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04 Fév 2021

Conférence internationale parallèlement à la condamnation du diplomate terroriste du régime iranien par un tribunal européen

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Conférence internationale parallèlement à la condamnation du diplomate terroriste du régime iranien par un tribunal européen

Maryam Radjavi : En condamnant le diplomate du régime, le tribunal belge condamne l’ensemble du régime clérical

Le jeudi 4 février 2021, le tribunal d’Anvers en Belgique s’est prononcé après deux ans et demi d’enquête sur un complot terroriste du régime clérical. Ce dernier visait à faire exploser une bombe dans le grand rassemblement « Pour un Iran libre » à Villepinte près de Paris (le 30 juin 2018). Le tribunal a rendu son verdict sur le diplomate terroriste du régime, Assadollah Assadi, et trois agents de renseignement des mollahs.

Parallèlement à l’annonce du verdict, s’est tenue une conférence en ligne et en direct à l’échelle mondiale avec la participation des Moudjahidine du peuple à Achraf-3 en Albanie, des personnalités internationales, les parties civiles et des partisans de la Résistance iranienne à travers le monde.
A Anvers devant le tribunal, des partisans de la Résistance iranienne se sont également rassemblés en personne.
Lors de son intervention dans cette conférence, Maryam Radjavi a déclaré : « La condamnation aujourd’hui du diplomate-terroriste du régime iranien, confirme le terrorisme d’Etat du régime iranien par une autorité judiciaire européenne. »
Voici le texte du discours prononcé par Maryam Radjavi lors de cette conférence :

Chers compatriotes,
La condamnation d’un diplomate du régime et de ses trois agents du renseignement par un tribunal belge constitue la condamnation de l’ensemble du régime clérical.
C’est une brillante victoire du peuple iranien et de sa Résistance
Le diplomate terroriste du régime des mollahs a été condamné à 20 ans de prison, et ses trois agents complices respectivement à 18, 17 et 15 ans de prison. La nationalité belge de ces trois derniers a été annulée.
C’est une lourde défaite politique et diplomatique pour le régime des mollahs.
Elle marque la fin des tromperies des deux factions du pouvoir pour dissimuler leur rôle dans les crimes terroristes.
Elle révèle le scandale de la distribution d’argent aux mercenaires pour mener des campagnes de diabolisation contre les Moudjahidine du peuple (OMPI/MEK) et la Résistance iranienne.
Et c’est un coup irréparable portée à la stratégie d’exportation du terrorisme de la dictature religieuse.
La cour vient de rendre son verdict.
J’ai vu l’explosion de joie dans chacun de vos rassemblements à travers le monde et je suis persuadée que le peuple iranien aussi partage votre fête et votre joie. Ce n’est bien sûr que le début. Ces victoires vont continuer ainsi que les condamnations en série du régime dans les instances internationales pour aboutir au résultat final en Iran, notre patrie enchainé, avec notre peuple, sa Résistance, les unités de résistance et l’armée de la liberté. Oui le renversement des mollahs demande un résultat définitif, et c’est la volonté du peuple iranien.

Khamenei et son régime ont subi une série d’échecs et d’impasses :
– L’opération terroriste visant à faire un grand carnage lors d’un rassemblement de la Résistance iranienne près de Paris a échoué.
– Un diplomate-terroriste et des agents du régime ont été arrêtés, incarcérés et jugés.
– Le marchandage et le chantage ces deux dernières années et demie pour échanger le diplomate-terroriste ont échoué.
Oui, les échecs et les impasses continueront jusqu’au renversement complet de ce régime et l’instauration de la liberté du peuple iranien.

Qui est le véritable terroriste ?

Chers compatriotes, chers amis,
La Résistance iranienne ressort victorieuse et la tête haute d’une grande campagne judiciaire et politique contre le régime des mollahs.
Il y a deux décennies, les mollahs ont voulu enchaîner l’OMPI et la Résistance organisée du peuple iranien sur la base de fausses accusations et avec les listes terroristes aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne et en France. Mais la Résistance iranienne, en s’appuyant sur votre sacrifice, a brisé toutes ces chaînes.
Ce 4 février marque le sixième anniversaire du verdict final de la justice française rejetant l’accusation de terrorisme contre la Résistance iranienne et la clôture de l’affaire du 17 juin 2003. Le régime s’était mobilisé pour maintenir le dossier ouvert en faisant appel, bien sûr avec de l’argent à foison.
Il avait déposé l’appel au nom d’un agent de renseignement préalablement décédé, ce qui a tourné en un scandale et a lamentablement échoué.
Ce jour-là, les morts ont été ressuscités ! Et les charognards se sont infiltrés par toutes les ouvertures pour écraser la Résistance iranienne, mais ils ont mordu la poussière.
Ce jour-là, la Résistance a mis au défi les agents de la dictature religieuse de prouver en justice leurs allégations de décès suspects, de divorces forcés et de fraudes financières, mais ils se sont esquivés.
Ce jour-là, la justice en Europe a acquitté la Résistance iranienne de la fausse accusation de terrorisme et d’autres allégations de ce type formulées dans le dossier de 100.000 pages de l’affaire du 17 juin 2003.
Mais aujourd’hui, la justice en Europe condamne le véritable terrorisme et les véritables terroristes agissant sous le couvert de l’islam et du chiisme, à savoir la tyrannie du guide suprême.
Il faut féliciter le peuple iranien pour le verdict d’aujourd’hui, car il est la principale victime de la répression et du terrorisme du régime.
C’est le résultat de tous les sacrifices que nous avons fait, du Pr Kazem Radjavi, le grand martyr des droits humains, aux autres opposants du régime tués dans ses opérations terroristes en dehors de l’Iran durant les quatre dernières décennies.

Chers compatriotes, chers amis,
Lors du procès, l’avocat du diplomate-terroriste du régime a déclaré : « Mon client a le sentiment que c’est son gouvernement qui est jugé, et non lui-même » .
Oui, le principal parti jugé au tribunal d’Anvers en Belgique, était bien le régime clérical. Cela a été l’occasion de révéler des points majeurs :
– Le fait que le régime clérical a organisé un terrorisme d’État de grande ampleur.
– Le fait que le régime se sente en danger et prenne les plus grands risques face à son alternative démocratique.
– Et le fait que toutes les factions du régime soient unies et complices dans la mise en œuvre de crimes terroristes. Autrement dit, les « réformateurs » comme les « principalistes » sont plus sauvages et cruels les uns que les autres.

Maryam Radjavi à la Conférence internationale parallèlement à la condamnation du diplomate terroriste du régime iranien par un tribunal européen- 4 février 2021

Zarif, la version souriante de Ribbentrop

Pendant des années, pour justifier la politique de complaisance, les complices du régime ont alimenté l’illusion que les attentats terroristes étaient l’œuvre d’une faction autonome. Mais deux ans et demi d’enquête ont montré que l’intégralité du régime clérical est impliqué dans le terrorisme, tout comme dans ce complot terroriste.
Le chef de la Sûreté d’Etat belge a précisé que « le projet d’attaque a été conçu au nom de l’Iran, et sous son impulsion ; il ne s’agissait pas d’une initiative personnelle d’Assadi ».
Oui, il n’y a pas de faction autonome. C’est l’ensemble du régime qui se pose en ennemi de l’humanité.
C’est l’ensemble du régime qui a mis en place un terrorisme d’État organisé pour échapper à son renversement.
Les mollahs mènent leur politique étrangère en s’appuyant sur le terrorisme et mènent le terrorisme sous couvert de la politique étrangère.

De plus, rien ne distingue les institutions de ce régime dans le domaine du crime et du terrorisme. La force terroriste Qods est le ministère des Affaires étrangères dans de nombreux domaines. Et le ministre des Affaires étrangères est souvent le serviteur dévoué des gardiens de la révolution.
Pour reprendre ses propres mots, il coordonnait chaque semaine le travail du ministère des Affaires étrangères avec Qassem Soleimani [le commandant de la force Qods éliminé l’an dernier].
Il y a deux ans, Zarif avait déclaré sans ambages au parlement du régime: « Nous ne sommes pas un appareil où l’on agit seul (…) Pouvons-nous faire quelque chose dans ce pays sans en rendre compte ? ». Et il avait souligné qu’« il n’est pas possible de vouloir faire quelque chose contre les décisions du guide suprême ».
Oui, l’eurodéputé et ancien ministre polonais des Affaires étrangères M. Sikorski a raison de dire que « Zarif est une version souriante de Ribbentrop, le ministre des Affaires étrangères d’Hitler. »

Le terrorisme n’est pas séparé de la répression

Chers amis,
Il y a dix ans, Massoud Radjavi, le dirigeant de la Résistance iranienne, a déclaré que la politique de complaisance « donne aux mollahs sanguinaires la possibilité de réprimer brutalement le peuple iranien, de procéder à des exécutions quotidiennes, de continuer à exporter le terrorisme en Irak, en Afghanistan et dans d’autres pays du Moyen-Orient, de s’obstiner dans la quête de l’arme nucléaire, d’étendre la portée de leurs missiles et d’envoyer leurs paquets d’explosifs en Europe. »
Et dans le cadre de la politique de complaisance, le régime a atteint certains de ses objectifs.

Mais les soulèvements répétés du peuple iranien au fil de ces années et le lourd tribut en vie payé par les enfants de la patrie et la Résistance, ainsi que la ténacité du Conseil national de la Résistance iranienne en tant qu’alternative démocratique à ce régime, ont mis fin à la période de complaisance avec les mollahs. Personne ne peut relancer cette politique morte et enterrée.
Le procès d’Anvers en Belgique et son verdict historique en témoignent. Ce procès et les longues enquêtes en Belgique et en Allemagne ont aussi mis à jour une série de tactiques et procédés politiques et de renseignement du régime.
Ce diplomate-terroriste s’est rendu dans au moins onze pays européens et a distribué de l’argent aux agents, espions et informateurs de son régime.
Cet argent est le salaire des agents mobilisés pour diaboliser l’OMPI et la Résistance iranienne et préparer le terrain à des attentats terroristes contre eux.

Mais le stratagème le plus important du régime dans ce projet d’attentat terroriste qui a échoué et a été révélé, est d’avoir voulu attribuer la conspiration à l’OMPI.
Le jour de l’arrestation du diplomate du régime, son ministre des Affaires étrangères, lui-même personnellement impliqué dans ce complot, a tenté de faire passer l’OMPI pour l’auteur de cette tentative d’attentat.
Par conséquent, cela va au-delà de la condamnation d’un diplomate du régime. Il s’agit de la défaite de la politique des mollahs, de la condamnation judiciaire du régime et de la dénonciation de nombre de ses politiques et stratagèmes scandaleux.

Je rends hommage à toutes les personnalités éminentes qui ont affronté le régime comme parties civiles dans cette affaire, aux 240 parlementaires européens, 22 anciens ministres et hauts responsables européens et aux membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui souhaitent un changement de politique dans tous les domaines vis-à-vis du régime iranien.

Je voudrais rappeler aux gouvernements et aux instances internationales que le terrorisme du régime n’est ni séparé de la répression qui sévit en Iran, ni de son programme de fabrication de l’arme nucléaire. Il n’est pas séparé de sa belligérance et de ses crimes dans la région, ni de son programme de missiles.
Aucune tentative d’éloigner le régime de la bombe atomique ne peut réussir si elle ne s’accompagne pas de fermeté contre les violations des droits humains du peuple iranien, de l’expulsion des mollahs de la région et du démantèlement du programme de missiles de la dictature religieuse.

Maryam Radjavi à la Conférence internationale parallèlement à la condamnation du diplomate terroriste du régime iranien par un tribunal européen- 4 février 2021

Les obligations de l’Europe et de la communauté internationale

Au lendemain de la signature de l’accord nucléaire entre ce régime et les pays P5 + 1, j’ai noté au nom de la Résistance iranienne que « si les pays P5 + 1 avaient agi avec fermeté, le régime iranien n’aurait eu d’autre choix que de se retirer complètement et de renoncer définitivement à chercher à acquérir la bombe atomique, plus précisément de renoncer à tout enrichissement et de clore complètement les projets de fabrication de la bombe. » Et nous avons dit qu’il’ « faut insister résolument sur la fin de l’ingérence du régime au Moyen-Orient et l’évincer de toute la région ».

Le même jour, nous avons souligné que « tout accord ne prenant pas en compte les droits humains du peuple iranien ne fait qu’encourager la répression et les exécutions sans répit de ce régime, les violations des droits du peuple iranien et de la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte des Nations unies. »
Au cours des six dernières années, ces faits ont été prouvés les uns après les autres.
Nous disons à présent que la condamnation du régime clérical au tribunal d’Anvers est une étape très importante, mais elle doit se poursuivre jusqu’à ce que la machine terroriste du régime soit complètement démantelée.
Les gouvernements occidentaux doivent empêcher ce régime d’abuser des installations juridiques, diplomatiques, bancaires et technologiques de leurs pays et de leurs conditions démocratiques pour son terrorisme.

Ils doivent empêcher le régime de séduire les services de sécurité occidentaux et d’utiliser leurs relations avec eux pour protéger ses terroristes. Ils doivent empêcher le régime de dépeindre ses agents comme des opposants politiques et de présenter ses menées d’espionnage et de terrorisme comme une opposition à l’OMPI.
Oui, au-delà de ses conséquences juridiques, la décision de la justice belge impose des obligations à l’Europe et à la communauté internationale.
En conséquence, la Résistance iranienne appelle à nouveau les gouvernements européens à changer leur approche et leurs politiques, comme l’ont déclaré des parlementaires et des personnalités européennes de premier plan :
– Fermez les ambassades et les autres centres du régime en Europe, qui sont tous des centres de terrorisme !
– Demandez des comptes au ministre des Affaires étrangères des mollahs. Il a été démontré que le ministère, l’ambassade et le diplomate sous son contrôle étaient impliqués dans la planification et la préparation du massacre.

– Inscrivez la totalité du ministère du Renseignement et du corps des gardiens de la révolution sur la liste des entités terroristes.
– Poursuivez les dirigeants du régime, qui sont les responsables et les principaux commanditaires de la machine terroriste et criminelle. Ils doivent comparaitre devant la justice.
– Les agents et mercenaires du ministère du Renseignement des mollahs, quel que soit leur couverture, doivent être jugés et expulsés. Leur accorder l’asile et la nationalité doit être une ligne rouge à ne pas franchir.
– Conditionnez tout retour à la normale des relations diplomatiques au démantèlement des cellules terroristes et de l’appareil terroriste du régime et au respect des droits humains.

Traduire en justice les dirigeants du régime des mollahs

Chers compatriotes,
Le régime clérical repose sur la répression et le terrorisme. Ainsi, le grand coup juridique porté à la stratégie d’exportation du terrorisme est une réussite pour tous les opprimés et tous ceux et celles qui ont le courage de s’opposer à ce régime. Parmi eux figurent les familles des jeunes Baloutches brutalement exécutés par Khamenei, les femmes et les jeunes qui souffrent de l’oppression abominable de ce pouvoir, les pauvres dont les mollahs détruisent les humbles habitations, les dizaines de millions de personnes qui souffrent du coronavirus et que les mollahs laissent sans défense en se dérobant à l’achat du vaccin.
C’est un acquis pour l’ensemble du peuple iranien face au régime criminel des mollahs.

Chers amis,
La campagne juridique et politique de la Résistance iranienne a été victorieuse contre la tyrannie religieuse.
Notre objectif n’était pas de recevoir une compensation, ni de nous venger. Non, nous voulons que la machine terroriste et de répression de notre peuple soit détruite pour la remplacer par la souveraineté populaire et des élections libres.
Je salue ma chère sœur Ingrid Betancourt qui a dit : « Notre voix est la voix de la foi et la voix de la foi dans la justice. Nous sommes convaincus que la justice est la réponse que nous devons apporter à la répression et au terrorisme. »

Chers compatriotes,
Dans trois jours, nous célébrerons l’anniversaire du martyre épique de grands dirigeants de l’OMPI, Achraf Radjavi, symbole des femmes Moudjahidine du peuple, et du commandant de la liberté Moussa Khiabani. Et dans six jours ce sera l’anniversaire de la Révolution de février 1979 dont Khomeiny a usurpé le leadership avant de plonger cette révolution dans un tornade d’intégrisme et de répression.
Du lendemain de cette révolution jusqu’au martyre de grands dirigants de l’OMPI, du massacre des prisonniers politiques à l’opération Lumière Eternelle en 1988 et aux années de persévérance de la cité d’Achraf, la lutte de notre Résistance pour la liberté et la souveraineté populaire avec la bête immonde de l’intégrisme religieux a été douloureuse et sanglante avec 120.000 martyrs de la liberté.

Comme l’a dit Massoud Radjavi, « de grandes et vraies épopées se forgent dans ces luttes – avec un impact determinant sur le destin du peuple – et bien sûr, elles sont accompagnées de lourds tributs et d’immenses peines et souffrances »
A présent, l’histoire avance vers la fin de ce conflit, vers le grand but final, vers la liberté du peuple iranien. La victoire de la justice belge qui s’ajoute aux victoires de la Résistance iranienne dans plus de 20 autres tribunaux en Europe et aux États-Unis, sont des pas importants dans cette direction.
C’est une bataille pour traduire tous les dirigeants du régime en justice et elle durera jusqu’au renversement de la dictature religieuse et la victoire de la liberté.
Vive la jeunesse insurgée et les vaillantes unités de résistance en Iran !
Vive la liberté et vive le peuple iranien !

Conférence internationale parallèlement à la condamnation du diplomate terroriste du régime iranien par un tribunal européen

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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