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16 Déc 2020

La 67ème résolution de l’ONU condamnant les violations des droits humains en Iran

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La 67ème résolution de l’ONU condamnant les violations des droits humains en Iran

Maryam Radjavi: Il faut traduire en justice les dirigeants du régime clérical pour quatre décennies de crimes contre l’humanité et mettre fin à leur impunité

Maryam Radjavi a salué l’adoption de la 67ème résolution de l’ONU condamnant la violation grave et systématique des droits humains en Iran. La présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a déclaré que les principaux auteurs des atrocités mentionnées dans cette résolution sont ceux qui ont été constamment impliqués dans des crimes contre l’humanité de ces quatre dernières décennies. Il s’agit en particulier du massacre des prisonniers politiques de 1988 et de la répression brutale du soulèvement de novembre 2019 qui a fait 1 500 morts parmi les manifestants et 12 000 arrestations. A ses yeux, vu que la dictature religieuse ne prête pas la moindre attention aux résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU, il est temps de renvoyer devant le Conseil de sécurité le dossier des droits de humains du régime iranien et que ses dirigeants soient tenus responsables de quatre décennies de crimes contre l’humanité.

Mme Radjavi a précisé que bien que cette résolution ne couvre qu’une petite partie des atrocités, elle ne laisse aucun doute sur le fait que ce régime est le premier violateur des droits humains dans le monde aujourd’hui. Il prive le peuple iranien de ses droits fondamentaux dans tous les aspects politiques, sociaux et économiques, a-t-elle expliqué, et n’est en aucun cas compatible avec le XXIe siècle. Il doit être banni de la communauté mondiale, a-t-elle conclu.

Un récent rapport des experts de l’ONU sur le massacre des prisonniers politiques de 1988, le qualifiant de « crime contre l’humanité », appelle à une enquête approfondie et indépendante sur le régime et met en avant le non-respect par le régime iranien de ses « obligations en vertu du droit international des droits de l’homme ». Le rapport indique également que ce crime majeur doit être soumis au Conseil de sécurité de l’ONU. Les dirigeants actuels de l’Iran, en particulier Khamenei, Rohani, Raïssi, chef du pouvoir judiciaire, de nombreux ministres et officiels de l’appareil judiciaire, des bourreaux et des responsables du ministère du Renseignement et les gardiens de la révolution impliqués dans le meurtre de prisonniers politiques en 1988 et tout au long des années 1980 doivent être traduits en justice.

La résolution adoptée à 82 votes positifs « se déclare vivement préoccupée (…) par la fréquence alarmante de l’imposition et de l’exécution de la peine de mort (…), en violation de ses obligations internationales, notamment des cas d’exécutions menées sur la base d’aveux forcés ou pour des crimes qui ne peuvent être qualifiés de crimes les plus graves, notamment lorsque les crimes ont fait l’objet d’une interprétation trop large ou vague, en violation du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (…) par l’application persistante de la peine de mort aux mineurs (…) ce qui constitue une violation de la Convention relative aux droits de l’enfant. »

La résolution exprime également des inquiétudes quant à l’utilisation de la torture et d’autres mauvais traitements ou des châtiments injustes, inhumains et humiliants, y compris les agressions sexuelles et les peines pas du tout adaptées au contexte du délit et aux engagements et normes internationales, y compris les normes minimales des Nations Unies en matière de traitement des prisonniers.

La résolution s’alarme du « recours généralisé et systématique aux arrestations et à la détention arbitraires (…) de l’utilisation de la torture pour soustraire des aveux, comme dans le cas de Navid Afkari et d’autres personnes, ou de mort suspecte en garde à vue, ainsi que dans les violations auxquelles les autorités judiciaires et les services de sécurité iraniens se livrent de longue date, notamment les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires ».

La résolution s’alarme aussi de la répression du « droit à la liberté d’expression et d’opinion, y compris en ce qui concerne l’accès à Internet et les environnements numériques, et aux droits à la liberté d’association et à la liberté de réunion pacifique » et du « harcèlement, [de] l’intimidation et la persécution des membres de l’opposition politique, des défenseurs des droits humains » ainsi que de « toutes les formes de discrimination, en droit et dans la pratique, à l’égard des femmes et des filles et autres violations de leurs droits fondamentaux ». La résolution appelle à la libération de toutes les personnes arrêtées lors du soulèvement de novembre 2019 et des manifestations de janvier 2020.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 16 décembre 2020

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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