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10 Juil 2021

Le régime clérical dans l’impasse du renversement, l’alternative démocratique en marche vers la victoire

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Le régime clérical dans l’impasse du renversement, l’alternative démocratique en marche vers la victoire

Discours de Maryam Radjavi au premier jour du sommet mondial en ligne pour un Iran libre

  

Le sommet mondial de trois jours pour un Iran Libre-2021 a commencé le samedi 10 juillet. Ce rassemblement en ligne a connecté des Iraniens et des partisans de la Résistance iranienne dans plus de 50.000 points de 105 pays du monde, à des milliers de membres des Moudjahidine du peuple d’Iran dans la cité d’Achraf-3 en Albanie.
Malgré 20h de décalage horaire, de Sydney à Hawaï, les participants se sont connectés à ce sommet.
Au même moment, des milliers d’Iraniens manifestaient sur la Place de Brandebourg à Berlin. Des rassemblements d’Iraniens se sont également tenus dans seize capitales et grandes villes dont Paris, Washington, Londres, Amsterdam, Oslo, Vienne, Rome et Genève, tous connectés au sommet mondial et suivant l’événement sur écrans géants.

Ce sommet a commencé par des messages vidéo de plus d’un millier d’unités de résistance des Moudjahidine du peuple (OMPI/MEK), envoyés depuis l’Iran malgré une répression sans merci du pouvoir clérical. Dans ces messages, de jeunes résistants se sont déclarés prêts à renverser la dictature religieuse. Certains ont pris la parole en direct, ce qui a fortement ému le public.
Des dizaines de sénateurs et de représentants américains des partis démocrate et républicain et plusieurs anciens ministres de pays européens, dont des anciens ministres des Affaires étrangères de France, d’Italie et de Pologne, d’anciens ministres de la Défense français et britannique, et le dirigeant du parti du peuple européen, sont également intervenus lors de ce rassemblement.
Lors de son discours, Maryam Radjavi a résumé en trois mots les revendications du peuple iranien et de sa Résistance : liberté, démocratie, égalité. Maryam Radjavi a appelé la communauté internationale à reconnaître la lutte du peuple iranien pour le renversement de la dictature religieuse et pour la réalisation de ces trois revendications.

Voici le texte intégral de ce discours :

Le régime clérical dans l’impasse du renversement, l’alternative démocratique en marche vers la victoire

Chers compatriotes,
Vaillantes unités de résistance,
Chers amis,

Je vous souhaite à toutes et à tous la bienvenue au rassemblement annuel de la Résistance iranienne et j’adresse mes salutations les plus chaleureuses à nos compatriotes et aux amis de la Résistance iranienne à travers le monde.
Dans ce sommet, on entend la voix du peuple iranien, des insurgés et des partisans du soulèvement, ainsi que des défenseurs de la liberté disant que le régime des mollahs est dans l’impasse du renversement. Le peuple iranien et sa Résistance avancent vers la victoire et libéreront l’Iran.

La phase terminale avec le bourreau du massacre de 1988

Chers compatriotes,
Nous sommes à la veille de l’anniversaire du soulèvement du peuple iranien du 21 juillet 1952, le soulèvement contre le régime du chah et la dictature monarchique pour ramener le Grand Mossadegh au pouvoir.

Le même jour en 1981à Téhéran, Massoud Radjavi, le dirigeant de la Résistance iranienne, annonçait la création du Conseil national de la Résistance iranienne en opposition au régime de Khomeiny et à la dictature religieuse.

Chers compatriotes,
Nous sommes à un moment de grands bouleversements de l’histoire. Notre société est assiégée par la tyrannie religieuse, le coronavirus et la faim ; mais le volcan porte en lui des éruptions de soulèvements.
La Résistance iranienne avait prédit et annoncé que le régime des mollahs emprunterait la voie d’une contraction rapide et d’une épuration interne dans sa phase terminale, une réalité affichée durant l’élection présidentielle de la dictature religieuse qui constitue le plus grand échec et le plus grand scandale de l’histoire de ses mascarades électorales. À tel point que le mollah Alam al-Hoda, représentant de Khamenei et imam du vendredi à Machad, a clairement déclaré que ceux qui ne votaient pas ou déposaient un bulletin nul, voteraient en fait pour les Moudjahidine du peuple d’Iran, l’OMPI.
Oui, pour combler ses failles insondables et contenir les soulèvements à venir, c’est-à-dire pour survivre et empêcher son renversement inévitable, la dictature religieuse a fait de Raïssi, le bourreau du massacre de 1988, son président. Mais de cette façon, elle a creusé sa propre tombe à l’image d’un scorpion encerclé par les flammes qui finit par se piquer lui-même. Seules la peur du soulèvement et l’agonie politique de la dictature religieuse expliquent la nomination de Raïssi. Quelqu’un dont même Montazeri, le successeur désigné de Khomeiny, avait dit qu’il figurait au nombre de ceux qui avaient commis les plus grands crimes du régime et que son nom à l’avenir figurerait parmi les criminels de l’histoire.
Raïssi est l’un des responsables impliqués dans le massacre de 30.000 prisonniers politiques en 1988, dont 90 % étaient des Moudjahidine du peuple, et avant et après, il a été impliqué dans la torture et l’exécution de milliers de personnes.

Regardons à présent la situation du régime : un bourreau à la tête de l’exécutif, un bourreau et tortionnaire notoire nommé Mohseni-Ejeï à la tête du judiciaire et un mollah sanguinaire à la tête de tout le régime. Voilà, la horde de cannibales au complet. Cette combinaison donne les plus fortes indications qui témoignent de la situation de renversement dans laquelle se trouve la dictature religieuse.

Khamenei avait dit qu’il nommerait un gouvernement jeune et Hezbollah pour surmonter les difficultés. A présent, il a fait venir un bourreau qui est lui-même au centre des difficultés du régime et qui tire la dictature religieuse hors d’une ornière pour la jeter dans un gouffre. Un bourreau qui n’a pas la moindre étincelle d’humanité en lui. C’est l’un de ces robots que dans l’appareil judiciaire du régime on surnomme « le juge preneur de vie »(1) et qui est programmé pour tuer.
Auparavant, Khamenei avait déclaré que pour ne pas avoir à se battre à Téhéran et dans d’autres villes d’Iran, il avait eu recours à la belligérance en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen, ainsi qu’à des programmes nucléaires et de missiles et l’exportation du terrorisme au Moyen-Orient. Mais en adoptant cette voie, Khamenei se dirige droit vers sa tombe.

Trois grands bouleversements

Ce qui s’est passé, c’est la réaction du pouvoir en place dans une période connue pour trois développements majeurs.
D’abord, un régime aux prises avec des conditions d’urgence socio-économiques et des crises incontrôlables.
Deuxièmement, l’entrée de la société iranienne dans une phase de soulèvements et d’insurrections qui a débuté en décembre 2017-janvier 2018.
Et troisièmement, la mise en place d’un réseau national d’insurgés courageux et dévoués avec la flamme des unités de résistance contre tout ce qui incarne le fascisme religieux au pouvoir.
Par conséquent dans la nouvelle période :
– Le conflit entre le régime et la société iranienne s’intensifie davantage. Le chah aussi en fin de course s’est tourné vers l’Etat de siège et avait nommé, en vain, le général Azhari premier ministre.
– Pendant cette période, les pseudo-solutions et les alternatives artificielles et virtuelles perdent leur espace vital.
– La modération et le réformisme factices disparaissent, et la révolution et le renversement du régime deviennent la seule solution.
– C’est la période de l’éruption des soulèvements et de la formation des bataillons de l’Armée de la liberté, comme le chante La Marseillaise et en témoigne la guerre d’indépendance américaine.
Oui, le régime clérical est dans l’impasse du renversement. Le peuple et la Résistance avancent vers la victoire, et l’Iran sera libéré.

La solution est la liberté en Iran

Face à la dictature religieuse, qui cherche une solution dans les bourreaux et les meurtriers haïs, la réponse du peuple iranien et sa solution victorieuse sont une résistance éprise de liberté pour instaurer un Iran libre.
C’est la même force et résistance qui, sous la direction de Massoud Radjavi, ont permis à ce mouvement de surmonter les difficultés et les épreuves de ces 40 années et qui feront remporter à notre peuple la victoire et la liberté.
Pour atteindre cet objectif glorieux, cette Résistance trouve son plus grand soutien et capital dans le peuple en colère qui ne veut rien de moins que le renversement du régime.
Notre capital est l’armée de rébellion et de révolte de la jeunesse descendue dans la rue en novembre 2019.
Notre force est le réseau national des unités de résistance qui n’ont cessé d’être actives jour après jour, en intensifiant leur lutte et leurs activités contre le mur de la répression en 2020, soit plus du double de l’année précédente.

Dans le monde des mollahs prédateurs, ce qui revient à notre peuple sont la vie chère, la faim, le fouet et les exécutions. Mais dans le monde de la résistance, le soutien de notre peuple génère un, deux, trois et mille Achraf, des foyers flamboyants de liberté en Iran et dans le monde.
Dans cette confrontation historique entre la tyrannie et la liberté, le problème des mollahs, comme ils l’ont dit eux-mêmes à maintes reprises, est l’OMPI. Tout comme en plein massacre de 1988, ils ont cherché à l’anéantir dans les prisons et les salles de torture.

Oui, nous sommes une résistance organisée, c’est ce qui rend fou les mollahs. Oui, ce sont ces mêmes relations unies et fortes qui ont maintenu les Moudjahidine du peuple au cours de ces décennies et pendant les 14 années de persévérance dans les camps d’Achraf et de Liberty.
Khamenei, une fois après le soulèvement de janvier 2018 et une fois après le soulèvement de novembre 2019, avait présenté dans une colère froide, l’OMPI comme l’organe de direction du soulèvement.
Et c’est dans ces soulèvements que la stratégie de l’OMPI et des unités de résistance a été testée dans la rue, démontrant son bien-fondé.

Le régime clérical dans l’impasse du renversement, l’alternative démocratique en marche vers la victoire

Le rôle de la Résistance iranienne dans l’histoire contemporaine

Chers amis,
Au cours des quarante dernières années, le Conseil national de la Résistance iranienne a été un test de liberté et d’indépendance et un test de durabilité et de capacité. Il a joué un rôle unique dans l’histoire contemporaine de l’Iran et constitue l’alternative à ce régime pour instaurer une république démocratique.
Selon le programme qu’il a établi, six mois après le renversement du régime des mollahs, le CNRI cédera sa place à l’Assemblée constituante et législative pour qu’elle puisse s’atteler à la rédaction de la Constitution de la nouvelle République.

Pendant que Khomeiny exécutait une génération innombrable et anéantissait tous les groupes politiques, et alors que tout semblait perdu, la Résistance iranienne et l’Armée de libération nationale iranienne sont apparues comme une force déterminante, contraignant Khomeiny à avaler la coupe de poison du cessez-le feu avec l’Irak. Sinon, Khomeiny avait l’intention d’atteindre la Méditerranée et de conquérir Jérusalem, comme il le disait, en passant par Karbala.
C’est encore cette Résistance qui a sauvé le monde de la menace de la bombe atomique de ce régime. Si elle n’avait pas fait au moins 120 séries de révélations sur les sites et activités nucléaires secrets des mollahs, ces derniers auraient plongé le monde dans une terrible situation en se dotant de l’arme nucléaire.

Il y a trente ans, la Résistance iranienne a fait prendre conscience au monde de la menace majeure du fondamentalisme religieux incarné par le régime des mollahs et a mis en garde contre la propagation du terrorisme à travers le monde.
Un exemple récent en est la tentative d’attentat à la bombe contre le rassemblement pour un Iran Libre en juin 2018 à Villepinte près de Paris, opération pour laquelle un diplomate du régime a été condamné à 20 ans de prison en Belgique pour acte terroriste.
D’autre part, en présentant la réalité de l’islam comme religion de miséricorde et de libération, l’OMPI fournit une antithèse efficace face à l’intégrisme clérical et la tyrannie religieuse.
C’est pour cette raison que la Résistance iranienne est axée sur la solidarité des chiites et des sunnites en Iran et dans tout le Moyen-Orient. Ce mouvement est le point final de la division et de la discrimination religieuses et le point de départ de la fraternité des divers cultes et religions.

C’est le seul exemple à travers le Moyen-Orient et les pays musulmans où un mouvement d’opposition musulman est capable de défendre le principe de la séparation de la religion et de l’État.
La Résistance iranienne défend également avec un plan précis le droit à l’autonomie de toutes les minorités ethniques opprimées dans le cadre de l’unité et de l’intégrité territoriale de l’Iran.
De même, la Résistance iranienne brandit la bannière de relations justes fondées sur le respect de l’indépendance, de la souveraineté nationale et des intérêts mutuels avec ses voisins et le monde.
La présence de plus d’un millier de parlementaires actuels ou anciens et de hauts dignitaires de 5  continents dans ce sommet de trois jours en solidarité avec la volonté du peuple iranien, vient en témoigner. Je leur adresse à toutes et à tous mes sincères salutations.

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L’expérience de la Résistance iranienne

Chers compatriotes,
L’expérience de la Résistance iranienne est un concentré des 120 années de lutte du peuple iranien pour la liberté.
Notre grande expérience et celle de notre peuple se résument dans l’expression « ni chah ni mollah » lancé dès le lendemain du déclenchement de la résistance le 20 juin 1981. C’est le véritable sens, essentiel et nécessaire, de la liberté et de l’indépendance dans le domaine de l’action.
Nos 40 ans d’expérience ont prouvé que la dictature religieuse ne conduit pas à la réforme ni à la transformation.
Les faux courants de réforme et de modération ou les simulacres d’élections ont servi de prétexte pour dissimuler les conditions objectives d’un peuple prêt à renverser ce régime. Et maintenant, le rejet des faux réformateurs par Khamenei signifie que les conditions du renversement ne peuvent plus être occultées.

L’expérience de la Résistance au cours de quarante années de lutte acharnée et sanglante contre le régime des mollahs enseigne que lorsqu’un individu, un groupe ou un parti ignore, par opportunisme ou par intérêt, que le régime des mollahs est le principal ennemi de l’Iran et des Iraniens, il se rapproche peu à peu de cet ennemi inhumain.

Il s’en prend alors au CNRI et aux Moudjahidine du peuple sous diverses formes de langage. Jusqu’au point où sa nature se faisant jour, il se met, comme les mollahs, à demander l’anéantissement de l’OMPI. Et partout où il intervient, il cherche à prouver que le régime clérical vaut bien mieux que l’OMPI. Certains, tout comme les organes de sécurité et de renseignement du régime, prétendent avec des postures intellectuelles ou sous couvert de recherche ou de journalisme, que le régime au pouvoir en Iran n’a aucune alternative ! On ne peut vraiment pas faire mieux pour donner du grain à moudre au moulin de l’ennemi du peuple iranien.

Sur le plan international, l’expérience de 40 ans de la Résistance iranienne ne laisse aucun doute sur le fait que le risque de dérapage pour la politique des Etats a toujours été la complaisance avec ce régime ; le danger de céder au chantage du régime et de sacrifier la Résistance et les droits humains du peuple iranien à des fins commerciales et politiques.
L’expérience de quarante années de lutte acharnée prouve que le régime au pouvoir ne changera pas de lui-même si ce n’est par un soulèvement et son renversement.
Les Moudjahidine du peuple ont compris cette nécessité et avec une transformation interne, ils ont multiplié leur détermination et leur puissance de combat pour ouvrir la voie à la liberté au peuple d’Iran.
C’est avec une telle transformation que dans les ténèbres du fascisme religieux, la force de renversement :
– premièrement, a acquis la compétence d’être sur le champ de bataille du renversement,
– et deuxièmement, a acquis le mérite de construire une société libre et libérée.
Notre expérience est la valeur et l’importance irremplaçables de celles et ceux qui ont un idéal, et qui, en sacrifiant tous leurs intérêts personnels, consacrent leur vie à une lutte collective et organisée pour libérer l’Iran.
L’expérience enseigne qu’il faut ignorer ceux qui crient à la résignation et au désespoir de la société iranienne, alors qu’au contraire, il faut espérer de toute son âme dans l’effervescence révolutionnaire de la société iranienne pour renverser le régime. Ce chemin parcouru nous permet d’affirmer que la solution se trouve dans cette résistance. Celles et ceux qui suivent avec détermination cette voie, construisent le pont de la victoire vers l’avenir et feront conquérir au peuple sa liberté.

Croire dans le potentiel humain

Chers amis,
Chers sœurs et frères,
Notre lutte et notre détermination à renverser le régime découlent de notre croyance dans le potentiel humain.
Nous pensons que chaque membre de cette Résistance, chaque partisan de ce mouvement, chaque membre des unités de résistance peuvent réaliser des démarches décisives et chaque être humain libre qui accompagne ce mouvement sur le terrain ou à l’écrit ou encore lui apporte une aide financière, est déterminant.

Nous pensons que ce sont avec les mains de notre peuple et les nôtres, et avec la volonté de notre peuple et la nôtre que le rêve de liberté deviendra une réalité politique et sociale en Iran.
C’est pourquoi nous ne comptons pas sur les controverses au sein du fascisme religieux, ni sur ses conflits avec les gouvernements occidentaux.
Comme le dit Massoud Radjavi, le dirigeant de la Résistance iranienne, « tel ou tel gouvernement aux États-Unis ou en Europe n’est pas censé nous apporter la liberté sur un plateau d’argent. S’ils ne sont pas directement ou indirectement contre nous et notre nation et qu’avec le chah et les mollahs ils ne nous jettent pas la pierre, cela nous suffit. »

Nous nous inclinons devant toute personne ou tout parti ou groupe qui cherche à renverser le régime et à établir la liberté en Iran. Et nous n’avons jamais donné et ne donnerons jamais la préférence aux intérêts de notre groupe sur ce qui peut libérer plus rapidement l’Iran de sa captivité. Nous n’avons pas pour politique d’attendre de voir venir.
Au contraire, nous avons été à l’avant-garde sur le terrain.
Par exemple, sur la question de l’égalité entre les femmes et les hommes, nous avons commencé dès à présent ce que nous souhaitons pour la société de demain et nous avons fait éclore dans les rangs de cette résistance le rôle d’avant-garde des femmes.
Quant à un Iran sans nucléaire, nous y sommes dès à présent attelés et nous avons fermé la voie au régime.

Et en ce qui concerne l’indépendance, qui doit être le principe fondamental régissant le destin de notre pays, nous avons commencé par nous l’appliquer à nous-mêmes Et nous sommes fiers de voler de nos propres ailes et de nous appuyer uniquement sur notre peuple.
Nous n’avons jamais sacrifié nos principes et nos valeurs aux intérêts du moment. Si l’OMPI avait pactisé avec Khomeiny et avait accepté la Constitution du Guide suprême, toutes les portes lui auraient été ouvertes. Mais tout le monde a vu que lorsque Khomeiny a demandé à Massoud Radjavi, qui était candidat à la présidentielle de 1980, d’accepter la Constitution du Guide suprême religieux comme les autres candidats pour être qualifié (!) Massoud a immédiatement annoncé son retrait de la course présidentielle de ce régime. Outre le référendum sur la Constitution basée sur la tutelle du Guide suprême, qu’ils ont boycotté, les Moudjahidine du peuple ont annoncé qu’ils ne se présenteraient pas à la présidentielle.
Oui, loin des générations de l’OMPI toute ambition de pouvoir, de hautes fonctions et de « moi d’abord » !
Nous avons utilisé la notion de « réaction » pour qualifier dès le début Khomeiny et son régime et n’avons jamais reculé là-dessus.
Nous n’avons jamais cédé sur la notion de « liberté », et cela fait quarante ans que nous insistons sur le renversement, et nous insistons si fort dessus, nous le martelons si fort, que ce mur s’effondrera et que l’Iran enchainé sera libéré.

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Nous voulons la liberté, la démocratie et l’égalité

Mais que voulons-nous, nous et notre peuple ? Et comment y parvenir ?
Notre volonté et celle de notre peuple peuvent se résumer en ces trois mots : liberté, démocratie, égalité.
Quant à la communauté internationale, nous lui demandons de reconnaître la lutte du peuple iranien pour renverser ce régime et réaliser ces trois concepts.

Nous voulons faire traduire en justice Khamenei, son président Raïssi, son chef du judiciaire Mohseni-Ejeï et les autres responsables de massacres pour crimes contre l’humanité et génocide.
Nous appelons le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre des mesures pour demander des comptes et faire juger par la Cour internationale de justice le mollah Raïssi pour crimes contre l’humanité et de ne pas accepter sa présence lors de la prochaine session de l’Assemblée générale de l’ONU.
Nous disons que le régime des mollahs n’abandonnera jamais le projet d’acquérir l’arme atomique, ni son exportation du terrorisme, ni ses incitations à la guerre dans la région. Par conséquent, en tant que principale menace à la paix et à la sécurité, il doit faire l’objet de sanctions internationales et être traité sur la base du chapitre sept de la Charte des Nations Unies.

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Le procès de Khamenei, Raïssi et Ejeï

Chers compatriotes,
L’échéance historique de la dictature religieuse est arrivée. Khamenei doit partir.
C’est le guide suprême criminel qui a tué des milliers de jeunes lors du soulèvement de novembre 2019.
C’est lui qui a ordonné la hausse du prix de l’essence et a soutenu la hausse du prix des produits de première nécessité.
C’est lui qui a délibérément propagé le coronavirus et empêché l’importation de vaccins. C’est le guide suprême criminel du régime qui est le principal coupable de la mort de plus de 320.000 de nos compatriotes à cause de cette maladie. Une catastrophe qui était en grande partie évitable.
Cette semaine, le chef du centre de recherche en virologie a déclaré que le manque de suivi et de contrôle du coronavirus dans le pays a pris une forme délibérée.

C’est le corps des pasdarans criminel de Khamenei qui a tué les 176 passagers de l’avion ukrainien.
C’est le guide suprême et son régime qui font souffrir de la faim des millions d’Iraniens afin d’augmenter en milliards de dollars la richesse des fondations qui leur appartiennent.
Il faut se demander : La richesse et les revenus du pays ne sont-ils pas bien supérieurs aux besoins et aux manques de la société ? Alors pourquoi des millions de personnes doivent-elles dormir le ventre vide ?
Pourquoi des milliers de travailleurs du pétrole et de la pétrochimie n’ont-ils pas de salaire suffisant pour vivre ?
Et pourquoi les internes et les infirmières doivent-ils se suicider parce qu’ils sont privés de leurs salaires et de leurs droits ?
Et pourquoi le peuple iranien se voit-il priver de ses besoins les plus fondamentaux que sont l’électricité, l’eau et le pain.
Ici, je veux que ma voix atteigne cette génération insurgée de mes filles et fils à travers l’Iran : jamais, au grand jamais, ne laissez un seul jour ou même une seule heure que votre cœur se vide de la douleur et du chagrin de votre peuple démuni.
Ne passez pas indifférents devant une femme, avec deux jeunes enfants accrochés à son tchador, descendue dans la rue pour vendre ses petits coupons de rationnement.
Ne passez pas à côté de l’auto-immolation de cet enseignant et de cet épargnant spolié qui n’en peuvent plus et des protestations des agriculteurs pris à la gorge.
N’ignorez pas les milliers d’enfants qui passent 12 heures par jour dans les environnements les plus pollués de Téhéran à fouiller dans les ordures, où la plupart d’entre eux vivent et dorment. Il est de votre responsabilité de tous les sauver et de les libérer.

Les unités de résistance

Je dois dire que la solution et la seule solution est le renversement du régime criminel des mollahs.
Pour parvenir à la liberté, nous ne misons ni sur le hasard ni l’espoir d’un miracle qui brisera l’oppression. La campagne du renversement est un bâtiment construit de nos mains sur nos immenses souffrances et le flot de notre sang versé.

La stratégie de cette Résistance repose sur la nature et la politique de ce régime. Cette stratégie, confirmée par les enseignements du grand soulèvement de novembre 2019, est la réponse à un fascisme religieux qui maintiendra la répression jusqu’au dernier moment.
Nous avons tiré notre voie et nos principes des mêmes principes qui régissent les conditions de la société. Nous avons éclairé la voie que la société opprimée est impatiente de suivre. Oui, c’est une armée innombrable d’affamés et de chômeurs qui n’ont rien à perdre. Et c’est de là que se lève la grande armée de la liberté.

Allumons à nouveau le temple obscur
Fleurissons à nouveau le pays en ruine
Libérons à nouveau cette patrie blessée
Des chaines de l’ennemi

C’est avec un tel enthousiasme et une telle soif de liberté que nous disons : Le chemin et la solution se trouvent dans cette Résistance. Les unités de résistance et celles et ceux qui suivent avec détermination cette voie, construisent le pont de la victoire vers l’avenir et feront conquérir au peuple iranien sa liberté.

Vive la liberté !
Vive l’Iran libre !

Le régime clérical dans l’impasse du renversement, l’alternative démocratique en marche vers la victoire

Notes

1- Ce terme a été utilisé dans l'interview de Mohammad Ebrahim Nikounam, « Conseiller principal du procureur général » : Agence de presse Mizan, 24 octobre 2016

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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