétence à l’épreuve de la prison et la torture, et surtout sur les champs de bataille politiques, militaires et idéologiques.
Dans les premières années du régime de Khomeiny, les filles de l’OMPI et les autres militantes ont formé un barrage solide contre lui. Le lendemain du 20 juin 1981, Khomeiny a exécuté 12 jeunes filles de l’OMPI simplement pour le crime d’avoir participé à la gigantesque manifestation de la veille. La plupart d’entre elles avaient moins de 18 ans mais n’ont même pas révélé leur nom à l’ennemi avant d’être exécutées.
Khomeiny a commis d’innombrables crimes contre les femmes et a eu recours à de terribles tortures contre elles, depuis les supplices des cages et des cercueils jusqu’au supplice des « unités résidentielles ».
Lors du massacre des prisonniers politiques en 1988, la plus grande partie des femmes membres et sympathisantes de l’OMPI  ont été pendues.
Ce tribut colossal a constitué pour les femmes dans le mouvement de résistance une source de motivation pour avancer et endosser de nouvelles responsabilités.
Depuis trois décennies, au sein de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, l’OMPI, et de l’Armée de libération nationale iranienne, les femmes occupent les postes de commandement les plus élevés. Durant cette période, huit d’entre elles ont assumé les responsabilités de Secrétaire générale de l’OMPI, et feue Ozra Alavi-Taleghani, membre de l’OMPI, a été la vice-commandante de l’Armée de libération nationale iranienne.
Lors de la bataille de Lumière éternelle en juillet 1988, leur moral et leur combattivité ont tellement effrayé l’ennemi que 35 ans après, il s’en souvient encore avec peur.
Au cours des 14 années de persévérance à la cité d’Achraf et au camp Liberty en Irak, elles ont été la force déterminante qui a orienté la bataille.
Et 56 % des membres du Conseil national de la Résistance iranienne sont des femmes.
Et depuis de nombreuses années, au conseil central de l’OMPI, dans les unités de résistance et en première ligne des soulèvements en Iran, elles sont chargées de la mission de renverser la dictature religieuse.
Lors des soulèvements de 2018 et 2019 et lors du soulèvement national de 2022, déclenché avec la mort injuste de Gina Amini et qui s’est poursuivi avec le sang versé de 750 martyrs en quelques mois, les femmes courageuses ont été aux premiers rangs du soulèvement et ont montré au monde la place qu’elles occupent dans cette lutte.

Le leadership des femmes, un défi pour les mollahs

Chères amies, chers amis,
Ces jours-ci, les mollahs jugent par contumace 104 membres et responsables de l’OMPI et de la Résistance dans un procès tapageur à Téhéran. On les accuse de lutter pour renverser ce régime.
Un autre des crimes majeurs de ce mouvement, officiellement énoncé par le procureur des mollahs, est d’avoir accepté le leadership des femmes.
Ils ont raison, le leadership des femmes défie l’existence même du régime.
Ces simulacres de procès et ces calomnies ont certes été répétés sous d’autres formes avec la production par milliers de films et de séries télévisées, de livres et d’articles par diverses institutions du régime.
Cela fait des années que le sinistre ministère du Renseignement et la force terroriste Qods (branche extraterritoriale des pasdarans) mobilisent un arsenal gigantesque de diabolisation contre la Résistance iranienne.
Leurs efforts, qui sont à chaque fous restés vains, sont dirigés contre la structure du mouvement, contre le dirigeant de la résistance, et contre les relations émancipées, saines et sans reproche qu’entretiennent les femmes et les hommes de ce mouvement.
C’est une réaction de désespoir qu’ils manifestent parce que la position des femmes dans cette résistance suscite une véritable force d’attraction dans la société.
Les mollahs et leurs acolytes, qui détiennent le record d’exécutions dans le monde, notamment de femmes, veulent faire passer les sacrifices de ces résistantes pour de la cruauté et du manque d’affection
Alors que dans la résistance iranienne, mais aussi dans les mouvements de libération ou les guerres de résistance contre les occupants, ainsi que dans la bataille actuelle du peuple ukrainien, le sacrifice des femmes qui renoncent à tout, y compris à leurs enfants, pour être sur le champ de bataille est digne d’admiration.
Lorsque les mollahs remplissent leurs tribunaux, leurs prisons et leurs médias d’insultes contre les femmes de la résistance, cela signifie que l’accent mis par la Résistance sur l’égalité des femmes et des hommes a gagné.
Et cela signifie que la perspective annoncée par cette Résistance, à savoir qu’il est possible de renverser ce régime grâce au rôle des femmes qui se sont soulevées, se réalisera.
Je dois répéter que ce qui, au milieu des obstacles durs et périlleux, a ouvert la voie à la progression des femmes et des hommes de l’OMPI, c’est croyance monothéiste des fondateurs de l’OMPI et le leadership de ce mouvement par Massoud [Radjavi] avec sa pensée opposée à l’oppression, qui a mené la résistance dans une voie libératrice pendant cinq décennies.

Un chemin éclairé

Mes chères sœurs,
La participation généralisée des femmes à la lutte pour un changement de régime n’est pas un processus aléatoire et spontané. Nous avons vu avec quel soutien et avec quel passé les Iraniennes ont été en tête des soulèvements.
Le Conseil central de l’OMPI, composé d’un millier de femmes d’avant-garde, est un modèle de sacrifice et de lutte pour les femmes d’Iran, notamment dans les unités de résistance. Oui, ces femmes de l’OMPI qui ont renoncé à tout, y compris à leur foyer et à leur famille.
Dans une lutte continue et libératrice, les femmes de l’OMPI se sont rebellées contre la culture née du sexisme et de l’égocentrisme et représentent une nouvelle révolution.
Voyons avec quelles lanternes elles se sont éclairées dans la pratique et dans la réflexion au fil de ce chemin obscur ?
Leur expérience se résume à cette devise « on le peut et on le doit ». Elles ont été capables de repousser l’incrédulité, cette force inhibitrice, pour acquérir une nouvelle confiance en elles.
Dans les ténèbres de la misogynie, de la jalousie, de l’exclusion et de la concurrence négative, elles ont fait du sacrifice et du dévouement pour leurs sœurs leur ligne de conduite.
Elles ont mis de côté les valeurs du monde archaïque comme donner de l’importance à l’apparence, la jeunesse et la vieillesse, qui dévoraient leur énergie. Au lieu de dire « je veux être comme ça », elles disent « je peux être comme ça ».
Elles sont les pionnières de l’acceptation de lourdes responsabilités et de modèles d’une gestion collective qui rejettent l’arrivisme, le « moi d’abord » et le « seulement pour moi ». Cependant, elles sont toujours au premier rang en termes de sacrifices et de sens des responsabilités.
Elles ont su développer l’écoute des autres, qui est la clé de relations avancées et une remarquable faculté humaine.
Elles ont appris que les divergences d’opinions, la variété des méthodes et des critiques ne sont pas la cause d’une perte d’énergie, mais une source de force et de progrès.
Au lieu de se laisser piéger dans leurs faiblesses et celles des autres, elles s’attellent à combler les déficiences de chacune et avancent avec un surcroît d’énergie dans des relations très proches.
Elles ont appris à prendre des risques face aux problèmes, qu’elle qu’en soit l’ampleur, et à ne pas céder aux rapports de force. Oui, elles ouvrent des voies fermées en conjuguant leurs talents.
Aujourd’hui, les femmes et les hommes de l’OMPI ont transformé les voies et les méthodes de lutte contre les idéologies du sexisme et de l’égocentrisme en théories élaborées et en font l’expérience dans leur pratique quotidienne et dans diverses formations et stages. Dans cette lutte, elles ont réussi à éradiquer ces entraves historiques.
Elles ont pour devise que l’oppression et l’inégalité ne sont pas un sort pour l’éternité et que l’on peut et l’on doit faire basculer ce destin néfaste.
Elles ne se limitent donc pas à un millier de personnes. Avec les filles insurgées et les unités de résistance partout en Iran et les sympathisantes de la résistance partout dans le monde, elles forment un cortège sans fin sur la voie de la liberté et de l’émancipation.

L’hégémonie des femmes, un phénomène libérateur

Chères amies, chers amis,
Nous arrivons maintenant au défi le plus difficile, à savoir l’hégémonie des femmes.
La question est la suivante : ne s’agit-il pas d’un bouleversement prématuré ? Ne faudrait-il pas reporter ce changement aux prochaines décennies et à une époque où les sociétés actuelles auront atteint des niveaux d’évolution sociale plus élevés ?
Notre réponse est que briser le sort des inégalités n’est pas possible sans un bond en avant. Ce bond en avant est l’hégémonie des femmes, qui est d’autant plus nécessaire en raison de notre lutte contre une tyrannie misogyne, et leur participation active et égale au leadership politique et à d’autres domaines de responsabilité.
Mais que signifie cette hégémonie des femmes ? Est-ce partager le pouvoir des hommes ? Encore une fois, non, c’est une évolution libératrice.
Le leadership des femmes ne se limite pas à accéder à des postes de direction, ni à avoir une part du pouvoir des hommes. Il s’agit plutôt de changer la nature de ce pouvoir.
Comme l’a dit Massoud [Radjavi, le dirigeant de la Résistance iranienne], «il s’agit d’une nouvelle création qui prend en compte l’unité et la plénitude humaines. C’est une révolte contre une culture basée sur l’exploitation des femmes les assimilant à un objet de commerce, pour asservir à la fois les femmes et les hommes. »
Ces relations qui reposent sur l’inégalité entre les femmes et les hommes et ce système qui marginalise les femmes, ont pour résultat une quête sans fin du pouvoir, la tyrannie et le monopole, des décisions arbitraires, le gaspillage des ressources du pays, ainsi que la corruption et l’oppression.
La solution à cette crise généralisée réside dans la présence des femmes au leadership, ce développement nouveau et glorieux qui va transformer le monde.

Ecarter l’idéologie patriarcale

Chères amies, cher amis,
Lorsqu’on veut mettre en œuvre l’égalité de manière profonde et enracinée, on se pose cette question : ce changement signifie-t-il laisser les hommes de côté ?
Non ! Les solutions visant à remplacer les hommes par les femmes ne mèneront pas à l’émancipation des femmes.
Le nouveau message qu’apporte notre Résistance est que ce n’est pas un échange de pouvoir qui est nécessaire pour faire avancer la cause de l’égalité mais de changer l’idéologie patriarcale.
De plus, l’expérience de notre mouvement a prouvé que lorsque les hommes acceptent le leadership des femmes, les relations entre les hommes changent pour devenir fraternelles et altruistes.
Oui, dans un monde d’émancipation et de liberté, le progrès des hommes et celui des femmes ne s’opposent pas, ils sont nécessaires et complémentaires.
Les hommes de ce mouvement ont ce message pour les hommes iraniens : égalité, fraternité et émancipation.

J’ai la conviction

Chères amies, chers amis,
Changer la situation actuelle et mettre fin aux ténèbres et à la violence de cette époque qui ont le plus ciblé les femmes, est déterminé avant tout par notre foi et notre conviction, qui permettront sa réalisation.
J’ai la conviction qu’un monde nouveau peut et doit être construit sur la base de la liberté et de l’égalité.
J’ai la conviction que le chemin vers l’égalité sera ouvert par le soulèvement des femmes et des hommes contre les visions réactionnaires et mercantiles.
J’ai la conviction qu’un jour, la vision de la femme comme objet de commerce deviendra un passé honteux de l’humanité et chaque femme sera considérée comme une personne dotée de libre-choix, maître de toute son existence.
J’ai la conviction que la participation égale des femmes dans les sphères politiques et économiques garantit la liberté et la démocratie, la sécurité, la justice et le progrès.
Je crois que la défaite du fondamentalisme et de la tyrannie religieuse au pouvoir en Iran est possible grâce à ces précurseurs iraniens, femmes et hommes, combattifs et émancipés.
Et les femmes sont la force capable de changer la destinée de l’époque actuelle.
L’expérience la plus glorieuse de ma vie est de voir la lutte des femmes et des hommes de ce mouvement pour se libérer et établir entre eux des relations sans discrimination ni inégalité.
Forte d’une telle expérience, c’est avec encore plus de foi et d’espoir que je dis aujourd’hui que l’aube de la liberté et le printemps de la démocratie et de l’égalité en Iran avec la révolution démocratique du peuple iranien sont inéluctables.
Vive la liberté !
Vive les femmes !

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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