04 Août 2012

Discours à la conférence internationale arabo-musulmane

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Discours à la conférence internationale arabo-musulmane

La liberté, la lumière divine

Chers soeurs et frères
Chers amis

Je vous adresse à tous mes salutations.
Je voudrais dans cette conférence organisée à l’occasion du mois de Ramadan parler de la liberté. La liberté, cette lumière divine qui est le message de l’islam de Mohammad. Mais avant d’aborder ce thème, je voudrais adresser mes salutations les plus cordiales aux fiers combattants qui livrent en ce moment une bataille admirable en Syrie.

En 17 mois, 20.000 de nos sœurs et frères syriens sont tombés martyrs et le massacre vient de s’étendre à nos sœurs et frères palestiniens en Syrie qui sont eux aussi tombés martyrs en grand nombre. Ce torrent de sang, c’est le message des peuples du Moyen-Orient qui crient que l’époque des dictatures est révolue. Aujourd’hui, il y a d’un côté le fascisme religieux au pouvoir en Iran qui tente avec ses aides en armes et en renseignements, ses aides financières et logistiques de maintenir au pouvoir Bachar el-Assad et d’autre part, de nombreux gouvernants d’orient et d’occident qui font soit preuve de trahison et d’injustice avec le peuple syrien, soit se taisent et restent passif.

Malgré tout, le peuple syrien et son armée de libération héroïque font avancer la bataille pour la liberté et ce sont eux les bâtisseurs de leur destin victorieux. Au nom du peuple iranien et de sa Résistance, nous les saluons tous avec respect ainsi que leurs nobles martyrs.

Ramadan est le mois de la piété et de la liberté. Un mois de dévotion dont la destination exaltante est la dignité de l’être humain. Notre Prophète Mohammad lorsqu’il a été choisi, a donné un message simple et bref :
Dis : Il n’y a pas d’autre Dieu que Lui, pour être sauvé et libéré

C’est un message qui aujourd’hui encore s’adresse à tous. Dis : toutes les dictatures seront renversées. Dis : le fascisme du Guide suprême en Iran sera vaincu. Et dis : les symboles de l’oppression et de la servitude s’effondrent, et tu trouveras le salut.

C’est ainsi qu’à l’appel de la prière de l’aube et du coucher du soleil au mois de Ramadan, et dans les mots de « La ilah il’allah » (il n’y a de dieu que Dieu), et « Allah o Akbar » (Dieu est grand), nous entendons la bonne nouvelle de la liberté. La bonne nouvelle de la fin des idoles et des symboles de l’emprisonnement et de la servitude, et la bonne nouvelle du renversement du régime iranien du Guide suprême, et la bonne nouvelle d’une société libre, juste et sans chaos.

Chers Amis,
Il y a 33 ans, le peuple iranien s’est soulevé pour la liberté mais s’est retrouvé face à une dictature sous le couvert de la religion. A cette époque, beaucoup de nos sœurs et frères arabes, en particulier dans notre chère Palestine, placaient de grands espoirs dans la révolution iranienne qui ont tous été trahis par les mollahs. Khomeiny s’est mis à réprimer les libertés. Il a ensanglanté le printemps iranien. Il a lancé chacune de ses mesures répressives au nom de l’islam. Abuser de l’islam pour instaurer la répression et la tyrannie, voilà la plus grande trahison de Khomeiny.

Par dizaines de milliers, dans les prisons et sur le front de la guerre, les Iraniens ont été victimes des crimes de ce régime, mais le plus grand crime et la plus grande trahison que Khomeiny et les mollahs ont commis, c’est que tous ces crimes ont été perpéptrés au nom de l’islam. Avec ses actes et ses paroles, il a donné de cette religion de l’unicité l’image de l’instrument de la dictature la plus effroyable pour assassiner les libertés.

Mais aujourd’hui, le monde de l’islam, des pays arabes à l’Iran, est partout en quête de liberté. Les peuples veulent se libérer, les peuples rejettent la dictature. Et tous s’interrogent sur ce que dit l’islam à propos de la liberté. Est-ce que l’islam est le moteur de la liberté ou un obstacle ? Les actions de Khomeiny, de ses héritiers et des intégristes qui après Khomeiny ont monté en puissance dans de nombreux points du monde, quel rapport ont-elles avec l’islam ?

Je voudrais vous faire part de notre expérience en Iran, de la confrontation des Moudjahidine musulmans iraniens avec un régime qui se dit lui-même musulman… Au fil du temps, cette confrontation s’est accentuée et au bout de 33 ans, la principale force d’opposition de ce régime, ce sont toujours les Moudjahidine musulmans, ces mêmes Moudjahidine d’Achraf et de Liberty. Au fait, que disent ces Moudjahidine musulmans iraniens de l’islam ? Et dès le début, que disaient-ils face à Khomeiny ?

Pour résumer, je dirais en un mot que le conflit a porté sur la liberté et qu’aujourd’hui le conflit porte toujours sur la liberté. C’est ce qu’a dit Massoud Radjavi à Khomeiny dans sa première et dernière rencontre avec lui, en lui donnant comme argument des versets du Coran et la lettre que l’Imam Ali, le premier imam chiite, avait écrite à Malek Achtar alors gouverneur d’Egypte. Khomeiny avait à l’époque été obligé de déclarer que la liberté a la faveur de l’islam et cela avait été repris à la une des journaux iraniens de l’époque. De ce point de vue, Khomeiny considérait les Moudjahidine comme ses pires ennemis car ils sont des défenseurs sans faille de la liberté.

L’imam Ali a écrit à Malek Achtar :
« Ouvre ton cœur au gens du peuple et aime-les. Préserve-toi d’être cruel avec eux, car ces gens sont soit tes frères en religion, soit tes semblables en humanité. »

Mais aux yeux de Khomeiny, pour préserver son régime sous le couvert de l’islam, la répression des opposants, la discrimination et même le mensonge et la duperie sont licites, voire indispensables.

Le seul crime de Massoud Radjavi était qu’il rejetait la dictature religieuse que Khomeiny avait instaurée sous le nom de tutelle du Guide suprême et qu’il la dénonçait à voix haute comme contraire à l’islam et à ses enseignements libérateurs.

Massoud a rejeté l’appel de Khomeiny à remplacer la souveraineté et le vote du peuple par la tutelle despotique du Guide suprême. Il disait que tracer des limites, ériger des camps et imposer des discriminations entre le musulman et le non musulman dans la gestion d’un pays, est une erreur. En un mot, les Moudjahidine disaient à Khomeiny que la souveraineté appartient au peuple et non aux mollahs, que la liberté de parti et la liberté d’expression de ceux qui pensent autrement est un droit et que l’islam protège ce droit.

Khomeiny disait clairement : « Si en tant que Guide suprême je dis quelque chose et que tout le peuple dit autre chose, c’est ma parole qui importe et pas celle des autres. »

Un an après la révolution en Iran, quand les débats ont porté sur la constitution, tout comme à présent il est question de constitution dans l’ensemble des pays arabes, nous n’avons pas voté la constitution du Guide suprême qui privait le peuple de sa souveraineté. La tutelle du Guide suprême est avant tout une confrontation avec l’islam de Mohammad. Pourquoi ? Parce qu’elle piétine le droit de vote du peuple. On ne peut pas supprimer au nom de l’islam le vote populaire, et la consultation populaire.

Mais Khomeiny a posé les fondations de son régime sous couvert de l’islam sur la base de la tutelle du Guide suprême et de la dictature religieuse. En 1987, il écrivait dans une lettre à Khamenei que pour faire avancer les décisions du pouvoir et protéger le régime du Guide suprême, il est permis d’arrêter la prière et le pèlerinage à la Mecque.

Ces paroles claires de Khomeiny ont été enregistrées dans son recueil de discours, quand il dit que pour préserver l’islam, c’est-à-dire son propre pouvoir, il est autorisé de mentir, il est autorisé de boire de l’alcool, et il est autorisé d’espionner. Et c’est de cette manière qu’il a commis la plus grande trahison contre l’islam.

Chers sœurs et frères,

Notre religion est celle d’un Prophète dont Dieu a dit qu’il est venu pour délivrer des chaines qui entravent le peuple :
Délivrer des chaines qui entravent le peuple, c’est le libérer des fatalités et des contraintes, c’est-à-dire le libérer de l’oppression, le libérer de toute sorte de répression et d’exploitation. En vérité, c’est la différence la plus importante qui distingue l’islam authentique de la version intégriste de l’islam.

D’un côté un islam qui prône l’oppression et l’agression et de l’autre un islam qui s’oppose à la tyrannie. Oui, l’islam est la religion de la liberté. Notre Dieu est celui de la liberté. Dans la connaissance unicitaire des êtres humains, une personne se reconnait à l’éveil de sa conscience et à sa liberté. L’être humain est une créature libre de ses actes, dotée de liberté et de libre choix.

Le Coran insiste sur le fait que c’est l’être humain qui est en mesure de choisir sa voie :
« L’être humain est doté du pouvoir de distinguer le bien du mal. »
et « l’être humain est en mesure de changer sa propre destinée. »

La liberté est l’essence et le message de l’islam. Ainsi ce qui n’est pas conforme à la liberté et ce qui s’appuie sur l’ignorance, la coercition et la contrainte, ce n’est pas l’islam.

Nous disons que croire en l’islam et agir selon l’islam doivent se faire sur la base du libre choix, de la connaissance et de la liberté, et non pas de la contrainte. Aucune religion ne peut être contraignante parce que cela regarde le cœur et les convictions des gens. Chacun est libre de choisir sa religion.

La sourate Al Baqara dit « il n’y a pas de contrainte en religion ».
Dans la sourate Youness, on peut lire : « et si ton Créateur l’avait voulu, toutes les créatures auraient eu la foi. Alors toi, ô prophète, c’est avec répugnance que tu les contraints d’y adhérer ? »

Dans la sourate Houd, il est écrit : « Noé a dit aux siens : est-ce que je peux, tandis que vous tenez les (signes de Dieu) pour désagréables, vous y contraindre ? »

Oui, l’unicité et l’islam sont intimement liés et vont de pair avec la liberté de l’être humain et le droit de vote du peuple. Aux yeux de l’islam, tout ce qui s’oppose au libre choix et à la liberté de l’être humain, n’a pas de crédit.

Pas de religion obligatoire, pas de dévotions obligatoires, pas de voile obligatoire.

Mais dites-nous donc où dans le Coran il est écrit que toute personne qui n’accepte pas une religion doit être châtiée ? Or l’islam est une religion de tolérance. Le saint Coran dit qu’il n’existe pas de différence entre nos prophètes. C’est pourquoi nous considérons aussi le Christ aussi comme un prophète et la voie de Moïse n’est pas distincte de celle de Mohammad.

L’islam authentique est le défenseur du vote populaire et c’est le vote populaire qui est le fondement de la légitimité politique. Le Coran dit même au Prophète de Dieu :

et Dieu dit à propos des croyants :
Cela signifie que le Coran place les assemblées et le vote populaire au même rang que la prière…

L’islam protège aussi la liberté d’expression et il constitue notamment un instrument d’opposition et de critique vis-à-vis des gouvernants et non un obstacle dans ce domaine. Les premiers dirigeants de l’islam discutaient même avec ceux qui ne croyaient pas en Dieu et respectaient leur droit d’expression.

La sourate Zemr dit :

« La bonne nouvelle vient de ceux qui prennent leurs distances avec les idoles et la tyrannie et ils écoutent toutes les paroles et choisissent parmi les meilleures idées. »

Dans la lettre de mission de Malek Achtar on peut lire à propos de la liberté de critiquer : « il faut auprès de toi des ministres que tu auras choisis parmi ceux qui te parleront de la manière la plus amère et qui admireront le moins tes paroles et tes actes, et Dieu ne désire pas ça pour ceux qu’il aime …
Consacre une part de ton temps aux nécessiteux et fais-les comparaitre dans une assemblée publique. Sois humble devant eux et fais sortir les soldats, les courtisans et les militaires pour qu’ils puissent parler sans crainte et sans inquiétude…
J’ai entendu à plusieurs reprise le Messager de Dieu dire que : jamais un peuple ne sera vertueux à moins qu’en son sein les plus faibles soient capables de réclamer leurs droits aux plus puissant sans hésitation, sans crainte et sans inquiétude. »
Oui, voici tout le problème. Laissez le peuple s’exprimer sans peur ni inquiétude. Laisser les opprimés dire ce qu’ils ont sur le cœur. Laissez parler les démunis et les asservis.

Chers amis,

L’islam qui irrigue la persévérance de notre mouvement face à une des dictatures les plus cruelles d’aujourd’hui, prend sa source dans la liberté. C’est ainsi que dans l’histoire contemporaine de l’Iran deux islams antagonistes et deux islams hostiles forment deux camps opposés. D’un côté l’islam fourbe, hypocrite, l’islam réactionnaire, l’islam adepte de l’oppression, de la tyrannie et de l’exploitation.
De l’autre côté, un islam de vérité et d’unité, un islam de compassion et de libération, et un islam dont le message est la liberté.

Face au principe réactionnaire de la tutelle du Guide suprême, nous, nous prenons la défense de l’islam démocratique où la souveraineté populaire est le plus grand droit reconnu du peuple.
Face au bellicisme et à l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme sous le couvert de l’islam, nous, nous suivons un islam qui avant toute chose annonce la paix, l’amitié et la fraternité entre les nations.
Face à la misogynie des mollahs, nous, nous défendons un islam qui prône l’égalité des femmes et des hommes, un islam qui s’appuie sur l’égalité et l’émancipation des femmes. Aujourd’hui les mille femmes d’Achraf sont la plus belle incarnation de cette conviction.
Face à la discrimination et l’oppression religieuse, nous, nous prenons la défense du principe de la liberté religieuse. Il y a 27 ans, c’est le Conseil national de la Résistance iranienne qui a présenté le plan de séparation de la religion et de l’Etat.

Et face à la charia des mollahs qui applique des lois et des décrets datant de 1400 ans, nous, nous croyons dans le dynamisme du Coran et de l’islam. Les versets du Coran rejettent les dogmes invariables concernant la vie sociale et économique. Et à la place, il promeut une méthode pour comprendre et mettre en pratique le Coran. L’ijtihad ou l’interprétation des textes sert à mettre en pratique les principes et les fondements du Coran sur la base des conditions économiques, sociales et politiques du temps présent, comme l’explique le Coran. Et il va jusqu’à dire clairement que certains versets, même à l’époque du Prophète, rendaient caduques d’autres versets révélés dans des conditions différentes.

Quel que soit l’angle sous lequel vous les regardez, ce sont deux islams totalement différents qui s’affrontent.

Le caractère sacré de l’islam et son message de miséricorde, est le respect des droits de l’humanité, est un message d’amnistie et d’ouverture et enfin de respect des libertés individuelles et collectives.

C’est pourquoi je l’ai souligné à maintes reprises et je le répète encore : le but de ce mouvement n’est pas et n’a jamais été de s’emparer du pouvoir à n’importe quel prix. Notre but est de garantir la liberté et la démocratie à n’importe quel prix. Comme nous l’avons affirmé plusieurs fois, nous nous contenterons, après la chute du régime, de nous retrouver en Iran sur les charniers de nos martyrs au cimetière de Khavaran.

Notre idéal est le crédo de la liberté, de l’égalité et du droit du vote populaire et notre but est une république fondée sur la séparation de la religion et de l’Etat, où toutes les religions auront des droits égaux. Notre programme se résume en trois mots : Liberté, démocratie et égalité.

Chers Amis,

Les défenseurs de l’islam de Mohammad qui se trouvent aujourd’hui à Achraf et à Liberty persévèrent face aux pires ennemis de l’islam et du Coran. Ils sont l’avant-garde tenace de la bataille pour la liberté. Ils sont fidèles à leurs promesses et à leur Dieu.
Et des gens qui ont dit notre créateur est Dieu et qui ont persévéré
Les Moudjahidine de la liberté ont fait la démonstration de l’islam dans la pratique, dans leur sincérité et leur unité, dans la clarté de leurs relations humaines, dans leur respect de la liberté et de l’égalité des femmes, dans leur adhésion à l’éthique du prophète Mohammad, dans leur modestie et leur refus de l’égocentrisme et de l’égoïsme, dans leur amabilité, leur générosité, leur bonté, leur compassion avec leurs semblables.

Voilà plus de trois ans et demi que les Moudjahidine d’Achraf et de Liberty, sur ordre du régime iranien, sont la cible d’agressions et victimes d’un blocus inhumain.

Le problème principal n’est pas la présence des Moudjahidine à Achraf ou à Liberty, ou encore leur transfert hors d’Irak, le conflit porte sur l’existence d’un mouvement de résistance organisée que les mollahs au pouvoir considèrent comme la seule menace à leur survie et qu’ils cherchent vainement à anéantir ou à forcer sous la pression à capituler.

Le mécontentement et la colère populaire en Iran sont au bord de l’explosion. Les mollahs veulent avant que cela n’explose, se débarrasser de la résistance. La dictature syrienne qui est l’axe majeur du front du régime est en passe de s’effondrer. Les mollahs veulent avant que cela n’arrive, anéantir le principal facteur qui conduira au changement et à la transformation en Iran. C’est de là que vient la transformation de Liberty en prison et les obstacles qui empêchent ces Moudjahidine de la liberté d’accéder à leur besoins humanitaires minimums.

Le gouvernement irakien, sur la base du plan et des instructions du régime du guide suprême, et malheureusement avec la collaboration du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, a fait de Liberty un bagne. Nous avons montré un maximum de flexibilité. Les habitants des camps ont réduit et encore réduit leurs requêtes et pour le départ du 6e convoi, leurs demandes se limitent à huit besoins humanitaires.

Pour ces huit points, ils ont aussi présenté une solution pratique capable de faire l’unanimité, car les résidents se proposent de les réaliser avec leurs propres moyens et à leurs propres frais dans un court délai. Mais le gouvernement irakien s’y oppose.

Si vraiment le gouvernement irakien veut expulser les Moudjahidine d’Achraf et d’Irak pourquoi ne les laissent-ils pas subvenir à leurs besoins élémentaires à Liberty ? Et ces derniers jours avec la plus grande impudence, il les a menacés que si le reste des résidents d’Achraf n’abandonnaient pas leur foyers sans ce minimum requis, ils seront déplacés de force et contre leur gré. Et au beau milieu de tout cela, l’ONU et le gouvernement américain, brandissant un satisfecit aux normes de vie à Liberty, versent de l’eau au moulin du gouvernement irakien et à sa politique de répression. Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, avec ses prises de position partisanes ces derniers mois et en particulier à la dernière réunion du Conseil de sécurité, a encouragé le gouvernement irakien. Il sera directement responsable désormais du moindre tort causé aux Achrafiens et, Dieu nous en garde, de leur sang versé.

Si le représentant spécial de l’ONU dit vrai, que les normes humanitaires sont respectées à Liberty, pourquoi ne demande-t-il pas au gouvernement irakien d’ouvrir les portes de Liberty aux parlementaires, aux avocats et même aux officiers américains qui ont servi pendant des années en Irak et à Achraf ?

Permettez-moi de rappeler que, comme l’ont déclaré à maintes reprises les Congressmen américains, en particulier la semaine dernière, dans le cadre de la 4e convention de Genève et l’accord qu’il a signé avec chacun des Achrafiens, le gouvernement américain est entièrement responsable de leur protection. Si les Etats-Unis avaient été fidèles à leur engagement vis-à-vis des Achrafiens, ils n’auraient pas permis les deux massacres à Achraf et ils n’auraient pas laissé le gouvernement irakien imposer librement des restrictions inhumaines aux résidents.

Je dois aussi rappeler que comme dès le commencement du transfert, chaque groupe de résidents a accepté de partir à Liberty sur la base des promesses claires et écrites du gouvernement américain, les Etats-Unis sont doublement responsables de cette situation.

C’est pourquoi j’appelle la secrétaire d’Etat américaine à remplir sa responsabilité et j’avertis que si le gouvernement irakien commet un nouveau crime contre l’humanité, le gouvernement américain devra en répondre.

Et pour finir, j’appelle tous les musulmans à venir en aide aux sœurs et aux frères à Achraf et Liberty. C’est un devoir musulman urgent, non seulement pour porter secours aux enfants de la nation iranienne, mais pour défendre les défenseurs de l’islam authentique contre le pire ennemi de l’islam et du Prophète Mohammad.

Les Moudjahidine de la liberté sont face à des ennemis qui utilisent la cruauté, la bassesse et le mensonge avec tout un arsenal d’armes et d’équipements répressifs. Mais les Achrafiens disposent d’une arme que leurs ennemis n’ont pas, à savoir la foi dans la liberté. Et c’est un objectif qui triomphera de toutes les intrigues répressives. C’est la volonté divine. C’est le décret de l’histoire et la logique de l’évolution. La liberté, cette lumière divine, vaincra et la tyrannie du Guide suprême s’effondrera.

Je prie Dieu de nous accorder la victoire et de venir au secours du peuple iranien et de sa résistance pour nous en rapprocher.
Seigneur, libère les peuples opprimés de cette région.
Seigneur vient en aide au peuple héroïque de Syrie dans cette bataille décisive.
Seigneur rapproche de la victoire finale la révolution syrienne, la libération de Damas et tout ce pays ensanglanté.

Je vous remercie.

Discours à la conférence internationale arabo-musulmane

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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